Le passeur
Découvrez la correspondance amoureuse inédite de Mark Twain à Olivia, un chef-d’œuvre d’émotion et de tendresse. Plus de 40 ans d’amour, de drames et de complicité littéraire enfin révélés dans un recueil poignant et intime.
Et si l’intelligence artificielle redéfinissait notre humanité ? Dans Le péril IA, Gilles Babinet interroge notre rapport au vivant et à la technologie.
Décryptez enfin l'argot savoureux et les répliques cultes de Kaamelott grâce à ce dictionnaire malicieux et complet. Un incontournable pour les fans et les curieux qui veulent savourer chaque mot comme un frometon affiné !
Et si la poésie était notre dernière boussole ? Dans La poésie sauvera le monde, Jean-Pierre Siméon défend avec passion l’urgence d’une parole libre et insoumise.
Et si l’art était la dernière frontière entre le visible et l’invisible ? Stéphane Barsacq, héritier d’une lignée d’artistes, nous guide à travers les siècles et les œuvres, de Giotto à Cartier-Bresson.
Madame de Sévigné, bien plus qu’une épistolière mondaine : une âme en quête de sens. À travers ses lettres, Roger Duchêne révèle le combat intime d’une femme déchirée entre passion maternelle et aspiration à la transcendance.
À l’heure où l’Occident doute de ses valeurs, Pascal Louvrier ranime la flamme d’André Malraux, homme d’action, écrivain rebelle et ministre visionnaire.
Dix ans après l'incendie du Calder Hall, le théâtre qui faisait autrefois la gloire de Solara Bay, Ezra Storm revient dans sa ville, qu'il retrouve défigurée par la brutalité et la corruption. Certains se souviennent encore de Spirit Drum, une partition mythique que l'on pense détruite par les flammes pendant sa représentation. Obsédé par cette musique perdue, il se lance dans une quête qui le mène à travers une Californie âpre et désertique, peuplée d'exilés et d'étranges survivants. Sur sa route, il croise Tara, une jeune chanteuse hantée par ses propres blessures. Ensemble, ils tentent de faire renaître une oeuvre que beaucoup auraient préféré voir disparaître. Spirit Drum conte la renaissance d'un rêve que le feu et l'oubli n'ont pas réussi à anéantir.
Automne 1926. À la terrasse du Dôme, Albert Béguin, intellectuel suisse de 25 ans, rencontre Raymonde Vincent, Berrichonne de 18 ans. Lui est fils de pharmaciens, plutôt bourgeois, athée, et déjà voué à la littérature. Elle, très catholique, peu lettrée, porte l'héritage d'une enfance paysanne. Naît alors une liaison passionnée, tumultueuse, qui aboutit à un mariage affranchi des conventions. Dès lors, leurs destins s'élèvent de concert : Vincent deviendra une romancière reconnue, couronnée par le prix Femina 1937 pour Campagne ; Béguin s'imposera comme l'un des grands critiques de son temps, directeur de la revue Esprit et auteur de L'Âme romantique et le rêve, essai qui marquera toute une génération. Déployée sur trente années, cette imposante correspondance compose en filigrane une histoire spirituelle du XXe siècle : des nuits de Montparnasse à la montée du nazisme, de la Résistance intellectuelle au nouvel humanisme de l'après-guerre. Traversée par de grandes figures littéraires (Claudel, Bernanos, Delamain...), elle séduit par la force de son style, sa tendresse et la justesse des sentiments. Edition établie par Renan Prévot.
L'une des plus belles correspondance de la littérature, vibrante de vitalité et d'esprit, entre deux écrivains majeurs. On n'imagine pas caractères plus dissemblables, conceptions de la vie plus différentes et rapports à la littérature plus divergents que ceux de George Sand et Gustave Flaubert. Pourtant, leur correspondance est l'une des plus belles qui soient et apporte un éclairage indispensable sur leurs oeuvres et leurs démarches artistiques. Son intérêt est multiple : tant pour l'histoire littéraire que pour la connaissance des idées philosophiques, esthétiques et politiques de l'époque. Cependant, elle est souvent réservée aux seuls spécialistes. Cette réédition de la correspondance croisée Sand/Flaubert essaye de la rendre plus abordable dans sa présentation, de telle sorte que le lecteur puisse naviguer dans les échanges épistolaires entre le « vieux troubadour » et le « chère maître » avec fluidité. Dans ces lettres se déploie une profonde amitié entre ces deux écrivains qui échangent sur leur art, les affres de l'écriture, leurs contemporains, les événements politiques de leur temps, leurs amis et familles comme sur les choses plus triviales de l'existence. Enthousiasme et dégoût, joie ou tristesse, colère ou allégresse, cette correspondance est vibrante de vitalité et d'esprit. Sa lecture s'avère à la fois passionnante et émouvante.
