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L'exposition Entre chien et loup, consacrée au jeune artiste français d'origine albanaise Anri Sala et organisée dans l'immense salle de l'ancien couvent des Cordeliers par le musée d'Art moderne de la Ville de Paris (25 mars-16 mai 2004), renouvelle de façon significative la façon de... À PROPOS DE L'ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS Reconnue mondialement pour la qualité et la fiabilité incomparable de ses publications, Encyclopaedia Universalis met la connaissance à la portée de tous. Écrite par plus de 7 400 auteurs spécialistes et riche de près de 30 000 médias (vidéos, photos, cartes, dessins...), l'Encyclopaedia Universalis est la plus fiable collection de référence disponible en français. Elle aborde tous les domaines du savoir.
Le 5 octobre 2017, après des mois d’enquête, deux journalistes du New York Times publient un article dans lequel le producteur-star d’Hollywood Harvey Weinstein est accusé de harcèlement sexuel par 80 femmes. Dès lors, le raz-de-marée #MeToo est né. Jodi Kantor et Megan Twohey retracent dans ce livre le travail d’enquête qu’elles ont réalisé ensemble, de leurs rencontres en secret avec plusieurs actrices et anciennes employées de Weinstein pour les convaincre de témoigner, à la découverte de l’existence d’accords de non-divulgation et d’accords financiers conséquents pour acheter le silence des victimes. Prenant le temps de la réflexion, elles analysent aussi le mouvement, nous plongeant au cœur d'un changement sociétal sans précédent. Jodi Kantor et Megan Twohey sont journalistes d'investigation pour le New York Times. Elles ont reçu, avec d'autres collègues, le prix Pulitzer du service public pour leur travail sur l'affaire Weinstein.
Joe, le pilote, vient de Caroline du Sud. Bill, le bombardier, d'Idaho, Allan, le navigateur est de l'Indiana, Al, le mitrailleur, du Middle West, Abner le mécanicien est californien. Au total, ils sont neuf jeunes gars, la vingtaine, personnages du livre Bombes larguées - inédit en France - de John Steinbeck. Réunis en 1942 sur une base américaine, ils vont apprendre, comme tant d'autres, à dompter un Boeing B-17 Flight Fortress, monstre volant à bord duquel ils iront bientôt raser l'Allemagne ou atomiser le Japon. Près de 80 000 d'entre eux mourront dans le ciel, un des taux de perte les plus élevés de l'armée américaine. Monter à bord avec ces jeunes aviateurs, témoigner de leur rencontre, de leurs origines et de leur formation, John Steinbeck l'a accepté d'emblée quand Roosevelt lui-même lui a proposé de jouer les propagandistes. « Nous faisions tous partie de l'effort de guerre. Nous avons marché avec lui, nous nous sommes faits ses complices», témoignera à la fin de sa vie le prix Nobel de littérature. Il a quarante ans en cette année 1942 qui voit enfin la guerre basculer du côté des Alliés, avec les succès militaires obtenus à Midway, Guadalcanal, Stalingrad, bientôt en Afrique du Nord. Steinbeck sillonnera le ciel d'Amérique avec ces jeunes hommes durant plusieurs semaines. 20 000 kilomètres passés dans le ventre de la bête trépidante, accompagné de son photographe, John Swope du magazine Life, qui immortalise le quotidien des aviateurs et dont les superbes photos en noir et blanc illustrent cet ouvrage.
Alors que nous manquons aujourd'hui de repères, Tristan Garcia tente de nous en livrer quelques-uns, essentiels, singuliers, iconoclastes, grâce auxquels la possibilité d'une utopie nouvelle se dessine. Attaché à l'idée métaphysique qu'il « faut laisser être et rendre puissant », l'auteur se refuse à la fois de décrire simplement le réel (dire ce qui est) et de suggérer une prescription (dire ce qu'il devrait y avoir). Son geste d'écriture, sous de multiples formes (essai, roman, écrits sur l'art...), tente plutôt d'opérer une transcription de ce réel, tout en essayant de reformuler les catégories de la pensée. L'ambition immense de son oeuvre tend, en creux, à nous aider à transformer nos conditions d'existence. Son attention égale à ce qui finit et à ce qui commence, aux crépuscules et aux aurores, nourrit une pensée extrêmement riche, qui dans sa singularité même, occupe le centre de la vie intellectuelle contemporaine.
