Histoire de France
Histoire de France
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Un ouvrage ambitieux, érudit et fort agréable à lire. Lire Magazine Le Pays miraculeux fouille avec originalité les ressorts qui font de la France un pays unique. L'Express Un livre passionnant et impressionnant. Marianne COMMENT LA FRANCE EST DEVENUE LA FRANCE Peut-on encore écrire une histoire de France qui surprend, qui change le regard, qui donne le sentiment de redécouvrir ce que l'on croyait connaître ? Peut-on encore parler de nation et d'identité historique sans sombrer dans un provincialisme ou un chauvinisme étriqués ? Oui, Baptiste Touverey en apporte la preuve avec un souffle enchanteur, en secouant les clichés et en renouvelant la compréhension de faits et d'événements dont la portée avait été mal appréciée. Nos ancêtres les Gaulois ? Non, nos ancêtres les Romains. Le moment fondateur de la France : Hugues Capet ? Non, la conquête de la Normandie en 1204 par Philippe Auguste et son petit royaume d'Île-de-France. Une nation imposée par un État ? Non, d'abord un empire accidentel. Et dans ce creuset, la formation d'une mentalité commune destinée à traverser les siècles : l'esprit chevaleresque mariant le sentiment de l'honneur avec nos valeurs profondes de liberté et d'égalité. Première puissance européenne pendant plus d'un millénaire, puis patrie de l'art de vivre, de la culture et de la démocratie, la France, désormais convaincue de son déclin, en oublierait-elle les miracles qui ont fait l'originalité de son histoire et nourri son rayonnement universel ?
1104 pages, 100 spécialistes, une synthèse inédite : voici la nouvelle référence pour comprendre la France, de Vercingétorix aux Jeux Olympiques de 2024. Un ouvrage monumental qui revisite notre passé avec rigueur et modernité, loin des polémiques.
En 2013 était lancée la ligne des « Histoires personnelles de France » avec l’ouvrage de Bruno Dumézil, Des Gaulois aux Carolingiens. L’ambition affichée est alors de donner carte blanche à un panel de spécialistes, un par période, pour constituer une histoire de France non seulement la plus juste scientifiquement, mais aussi la plus abordable. Les sept volumes de la collection ont été ici réunis, formant un récit vivant et d’une cohérence impeccable. De cette continuité entre les récits de chacun ressort clairement qu’il n’existe qu’une histoire de France, complexe et articulée, faite de mouvements plutôt que de moments, dont les contours sont connus et admis ; seuls les angles d’approche varient, et c’est dans cette subjectivité que réside la force de l’ensemble coordonné par Claude Gauvard.
Et si tout ce que vous croyiez savoir sur l’histoire de France était faux ? Une autre histoire de France démêle 35 idées reçues, du Moyen Âge à Napoléon, pour révéler un passé bien plus surprenant que les manuels scolaires.
Faites le tour de la planète sans quitter la France ! Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la France ne se limite pas à sa métropole et à ses DOM bien connus : un examen attentif des cartes révèle des extensions inattendues du territoire national. Sans léser personne, sans opprimer aucun peuple autochtone, notre beau pays conserve, à l'insu de tous, un petit empire, discret, clandestin, surprenant. L'archipel des Chesterfield, les îlots contestés de Hunter et Matthew, les domaines français de Sainte-Hélène, l'île basque de Floreana, l'introuvable île des Démons ou le mystérieux récif Ernest-Legouvé... Visitez ces terres françaises oubliées de tous !
De la Préhistoire à l’ère numérique, voici l’histoire économique et sociale de la France comme on ne vous l’a jamais racontée.
1789 : la Déclaration des droits de l’homme fait trembler les colonies. Comment les idéaux révolutionnaires ont-ils bouleversé l’ordre esclavagiste et inspiré les révoltes de Saint-Domingue à la Guadeloupe ?
La laïcité, pilier de la République française, est bien plus qu’un principe constitutionnel : c’est une aventure historique mouvementée, née de la « guerre des deux France ».
De Lutèce à la métropole mondiale, Paris a façonné l’histoire de France. 20 siècles de pouvoir, de culture et de transformations en 128 pages percutantes. Un incontournable pour comprendre la capitale sous tous ses angles !
Comment la laïcité française a-t-elle triomphé malgré les résistances ? 1882-1905, ou la laïcité victorieuse retrace l’histoire méconnue des lois Ferry et de 1905.
Découvrez le destin exceptionnel d’Aliénor d’Aquitaine, reine de France puis d’Angleterre, mère de Richard Cœur de Lion et figure majeure du XIIe siècle.
