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Paula, une jeune esthéticienne, quitte la banlieue parisienne pour s'installer en bord de mer avec Tom, son compagnon jardinier. Dans cet appartement, elle espère un nouveau départ loin des odeurs et des bruits de la tour HLM où elle a grandi. Mais son quotidien est hanté par le souvenir des femmes de sa famille. Enfermée chez elle avec sa chienne Scarlett, Paula sombre dans une angoissante obsession domestique. À travers son regard myope ou la fenêtre inexplicablement sale de son salon, elle contemple l'immeuble voisin brûler et un secret ressurgir. Par une langue obsessionnelle et hirsute, Décolorer sa fille scande une vie réglée comme une liste de course qui glisse vers une inquiétante étrangeté. Dans une tension diffuse et une ambiance irrespirable, ce roman explore la filiation féminine, la charge domestique intériorisée et dissèque ce que la précarité fait aux femmes. « L'écriture la plus intéressante que j'ai vue depuis longtemps. [...] Soixante-huit premiers romans et une révélation : retenez bien son nom, elle s'appelle Lucie Bérard. » Olivia de Lamberterie, Télématin, « Charnel, obsessionnel, incandescent. » Alice Develey, Le Figaro Littéraire « Une quête d'émancipation particulièrement réussie. » Fanny Imbert, France Inter « L'héroïne de Lucie Bérard s'émancipe dans un premier roman poignant. [...] Et nous là-dedans ? Touchés au coeur. » Arnaud Cathrine, La Tribune du Dimanche « Le premier roman de Lucie Bérard est de ceux que l'on a envie de lire d'une traite. » Thomas Messias, Slate « C'est drôle, brutal, parfaitement ajusté. Bérard ne disserte pas sur l'héritage féminin : elle le fait sentir dans les cheveux, les muqueuses, les culottes, les placards, les produits ménagers. » Nicolas Gary, Actualitté « Un bijou de premier roman. » Incipit, Léonard Desbrieres « Un style captivant et magnétique. » Philippe Touron, Librairies Gallimard « L'écriture est hypnotisante. » Agathe Cèbe, Librairie La Belle Image « Inventif, obsédant, profond, bouleversant. » Sarah Gastel, Librairie Adrienne
" Si vous aimez les clowns de rodéo, la country, la pisse de mule, les pumas empaillés, les étendues désertiques, les flics ripoux, Notre-Dame-de-Guadalupe et les motels borgnes, alors vous êtes au bon endroit. "Un road trip aux Etats-Unis, à la rencontre des écrivains américainsDans sa librairie en Corse, Sébastien Bonifay a lu compulsivement une certaine littérature américaine, noire et rugueuse. En 2016, alors que Trump est sur le point d'être élu, il part aux États-Unis sur un coup de tête rencontrer les auteurs de son panthéon personnel. Des auteurs illustres ou inconnus qui racontent l'Amérique des marges, celles des oubliés et des perdants, que la littérature rend magnifiques. Contre toute attente, ils acceptent de le recevoir. Entre une virée chez James Ellory à Denver et une visite à Knockemstiff au côté de Donald Ray Pollock, Sébastien Bonifay s'interroge sur le sens que la littérature a donné à la vie de ces écrivains et le pouvoir de leur prose à rendre compte de l'altérité.
211 milliards C'est le montant des aides publiques versées aux entreprises en France, en 2023, sans transparence ni contrepartie ni évaluation. Cela correspond à deux fois et demie le budget de l'Éducation nationale, et onze fois celui de la Santé - 211 milliards attribués sans obligation d'aucune sorte, ni sociale ni environnementale. Ce chiffre a été établi par une commission d'enquête sénatoriale sur la base de six mois de recherche, d'analyse et d'audition de près de la moitié des patrons du CAC 40, peu habitués à rendre des comptes aux citoyens ou à leurs représentants élus. C'est inédit. Le rapporteur de la commission, Fabien Gay, raconte les coulisses de ce travail de fourmi qui a permis d'établir un état des lieux précis, jusqu'alors inexistant, des aides publiques aux entreprises. Le jeune sénateur livre ici son expérience de l'exercice du débat démocratique et de la lutte politique au service de celles et ceux qui sont les créateurs de richesses : c'est maintenant que le combat commence.