L’âge de la pierre ne s’est pas arrêté par manque de pierres ; pas plus que l’on a renoncé à la marine à voile parce que le vent était tombé. En réponse à tous ceux qui, pris de vertige devant les métamorphoses actuelles, pensent que la fin est proche, ce livre est un cri d’optimisme offensif : la fin d’UN monde n’est pas la fin DU monde. Nous nous trouvons à la jonction entre un « monde d’avant » qui montre partout les signes de son obsolescence, pétri par la croyance dépassée d’une croissance infinie dans un monde fini, et un « monde d’après », émergeant de toutes parts. C’est le moment de changer de regard, de rendre mobile son esprit pour faire advenir demain à l’aune de ce qu’il pourrait être de mieux. Biodiversité, sécurité alimentaire, climat, énergie, démocratie, santé... : soyons conscients que l’avenir ne se prévoit pas mais qu’il se prépare. "C’est la conjonction des intelligences et des sagesses du monde qui peut à la fois nous sauver du désastre et ouvrir une nouvelle ère de l’aventure humaine." - Patrick Viveret Historien et prospectiviste, Mathieu Baudin est le directeur de l’Institut des Futurs souhaitables, une école de la réinvention dont la mission est d’« ouvrir les futurs pour libérer le présent ». Auteur, conférencier, chroniqueur TV, il voyage dans le temps depuis plus de 20 ans entre futur, passé et présent pour permettre à chacun d’être acteur de son époque.
Bien avant de connaître la gloire avec Platoon, en 1986, Oliver Stone, figure mythique du cinéma américain, réalisateur et scénariste multi-oscarisé, avait déjà vécu mille vies. Fils d'une Française et d'un soldat américain, le jeune Stone a été fantassin pendant la guerre du Vietnam, puis a connu des années de misère, passées à écrire des kilomètres de scripts inaboutis, tout en conduisant des taxis dans les rues de New York pour survivre. Le futur réalisateur de Wall Street décide alors de changer de vie, et traverse les États-Unis pour s'installer à Los Angeles. Et c'est là, enfin, que son existence bascule. Aujourd'hui âgé de 74 ans, Oliver Stone se penche sur cette vie digne des plus grands scénarios. Sans complaisance, mais toujours avec une malice et une intelligence fulgurante, il raconte les hauts, les bas ; les succès, nombreux, et les coups durs. Avec la verve qui lui est propre, il nous plonge dans ses rendez-vous avec Al Pacino en pleine écriture des scenarii de Scarface, Platoon ou encore Né un 4 juillet, mais se confie aussi sur les démons qui l'ont longtemps poursuivi. Remontant le fil de sa mémoire, Stone nous livre également ses périlleuses recherches dans les bas-fonds de Miami alors qu'il écrivait le scénario de Scarface, ses relations houleuses avec Michael Cimino, réalisateur de Voyage au bout de l'enfer, le tournage pour le moins chaotique de l'inoubliable Midnight Express, et bien plus encore... Traversé par une énergie à couper le souffle, À la recherche de la lumière retrace la destinée inégalable d'un talent brut et l'âge d'or d'Hollywood.
Cet ouvrage clair et accessible aborde d'un point de vue historique et sociologique toutes les questions sur l'antisémitisme, même les plus taboues. On pense tout connaître de l'antisémitisme, en avoir fait le tour, ne plus rien pouvoir découvrir. Pourtant le public le perçoit essentiellement à travers le prisme de la Shoah et de la résurgence de l'antisémitisme ces dernières années. Mais depuis quand existe-t-il ? Où sévit-il ? Pourquoi ? Sous quelles formes ? En réalité le phénomène est si ancien, étendu et complexe, que la plupart de ses aspects échappent au plus grand nombre. Dans cet ouvrage, l'auteur pose un regard historique et sociologique sur ce phénomène et aborde les questions dérangeantes, notamment celles qui dérangent le plus et qu'on n'ose généralement pas poser : Les Juifs pratiquent-ils la « double allégeance » ? Israël instrumentalise-t-il l'antisémitisme ? La Bible peut-elle être un ferment d'antisémitisme ? La Shoah fut-elle la cause de la création de l'État d'Israël ? Concepts, histoire, fantasmes, Israël, moyens de lutte, toutes les facettes du phénomène sont décryptées en de brefs chapitres pédagogiques, qui laissent s'exprimer les protagonistes, dans un style simple et direct. Stéphane Encel apporte des clefs essentielles pour comprendre ce phénomène qui n'en finit pas de faire peur autant que de fasciner, et qui représente un perpétuel danger à l'image de la multiplication des actes antisémites ces dernières années.