Anouk Grinberg propose une constellation de textes d'art brut, des bijoux d'inventivité et de liberté. Anouk Grinberg compose un recueil de textes d'art brut. Les mots de ceux considérés comme fous ou idiots et malmenés par la société sont libres, emplis de joies pures, de rage, de couleurs, de désirs. L'enfance est partout, le réel n'est pas si réel, ils dialoguent avec les esprits et parlent couramment la langue du chaos. Il s'agit bien de littérature alors qu'aucun d'eux n'était cultivé, et ne prétendait faire de l'art. Presque tous ces auteurs ont écrit pour qu'on les libère, presque tous l'ont fait pour rien et pour personne, car leurs lettres n'ont pas été lues, pas transmises aux destinataires. Les familles avaient le dégout de leur fou, et les médecins rangeaient dans des tiroirs ces missives qui dérangeaient. Ils ont eu la pulsion d'écrire, comme on a la pulsion de la vie. Ils se fichaient d'écrire « comme il faut » ; ils obéissaient à d'autres lois, inventaient des langues pour se tenir au plus près d'eux-mêmes. Avec les écrits bruts, on est à la source de pourquoi l'écriture vient, pour faire monter la vie, pour s'ébrouer du malheur et en faire des feux de camps, pour faire vivre l'esprit. Ces êtres à fleur de peau parlent de nous, et parlent dans des langues qui méritent une vraie place dans la littérature, pas seulement celle des fous. Ils ont inspiré les surréalistes et bien d'autres encore dont quelques poèmes parsèment ce livre.
L'histoire de Maurice Zundel, l'un des plus grands mystiques chrétiens du XXe siècle, racontée à tous. Une belle introduction à sa pensée. Maurice Zundel (1897-1975), prêtre catholique suisse, a décelé avec une acuité rare les germes des interrogations contemporaines, qui furent déjà les siennes. Pas un jour, pas une nuit sans qu'il se confronte à la place amoindrie que l'homme occupe au sein des systèmes, au délitement des relations familiales et sociales, à l'organisation du travail, à la production de revenus qui ne laisse plus le temps aux aspirations spirituelles. Dans ces conditions, comment Dieu peut-il rester présent à l'homme ? Cette question l'obsède, lui qui a vécu la rencontre. Il sait qu'elle est offerte à chacun comme étant la réponse d'une rencontre avec soi-même, indispensable pour s'accomplir, et que l'époque s'acharne à détourner ou à taire. Visionnaire et prophète, mystique et engagé dans son temps, Maurice Zundel fut à la fois marginalisé par de nombreux ecclésiastiques, et aimé et admiré par d'autres comme l'abbé Pierre ou le pape Paul VI. Depuis sa mort, sa spiritualité touche de plus en plus de personnes en recherche de sens, bouleversées par sa connaissance de l'homme, son ouverture d'esprit et son intimité avec Dieu.
Entre George Sand et Eugène Delacroix, une correspondance où l’art, l’amitié et la passion se mêlent avec une rare intensité.
Pendant sept ans, deux génies de la littérature, Flaubert et Maupassant, ont partagé une profonde amitié. Dans leur correspondance transparaît la bienveillance de l'aîné envers son cadet pour lequel il fut un véritable guide. Il existe une relation quasi filiale entre Flaubert et Maupassant. Le premier a 52 ans quand débute cette correspondance, le second 23 ans. Ils ne se quitteront plus jusqu'à la mort de Flaubert, en 1880. Ainsi, cette correspondance permet de suivre Flaubert dans les sept dernières années de sa vie et Maupassant dans ses sept premières années en littérature. Flaubert s'intéresse d'abord à lui parce qu'il est le neveu d'Alfred Le Poittevin, son ami d'enfance. De cette relation va naître une véritable amitié que traduit fidèlement ces lettres. Comme l'écrit la préfacière, " tous deux éprouvent du mépris pour la masse, l'esprit bourgeois, l'égalitarisme, le suffrage universel, la soutane ; et tous deux se délectent à la lecture des grands auteurs. La détestation de la médiocrité et l'amour de la littérature les réunissent ". Par certains côtés, Flaubert tient avec Maupassant le rôle que tenait George Sand avec lui, celui d'un " conseiller de vie " plus qu'un esthète. Cette correspondance est un morceau de vie partagé entre deux génies.
