Géographie
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Et si la Terre nous parlait autrement ? Géographie des mondes à venir propose un dialogue inédit entre Augustin Berque et Damien Deville, où la justice spatiale et l’écologie se repensent à travers nos milieux de vie.
Démêlez le vrai du faux sur l’aménagement du territoire avec En finir avec les idées fausses de Martin Vanier.
Hiroshima et Fukushima sont deux lieux intimement marqués par le nucléaire, deux lieux emblématiques aussi de la relation singulière du Japon au nucléaire, qu'il soit militaire ou civil. Si les deux événements - la bombe de 1945, l'accident de 2011 - sont connus de tous, ils ont rarement été rapprochés dans une même analyse. C'est ce que propose ici Philippe Pelletier, dans une perspective géohistorique originale. S'appuyant sur de nombreuses sources japonaises, l'auteur retrace les dynamiques à l'oeuvre au Japon depuis les années 1930, en relation avec les États-Unis. Il démontre ainsi que c'est bien à la persistance d'un « village nucléaire » où se côtoient depuis près d'un siècle les mêmes cercles politiques, industriels, scientifiques et militaires que l'on doit le développement d'un électronucléaire civil forcément lié à la question de la guerre et du nucléaire militaire.
À travers douze nouvelles et une narration atypique qui permet la lecture à plusieurs niveaux, Biodiversité:no(s) futur(s) nous invite à retracer l'incroyable trajectoire des vivants et à enrichir nos imaginaires sur la Nature ainsi que sur notre manière d'habiter le monde. Fondées sur des constats scientifiques authentiques se mêlant à la fiction pour les ancrer dans le réel, écrites par des auteur.es travaillant dans le domaine de la recherche sur la biodiversité, ces nouvelles nous appellent à changer nos visions du monde. Elles sont autant d'alertes pour une prise de conscience collective et massive et pour un changement transformateur de nos habitudes de vie afin de renouer des liens avec le reste des vivants, pour cesser de détruire notre maison commune. Le lecteur suit Sécotine Fluet de sa naissance à 2050, en explorant les relations entre l'humanité et la biodiversité. Des sauts dans le temps, à rebours et dans le futur retracent ces trajectoires utopiques ou dystopiques. Ce livre est la première oeuvre collective portée par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB). À PROPOS DU COLLECTIF La Fondation pour la recherche sur la biodiversité est une fondation de coopération scientifique, créée en 2008 par les Ministères de la Recherche, de l'Écologie ainsi que par les principaux organismes de recherche publique français travaillant sur le sujet. Elle a pour mission d'accroître et de transmettre les connaissances sur la biodiversité
Cet atlas offre un panorama complet du Proche-Orient ancien, depuis les prémices de la sédentarisation, il y a plus de 20 000 ans, jusqu'au tournant de notre ère. Il rassemble à la fois des cartes synthétiques permettant de suivre l'évolution culturelle et politique du Proche-Orient dans la durée, mais également des cartes plus focalisées sur une région précise ou plus thématiques. Toutes les cartes, entièrement nouvelles, prennent en compte les dernières avancées de la recherche et offrent l'état le plus à jour possible des axes d'étude explorés dans la région. Ont été ajoutés un certain nombre de plans de villes, principales capitales et cités plus modestes à la morphologie caractéristique d'une région ou d'une période. Chaque carte est accompagnée d'un court texte qui expose le contexte culturel ou politique et explicite les choix cartographiques, les limites des connaissances ou les avancées de la recherche durant les vingt dernières années. S'y ajoutent un choix de références bibliographiques parmi les plus à jour pour chaque contribution, un index des noms propres et des noms de peuples ainsi qu'un index géographique très complet recensant les noms modernes et anciens des sites ainsi que leurs différentes variantes.
L'ouvrage propose une pluralité d'analyses autour de cinq grandes thématiques : Engagements géographiques, Liberté - en cage ou en gage ? - des géographes, Processus d'engagement avec le terrain, Méthodes et pratiques engagées et Engagements pédagogiques.Il met ainsi en évidence les voix d'une géographie polyphonique, qui tisse des liens et qui s'empare de la complexité du travail et de la réflexion en commun.Il est issu des Rencontres du Comité national français de géographie, où la responsabilité scientifique et la bienveillance nourrissent une géographie conviviale.