Pouvons-nous sortir de l'hiver démocratique ? C'est en tout cas ce à quoi Gaël Giraud et René Dosière souhaitent contribuer en rassemblant dans cet ouvrage les propositions les plus innovantes pour repenser notre exercice de la démocratie. Ils réunissent autour d'eux soixante-dix personnalités engagées dans le débat public qui livrent chacune leur grande proposition pour réveiller notre démocratie. Droit d'amendement citoyen, planification écologique, déontologue du gouvernement, égalité femmes-hommes, jugement majoritaire, démocratisation de l'entreprise, constitutionnalisation des communs, frontière public-privé, déprofessionnalisation de la politique, conventions citoyennes : nombre de ces propositions ne manqueront pas de faire date. Tandis que chaque nouvelle élection bat des records d'abstention, cet ouvrage pose des jalons essentiels pour contribuer à la refondation de notre démocratie. René Dosière est ancien député de l'Aisne. Président de l'Observatoire de l'éthique publique depuis 2018, il a réalisé de nombreux travaux sur le train de vie de l'État et la transparence de la gestion publique. Il est l'auteur, notamment, de Argent, morale et politique (Le Seuil, 2017) et Frais de Palais (L'Observatoire, 2020). Gaël Giraud est économiste et prêtre jésuite. Président d'honneur de l'Institut Rousseau, il est directeur de recherche au CNRS et directeur du programme de justice environnementale à l'université de Georgetown. Il est notamment l'auteur de Illusion financière (Éditions de l'Atelier, 3e éd. 2014). Les auteurs : Matthieu Abgrall, Fanny Agostini, Audrey Bachert-Peretti, Vanessa Barbé, Fanette Bardin, Yaël Benayoun, Sébastien Bénétullière, Loïc Blondiaux, Manon Bouju, Dominique Bourg, Vincent Bréhier, Philip Cadet, Julien Caron, Matthieu Caron, Lucas Chancel, Hadrien Clouet, Ophélie Coelho, Olivier Costa, Elsa Da Costa-Grangier, Axel Dauchez, Anne-Laure Delatte, Cyril Dion, Riwan Driouich, Nicolas Dufrêne, Sarah Durieux, Chloë Geynet-Dussauze, Morgane Gonon, Aurore Granero, Jean Grosset, Sophie Harnay, Stéphanie Hennette-Vauchez, Arnaud Iss, Priscilla Jensel-Monge, Régis Juanico, Jean-François Kerléo, Magali Lafourcade, Evan Lagune, Armel Le Coz, Rémi Lefebvre, Capucine Lemaire, Élina Lemaire, Corinne Lepage, Agnès Louis, Anastasia Magat, Paul Magnette, Awenig Marié, Raphaël Maurel, Dominique Méda, Pierre Meurisse, Arnaud Morando, Benjamin Morel, François Morin, Julien Padovani, Thomas Piketty, Frédéric Potier, Romain Rambaud, Antoine Rebérioux, Irénée Régnauld, Mathias Revon, Matthieu Ricart, Quentin Ricart, Ségolène Ricart, Thibault Ricart, Chloé Ridel, Cédric Ringenbach, Maxime de Rostolan, Jérôme Saddier, Laurence Scialom, Lucie Sponchiado, Thibault Tellier, Éric Thiers, Beverley Toudic, Patrice Tripoteau, Antoine Vauchez.
Aux rois ont succédé des présidents. Mais la façon de gouverner les Français a-t-elle tellement changé ? Des fastes de la Cour aux révoltes populaires, le décor n'est-il pas au contraire immuable ? C'est en tout cas la thèse de l'auteur, familier du pouvoir et passionné par l'Histoire de France. De Richelieu à Napoléon, d'Etienne Marcel à Louis XVI, il décrypte les affinités secrètes au-delà d'évidentes différences. Le Président Macron ressemble-t-il à Charles VII ou à Louis XIV ? François Hollande était-il le digne successeur d'Henri IV... ou de Louis XI ? Déficits, propagande, tentations de putsch, bannissement des femmes du pouvoir, Jean-Pierre Jouyet aborde tout ce qui fait de la France un vieux royaume : le nôtre. À la fois résilient et fragile. Et se pose la question dont on craint la réponse : cette histoire qui nous a poussés à la conquête nous entrave-t-elle désormais ? Voilà une fresque historique, iconoclaste, érudite, inattendue qui nous emporte comme un véritable roman d'aventures. Jean-Pierre Jouyet a servi quatre présidents de la République. Après avoir été directeur du Trésor, il a été ministre des Affaires européennes puis nommé à la direction de la Caisse des dépôts et consignations. Il sera ensuite secrétaire général de la présidence de la République puis ambassadeur de France en Grande-Bretagne.Il a déjà publié plusieurs ouvrages dont Ils ont fait la révolution sans le savoir et L'Envers du décor.
Dans une société menacée d'effondrements économiques, politiques et sociaux, le revenu de transition écologique est un outil à disposition des politiques publiques pour créer de véritables projets de territoires à la fois résilients et révélateurs d'innovations sociétales. Fondé sur l'hypothèse de la nécessaire alliance du social et de l'écologie et faisant le pari que le travail choisi reste une opportunité à saisir, le revenu de transition écologique s'inscrit dans une filiation historique datant du XIXe siècle. Il constitue un outil de sensibilisation écologique et un levier pour créer les conditions d'employabilité des personnes engagées dans la transition écologique et solidaire. Comment fonctionne ce dispositif ? Quelles sont les conditions pour en bénéficier ? À qui s'adresse-t-il ? Qu'est-ce qu'une coopérative de transition ? Quels sont les territoires pionniers d'expérimentation ? Autant de questions pratiques auxquelles se livre apporte des réponses concrètes.