De la découverte de l’or des Amériques aux crises financières modernes, L’Argent de John Kenneth Galbraith démythifie avec brio l’histoire monétaire.
Si la recherche avance parfois au rythme patient des années, le quotidien des chercheurs peut soudainement être bousculé par des situations exceptionnelles. Que se passe-t-il lorsqu'un mail ou un coup de téléphone les mobilise dans l'urgence ? Pour le découvrir, partez en première ligne et parcourez des terrains d'investigations ou de réflexion uniques. Du pont d'un navire océanographique dans l'océan Indien aux salles de crises interministérielles, de fouilles archéologiques au coeur de la Moselle aux laboratoires de la station scientifique sur l'archipel Crozet, des chercheurs mobilisent leurs connaissances, déploient des équipements de pointe, développement des approchent innovantes, et vous livrent leurs récits en situation de crise. Séismes inattendus, maladies d'origine inconnue, pollutions oubliées... à travers 10 récits d'enquête accessibles à un large public, cet ouvrage vous plonge dans des aventures humaines qui mêlent technicité scientifique, engagement et émotion. Un recueil qui s'adresse aussi bien aux futurs chercheurs qu'aux passionnés de science ou aux adeptes d'enquêtes en tous genres. Découvrez l'ouvrage avec un 11(sup)e(/sup) récit inédit ! Dans (em)Baignade à haut risque(/em), parcourez les rivières corses avec Jérôme Boissier pour comprendre l'émergence inattendue en France de la bilharziose, une maladie tropicale... Cette enquête est disponible en accès ouvert sur https://doi.org/10.5281/zenodo.21509775
Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l'année 2026. En cours de traduction dans plus d'une vingtaine de langues, C'était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l'Odyssée de Jonas Dorléon. Après l'embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n'emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d'abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d'histoire franchit les frontières tantôt à bord d'un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l'espoir d'atteindre le Canada et le peu de famille qu'il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l'ICE et d'une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Avec la trajectoire de Jonas, c'est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu'universel, ce roman raconte les migrations au présent - non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l'horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d'humour et de poésie, une langue d'exil qui s'apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Porté par un souffle narratif irrésistible, C'était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps.
Le cadavre de Jake Crow Dog est repêché dans le Mississippi. La police de Minneapolis, qui ne fait pas grand cas de la mort d'un Indien, classe le dossier. Mais pour ses enfants, Winona et Duane, il ne fait aucun doute qu'il n'est pas tombé à l'eau tout seul. En remontant la piste de leur père jusque dans les réserves lakota, où ils n'ont jamais mis les pieds, c'est leur histoire et celle des Indiens des plaines qu'ils vont découvrir. Et leur enquête va prendre des proportions insoupçonnées. S'ils savent que l'Histoire se répète, cette fois-ci Winona et Duane vont tout faire pour la changer. Quitte à demander de l'aide à un allié de choix : Wakan Tanka... La voix d'Ariane Brousse nous fait ressentir la passion et la rage qui animent l'écriture de Caryl Férey. "Du pur Férey grand cru." LH Le Magazine "Un polar nourri de mémoire et de résistance." Infrarouge "Une immersion et une intrigue haletantes au coeur d'une Histoire qui ne semble jamais close." 1 Le un des libraires Couverture : d'après photos © Photo12/Heritage Images/Heritage Art, Cavan Images et Robyn Osborne/Getty Images
Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un club de tennis à Deuil-la-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l'École en même temps que sa beauté. Jean est aussi un poète ivre d'aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au coeur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d'un lac, lors d'évasions à Pompéi et à Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d'un cours réussi. Entre réalité politique et mystère existentiel, la vie des profs est un roman. Loïc Corbery de la Comédie-Française arrive avec talent à se fondre dans la peau de Jean Deichel, mettant une voix sur ses rêveries, ses cours et surtout, son inattendu. "Le sujet de ce roman est de société, la langue, de la poésie, sublime. Sombre mais qui finit dans un éclat de vie." ELLE "Le roman dépasse largement le simple récit sur l'école pour interroger la solitude, le désir et la possibilité de trouver la "vraie vie" au coeur du quotidien." Benzine Couverture : d'après photo © Aziz Ary / Getty Images. © Yannick Haenel et Éditions Gallimard, 2026. Citation p. 192-193 : Marguerite Duras, L'Amant © 1984 by Les Éditions de Minuit.