Dans le royaume de glace et de givre de Cristelia, une prédiction s'abat sur la famille royale : Ivy, fille de la princesse Freya, détruira le royaume. Pour conjurer la catastrophe, elle est bannie, entraînant avec elle sa soeur et sa terrible mère. Après maintes péripéties, elle atteint Harid, le royaume des sables. Mais pour retourner chez elle, Ivy doit d'abord entrer au service de la reine Kayline, une enfant manipulée par la magie la plus noire. Et tandis que tout se précipite, elle se trouve prise dans un mystérieux piège... Ivy saura-t-elle échapper à sa malédiction ? Trouvera-t-elle la force de tout quitter pour sauver son royaume, déjà condamné ? Premier tome de la saga Créature, fruit de l'imagination débordante d'une adolescente, La Malédiction est un poignant récit d'initiation et d'émancipation.
Un recueil d'entretiens avec Arthur Schopenhauer qui se livre sans filtre et se révèle enjoué et volontiers sarcastique nous permettant ainsi de découvrir sa personnalité insolite et souvent cocasse. Comme l'écrit Didier Raymond, spécialiste du philosophe allemand, dans la préface de ces Entretiens, " Schopenhauer affirme à de nombreuses reprises, notamment dans ses aphorismes sur la sagesse dans la vie, que l'oeuvre est inséparable de son sujet ". Pour lui, comme pour Nietzsche, qu'il influencera, une oeuvre est toujours par nature biographique. C'est pourquoi ces entretiens sont si importants, ils permettent d'appréhender l'homme Schopenhauer dans sa réalité. Il est rare qu'un aussi grand penseur se prête à de tels dialogues. La forme de l'entretien est un genre auquel Schopenhauer s'est adonné volontiers au cours de l'année 1858, deux ans avant sa mort, avec des personnes de tous horizons (enseignant, journaliste, politique, disciple...), alors qu'il est célébré dans toute l'Europe. Ainsi accède-t-on à la véritable personnalité du philosophe, à certains aspects de son caractère, insolites et étranges parfois. Sa misogynie, son pessimisme, son mépris de la science et de l'histoire se donnent libre cours dans des conversations à bâtons rompus et sans filtre. Elles permettent de découvrir un Schopenhauer enjoué et volontiers sarcastique que le sombre auteur du Monde comme volonté et comme représentation ne laissait pas pressentir.
Pour la première fois réunie en un seul volume, la correspondance de George Sand aux femmes qui lui furent proches, une façon de pénétrer plus avant dans les secrets de l'âme et du cœur de cette fabuleuse épistolière. George Sand est sans conteste l'une des plus grandes épistolières françaises : sa correspondance comprend plus de 20 000 lettres. Ce volume offre une vue générale sur l'ensemble des femmes avec lesquelles George Sand a établi des relations épistolaires. Seront présentes ses trois destinatrices les plus célèbres : Marie d'Agoult, Pauline Garcia-Viardot et la comédienne Marie Dorval. Mais l'accent est mis aussi sur les femmes de son entourage familial, sa mère, sa grand-mère, sa fille, ses nièces, sa belle-fille ; sur ses amies, même si elles n'ont pas la notoriété d'une Marie Dorval, compagnes de couvent comme Émilie De Wismes ou les sœurs Bazoin, amies d'enfance comme Laure Decerfz, rencontres de voyages comme Zoé Leroy. Ces lettres, adressées par une femme à des femmes, nous permet de pénétrer plus avant encore dans les secrets de l'âme et du cœur de celle qui a toute sa vie assumée en tant que chef de famille et a revendiqué le statut de " camarade Sand ".