Ambassadeur de France à Alger de 2008 à 2012 et de 2017 à 2020, Xavier Driencourt est le diplomate français qui aura passé le plus de temps en poste en Algérie. Il livre ici une analyse passionnante de ce pays si proche de nous et pourtant si énigmatique, dévoilant sa complexité et ce que les Algériens eux-mêmes appellent « le système ». Il revient sur la relation franco-algérienne marquée par l'histoire, la colonisation, les événements tragiques de 1962 et l'immigration, mais aussi sur les nombreux liens culturels, économiques, familiaux entre les deux rives de la Méditerranée. Il s'interroge sur la relation ambiguë que nos élus entretiennent avec ce pays qui, plus d'un demi-siècle après son indépendance, semble encore faire partie de la politique intérieure française. À l'aube du 60e anniversaire des accords d'Évian, et alors qu'à la suite du rapport de Benjamin Stora les autorités françaises souhaitent accompagner cet événement, cet ouvrage constitue le tableau le plus complet pour qui veut comprendre l'Algérie contemporaine, les défis qu'elle pose à la France et l'énigme politique qu'elle représente pour nombre d'entre nous.
Reporters, écrivains, photojournalistes ou cameramen, ils couvrent les conflits de notre temps. Certains travaillent en tant qu'envoyés spéciaux des grandes rédactions françaises. D'autres sont correspondants permanents de plusieurs médias dans des pays parfois dangereux, souvent difficiles. Depuis le 11 septembre 2001, ils ont vu le monde basculer, leur métier se transformer, les groupes terroristes les prendre pour cibles. Leurs témoignages sont aussi rares qu'exceptionnels, car la règle d'or de ces femmes et de ces hommes qui ont dédié leur vie à l'information est claire : « Ce qui se passe sur le terrain doit rester sur le terrain ! » Ils ont pourtant accepté de témoigner pour la première fois de leur quotidien et de se confier sur le sens de leur engagement, malgré le danger et, parfois, la perte de leurs proches sur un front ou un autre. Ces « confessions » de grands reporters font de ce livre un document exceptionnel, qui va vous entraîner au coeur d'une profession fascinante, en prise directe avec la grande histoire.
« J'ai vécu longtemps avec tous ceux à qui on met les bonnets d'âne et j'ai assisté à leur massacre. Quelles qualités avais-je qu'ils n'avaient pas ? J'étais douée, me direz-vous ? Je n'en crois pas un mot, mais peu importe au fond, car si c'était un don, il n'y aurait là aucun mérite. » Au fil des mots et des souvenirs, la philosophe Chantal Jaquet nous livre le lien entre tous ses travaux : la question du passage, au coeur de son parcours de transclasse, concept qu'elle a elle-même forgé. Dans un exercice de retour sur soi, elle met au clair ce qui dans la philosophie l'a sauvée d'une enfance douloureuse, marquée par une grande pauvreté, et qui l'anime encore aujourd'hui : une disruption dans la pensée ordinaire, qui invite à élargir le présent pour mieux lui résister. Soucieuse de communiquer son amour du juste - de la justice et de la justesse, elle livre ici une réflexion magistrale, à la croisée de l'intime et du social, sur l'art de penser et l'art de se révolter.
Se plaçant du côté des femmes depuis ses premiers travaux universitaires à la fin des années 1990, Christine Bard déploie une oeuvre foisonnante renouvelant les modes de connaissance sur l'histoire des femmes, en écrivant par exemple le Dictionnaire des féministes, aujourd'hui reconnu, mais en s'attachant aussi à des objets inédits, comme les antiféminismes, les garçonnes, les travesties, l'histoire du vêtement, tels le pantalon ou la jupe. L'auteur s'attarde sur la corrélation entre la féminisation de l'histoire et l'histoire des femmes, sur les articulations entre savoir et engagement, sur l'utilité sociale de l'activité d'historienne. Elle revient aussi sur le moment contemporain du féminisme et sur les enjeux et les polémiques qui le traversent, depuis le mouvement de libération de la parole de #metoo, tout en rappelant tout ce qui l'a précédé : des décennies d'actions et de pensées féministes, trop souvent ignorées. Pour mieux éclairer la puissance de ses propres travaux de recherche, Christine Bard se livre enfin à un exercice de généalogie personnelle, en revisitant son passé intime et tout ce qui l'a poussée sur ces chemins du féminisme. Une manière d'inscrire une trajectoire personnelle dans un mouvement collectif.
Le gaspillage dans le domaine pharmaceutique se chiffre à plus de dix milliards d'euros par an. Un véritable scandale sanitaire et politique. Certes, les découvertes de ces cent vingt dernières années dans le domaine pharmaceutique ont transformé le paysage de la santé publique. Mais l'usage injustifié ou non conforme des médicaments est à l'origine d'un véritable gaspillage et, plus grave, de la moitié des effets indésirables survenant en France, souvent fatals. À qui attribuer la faute de ces prescriptions irrationnelles ? Au-delà du lobby de l'industrie pharmaceutique, lancée dans une course au profit, n'oublions pas la part de responsabilité des autorités sanitaires qui ont autorisé, remboursé et ont, seules, pouvoir de décision. Fort d'une expérience de plus de trente ans dans la pharmacovigilance, participant à de nombreux groupes d'expertise sur les plus graves affaires liées au médicament, le professeur Bernard Bégaud nous ouvre les tiroirs d'un monde opaque. Il revient en outre sur plusieurs scandales qui ont éveillé les soupçons des Français : Médiator, surconsommation d'anxiolytiques et d'antibiotiques, dérives du traitement de l'obésité... Entre délégitimation de la parole scientifique, inaction des acteurs publics et ultralibéralisme des grandes firmes, Bernard Bégaud dénonce une passivité globale endémique.