24 juillet 1938. Une nuit sans lune. Les compagnies républicaines traversent en silence le fleuve et prennent position sur la rive sud, autour du village viticole de Castellets del Segre. La dernière grande bataille de la guerre civile espagnole - la bataille de l'Èbre - va commencer. Près de deux cent mille soldats vont se disputer chaque colline, chaque route et chaque ferme dans des combats féroces et sanglants, où l'on joue sa vie à tout moment. D'un côté, les brigades internationales, le bataillon Ostrovski et les jeunes appelés de l'année vingt, les Biberons ; de l'autre, les légionnaires, les traditionalistes catholiques du Tercio de Montserrat et les soldats musulmans du quatorzième tabor. Ligne de feu met en scène dix jours de cette bataille décisive qui fera basculer l'histoire et scellera à jamais le destin de personnages inoubliables : Patricia Monzón, la militante communiste ; Julián Panizo, le dynamiteur murcien ; le sous-lieutenant Santiago Pardeiro ; le monarchiste catalan Oriol Les Forques ; Selimán al-Barudi, le caporal du tabor ; sans oublier les journalistes étrangers Phil Tabb et Vivian Szerman, ni le photographe Chim Langer. Arturo Pérez-Reverte raconte leurs combats et leur sort, à la fois en grand maître du roman historique et en grand correspondant de guerre, au plus près des événements. Avec Ligne de feu, il nous offre l'expérience d'une immersion saisissante dans un conflit dont les ondes de choc n'ont pas fini de traverser notre présent. "Le grand roman sur la guerre civile espagnole." La Vanguardia "Un grand roman sur la guerre et ce qu'elle fait aux hommes." Benzine "La guerre civile espagnole comme on ne nous l'avait jamais racontée." Publishers Weekly "Le récit épique du meilleur romancier espagnol." El Mundo
« Chaque nouveau roman de Louise Erdrich est un événement littéraire, et son dernier en date poursuit l'une des séries de succès les plus remarquables de la littérature américaine. » The Guardian
Et si le mythe des Beatles cachait un secret inimaginable ? Michel Bussi nous ouvre les coulisses du groupe le plus légendaire du rock, dans un suspense jubilatoire.John, Paul, George, Ringo : ils étaient quatre. Enfin, c'est ce qu'on a toujours voulu vous faire croire...Lonely McKenzie, jeune musicienne de Liverpool, trouve dans la maison de ses grands-parents, rue Penny Lane, une partition griffonnée du premier tube des Beatles.A-t-elle découvert un secret aussi précieux que la couronne d'Angleterre ?Un secret que tentera de lui arracher Smoky Slug, journaliste spécialisé dans le rock, vieux limier misogyne qui n'a jamais cru au mythe des Fab Four.Car Smoky le sait : pendant les années de folie du groupe, les Beatles ont été entourés de morts, presque toujours violentes, souvent inexpliquées...Une galerie savoureuse d'enquêteurs, dont un espion du MI5 et le Premier ministre himself, vont tenter l'impossible pour faire toute la lumière sur le mystère le mieux gardé de l'histoire du rock.Jusqu'au twist (and shout) final.Maître dans l'illusion et l'art de la manipulation, Michel Bussiest l'un des auteurs préférés des Français, et le plus adaptéà la télévision et en bande dessinée.
« Paola était comme ça. Elle était entière. Elle voulait toujours que tout soit vrai, les rapports humains, les discussions, les rencontres, les projets dans lesquels elle s'engageait. Elle ne supportait pas les faux-semblants, les demi-mesures. Elle était d'un bloc. Elle disait les mots ont de la valeur. Les actes ont de la valeur. Elle voulait qu'il y ait de l'enjeu. C'est dans l'inconfort qu'on se découvre, elle disait. C'est dans l'inconfort qu'on grandit. » Aux abords d'un lac de haute montagne, à la lisière d'une réserve interdite aux humains, un groupe de chercheurs s'affaire. Parmi eux, une photographe aperçoit sur un des versants quelque chose qui échappe au regard de tous les autres. Les signes étranges s'accumulent, un corps est retrouvé. La photographe décide de rester là-haut, seule. Quelques mois plus tard, c'est elle qui, à son tour, disparaît. Avec ce roman tout en tension, Sylvain Prudhomme approfondit plusieurs thèmes qui lui sont chers : le désir d'intensité, l'appel du sauvage, le rêve d'une vie vraie.