Qu'est-ce que le capitalisme? Cette question, l'histoire la pose chaque fois que ce système entre en crise, étalantau grand jour ses absurdités. Pour y répondre, il faut en comprendre les origines. Voilà ce que propose Ellen Meiksins Wood dans cet ouvrage initialement paru en 2009. Personne ne niera que le capitalisme a permis à l'humanité d'accomplir des avancées notables sur le plan matériel. Mais il est devenu aujourd'hui manifeste que les lois du marché ne pourront faire prospérer le capital qu'au prix d'une détérioration des conditions de vie d'une multitude d'individus et d'une dégradation de l'environnement partout dans le monde. Il importe donc plus que jamais de savoir que le capitalisme n'est pas la conséquence inévitable des échanges commerciaux et marchands que l'on retrouve dans presque toutes les sociétés humaines. Le capitalisme a une histoire très singulière et un lieu de naissance bien précis: les campagnes anglaises du XVIIe siècle. En rappelant cette origine, essentiellement politique, l'auteure propose une définition limpide des mécanismes et des contraintes qui font la spécificité du capitalisme.
Cette géographie des loisirs nocturnes à Beyrouth nous emmène au-delà du cliché des nuits enflammées et sans fin de la capitale libanaise, pour analyser les espaces de sociabilités festives, les pratiques des acteurs qui produisent et fréquentent cet univers au quotidien, et les représentations qui lui sont associées. Dans cet ouvrage, Marie Bonte croise les problématiques liées aux usages ludiques de la nuit avec les questions que posent les héritages complexes des conflits, notamment de la guerre civile libanaise. Ce faisant, elle montre comment les pratiques liées à l'alcool, la drague, la danse, constituent des manières de produire et de se réapproprier l'espace urbain, mais aussi d'énoncer un possible vivre-ensemble au-delà des assignations identitaires que le conflit a imposées et matérialisées dans la ville. Au coeur des problématiques de la géographie sociale, culturelle et politique, et intégrant des éléments de marketing territorial, l'ouvrage revisite les questions urbaines au Proche-Orient et de gestion du post-conflit.
Résultat d'une enquête de terrain exceptionnelle menée de 2015 à 2024, ce livre constitue une ethnographie multisituée de la mécanique de rue. Pratiquée dans les quartiers populaires tant en Afrique qu'en Europe, cette activité de réparation informelle permet aux populations paupérisées de conserver le plus longtemps possible une voiture indispensable à leurs mobilités. Elle met par ailleurs à l'épreuve les bailleurs sociaux et les acteurs de la gestion urbaine.Sébastien Jacquot et Marie Morelle nous donnent ici à découvrir et à comprendre le parcours des mécaniciens qui travaillent dans un quartier en renouvellement urbain de la Plaine Saint-Denis, dont ils ont longuement partagé le quotidien. Venus jusqu'en France chercher une vie meilleure, la plupart sont ivoiriens. Pour saisir au mieux leur histoire, les auteurs ont également enquêté dans le quartier d'Abobo à Abidjan, connu pour ses casses et ses ateliers de mécanique, dont ces hommes sont en grande partie originaires.Les très belles photographies de Camille Millerand documentent cette recherche, en France comme en Côte d'Ivoire.
Géographe, pédagogue, écrivain et théoricien anarchiste, Élisée Reclus fait aujourd'hui l'objet d'un nouvel engouement. Parmi ses nombreux ouvrages, Histoire d'un ruisseau (1869) et Histoire d'une montagne (1890) ont un statut un peu à part, à la fois traités géographiques à destination des plus jeunes et véritables oeuvres littéraires. À travers le portrait, réel ou imaginaire, de la nature qui l'entoure et dont il est partie prenante, Reclus invite l'être humain à s'intéresser à son milieu de vie. Par un phénomène de divulgation scientifique, plus que de vulgarisation, il permet au lecteur d'accéder à un monde souvent inconnu de lui, mais essentiel à sa propre sauvegarde. Car, selon lui, seules la connaissance et la maîtrise de leur milieu peuvent conduire les êtres vivants, quels qu'ils soient, à s'émanciper. À travers l'étude de ces deux oeuvres, mais aussi du contexte historique, éditorial et esthétique de leur production, Benoît Bodlet tente d'identifier et d'analyser les procédés littéraires qui permettent à Élisée Reclus de dénoncer les formes spatiales du pouvoir et la dimension géographique de l'injustice afin de faire émerger un nouvel espace politique.