La crise démocratique et la crise climatique se ressemblent. Si nous voulons continuer à agir pour ne pas laisser triompher le découragement et l'indifférence, nous devons trouver pour la planète et pour la France la force de la résilience. La planète est en feu. Les incendies en Australie en sont un terrible symbole : notre présence se consume. Un avenir de cendres et de désolation se dessine si nous persistons sur la voie d'hier. La prophétie de Hubert Reeves risque hélas de se réaliser : « Actuellement, l'homme mène une guerre contre la nature, s'il gagne, il est perdu. » En feu la France l'est également, à mesure que s'accumulent les coups portés à notre modèle social. Réformes brutales, fracturation de nos territoires, destruction de nos services publics, précarités nouvelles : trop de chocs abîment la société, étouffent notre capacité d'anticiper et épuisent l'envie de croire en un avenir meilleur. Le pessimisme des Français gagne dangereusement du terrain. Nos deux écosystèmes, planétaire et humain, ont atteint un point de bascule. À quelles conditions pourront-ils trouver un nouvel équilibre ? Est-il déjà trop tard pour éviter leur disparition ? Résilience, atténuation, adaptation : je propose de puiser dans la connaissance de la nature pour sauver notre modèle social.
L'importance des apprentissages qui se déroulent au cours de la petite enfance, avant quatre ans, est actuellement insuffisamment prise en compte. Pour Pierre-Marie Baudonnière, directeur de recherche au CNRS, et Claudine Teyssèdre, maître de conférences à l'université Paris XI, des réformes profondes concernant les structures d'accueil, pourraient éviter une partie des échecs à l'âge scolaire.
A las 9:10 del sábado 23 de mayo de 1981, justo tres meses después del intento de golpe de Estado, un grupo de hombres armados con pistolas y metralletas asaltaba el Banco Central de Barcelona. Exigían la liberación de Tejero y otros implicados en el 23F bajo amenaza de dinamitar el banco con casi 300 personas dentro. Comenzaba el secuestro con más rehenes de la historia de España y uno de los grandes misterios de la Transición.¿Quién estaba detrás del golpe? ¿Cuál era su objetivo? ¿Fue una conspiración desestabilizadora de la extrema derecha o el intento de robo a mano armada más imaginativo de la historia de nuestro país?Para resolver este enigma, Mar Padilla ha hablado con el líder de la banda de atracadores, José Juan Martínez (Número Uno), con fiscales, jueces, periodistas, rehenes y espías de los servicios secretos, y de este volcán de testimonios contradictorios emerge un relato eléctrico con aroma a película ochentera. LO QUE PIENSAN LOS CRÍTICOS«Leyendo el libro de Mar Padilla sobre el asalto al Banco Central de Barcelona vuelvo a asombrarme de que aquel Estado tan débil no sucumbiera a sus muchos enemigos, a la pura inoperancia de sus defensores». Antonio Muñoz, El País. «Un libro fantástico que bebe de las mejores fuentes». Miqui Otero, El Periódico. SOBRE EL AUTORMar Padilla es del Guinardó, un barrio de montaña de Barcelona. Miembro de LOSA SACO y Las Vegas Crypt, dos bandas de punk rock de las de antes de YouTube. Estudios de Antropología y Periodismo. De joven fue feliz haciendo bocadillos en el bar Glaciar, en la Plaza Real, cerca del puerto, y ejerciendo de DJ y técnica de sonido en la Boîte, un club de baile y música en directo en la parte alta de la ciudad. Estuvo mucho tiempo en Médicos Sin Fronteras informando sobre diferentes crisis humanitarias en Somalia, Sudán, Guatemala, Camboya, Colombia y Etiopía, entre otros países. Ha trabajado también en el Centro de Cultura Contemporánea de Barcelona (CCCB) y en proyectos sociales en los barrios más vulnerables de su ciudad. Colabora en el diario El País, en Altaïr Magazine, en Jot Down y en la revista 5W. Asalto al Banco Central es su primer libro.
Jeune romancière et musicienne, engagée dans son époque à travers l'art de la scène et les livres, Blandine Rinkel revient ici sur le sens de l'écriture : se rapprocher des autres, rendre la vie plus désirable. Évoquant aussi son parcours, son enfance, ses lectures fétiche, oscillant entre le roman et les sciences humaines, elle déploie une curiosité infinie pour le monde. Elle tente d'y définir sa place. Sa maturité réflexive, associée à sa jeunesse, en fait un témoignage fort et sensible sur la manière dont une personne de 30 ans affronte de nos jours la vie. Pour elle, ce qui importe aujourd'hui, c'est d'oser se laisser déborder par ses affects, ses joies, ses inquiétudes. Elle ne partage pas la passion de l'époque pour le pire et le manque d'empathie général. Plus qu'une leçon de sagesse, elle livre ici une leçon de vie, roborative et stimulante. La voix d'une génération qui a connu la disparition des oiseaux, la raréfaction du silence et la pollution de l'air. Une promesse d'énergie.
