Eugène Delacroix
Eugène Delacroix
«La production littéraire d'Eugène Delacroix se compose de trois éléments: ses articles parus de son vivant dans divers périodiques, ses notes éparses sur des albums, carnets et feuilles volantes, et sa correspondance. Tous ces écrits ont été publiés. Mais, tandis que les notes, rassemblées sous le titre de "Journal d'Eugène Delacroix", et les lettres, étaient livrées au grand public, les articles originaux ne bénéficiaient pas de ce privilège et restaient enfouis et oubliés dans un volume publié deux ans après la mort du maître par Piron, l'un de ses intimes. C'est ce dernier livre que nous exhumons aujourd'hui en y apportant quelques additions. Le livre comprend deux parties: 1° Les "Doctrines", écrits théoriques publiés par Delacroix et formant un corps de doctrines où la pensée du maître se révèle sous une forme moins pénétrante et familière, mais peut-être plus cohérente, que dans son "Journal". 2° Les "Impressions et méditations", composée des notes, réflexions et projets de toute sorte jetés au hasard par Delacroix sur ses carnets, complément indispensable à la première partie si l'on veut entrer plus profondément dans sa pensée.» - Élie Faure (Extrait de la préface).
Entre George Sand et Eugène Delacroix, une correspondance où l’art, l’amitié et la passion se mêlent avec une rare intensité.
Le 3 septembre 1822, jour anniversaire de la disparition de sa mère, Eugène Delacroix (1798-1863) commence à tenir un Journal, qu'il nourrira presque quotidiennement jusqu'à sa mort. Il y reporte ses comptes, note ses rencontres, précise ses projets de tableaux... La rédaction de ces "brimborions écrits à la volée " s' interrompt entre 1824 et 1846. Delacroix ne destine pas ses notes à la publication ; il rêve pourtant d'en extraire les meilleurs passages et de mettre en forme les réflexions qu'elles contiennent (sur l'art, sur la musique, sur l'écriture, sur la vie, sur la politique, sur la nature). Ces Pages choisies, à la manière d'un herbier, du "fagot de botaniste " (20 mai 1853) composent peut-être l'anthologie qu'il souhaitait donner.
Au fil de ces trois écrits, Eugène Delacroix, encore adolescent, met en scène de très jeunes gens, Victoria, Alfred et un jeune narrateur sans nom, tous trois orphelins, comme il l'était lui-même. Les embûches et injustices auxquelles les héros sont confrontés, la jalousie de leur entourage sont autant de reflets des sentiments de l'auteur. Artiste majeur du XIXe siècle, Eugène Delacroix dit avoir hésité, jeune homme, entre la carrière de peintre et celle d'écrivain. Plume remarquable, dont les qualités d'expression étaient servies par une culture classique profonde, sensible à l'esprit des Lumières et au théâtre de Shakespeare, il possédait un sens aigu de la composition et de la narration. Ces deux nouvelles et cette pièce de théâtre, - dont les manuscrits sont conservés au musée national Eugène-Delacroix - permettent de découvrir un Delacroix à l'aube de sa vie d'adulte dont les écrits gardent la trace d'une naïveté et d'une liberté de l'ébauche, en correspondance avec son style pictural.
Au fil de ces trois écrits, Eugène Delacroix, encore adolescent, met en scène de très jeunes gens, Victoria, Alfred et un jeune narrateur sans nom, tous trois orphelins, comme il l'était lui-même. Les embûches et injustices auxquelles les héros sont confrontés, la jalousie de leur entourage sont autant de reflets des sentiments de l'auteur. Artiste majeur du XIXe siècle, Eugène Delacroix dit avoir hésité, jeune homme, entre la carrière de peintre et celle d'écrivain. Plume remarquable, dont les qualités d'expression étaient servies par une culture classique profonde, sensible à l'esprit des Lumières et au théâtre de Shakespeare, il possédait un sens aigu de la composition et de la narration. Ces deux nouvelles et cette pièce de théâtre, - dont les manuscrits sont conservés au musée national Eugène-Delacroix - permettent de découvrir un Delacroix à l'aube de sa vie d'adulte dont les écrits gardent la trace d'une naïveté et d'une liberté de l'ébauche, en correspondance avec son style pictural.