De 2006 à 2009, Boris Lebeau travaille dans différentes collectivités territoriales d'Île-de-France comme aménageur-urbaniste. Il est aux premières loges pour observer les directions envisagées, les discours prononcés et les programmes finalement mis en oeuvre sur le terrain. De cette expérience, il tire aujourd'hui une réflexion sur le conflit existant entre cadrage idéologique et réalité concrète. Un conflit qu'il retrouvera par la suite en tant qu'enseignant-chercheur au sein d'une université francilienne. Dans cet essai, l'auteur cherche ainsi à démontrer comment les idéologies, qu'elles soient revendiquées, conscientes ou intériorisées, possèdent un vigoureux pouvoir normatif et influencent tous les échelons du pouvoir décisionnel, notamment en matière d'aménagement du territoire. Ce faisant, il s'adresse autant aux professionnels en poste qu'aux chercheurs et aux étudiants en urbanisme.
Grâce aux ouvrages de David Harvey, Mike Davis ou même Henri Lefebvre, on connaît aujourd'hui la géographie radicale ou critique née dans le contexte des luttes politiques des années 1960 aux États-Unis et qui a, comme le disait Harvey, donné à Marx « la dimension spatiale qui lui manquait ». Dans ce livre, Simon Springer enjoint aux géographes critiques de se radicaliser davantage et appelle à la création d'une géographie insurrectionnelle qui reconnaisse l'aspect kaléidoscopique des espaces et son potentiel émancipateur, révélé à la fin du xixe siècle par Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, notamment. L'histoire de l'humanité est une longue suite d'expériences dans et avec l'espace ; or aujourd'hui, la stase qui est imposée à ces mouvements vitaux, principalement par les frontières, menace notre survie. Face au désastre climatique et humain qui nous guette, il est indispensable de revoir les relations que nous entretenons avec le monde et une géographie rebelle comme celle que défend Springer nous libérerait du carcan de l'attentisme. Il faut se défaire une bonne fois pour toutes des géographies hiérarchiques qui nous enchaînent à l'étatisme, au capitalisme, à la discrimination et à l'impérialisme. « La géographie doit devenir belle, se vouer entièrement à l'émancipation. »
L'Anthropocène désigne l'époque où l'être humain s'est imposé comme une force géologique à part entière, apte à remodeler durablement les dynamiques profondes de la Terre. Bien que la Commission internationale de stratigraphie ait refusé, en 2024, d'entériner officiellement le concept, dont les premières intuitions apparaissent au XIXe siècle, il s'est largement diffusé dans les sciences humaines et sociales. Ce concept prend appui sur un faisceau d'observations difficiles à ignorer - changements climatiques, extinction massive des espèces et pollution généralisée. Autant de signaux qui nous conduisent à repenser les récits collectifs liant nature et culture. Face aux limites de la notion d'Anthropocène, certains chercheurs proposent des cadres autres, tels le Capitalocène ou le Plantationocène, afin de mieux rendre compte des enjeux économiques, sociaux ou historiques inhérents à cette nouvelle époque. Malgré ces propositions concurrentes, l'Anthropocène demeure un outil critique puissant pour imaginer de nouvelles manières d'habiter le monde.