Ese libro recopila noranta-tres articles, publicats originalment en Levante-EMV, El Periódico i Mediterráneo entre agost de 2018 i agost de 2020 ! Cuando iba al instituto y jugaba en un equipo, no había partido sin que se diera la siguiente situación. Un rival manejaba la pelota de espaldas a portería y uno de nuestros defensas le encimaba. El entrenador le gritaba «sin falta». Nosotros le decíamos «sin falta». Los padres desde la banda le ordenaban «sin falta». Pasaba un avión con una gran pancarta en la estela, donde se podía leer un bonito lema: «Sin falta». Nuestro defensa, evidentemente, terminaba haciendo falta. Y el entrenador se giraba al banquillo para blasfemar. Nosotros abríamos los brazos como inquiriéndole, pero, hombre, te estamos diciendo «sin falta». Los padres se iban a almorzar al bar. Nuestro defensa se encogía de hombros y protestaba con la boca pequeña. Sabía que había hecho falta, todos lo sabíamos. Sabía que no debería haberla hecho, pero no lo podía evitar. La vida sería más fácil si no hiciéramos lo que sabemos que no hay que hacer, pero a menudo no lo podemos evitar. Increíble trabajo que combina fútbol y escritura ! LO QUE PIENSA LA CRITICA «Nadie escribe tan bien sobre la vida a través del fútbol como Enrique Ballester». - Àxel Torres «Puro fútbol, del que se vive, del que se juega y del que se ríe». - Álvaro Benito «Probablemente, el mejor columnista de este país». - La Sotana SOBRE EL AUTOR A Enrique Ballester (Castelló, 1983) leyó que no hay que vestirse para el puesto de trabajo que tienes, sino para el puesto de trabajo que te gustaría tener, pero de momento le parece excesivo ir por ahí vestido de mascota de los Toronto Raptors. Trabaja en el diario Mediterráneo y los fines de semana se disfraza de articulista de deportes para El Periódico, donde trasladó en 2019 su columna futbolera del Levante-EMV. Colaborador habitual de El día después de Movistar, RAC1 y la revista Líbero, sus textos han asomado también en medios como Letras Libres, Panenka, Diarios de Fútbol, Podium.
Depuis la nuit des temps, certains reviennent de la guerre blessés au plus profond de leur âme. Homère et Hérodote s'en faisaient déjà l'écho. Aujourd'hui, un soldat engagé par l'armée française sur dix développe un syndrome dit de stress post-traumatique (SPT). Pour ceux-là, la vie prend la forme d'une guerre sans fin. Après avoir écrit sur le deuil de guerre (1929 jours. Le deuil de guerre au XXIe siècle, Les Belles Lettres, 2016), Nicolas Mingasson est allé à la rencontre de militaires (officiers, soldats, soignants, photographes) et de leurs proches, qui ont accepté de lui confier leur souffrance, leurs efforts quotidiens, leur détresse mais aussi leurs espoirs face à ce syndrome très largement ignoré. Une plongée unique et vertigineuse dans l'univers du traumatisme de guerre.
« J’aime bien parler avec toi. » — « Désolé, j’étais parti dormir chez une nana. » Voilà un sacré vent 2.0. La bonne nouvelle, c’est que cela arrive à tout le monde au point d’en être devenu terriblement banal. C’est en partageant les pires messages de ses amis, ses propres vents et autres répliques déconcertantes reçues par texto, qu’Audrey Gagnaire a décidé de créer le compte Instagram @tejpartexto. Magie des réseaux sociaux, des centaines d’anonymes lui envoient quotidiennement des captures d’écran de leurs échanges souvent catastrophiques, incisifs et pour le moins créatifs. Aujourd’hui, le compte affiche plus de 150 000 abonnés en un peu plus d’un an et publie chaque jour un nouveau texto. Au fil de ces pages, Audrey Gagnaire revisite avec ironie et humour plus d’une centaine d’échanges incongrus et dresse un état des lieux en pointillés des codes de l’échange amoureux à l’ère du numérique. À travers le décryptage des relations influencées par les réseaux sociaux et applications de rencontre, les divers moments de la relation y sont ainsi abordés : Ce n’est que le début... ou déjà la fin (la phase de dating), Vivre d’amour et de tej frais (en couple), Le mot de la fin (au moment de la rupture), et les grandes pépites des textos et des excuses loufoques dans la partie Sorry... not sorry. Derrière @tejpartexto et ses 150 000 abonnés, se cache Audrey Gagnaire. Elle se passionne dès son plus jeune âge pour l'écriture. À ses quinze ans, elle rédige son premier recueil de nouvelles en espérant un jour le publier, fantasmant déjà sur un premier roman. Diplômée de l'école de journalisme et de communication C ELSA Paris Sorbonne, l'auteure travaille aujourd'hui comme publicitaire au sein d'une agence de communication, menant ainsi de front son activité et la gestion de son projet @tejpartexto créé en 2019.