Dans un essai vif et provoquant, Bertrand Vergely s'attaque aux effets dramatiques d'un fantasme qui prend aujourd'hui toute la place : le désir d'en finir avec nos limites, la tentation de l'homme-Dieu. Considérer l'homme, ce n'est pas forcément faire de lui un dieu ; respecter la démocratie, ce n'est pas nécessairement céder aux passions démocratiques liées à l'égalité ou à la sécurité. Dans cet essai vif et engagé, Bertrand Vergely pointe les effets dramatiques d'un fantasme qui prend aujourd'hui de plus en plus de place : le désir d'être sans limite. Le transhumanisme promet d'en finir avec la mort : l'homme sera-t-il plus libre en devenant un corps perpétuel ? Sera-t-il plus vivant lorsque la naissance naturelle et la différence sexuée auront été abolies ? Sera t-il plus heureux parce que le monde de demain sera celui de la réussite pour tous et du risque zéro ? En un mot, va-t-on vraiment servir le genre humain en faisant advenir l'homme-Dieu inscrit dans les rêves inavoués de l'humanisme occidental ? Et si nous cessions de promouvoir ce colosse aux pieds d'argile qu'est l'homme-Dieu ? Nous pouvons nous libérer de son désespoir et de son orgueil nihilistes. Sa tyrannie n'est pas une fatalité. Il suffit de le vouloir.
La correspondance entre deux géants des lettres révèle une relation complexe, un mélange d'admiration et d'agacement, entre ces deux personnalités à la fois si proches et si différentes. " La grandeur de l'esprit n'a d'égale en vous que la grandeur du coeur. " (Hugo à George Sand). Exactement contemporains, George Sand et Victor Hugo, ces deux grands " monuments " littéraires de leur siècle, ne se sont pourtant jamais rencontrés. Alors que tout ce que le xixe siècle comptait de célébrités, tant dans le domaine artistique - musiciens, écrivains, peintres, comédiens - que dans le monde politique et journalistique, est un jour passé par Nohant, et que ces deux " monstres sacrés " fréquentaient les mêmes milieux à Paris, il fallut attendre 1856 et la publication des Contemplations pour qu'une relation épistolaire s'instaure entre eux. Pour autant, celle-ci ne déboucha jamais sur une vraie rencontre, même lorsque Hugo rentra d'exil. Sand resta toujours réticente face au génie du poète, comme en témoigne sa correspondance avant 1856. Leurs lettres ensuite dévoilèrent un curieux mélange d'admiration et d'agacement réciproques. Plusieurs textes annexes importants, tant de Hugo que de Sand (articles, discours, éloge funèbre de Sand par Hugo), viennent éclairer cette relation qu'on pourrait qualifier, sinon d'ambiguë, d'au moins complexe, entre ces deux personnalités à la fois si proches et si différentes.
Dans cet essai vif et stimulant, Bertrand Vergely dénonce l'ère post-totalitaire dans laquelle nous vivons, un mélange de socialisme et de libéralisme, qui paralyse les consciences en étouffant la pensée au mépris des fondements de notre humanité. Bertrand Vergely propose une réflexion stimulante sur notre société qui mêle idéologie bien-pensante et consommation en poursuivant comme but une consommation qui pense bien et une bonne pensée qui consomme. Il s'appuie sur le texte retentissant de Vaclav Havel paru en 1978, Le pouvoir des sans pouvoirs, dans lequel ce dernier pressentait la fin du communisme mais aussi ce qui allait advenir : le post-totalitarisme qui nous gouverne aujourd'hui, ce mélange d'idéologie et de consommation apparu dans les années 80 avant la chute du mur de Berlin. Dans ce Traité de résistance à l'usage du monde d'aujourd'hui, Bertrand Vergely pose au lecteur trois questions fondamentales : qu'avons-nous fait de l'amour, prenant l'exemple emblématique du mariage pour tous ? Que faisons-nous de la société, c'est-à-dire sur quoi repose notre pacte social aujourd'hui ? Enfin, quelle est notre conception de l'Homme ? Pour le philosophe, la seule voie envisageable face à ce post-totalitarisme est de vivre pour la vérité, comme les poètes qui disent ce qui vient du plus profond d'eux-mêmes. Il défend avec ardeur un modèle de société dans lequel les gouvernements fondent leurs actions sur le vrai et non le pouvoir et l'argent.
Paris, février 1945. Au café des Deux Magots, Albert Camus et George Orwell, deux géants de la littérature engagée, se rencontrent enfin.