« Il y a le corps physique de la maladie, celui dont tu parviens à définir les contours. Il se situe à l'intérieur du tien, se meut au gré des symptômes, des douleurs. C'est tantôt une surface plane, une lame qui te traverse de part en part au niveau de l'estomac, tantôt un vide circulaire ou un orbe pulsant. Il y a la fatigue physique, cet insupportable brouillard mental qui te met à distance de tout. Et puis il y a l'aura de la maladie, la façon dont elle s'étend au-delà de toi, modifie le monde tel que tu le perçois. » En 2023, Jean-Baptiste Del Amo se rend au musée du Prado, à Madrid, pour revoir les Peintures noires de Francisco de Goya. Il passe ensuite une nuit à l'ermitage San Antonio de la Florida dont la coupole a été décorée par le peintre et où se trouve sa sépulture. À travers le récit d'une journée et d'une nuit, en miroir de l'oeuvre de Goya, il revisite l'expérience de la maladie et explore la manière dont elle a bouleversé son rapport au corps, au temps, à l'écriture et à la réalité.
1543. Un marin portugais échoue au Japon, sur l'île de Tanegashima, provoquant un premier contact entre deux cultures qui s'ignorent totalement. Entre émerveillement et incompréhension, Fernando va rencontrer l'altérité et tenter d'apaiser ses démons. Les villageois qui l'ont recueilli, des enfants au samouraï en passant par la danseuse prêtresse, des brigands ou un vieux pêcheur, vont pour leur part voir leurs certitudes et leur quotidien grandement bousculés... Une même histoire explorée tour à tour des points de vue occidental et oriental par Cyril Pedrosa (Portugal) et Taiyô Matsumoto (Amer béton) dans Nanbanjin, un album tête-bêche événement. Un sublime et impactant choc esthétique, plein d'aventures et de poésie, répondant par la forme au sujet exploré. Un voyage que vous n'oublierez pas !
Demi-Lune, Lassdeg, Tac-Tac et les autres : le grand retour de David Lopez, dans la lignée directe de , prix du Livre Inter 2018.
Le 30 janvier 1933, l'Allemagne bascule dans l'inconnu. Nul ne sait comment les nazis - installés au pouvoir alors qu'ils ne l'espéraient plus - vont gouverner et nul n'a anticipé le carnage institutionnel qu'ils provoqueront. La droite, obnubilée par la montée en puissance des communistes, veut protéger les intérêts économiques, fiscaux et sociaux des élites patrimoniales et mettre fin à la démocratie. Elle mise sur la violence nazie pour frapper aussi bien les opposants politiques, les syndicalistes, que les immigrés, les Juifs et tous les ' indésirables ' qu'elle abhorre. Mais les Allemands sont réticents, comme le montrent l'échec spectaculaire du syndicat nazi aux élections professionnelles et celui du boycott antisémite du 1er avril 1933. La "prise de pouvoir" a duré six mois, jusqu'au 14 juillet 1933, date du dernier conseil des ministres avant les vacances estivales. Elle a été rendue possible par la bascule de plusieurs groupes élitaires qui ont oeuvré en faveur des nazis : l'armée, l'Église catholique, les médias libéraux qui tentent d'amadouer le monstre, la magistrature et la haute fonction publique, tandis que le patronat, le clergé protestant et les grands propriétaires agricoles avaient déjà fait leur choix - celui du pire pour le peuple allemand.
On fait partie d'une grande famille. On sait qu'on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l'été dans notre maison à la montagne. On trouve que c'est normal. C'est chez nous, c'est à nous, c'est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s'appartient. On ne sait pas comment dire je, on n'en a pas besoin, puisqu'on est nous. Nous les enfants, les frères et soeurs, les cousins, les cousines, on partage tout, nos écoles, nos chambres, nos habits, nos repas, nos jeux, nos bains, nos lits. On est les membres indissociables du grand corps familial. On n'a jamais vécu dehors. On ne sait pas ce que c'est. On n'en est pas capables. On n'en a même pas envie. Et tout aurait dû continuer ainsi, dans un même immuable recommencement. Le jour où la façade s'est fissurée, on n'a pas compris. Ça n'aurait pas dû se produire, pas dans notre famille. Ce n'était pas possible que ça nous arrive, à nous aussi.