Au XIIIe et au XIVe siècle, trois géographes arabes ont consacré une part de leurs dictionnaires aux territoires africains. Les villes, les montagnes, les fleuves et les mers y sont décrits au lecteur de façon très vivante, fournissant quantité de détails historiques, géographiques ou économiques, un nombre important de realia, des poèmes surprenants et tant de savoureuses anecdotes qui accroissaient l'horizon des lecteurs contemporains tout comme elles élargissent aujourd'hui le nôtre. Ces textes révèlent une société ouverte sur les mondes lointains. Les articles regroupés ici concernent le Maghreb, la Libye, l'Afrique occidentale et orientale, mais pas l'Égypte qui a déjà été traitée ailleurs. Ce vaste corpus, comptant plus de 800 articles, a été réuni jadis par Jacques Thiry (Université libre de Bruxelles) qui avait entrepris de l'étudier avant son décès en 2012. Il a été revu et abondamment commenté par deux de ses anciens étudiants pour lui rendre un chaleureux hommage.Ce volume permet de relire les grands épisodes de l'histoire du Maghreb et de découvrir de nombreuses précisions ethnographiques. Le lecteur y voyage de Fès au fleuve Niger, d'Alger au pays des Zang et jusqu'à la fameuse île de Waqwaq où l'or abonde à ce point que les habitants s'en servent pour fabriquer les chaînes de leurs chiens et les colliers de leurs singes.Cet ouvrage s'adresse aux africanistes, aux spécialistes du monde musulman, aux historiens médiévistes et à un vaste public curieux.
Vous utilisez QGIS ou ArcGIS au quotidien. Vous avez déjà un peu testé ChatGPT ou un outil similaire. Et vous vous posez la question : est-ce que ça peut vraiment vous aider dans votre métier - ou juste le fragiliser ? Géomaticien de formation et consultant auprès de professionnels SIG depuis près de dix ans, Emmanuel Ndofunsu répond à cette question - et vous montre comment tirer parti de ces outils sans tomber dans les écueils techniques ou éthiques. Il part d'un constat simple : dans les métiers de la géomatique, le temps manque non pas parce que les analyses sont trop complexes, mais parce qu'une grande partie du travail est absorbée par des tâches périphériques - structurer des données, rédiger des livrables, décortiquer un PLU avant une étude, tenir une veille, documenter. C'est précisément là que l'IA générative, bien utilisée, peut faire une différence réelle. Vous y trouverez les bases pour comprendre ce que font vraiment les modèles de langage (LLM) - et surtout ce qu'ils ne font pas. Des méthodes concrètes pour formuler des demandes efficaces et reproductibles. Un cadre professionnel pour intégrer ces outils sans sacrifier la sécurité des données ni la qualité des résultats. Et des cas d'usage directement issus du terrain : analyser un règlement d'urbanisme, interroger un projet QGIS en langage naturel, vectoriser des parcelles forestières, automatiser une veille cartographique avec Zapier ou n8n. Aucune ligne de code n'est requise. Le livre s'adresse aux géomaticiens, techniciens SIG, urbanistes et agents de collectivités - pas aux développeurs. Il ne promet pas que l'IA générative va révolutionner votre métier. Il montre comment, utilisée avec méthode, elle peut vous décharger de ce qui vous prend du temps sans vous apporter de valeur - et vous laisser plus disponible pour ce qui fait la vraie valeur de votre expertise : l'analyse spatiale et la compréhension des territoires. Le géomaticien augmenté, pas remplacé. Sommaire : PARTIE I : Comprendre les bases techniques et conceptuelles Partir du bon pied 1. Qu'est-ce que l'IA générative ? 2. Qu'est-ce que l'automatisation ? 3. La place de l'IA et de l'automatisation dans un workflow SIG 4 Terminologie utile 5. Méthodes de prompt PARTIE II : Utiliser l'IA générative dans le cadre professionnel Prendre mesure des conséquences 6. Quelques précautions à prendre 7. Choisir le bon outil pour son contexte 8. Panorama par familles d'usage des outils d'IA générative appliqués aux SIG 9. Et la GeoIA ? 10. Bonnes pratiques pour limiter les risques PARTIE III : Cas d'usage de l'IA générative Au vu du quotidien géomatique 11. Aide à la rédaction 12. Aide à la structuration des données 13. Aide à l'analyse de documents et de territoires 14. Quand l'IA est intégrée aux outils SIG PARTIE IV : Automatiser ses tâches SIG avec Zapier ou n8n Se libérer du temps 15. Prise en main de Zapier 16. Prise en main de n8n 17. Créer une veille cartographique automatisée 18. Combiner IA générative et automatisation