Depuis le XIIe siècle, Notre-Dame de Paris hante l’imaginaire des plus grands écrivains. Ce livre unique rassemble leurs voix, de Rabelais à Proust, pour raconter l’histoire d’un monument qui a marqué la culture mondiale.
1640, entre d’Artagnan en mission secrète pour Richelieu et Cyrano de Bergerac découvrant Paris : voici le chaînon manquant entre Les Trois Mousquetaires et Vingt ans après.
Et si l’écriture carnettiste était la clé pour redécouvrir la beauté cachée du monde ? Caresser le monde invite à une immersion poétique dans l’art de l’attention, où chaque détail devient une révélation.
Entre la Russie et la France, deux géants de la littérature échangent actualités de la vie littéraire, tourments d'écriture, mais surtout nouent une chaleureuse amitié. Il lui reste dix-sept ans à vivre lorsque Flaubert rencontre le plus français des écrivains russes, Ivan Tourgueniev. Leur première lettre date de 1863, et cette correspondance exceptionnelle durera jusqu'aux derniers jours de Flaubert. Exceptionnelle, en effet, parce que c'est un document irremplaçable sur le laboratoire intérieur de chacun des deux auteurs : ils livrent leurs doutes, leurs difficultés, les affres qu'ils traversent. Sans filtre ni prévention, car chacun sait que l'autre est un frère d'encre et de plume. C'est aussi un irremplaçable miroir de la vie intellectuelle, culturelle et politique : on voit défiler, peints et croqués avec une force de trait stupéfiante, les grands personnages de l'époque. Enfin, c'est le livre d'une amitié : les deux géants des Lettres correspondent, au sens le plus plein du terme. Ils échangent, se confient, s'épaulent et se critiquent. Ils nouent ensemble le plus subtil et plus exigeant des signes de ponctuation : le trait d'union.
L'un des plus grands penseurs français sur la musique nous invite à redécouvrir Bach, authentique témoin de l'optimisme des Lumières, plus que jamais salutaire en ces temps incertains. Tout a été dit sur Bach, sa vie, son oeuvre, mais pas assez ce qui fait aujourd'hui son urgence. Au jour où l'esprit et l'art sont déboussolés, où règnent l'incommunication, l'exclusion, le malentendu, seul Bach sait encore rassembler et réconcilier. Sa musique manifeste un ordre et un sens auxquels tous peuvent consentir. Elle nous recentre. Elle nous fait citoyens du meilleur des mondes. Il faut découvrir ce Bach salutaire, en qui continue de rayonner l'authentique optimisme des Lumières. Explorant l'oeuvre du compositeur, cet essai montre à quel point ne font qu'un le Bach esprit souverain, qui conçoit et combine, et le Bach serviteur, sans cesse appliqué à faire de la musique le pain quotidien de tous. Un essai magistral sur ce créateur universel par le plus grand penseur français d'aujourd'hui sur la musique.
Et si le désir d'immortalité menait à la disparition du réel ? Bertrand Vergely démasque les dangers totalitaires du transhumanisme et interroge notre fascination pour une société parfaite.
Ce livre est un bijou d'intelligence et de subtile écoute de Mozart. Une invitation à sortir des sentiers battus et à laisser de côté les poncifs officiels pour, enfin, entrer dans la célébration du silence, jamais égalée, à laquelle nous convie l'oeuvre du compositeur. Dès la publication en 1960 de son premier livre, La philosophie tragique, Clément Rosset ne cessa plus d'écrire. Non seulement des livres de philosophie, mais aussi des récits, des pièces de théâtre, des essais sur ses artistes de prédilection. Parmi ces derniers, Mozart et le silence, devant être suivi de Note sur Jacques Offenbach, écrits en 1967 et 1970 respectivement, d'après la bibliographie que Clément Rosset établit lui-même vers 1970, préservée à la Bibliothèque Nationale. Partant essentiellement de l'opéra chez Mozart -; son genre préféré, crucial à sa compréhension -;, Clément Rosset démontre, à rebours des thèses musicologiques en vigueur, l'indifférence du génie autrichien à l'égard de la psychologie de ses livrets. À contre-sens des clichés en vigueur qui accordent un sens ou une intention aux airs sublimes de Don Giovanni, de Cosi fan Tutte ou des Noces de Figaro, l'auteur oppose une musique pure, finalement proche du silence et débarrassée de tout prétexte ou de toute arrière-pensée. À son retour du Canada, où l'essai sur Mozart fut rédigé, Rosset le propose à un éditeur qui le refuse, ainsi que d'autres manuscrits. Le texte reste alors inédit pendant une vingtaine d'années. Dans une série d'entretiens biographiques, Rosset raconte à ce sujet qu'au moment où il s'apprêtait à les mettre à la poubelle, il offrit quelques-uns de ces manuscrits à son ami Didier Raymond, estimant que ce dernier parviendrait probablement, de par son " entregent ", à les faire publier -; ce qui fut le cas du Mozart, qui voit le jour chez Mercure de France en 1990 sous le titre de : Mozart. Une folie de l'allégresse, signé donc Didier Raymond. Discrète et ironique vengeance : c'était l'éditeur qui avait refusé le texte quelque temps auparavant. Ce même livre fut réédité chez Le Passeur en 2013 sous le titre Le cas Mozart. Il est aujourd'hui présenté au public sous son titre original, rendant justice à son auteur à titre posthume.