En trente ans, Amos et Emerson se sont bâti une existence que beaucoup leur envient. Leurs épouses sont proches, leurs filles adolescentes ont grandi ensemble, et leurs journées s'écoulent dans la langueur de vies new-yorkaises opulentes. Leur amitié semble immuable. Ce week-end, pourtant, quelque chose a changé. Alors qu'ils sont réunis pour célébrer les cinquante-deux ans d'Emerson dans sa maison de campagne, la fête laisse place à de vieilles rancoeurs. Lorsque les tensions éclatent, leur monde si soigneusement construit se brise en un acte de violence impensable, aux conséquences abyssales. Dans un style d'une exactitude infinie, Hal Ebbott pose un regard acéré sur la fragilité des liens, le mariage et les rapports de classe. Acclamé outre-Atlantique, Entre amis signe l'entrée en littérature d'un écrivain-né.
Milwaukee, début des années 1930, à quelques encablures de Chicago. Hicks McTaggart, ancien briseur de grève devenu détective privé, se voit confier une mission d'apparence routinière : retrouver l'héritière d'une grande fortune de l'industrie fromagère qui a fugué avec un clarinettiste de swing. Lassé des affaires conjugales, Hicks préférerait enquêter sur la retentissante explosion d'un camion d'alcool de contrebande au bord du lac Michigan, car la fin de la Prohibition approche et des heures sombres s'annoncent. Mais Hicks n'échappera pas à sa mission initiale, et le voilà embarqué sur un paquebot transatlantique, pour finalement atterrir en Hongrie, bien loin de son cher Milwaukee et des pistes de danse et de bowling qu'il affectionne tant. Bientôt le FBI s'en mêle, suivi par la mafia, les nazis, des agents soviétiques, le contre-espionnage britannique, des praticiens du paranormal ou encore des motards hors la loi... alors que Hicks ne cesse d'éprouver cette persistante impression qu'on le mène partout en bateau. Sur un tempo grisant, ponctué d'argot d'époque et de parodies musicales, Thomas Pynchon prend pour la première fois pour décor les États-Unis de l'ère du jazz et l'Europe de l'entre-deux-guerres, dans un monde qui s'apprête à basculer. Mission de l'ombre dynamite les codes du roman noir pour mieux nous confronter à la montée du fascisme dans nos sociétés et esquisser des lignes de fuite tous azimuts.
Hanoï, 2026. Entre les ruelles étouffantes et les souvenirs d’enfance, Line Papin revisite la capitale vietnamienne avec une intensité rare. Hanoï stories explore l’exil, la quête d’identité et la nostalgie d’une ville qui ne s’oublie pas.
Dans une petite ville d’Irlande, la famille Barnes voit son quotidien basculer sous le poids des secrets, des dettes et des non-dits. La Piqûre d’abeille de Paul Murray mêle humour noir et tragédie familiale pour un roman aussi drôle que déchirant.
Lima, 1992. Un meurtre atroce est commis dans un sous-sol. Tout accuse le réalisateur américain George Walker Bennett, fils d'un tortionnaire de la CIA qui a sévi pendant des années pour le compte des dictatures militaires au Pérou, en Bolivie, au Chili et au Paraguay. Bennett s'était pourtant juré de ne jamais marcher sur les traces de ce père monstrueux... C'est le point de départ d'une grande odyssée dans les méandres de l'histoire cachée de l'Amérique latine, des États-Unis et de l'Europe. Car l'origine de ce crime remonte à vingt-cinq ans, et il faudra encore autant d'années pour que son mobile soit élucidé. Ce voyage peuplé d'originaux et de poètes, d'espions érudits et d'exilés, de victimes et de bourreaux plonge George Walker Bennett dans la violence et la folie des autres autant que dans les siennes. Les pistes se multiplient dans cette intrigue foisonnante à la Borges, jusqu'à ce que les pièces du puzzle labyrinthique finissent par s'assembler. Mais ne sommes-nous pas encore pris dans un trompe-l'oeil ? Les Lieux souterrains est un livre fou et fascinant, tout en tension et en mélancolie, où se mêlent aventure, quête d'identité, énigmes, horreur et amour. Un nouveau chef-d'oeuvre total de la littérature latino-américaine du xxie siècle - dans la lignée de 2666, de Roberto Bolaño - qui rappelle qu'il y a du jeu dans la littérature, dans ce qu'elle peut tenter et dire de l'histoire mondiale d'hier et d'aujourd'hui.