Construit comme un récit de voyage, ce livre explore les mouvements psychiques mobilisés par notre rapport à la terre, à l'espace et à la géographie. L'auteure s'appuie sur ce que l'écriture de Freud nous révèle de son transfert géographique, notamment dans ses correspondances rédigées au cours de ses voyages. De là
Depuis plusieurs années, de plus en plus de villes rivalisent d'ingéniosité pour obtenir le titre de « Capitale européenne de la culture ». Ce label a en effet été synonyme d'un renouveau économique et d'une politique de régénération urbaine pour des villes comme Glasgow (1990), Lille (2004) ou Liverpool (2008). En s'appuyant sur le cas singulier de Matera, ville moyenne d'Italie méridionale doublement labellisée (patrimoine mondial de l'Unesco en 1993 et Capitale européenne de la culture en 2019), cette étude entraîne le lecteur dans les coulisses du processus de labellisation. L'arrière-scène est ici analysée sous un triple aspect : les jeux d'acteurs, les représentations urbaines et les projets de transformation de la ville. Animée par l'envie de « suivre à la trace » les interactions et les jeux de pouvoir à l'oeuvre dans ce processus de labellisation, Marina Rotolo propose une approche originale permettant de dépasser les études déjà parues sur le sujet, traditionnellement axées sur l'évaluation des impacts du label culturel. Cet ouvrage richement illustré convoque plusieurs disciplines (architecture, histoire urbaine, anthropologie) et mobilise des sources inédites et variées. Dans une ère définie par la compétition internationale et une concurrence accrue entre les villes, où les métropoles dominent, il questionne plus globalement les effets de la labellisation sur la fabrique urbaine des villes moyennes, à l'image de Bourges, récemment désignée Capitale européenne de la culture 2028.
La pandémie de covid-19 et les mesures de confinement en mars 2020 ont été perçues comme des événements sans précédent. Qu'en est-il de leurs effets sur les rapports de genre et les violences dans le couple ? Cet ouvrage propose une géographie sociale et féministe des rapports de genre, des violences conjugales et de l'accompagnement des victimes. À partir d'une enquête menée sur la période mars 2020-mars 2021, il montre que les inégalités habituellement constatées entre femmes et hommes ont été renforcées par la crise et que les politiques étatiques de restriction des mobilités ont pu entrer en résonance avec les logiques de contrôle spatial des auteurs de violence. En outre, si la pandémie a été l'occasion d'une accélération dans la mise en oeuvre de mesures de lutte contre les violences, elle n'a pas constitué de rupture dans l'histoire de l'action publique. En ce sens, la crise sanitaire fonctionne comme un miroir grossissant des dynamiques et des tendances peu perceptibles d'ordinaire. Elle démontre l'importance cruciale de l'espace que les mois de confinement ont rendu impossible à ignorer.
La chute du mur de Berlin a fait miroiter un monde où tous les murs tomberaient, mais jamais l'humanité n'en a érigés autant qu'aujourd'hui. Dans un reportage de terrain vivant et sensible, Un monde enclavé nous amène à la rencontre des femmes et des hommes qui vivent à l'ombre du béton armé. Du Sahara occidental, à la clôture qui sépare un quartier riche d'un quartier pauvre dans la ville de Montréal, en passant par Ceuta et Melilla, Chypre, le Bangladesh, la Palestine, l'Irlande et le Mexique, Marcello Di Cintio donne à voir l'étendue des ravages causés par la construction d'enclaves. Qu'elles soient hérissées de barbelés ou faites de ciment et de pierres, ces barrières échouent généralement dans leurs prétentions sécuritaires, et nourrissent la peur et la haine. Mais paradoxalement, comme le montrent ceux et celles qui ont le courage de les surmonter et l'imagination pour les transformer, les murs inspirent aussi leur propre subversion.