Une approche du mimétisme dans tous les domaines et une réflexion sur le lien entre l'imitation et la construction des sociétés humaines. « Copyright Electre »
Avec son ami Abou, Emmanuel Brisson s'est immergé dans le monde des Baye-Fall. Il a rencontré les récolteurs de sel du lac Rose et les agriculteurs du Walo mais aussi des cheiks qui gèrent les retombées financières de ces travailleurs. Il l'a accompagné à Touba lors du grand pèlerinage annuel des Mourides. Le portrait de ces hommes pose diverses questions auxquelles chaque lecteur apportera ses propres réponses.
Médecin sur le front, David Nott se rend au coeur des zones de conflit les plus dangereuses du globe. La vocation de toute une vie. Du siège de Sarajevo aux hôpitaux clandestins en Syrie, en passant par le Darfour, le Yémen ou l'Irak, le grand traumatologue et chirurgien vasculaire David Nott s'engage depuis plus de vingt-cinq ans aux côtés d'associations humanitaires pour tenter de sauver ceux et celles qui vivent chaque jour sous la menace des bombes. Ignorant le danger, sans garanties d'en sortir vivant, il opère hommes et femmes comme enfants, civils comme soldats, qu'importe leur camp, sans jamais faillir à sa mission : tenter de réparer les blessures et les horreurs que l'être humain s'inflige dans ces guerres déraisonnées. Sans relâche, David Nott repart à chaque mission au combat et tente de relever un défi plus grand encore : former les médecins d'aujourd'hui et de demain pour qu'ils puissent, à leur tour, redonner la vie et l'espérance sur les champs de bataille. Dans ce récit vibrant d'humanité qui laisse le souffle court, David Nott nous offre un espoir tant pour la médecine que le monde qui vient. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Charles Recoursé
Où en sommes-nous de nos relations avec les animaux et la nature en France ? Quels sont les éléments ayant incité l'homme à se conduire ainsi avec les autres espèces qu'il côtoie sur la planète ? Après avoir répondu à ces questionnements, en empruntant des passerelles historiques, l'ouvrage aborde le type de relations que nous entretenons avec différentes catégories d'animaux : la faune sauvage (chasse, piégeage, pêche), les grands prédateurs (lynx, loup, ours) et les animaux domestiqués (animaux de compagnie, corrida, fourrure, vivisection, animaux de ferme, pêche industrielle). Face à ce constat peu reluisant, des pistes de réflexion visent à modifier nos comportements afin de faire évoluer notre relation avec les animaux et la nature.
Vous adorez les destinations touristiques de masse ? Vous rêvez d'habiter un lotissement pavillonnaire ? Les grandes surfaces ? Non ? C'est normal. Après plusieurs décennies d'uniformisation des paysages et de standardisation de l'imaginaire, l'heure est aux expériences authentiques. Chacun d'entre nous aspire à rencontrer de « vraies personnes », à s'installer dans un quartier qui a une « âme », à voyager « hors des sentiers battus » ... Mais alors qu'Airbnb, Instagram, les restaurants à la mode et le marketing de la ville cool s'imposent sur le marché du vrai et industrialisent notre aspiration à vivre des expériences « uniques », comment faire la part des choses entre la promesse d'un nouveau monde - où tout serait authentique - et le spectre d'un nouvel âge du fake ? Ce livre tente de répondre au malaise qui touche des générations entières, tiraillées entre l'appel de la modernité et cette course effrénée à l'authenticité. Il aborde la question sous un jour libérateur et décomplexé : et si une identité parodique, ironique et instagrammable était préférable à pas d'identité du tout ?
Face à la menace terroriste, la presse ne cesse d'évoquer les désormais tristement célèbres «fiches S», sans vraiment savoir à quoi correspond cette dénomination, ni le fichier dont elles sont issues. De même, des critiques se font entendre dès qu'un attentat terroriste se produit, reprochant aux services de sécurité d'être inefficaces, alors même que ceux-ci font correctement leur métier dans les limites que leur imposent le droit et le législateur. Paradoxalement, la crainte - légitime mais infondée - d'un excès de pouvoir accordé aux services de renseignement refait périodiquement surface, et des voix dénoncent une surveillance croissante portant atteinte aux libertés publiques et individuelles. Force est de constater la méconnaissance et la méfiance qu'ont les médias et le public des services de renseignement et de sécurité dans notre pays. Ainsi le but de cet ouvrage est de dresser un tableau aussi précis que possible des moyens dont disposent nos services, des actions que nos autorités et notre système législatif leur autorisent et des limites imposées. Les lecteurs y trouveront une présentation claire et exhaustive de sujets souvent survolés, méconnus ou mal compris. Qu'il s'agisse des méthodes de recueil, des fichiers de police ou de renseignement, du contrôle parlementaire des services, cet ouvrage fera référence et sera fort utile aux chercheurs, aux étudiants, à la presse, aux parlementaires, aux politiques et à tous ceux qui s'intéressent au renseignement franç
Trèbes, 23 mars 2018, 10 h 50. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame prend la place d'une otage retenue dans un supermarché. Portrait d'un homme de devoir. Face à la propagande de l'État islamique qui glorifie ses martyrs, la France avait besoin de son héros : ce gendarme dévoué à son pays, dont le courage a été salué dans le monde entier, est devenu en quelques heures le combattant de la vie contre ceux de la mort. En retraçant ses derniers jours, puis sa vie d'homme et de soldat, ce livre évoque les ressorts intimes d'Arnaud Beltrame qui avait fait de l'humain une valeur cardinale de sa vie. De sa formation à son itinéraire spirituel, de son parcours militaire exemplaire aux derniers moments où a primé son sens du devoir, sa famille, ses amis, ses frères d'armes décrivent celui qu'ils ont connu, aimé, admiré. Les auteurs assemblent les pièces de ce puzzle tragique pour répondre à la question que tous les Français se posent aujourd'hui, et surtout à eux-mêmes : quelles raisons poussent un homme à donner sa vie pour en sauver une autre ?