"Je ne pouvais pas continuer à trahir Christine Schwartz plus longtemps, ça suffisait, et à vivre soi-disant protégée par ce nom de Angot. À quel prix ? Quel prix j'allais encore payer pour passer pour une autre, et me croire avec la majorité, à l'abri, sous la protection paternelle d'une famille classique, bourgeoise et dominante."
« Le ministre de l'Intérieur est heureux de constater que tout le monde s'entend : la capitale doit être débarrassée des chiens errants. Sur la nécessité d'agir, il n'y a pas l'ombre d'un désaccord. La question qui les divise est celle de la méthode. » Constantinople, 1910. Le médecin français Paul Remlinger, formé au laboratoire de Louis Pasteur à Paris, dirige l'institut antirabique de la ville. Quand le directeur du Département municipal de l'hygiène publique lui propose de participer à un projet de « décanisation », soit l'extermination de cent mille chiens, il y voit, malgré ses réticences éthiques, l'occasion d'apporter sa contribution à la recherche médicale et au progrès. Mais à quel prix ? Dans ce premier roman saisissant, David Djaïz raconte un événement méconnu de l'Histoire, qui fut le laboratoire des pires drames du xxe siècle.
Naples et la Campanie sont dominées par la criminalité organisée - la camorra - sur fond de guerre entre clans rivaux et de trafics en tout genre : contrefaçon, armes, drogues et déchets toxiques. C'est ainsi que le Système, comme le désignent ses affiliés, accroît ses profits, conforte sa toute-puissance et se pose en avant-garde criminelle de l'économie mondialisée. Roberto Saviano, au péril de sa vie, a choisi l'écriture pour mener son combat contre la camorra. Il met au jour les structures économiques et territoriales de cette mafia surpuissante.
Nourrie de témoignages, d’archives et d’écrits divers et variés, cette exploration vibrante du parcours de James Baldwin, géant subversif des lettres et des idées, se lit comme un roman et nous plonge dans la vie fascinante du grand écrivain noir américain. Dès les années 1940, Baldwin s’affranchit des contraintes raciales, familiales et religieuses de son enfance à Harlem et, au gré de rencontres amicales décisives, parvient à embrasser sa vocation littéraire et accepter son homosexualité dans une Amérique marquée par l’intolérance et le racisme. Installé à Greenwich Village, puis à Paris et Istanbul, où il devient à chaque fois un personnage emblématique de la bohème artistique (parmi ses fréquentations : Richard Wright, Maya Angelou, Marlon Brando, Elia Kazan, Truman Capote…), Baldwin approfondit sa pensée dans des romans (souvent nourris de ses amours compliqués, tel La Chambre de Giovanni), des pièces de théâtre et de nombreux essais politiques : une œuvre riche et complexe grâce à laquelle il conquiert une liberté révolutionnaire pour son temps et rencontre un large succès public. Son engagement le conduit également dans le Sud ségrégationniste (où il côtoie notamment Martin Luther King Jr.). Baldwin devient par la suite une voix centrale de la lutte pour les droits civiques, dénonçant avec force le racisme systémique et la violence sociale, comme en témoignent son essai La Prochaine fois le feu ou sa pièce Blues pour l’homme blanc. Jusqu’à sa mort en 1987, à Saint-Paul-de-Vence, Baldwin incarne une figure avant-gardiste, humaniste et visionnaire dont l’œuvre transcende les frontières de la littérature, de la politique et de l’identité. Docteur de l’université de Columbia, spécialisé dans la littérature afro-américaine et les études queer, Nicholas Boggs est écrivain-chercheur. Il a consacré une grande partie de ses recherches à la fréquentation de la vie et l’œuvre de Baldwin.