L'ouvrage propose une réflexion critique à la fois sur la géographie et sur la région caribéenne comme elle a trop souvent été enseignée et décrite. Pour ce faire, cet espace est appréhendé à la fois dans sa globalité et dans le détail, au travers de nombreuses études de terrain menées par l'auteur durant les dix dernières années (Suriname, Haïti, Cuba, etc.). Le géographe Romain Cruse rejette ici d'emblée le mythe de la neutralité en sciences humaines, qui amène trop de chercheurs à décrire le monde qu'ils étudient du point de vue des classes moyennes occidentales. Fort des années passées dans les quartiers pauvres et les villages de pêcheurs de Trinidad, de la Dominique ou encore de la Jamaïque, il choisit volontairement d'adopter le regard des classes populaires caribéennes - regard à la fois inspiré des observations sur le terrain et fondé sur un travail de recherche minutieux dans les bibliothèques universitaires de la région. La Caraïbe ainsi décrite n'est donc ni un éden touristique, ni un modèle de libre-échange, ni une région de forte croissance économique. On découvre plutôt des sociétés profondément divisées selon des clivages ethniques et sociaux hérités du colonialisme, des bidonvilles abandonnés derrière des décors de carte postale, la manipulation des masses par les élites locales et les investisseurs étrangers, et un regard différent sur la condition caribéenne contemporaine. Une condition qui se nourrit d'un environnement particulier, d'une histoire singulière et de traits démographiques propres tels que la créolisation et le pluralisme.
Avant ou après ses nombreuses pérégrinations à travers le vaste monde, Claude Vautrin revient immanquablement dans ces lieux qui, tout à la fois, le charment et le façonnent. C'est dans les Vosges qu'il redevient lui-même. Le texte qu'il nous offre ici, outre les descriptions qui lui tiennent à coeur, est empreint de toute une belle énergie émanant d'une région splendide que se partagent plaines, collines et montagnes.
Ce livre s'engage à offrir des réponses novatrices aux questions soulevées par les enjeux du paysage dans le cadre des projets d'aménagement du territoire. Il vise à théoriser les interrelations entre les concepts de projet et leur impact sur le paysage. L'ouvrage repose sur les interventions présentées lors du colloque international de 2021, intitulé « Le Paysage en projet : entre ruptures, continuités, flexibilités ». En lien avec le programme Hubert Curien CEDRE (PHC-AAP 2019), qui implique des établissements d'enseignement supérieur et des organismes de recherche au Liban et en France, il a permis de développer des échanges scientifiques dans un contexte international riche, axé sur les paysages et les enjeux sociétaux qui leur sont associés. Ainsi, ce livre se positionne comme une ressource précieuse pour ceux qui s'intéressent aux dynamiques complexes entre le projet et le paysage, tout en invitant à une réflexion approfondie sur les défis contemporains liés à l'aménagement du territoire.
Un guide essentiel pour améliorer la lisibilité, la précision et l'esthétisme de vos cartes grâce au logiciel libre de dessin vectoriel Inkscape. Accessible et pratique, ce manuel est l'outil indispensable pour tous ceux qui souhaitent découvrir ou approfondir l'art de la cartographie tout en exploitant les capacités du logiciel libre Inkscape. Organisé en cinq parties, il commence par une présentation des fonctionnalités d'Inkscape utiles aux cartographes, puis explique comment importer et enrichir des fonds de cartes depuis les plateformes Graticule et D-Maps. Il explore ensuite la création de cartes thématiques personnalisées avec Khartis et Inkscape à partir notamment de données CSV, puis montre comment améliorer la qualité des cartes produites avec QGIS. Enfin, une dernière section introduit quelques fonctions complémentaires plus poussées d'Inkscape, qui vous aideront à améliorer le rendu de vos cartes. La force de cet ouvrage réside dans son double objectif. D'une part, il vise à transmettre des bases solides pour maîtriser Inkscape en tant qu'outil de création cartographique, d'autre part, il offre une réflexion plus large sur la cartographie elle-même, en tant que produit d'un processus