Mars 2026 : la Revue des Deux Mondes explore les défis de notre époque, du labyrinthe comme symbole de nos tourments intérieurs à l’analyse du djihad par le marché.
La Commune, objet « chaud », a longtemps divisé les historiens. Elle a eu sa légende noire, sitôt après l'événement, celle de la révolte sauvage des « barbares et bandits ». Elle a aussi eu sa légende rouge : toutes les révolutions et les insurrections socialistes du XXe siècle se sont dites filles de l'insurrection parisienne de 1871. Cette légende a pu se révéler redoutablement déformante mais, à présent, une histoire apaisée de la Commune de Paris est devenue possible. Replacé dans l'ensemble plus large d'une France provinciale, l'événement - ces soixante-treize journées de la révolution parisienne achevée dans une répression sanglante - n'en devient pas pour autant un objet froid.
Et si la France était toujours, secrètement, un royaume ? À travers des entretiens avec des intellectuels et des acteurs politiques, Marin de Viry explore la persistance de l’idée monarchique dans l’imaginaire français, bien au-delà de la Révolution.
Nouvelle édition préfacée par Laurence de Cock. L'identité nationale fait l'objet de vives controverses. Sur quelle vision de l'histoire doit-elle reposer ? Celle d'une France gauloise continuée par les rois, accomplie définitivement avec la République ? Ou celle d'une France métissée, faite de diversités culturelles et ethniques, ouverte sur l'avenir ? Pour repenser l'histoire de France, il faut d'abord décortiquer à travers les anciens manuels scolaires le schéma du « roman national » de la Troisième République. Ce récit linéaire et continu d'une France pré-incarnée dans la Gaule légitime, en occultant victimes et vaincus, les pouvoirs et les conquêtes qui ont non seulement créé la France mais encore la « plus grande France », c'est-à-dire un empire colonial. Les recherches portant sur l'histoire de Vichy, la colonisation et l'immigration de la guerre d'Algérie, tout comme les débats autour des lois mémorielles, ont provoqué d'incontestables avancées. Mais ont-ils vraiment révisé le mythe hérité de l'avant-dernier siècle ou n'en ont-ils égratigné que quelques pans ? Cette nouvelle édition du Mythe national s'attache, en s'appuyant sur la rigueur du travail historique, à revisiter le passé pour donner sens à une France aux multiples racines, membre de l'Union européenne, morceau de la planète et segment de l'histoire humaine.
Qui a inventé la désobéissance civile ? Quel est le rapport entre Hegel et Napoléon ? Comment s'est terminée la quête de révolution permanent de Trotski ? Bourdieu participa-t-il vraiment aux grèves de 1955 ? Politikon nous propose une plongée dans l'histoire politique à travers 49 événements, anecdotes et personnes célèbres ou oubliés, mais incontournables pour comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
Quelle est donc cette « tyrannie » dont les artisans du Directoire, après Thermidor, voulaient débarrasser la France ? À en croire Boissy d'Anglas, qui rédige la Constitution de l'an III, c'est celle des assemblées primaires, livrées au suffrage universel, où le peuple est « constamment délibérant ». Étrange « dictature », remarquent Yannick Bosc et Marc Belissa, que celle qui favorise la délibération des citoyens, organise l'opposition et autorise les insurrections... À l'encontre du récit qui fait de la période du Directoire celle du « retour à la normale », les auteurs de ce livre y voient surtout la répression des éléments les plus subversifs de la Révolution : où les Droits de l'homme, rangés au placard des principes abstraits, s'effacent devant le droit des propriétaires ; où l'on décapite l'opposition dans le procès de Babeuf et des « Égaux » ; où l'on confisque la souveraineté populaire dans la confidence des assemblées censitaires ; où les intrigues - et l'armée - demeurent les seuls instruments de régulation politique. Longtemps boudé par l'historiographie, le Directoire méritait réexamen. Plus qu'une parenthèse entre la Révolution et le Premier Empire, il a été le laboratoire d'une forme de modernité politique, « celle de la république élitiste, parlementaire et colonialiste », dont la formule perdure encore : une république sans démocratie.
L'affaire Dreyfus a fini depuis longtemps de diviser le pays, les salons et jusqu'aux familles. L'innocence du capitaine Dreyfus ne souffre pas discussion. En revanche, l'Affaire elle-même, par son ampleur et ses conséquences, est devenue un objet d'histoire plus que jamais vivant. De l'accusation d'espionnage à la réhabilitation de Dreyfus, c'est cette histoire que Pierre Miquel raconte, décrivant, à travers elle, l'antisémitisme de la France de la fin du XIXe siècle, le pouvoir de la presse, la naissance de la figure de l'intellectuel et le triomphe (tardif) de l'opinion sur les forces traditionnelles que sont le Parlement, le gouvernement, la justice et l'armée.