En quelques années, le monde a connu une mutation profonde, qu'incarne aujourd'hui la politique de Donald Trump. La brutalisation diplomatique, l'insécurité géopolitique et les attaques contre le libre-échange ont rebattu les cartes d'un ordre anciennement fondé sur la coopération entre les pays. L'économie est désormais mobilisée comme un instrument de puissance, dans un contexte où domine la loi du plus fort. Face à ces bouleversements, la France et l'Europe, qui accusent des retards stratégiques importants, courent le risque d'un déclassement technologique, économique et d'une dépendance accrue. Comment l'éviter ? Comment empêcher qu'elles deviennent de simples variables d'ajustement dans la rivalité entre les États-Unis et la Chine ? Dans cet essai, le prix Nobel d'économie Jean Tirole et Karine Van der Straeten livrent leur analyse de la situation et les solutions pour en sortir. Selon eux, la France et l'Europe ne sont pas condamnées au déclin, mais elles sont condamnées à faire des choix forts. C'est à ce prix qu'elles pourront préserver leur modèle économique, social et démocratique. Co-édition Albin Michel-PUF
Anicet et Calixte ont grandi ensemble dans une petite vallée de la Guadeloupe. L'un écoute, observe, recueille les secrets du quartier ; l'autre n'a cure des histoires, chante, provoque et attire les regards. Anicet est un ' mako ', celui qui aime s'occuper des affaires d'autrui ; autour de lui, les ' taties ' commentent, protègent et transmettent la mémoire du pays. Sur leur rocher, sous l'ombre du kapokier - un arbre également appelé fromager aux Antilles, auquel on prête des pouvoirs maléfiques -, les deux garçons se jurent sans le dire une fidélité absolue. Mais les fils héritent aussi de ce que les pères ont caché. À mesure qu'Anicet découvre son passé familial, son amitié avec Calixte prend une dimension nouvelle, comme si leurs vies rejouaient une histoire commencée avant eux. Porté par une langue ample, drôle et musicale traversée de mots créoles qui lui donnent sa chair et son rythme, Les fils du kapokier fait vibrer une Guadeloupe intime, moderne et puissamment romanesque.
À 23 ans, Boris Bergmann ose la rencontre avec un père inconnu, psychiatre, qu’il n’a jamais vu. Minotaure est le récit bouleversant d’une quête identitaire, entre désir de vérité et peur de l’abandon.
Journal d'amitié magnifique, d'Emmelene Landon est le récit, par-delà le traumatisme et l'amputation, d'une célébration du vivant. Un texte formidable et envoûtant.
Rentrée littéraire 2026 - Après La Face nord (prix des Deux-Magots 2024), le nouveau roman de Jean-Pierre Montal. Un road-trip dans la France des petites routes et des villages, où il sera question de l'amour pour la lecture, de rencontres inattendues... et de la possibilité de recommencer sa vie." Aucune histoire ne devrait débuter de cette façon ", se dit Cécile Blain, cinquante-six ans, en jetant un ultime regard sur son appartement vide. Après un divorce, elle s'apprête à déménager le dernier vestige de sa vie passée : sa bibliothèque.Pourtant, sur le trajet, elle change subitement de plan et décide de disperser peu à peu le contenu de ses cartons dans toutes les boîtes à livres qu'elle croisera en chemin. Une façon d'essayer de tourner la page mais aussi de se remémorer la place primordiale que la littérature a occupée dans sa vie et dans son couple... C'est le début d'un road-trip sur les petites routes de France qui sera propice à des rencontres inattendues, drôles ou, parfois, troublantes.D'une plume à la fois précise et attentive, Jean-Pierre Montal décrit les jeux de miroir - et de hasard - qui nous unissent secrètement aux livres que nous aimons. Et si c'était entre les lignes de ces correspondances fugitives que se cachait, finalement, la clé de nos désirs et de nos hésitations ?
Par une soirée festive dans le petit monde barcelonais de l'art, Vidal retrouve Violet, la fiancée éternelle de son maître d'écriture et ami Altobelli, qui lui a légué son imposante bibliothèque. Au cours d'une joute verbale aussi ardente que décalée, il lui expose les conseils de son mentor pour constituer un Canon intempestif dans une pièce sombre, parce que "sans les ombres, les livres qui nous plaisent tant ne seraient rien". Ce canon sera composé de fragments inspirés non par des oeuvres consacrées mais par des désirs refoulés, des silences, des renoncements. Et elle, grisée par l'alcool et un ressentiment ancien, s'obstine à ne voir en lui qu'un des androïdes aux souvenirs implantés qui se sont reproduits à travers la ville. À mesure que la nuit s'étire, l'identité de Vidal vacille. Un roman des plus facétieux, dans la lignée du célèbre Bartleby, où l'auteur fait rimer plus que jamais le mystère d'écrire avec celui de vivre.