D'avril 2015 à octobre 2016, jusqu'à dix mille migrants ont vécu dans des conditions extrêmement précaires au sein de la « Jungle » de Calais, suscitant autant de passions, de polémiques et de peurs que de solidarités. Michel Agier, reconnu internationalement pour ses travaux sur les migrants et les réfugiés dans le monde, a réuni des personnalités multiples (sociologues, architecte, associatif...) pour fournir les clés de compréhension de l'événement Calais - un objet politique, médiatique et symbolique inédit. Car toutes les indignations dont la Jungle a été l'objet, toutes les violences physiques et morales contre ses habitants et toutes les solidarités qui l'ont aidée à tenir forment un « concentré » de questions qui traversent aujourd'hui le monde aux prises avec la mobilité : comment se définit un « nous » local, national et européen face aux « autres » et à soi-même ? Comment peut-on - ou non - réinventer l'hospitalité à partir des camps ? Quel avenir s'invente dans ces lieux de mise à l'écart et d'exception qui finissent par ressembler à des occupations et à de nouveaux espaces politiques ?
Automne 1917. Trois cents officiers et sous-officiers français débarquent à New York. Les États-Unis ont déclaré la guerre à l'Allemagne et ces vétérans des tranchées ont pour mission de former leur jeune armée, encore inexistante mais qui, bientôt, dominera le monde. C'est l'aventure de ces hommes, méconnue en France comme aux États-Unis, qui est racontée ici. Jean Giraudoux, Joseph Kessel, Jean Norton Cru sont les témoins de cette épopée. Le commandant Jean Malye, grand-père de l'auteur, fait partie de ces soldats. Professeur et écrivain, il a été secrétaire de Maurice Barrès et, par passion pour l'Irlande, membre du Sinn Fein. Ce sont ses traces et celles de ses camarades que l'auteur a suivies jusqu'en Amérique. À la tête d'un groupe de sept hommes, Jean Malye rejoint la Louisiane et son principal centre d'entraînement, Camp Beauregard, encore en construction, où il découvre vingt mille de ces jeunes sammies, férus de charges héroïques mais qui comprennent mal les raffinements techniques de la guerre de tranchées qu'on est venu leur apprendre. La mission de ces combattants chevronnés n'est pas seulement d'instruire les soldats du corps expéditionnaire américain. Ils doivent aussi, d'un bout à l'autre de l'Amérique, porter haut la parole de la France et recueillir des informations sur cette armée qui va aller se forger sur les champs de bataille du continent. Mais aucun d'entre eux n'aurait pu imaginer ce qui va se passer au Camp Beauregard. François Malye est grand reporter au Point. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages et dirige la collection « Mémoires de guerre » aux Belles Lettres.
« La volonté d'indépendance de la Kabylie n'est pas le fait d'un éveil accidentel ou passager de son peuple à un rêve de liberté. Elle constitue une donnée permanente et irréductible de sa personnalité et de sa culture depuis la nuit des temps. La Kabylie ne renoncera jamais à son existence, quel qu'en soit le prix, quel qu'en soit le contexte historique, et quelle que puisse être la puissance militaire de son négateur ou de son agresseur. » F. M. Ce livre qui accompagne le Mémorandum d'autodétermination que la Kabylie a déposé le 28 septembre 2017 à l'ONU, nous apprend que pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le temps ne fait que commencer, n'en déplaise aux géostratèges chagrins qui, jusqu'ici, pensent qu'il est révolu. Il en va des bouleversements géopolitiques comme des phénomènes météorologiques : assez prévisibles mais inévitables. Pour en finir avec la violence qui abime l'Afrique et l'Asie, une reconfiguration du monde issu de la colonisation est un impératif. Les frontières qui divisent un même peuple ou qui forcent des peuples à l'intérieur d'un même État à se haïr sont à réajuster au plus près des réalités identitaires.