Le négationnisme affirme que les Juifs ont inventé leur génocide afin de culpabiliser l'Occident et de permettre la création de l'État d'Israël. Cette nouvelle forme d'antisémitisme ne se contente pas de nier la réalité historique. Elle l'inverse. Dédouanant Vichy et le nazisme de leurs crimes, elle accuse les Juifs d'être de criminels « mystificateurs ». Le négationnisme réactualise ainsi le mythe du « complot juif international ». Ce discours, apparu en France en 1948, est diffusé à une plus large échelle par l'essor d'Internet depuis le début du XXIe siècle. Valérie Igounet en retrace l'histoire et en explore les multiples avatars, jusqu'aux plus récents, revenant sur les itinéraires de certains idéologues de ce qui n'est rien de moins qu'une propagande politique.
De Jacques Cartier à Irène Frachon, en passant par Anne de Bretagne et Jo Velly, voici 20 portraits qui ont façonné l’âme bretonne.
La Provence historique dont traite cet ouvrage, grossièrement comprise entre le cours du Rhône inférieur, le bassin de la Durance, le Var et la Méditerranée, est apparue comme comté de Provence au XIIe siècle. Elle a connu d'incessants changements d'appellation comme de frontières, mais a su rester une terre d'exception. Aujourd'hui, par rapport à la Provence historique du « Roy René », des Bourbons et des historiens, la Provence officielle de nos institutions, la région « PACA », est sensiblement plus étendue, et la Provence sentimentale des amateurs de Frédéric Mistral, plus réduite. Quant à la Provence du néorégionalisme, elle tend à se dissoudre dans un Midi occitan considérablement plus vaste...
La République démocratique, en France, garantit la liberté d'expression. Est-ce à dire que la censure n'y a plus cours ? N'existerait-elle pas sous de nouvelles formes ? Et si oui, quelle influence a-t-elle sur la société ? Les censeurs ont toujours été attentifs aux moyens de diffusion des idées. Du XVIe au XVIIIe siècle, le contrôle de la parole affecta particulièrement l'édition. Il s'est porté ensuite, au XIXe, sur la presse et le théâtre. Puis ce fut au tour des médias audiovisuels d'être dans le viseur. Aujourd'hui, les autorités se préoccupent surtout des publications sur Internet... Laurent Martin décrit l'histoire et le fonctionnement des appareils de contrôle culturel en France, leurs logiques et leurs acteurs, analysant les effets et contre-effets de ce contrôle sur la vie culturelle.
L'aventure napoléonienne n'a pas été qu'une épopée militaire. Ces quinze années de règne ont connu des bouleversements économiques et sociaux souvent omis au profit de l'Empereur, de ses campagnes, de ses soldats. Qui de mieux que Thierry Lentz pour renouveler une fois encore l'histoire du Consulat et de l'Empire ? Fruit de plusieurs années de recherche accomplies sous sa direction par les meilleurs historiens et économistes, voici une relecture du gouvernement de Napoléon Bonaparte : de l'interventionnisme présupposé au libéralisme revendiqué, de la production au commerce, de la terre à la mer, du long au moyen terme, de la guerre à la paix, de la banque de France au blocus continental, du coût et des bénéfices des victoires et des défaites, etc. Une analyste financière a même évalué le « risque souverain » de la France en 1806, à la manière dont procéderaient aujourd'hui les agences de notations. Les conclusions révèlent une accélération de la modernité à l'aune de ce qu'elle est aussi : une révolution économique, industrielle et sociale. La France de Napoléon ne se résume pas à un homme, mais concerne aussi une société dans son ensemble : en voici le récit inédit et fascinant.
Les Histoires de Bretagne ne manquent pas mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, elle s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent. De nouvelles figures émergent alors, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles, ainsi que de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Sans jargon, d'un rythme de lecture facile, ce livre s'adresse au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien.
Du départ à Londres des pêcheurs de l'île de Sein jusqu'à la libération du territoire, la complexe histoire de la Résistance reste, aujourd'hui encore, une page essentielle à notre conscience nationale. Dans l'ombre de la collaboration officielle au régime nazi, elle recèle des actes d'héroïsme admirables et les pires trahisons, mais aussi quantité d'aveuglements en tous genres. Elle a été l'objet de mille détournements comme des occultations les plus scandaleuses. Qui étaient les résistants ? À quels mobiles obéissaient-ils ? Comment ont-ils su, ou non, concilier leurs profondes divergences ? De Londres à Alger, des maquis aux réseaux secrets, que s'est-il réellement passé ?