1642, entre Madrid et Paris : d’Artagnan, Cyrano et Cinq-Mars s’affrontent dans une fresque historique où cape et épée le disputent aux intrigues politiques.
La rencontre autour de Pierre Rabhi de trois amis aux parcours singuliers et engagés. À l'automne 2021, Pierre Rabhi, Fabrice Nicolino et Bernard Chevilliat ont souhaité confronter leurs visions. Pierre Rabhi est décédé avant que cet ouvrage ne soit achevé. Cependant la matière était là, dûment enregistrée. Pierre Rabhi, essayiste et chantre de l'agroécologie, natif du Sahara, Fabrice Nicolino, journaliste et activiste écologiste, venu du " sous-prolétariat de la banlieue " et ayant survécu à deux attentats, et Bernard Chevilliat, éditeur et biologiste franco-anglais, fondateur de la marque de cosmétique bio Melvita et de la revue Ultreïa !, ont en effet des parcours de vie singuliers, mais chacun a oeuvré, dans sa propre sphère, à l'émergence d'une société plus écologique et plus humaine. À bâtons rompus, ils reviennent ici sur leurs trajectoires de vie, évoquent les prémisses philosophiques de leurs démarches résolument hostiles au cours de l'époque, débattent de l'histoire du monde, exposent leurs propositions et récusent vivement les propos polémiques qui ont blessé l'agroécologiste au soir de sa vie. Un ouvrage testamentaire pour Pierre Rabhi et un livre d'espérance pour ses deux amis.
Découvrez la correspondance la plus intime et philosophique de Nietzsche : ses lettres à Peter Gast, où musique, folie et génie s’entremêlent.
La correspondance inédite en un seul volume des lettres d'Apollinaire aux femmes qu'il a aimé. Guillaume Apollinaire avait sept maîtresses de plume pendant la Grande Guerre : les cinq femmes qu'étaient Marie, Louise, Madeleine, Jeanne et Jacqueline et deux allégories, la guerre et la mort. À toutes il écrivit des lettres qui étaient très souvent porteuses de ses plus beaux vers. "Faire l'amour et faire la guerre" : dès le 10 août 1914, date de sa demande d'engagement volontaire et de naturalisation, Guillaume Apollinaire a décidé qu'il n'aurait pas d'autre choix. Entre le 4 avril 1915, date de son départ pour le front et le jour de sa mort, le 9 novembre 1918, Guillaume Apollinaire ne cesse d'écrire aux femmes aimées. C'est sans doute de sa part une stratégie secrète et subtile pour survivre au coeur de l'apocalypse. Créer pour contrer le néant et résister à la destruction. Canaliser son énergie vitale en érotisant, en poétisant tous ce qui passe, les femmes comme les tranchées. Exorciser la mort en cultivant l'obsession de la beauté des choses. Ne jamais perdre l'oeil du peintre-poète. Exprimer les merveilles de la bataille, qu'elle soit amoureuse ou guerrière. Conjurer en permanence, combattre ses trois compagnes de toujours, celles qui le harcèlent depuis sa petite enfance, et contre lesquelles il lutte en permanence : l'angoisse, la tristesse et la solitude.