En 1609, dans la région de Bayonne, les confins du royaume de France avaient la réputation d'être une terre de sorcières. Aussi, à la demande du parlement de Bordeaux, Henri IV créa-t-il une Commission royale munie des pleins pouvoirs pour expurger la région de ses sorcières et, accessoirement, de ses sorciers. Car la sorcellerie était une affaire de femmes ! Le juge de Lancre, conseiller au parlement de Bordeaux et dont les origines doivent être cherchées dans le Pays Basque va sévir sans faiblesse contre la sorcellerie, tant il est convaincu que le Diable, avec la permission de Dieu, s'efforce de subvertir la chrétienté. Il s'attaque, avec les moyens de l'époque, dont la torture judiciaire, aux sorcières qui sont dénoncées. Ce qui entraîne le retour des pêcheurs qui revenaient, les bateaux chargés de morue, ou qui se livraient à la chasse à la baleine jusqu'aux jusqu'à la limite des eaux de l'Arctique. Dès lors de Lancre, prudent, change de proie et poursuit les membres du clergé eux-mêmes malgré la protection de leur évêque. Mais comme des incendies ont détruit les archives qui font état des procès, nous restons dans l'expectative. Quel fut le poids réel de la répression exercée par Pierre de Lancre ? Quelques chiffes sûrs mais aussi des incertitudes...
« Une sorte de procession sortait de l'obscurité et cheminait vers nous. Émouvant cortège d'hommes, où les pères précédaient les fils, et les fils les petits-fils et les arrière-petits fils, jusqu'à la treizième génération. L'Écriture sainte était dépassée. Ils n'étaient pas quatre, ni cinq, ni six, mais treize, de fils en fils... ce miracle capétien. Hugues Capet et ses successeurs, les bâtisseurs de royaume. Pas toujours célèbres. Peut-être pas toujours très brillants... Parfois fondus dans l'ordre de la succession et ne tranchant guère par leurs exploits individuels... le contraire de l'aventurier romantique. Ceux que Jacques Bainville a appelés « L'honorable Maison capétienne ». Ils étaient une maison. Un royaume serait donc d'abord une maison. La Maison de France, comme il y a aussi la Maison d'Autriche... Et puis il n'y en a pas tant d'autres. » À ce mystérieux colloque des morts, les Rois de France ont convié l'auteur et sa petite-fille Zélie. À la clarté des torches et de la lumière spirituelle, ils lient avec eux une conversation pleine de douceur. Ils n'ont jamais abandonné leur royaume. Ils veillent sur lui. Rien de ce que nous traversons ne leur est étranger. Avec une sagesse qui jamais ne pèse ou n'impose, les voici qui éclairent les enjeux des temps présents. Prouesse poétique et historique, La Nuit des Rois rend contemporaine la sagesse des temps passés. Jacques Trémolet de Villers, dans une veine inédite, renoue avec l'art de faire parler les Anciens qu'il avait si magistralement illustré dans En terrasse avec Cicéron.
Joanne, Reclus : deux noms oubliés de nos jours malgré leur célébrité pendant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe. Qui étaient-ils ? Adolphe Joanne dirigea la collection de guides de voyage (les guides Joanne) édités par Librairie Hachette, qui devinrent les guides Bleus en 1919. Élisée Reclus fut le collaborateur de Joanne, avant de prendre son envol. Les deux hommes étaient animés par la même passion pour les Pyrénées : c'est ainsi que naquit l'Introduction au guide des Pyrénées, publiée pour la première fois en 1858. Ce premier texte initia la carrière de géographe de Reclus, auteur célèbre de la Nouvelle Géographie Universelle. Son travail fut rendu possible grâce au soutien indéfectible de la Librairie Hachette qui possédait un département de géographie, dirigé d'abord par Louis Vivien de Saint-Martin puis Franz Schrader. L'éditeur diffusa très largement les connaissances de son époque à travers des récits et des guides de voyage, des atlas, des dictionnaires géographiques et bien sûr des livres scolaires.
De l'invention de l'écriture à la révolution numérique, l'ambitieuse synthèse de Yann Sordet, richement documentée et illustrée, retrace, des origines à nos jours, les grandes étapes et révolutions de l'histoire du livre, de sa production, circulation, réception et économie, mais aussi de ses usages, formes et mutations majeures - expansion du codex au début de l'ère chrétienne, mise au point de la typographie en Europe au XVe siècle, invention des périodiques au début du XVIIe, engagement de la librairie dans la société de consommation et mondialisation du marché de l'édition depuis le XIXe, dématérialisation des procédés au XXe siècle... Cette vaste enquête embrasse ainsi l'ensemble de la production écrite, quelles que soient sa vocation - pédagogie, combat, culte, information -, et ses formes - succès de librairie parfois planétaires, almanachs, publications éphémères et imprimés du quotidien -, tout en interrogeant une ambiguïté fondatrice : à la fois objet et produit manufacturé, le livre est aussi un bien symbolique, une oeuvre à la valeur identitaire forte. Elle porte enfin une grande attention à la diversité des acteurs de cette histoire générale du livre et de l'édition : auteurs, législateurs, copistes, artistes enlumineurs ou graveurs, imprimeurs-libraires puis éditeurs..., mais aussi lecteurs, collectionneurs, bibliothécaires..., et à leurs interactions.
Découvrez les origines de la royauté en France, de l'ascension des Mérovingiens aux Carolingiens. Cette chronologie détaillée des Capétiens aux Valois et aux Bourbons, donne pour chaque roi son ascendance, sa date d'accession au trône et les évènements remarquables de son règne. Un ebook pratique et malin qui répondra rapidement à toutes vos questions sur ce sujet. Avec plus de 300 titres parus, la collection "Petit Guide" vous propose de découvrir l'essentiel des sujets les plus passionnants et répond à vos questions sur l'histoire, les sciences, la nature, les religions, la santé, la cuisine, les langues et bien d'autres domaines ! Également disponible en numérique : - L'histoire de France - Le corps humain - Se soigner par les plantes - Les mathématiques - L'anglais (L'essentiel) - L'espagnol (L'essentiel) - Homéopathie - Les 12 signes du zodiaque - La grammaire - La Première Guerre mondiale - La beauté au quotidien - Ces aliments qui font maigrir - Remèdes anciens et beaucoup d'autres !
Comment un bout de tissu peut-il convaincre tant d'hommes de mourir ? Saisissant un moment-clé de l'histoire européenne (1870-1945), Odile Roynette dresse la biographie d'un drapeau, cet objet sensible, et nous convie à comprendre ce que signifie le porter, le protéger, le capturer et le patrimonialiser. Le 6 août 1870, à Woerth-Froeschwiller en Alsace, un drapeau d'infanterie français, celui du 36 de ligne, est divisé au terme d'une des plus sanglantes batailles de la guerre franco-allemande. Les Bavarois récupèrent une partie de cet artefact l'aigle et la cravate tandis que les Français parviennent à sauver la soie tricolore. Symbole de la patrie et du régiment, cet objet, entouré d'un culte dans l'armée et dans la nation françaises, est l'héritier d'une longue tradition vexillaire. L'histoire du combat pour ce drapeau, matériellement une extraordinaire loque, durera jusqu'en 1945. Pour restituer son histoire, Odile Roynette croise les récits des contemporains, français comme allemands, et consigne surtout les désirs suscités par cette relique de part et d'autre de la frontière, nous menant ainsi au coeur d'imaginaires nationaux longtemps antagonistes. D'un drapeau, haché par les conflits, la diplomatie, le passage du temps et l'atermoiement des politiques, c'est toute une part de l'histoire européenne qui se dessine, pour ne pas dire celle qui vient.
Entre la fin du XVIIIe et le début du XXe siècle la chaine pyrénéenne devient l'un des lieux d'élaboration et d'expérimentation de nouvelles pratiques de la montagne. Guidées par la conquête des sommets, leur description littéraire et la connaissance scientifique un nouveau public la fréquente et la fait connaître. Qui sont les pyrénéistes qui ont décrit et arpenté le massif ? Quelles furent leurs motivations, leur vie quotidienne, leurs principales réalisations individuelles et collectives ? Au-delà de leurs faits d'armes et de leurs grandes ascensions, comment ont-ils construit par leur écriture, leur engagement institutionnel et leurs aménagements touristiques ou scientifiques de la montagne une forme de spécificité ? En mêlant une approche sociologique et un travail sur leurs écrits, cette « petite histoire » cherche à articuler les parcours de ces pyrénéistes, la manière avec laquelle ils ont peu à peu structuré leur activité et fait groupe, avec des dynamiques plus larges comme la mise en tourisme de l'espace pyrénéen ou l'histoire de l'alpinisme européen. Elle vise à mieux comprendre les pyrénéistes et leurs milieux vulgarisateur.