de sélection, de hiérarchisation et de représentation des données : en cartographie, rien n'est laissé au hasard ! Chaque partie est accompagnée d'ateliers pratiques, permettant de mettre en application les compétences acquises et de réaliser pas à pas des cartes de qualité professionnelle. « La carte doit être lisible, précise et harmonieuse » - Blanche Lambert « Loin d'être un manuel technique froid et peu accessible, cet ouvrage a été réalisé avec passion. Avec une passion pour la cartographie, bien sûr, mais aussi pour la géopolitique et pour l'analyse du monde contemporain. » - Pierre Verluise, Docteur en géopolitique, fondateur de Diploweb Niveau : Tout public Sommaire : PRÉLIMINAIRES 1. Pourquoi cartographier avec Inkscape ? 2. Quelques notions de cartographie 3. Représenter des données sur une carte PREMIERS PAS SUR INKSCAPE 4. Présentation de l'interface générale 5. La barre des commandes 6. La boîte à outils 7. Les panneaux 8. Fonctions utiles pour la carthographie 9. L'extension Carto : une pépite pour réaliser des cartes avec Inkscape 10. Pas à pas : créer un fond de carte de la Syrie pour se familiariser avec Inkscape IMPORTER UN FOND DE CARTE VIERGE SUR INKSCAPE 11. La cartothèque AB Pictoris : présentation et premier import 12. Pas à pas : créer une carte thématique sur l'OTAN à partir d'un fond de carte AB Pictoris 13. Graticule : présentation et premier import 14. Pas à pas : créer une carte thématique sur les BRICS à partir d'un fond de carte Graticule 15. D-Maps : présentation et premier import 16. Pas à pas : créer une carte des revendications chinoises en Mer de Chine méridionale COMBINER KHARTIS ET INKSCAPE 17. Présentation de Khartis 18. Créer une carte avec des symboles proportionnels 19. Autres types de visualisations et intégration de ses propres données CSV 20. Projeter une couche de points géolocalisés depuis un CSV avec Khartis 21. Combiner Khartis et Inkscape : améliorer le rendu d'un projet Khartis 22. Pas à pas : créer une carte thématique sur les principaux exportateurs d'armes dans le monde (2023) COMBINER QGIS ET INKSCAPE 23. Pourquoi combiner QGIS avec un logiciel de dessin vectoriel ? 24. Importer une carte réalisée avec QGIS 25. Améliorer le rendu d'une carte réalisée avec QGIS ALLER PLUS LOIN AVEC INKSCAPE 26. Ajouter un zoom avec un carton 27. Ajouter un encadré de localisation 28. Les principaux filtres à connaître 29. Le menu Chemin : divisez, scindez, fusionnez des polygones 30. Créer ses propres icônes ANNEXES
Créez et partagez sur vos sites web des cartes interactives personnalisées et affichez-y dynamiquement des données géospatiales à l'aide de la bibliothèque de cartographie open-source Leaflet.js. Apprenez à utiliser la bibliothèque JavaScript Leaflet tout en vous immergeant dans l'univers captivant de la cartographie. Leaflet est sans doute l'outil open-source le plus utilisé pour créer et afficher des cartes interactives dynamiques sur Internet. Léger et performant, il est présent sur de nombreux sites : OpenStreetMap, Flickr, Wikipédia, Foursquare... ou la RATP, pour ne citer qu'eux. Que ce soit pour créer des cartes interactives, localiser des lieux à proximité, suivre des itinéraires, visualiser des données chiffrées ou encore raconter des histoires à travers la géographie, le webmapping ouvre un champ infini de possibilités. Ce livre vous guide pas à pas dans l'apprentissage de Leaflet. Avec des exemples concrets et variés, vous apprendrez à afficher et concevoir des cartes dynamiques, à les enrichir et les personnaliser, à en extraire de l'information, ainsi qu'à récupérer et visualiser des données géolocalisées. Pour finir, vous verrez comment utiliser conjointement la bibliothèque avec des outils tiers, frameworks JavaScript, mais aussi WordPress, Python et R. Accessible aux débutants en Leaflet, ce livre nécessite toutefois quelques connaissances de base en JavaScript, HTML et CSS. Sommaire: 1. Introduction PRÉPARATION AU VOYAGE 2. Qu'est ce qu'une carte ? 3. Cartographie et web 4. Afficher une carte sur le web 5. Équipement et choix techniques GÉO LOCALISATION, REGARDER DU CÔTÉ DE CHEZ SOI 6. Une première carte 7. Marqueurs, popup 8. Cas pratique : carte interactive 9. Fonds de cartes 10. Dessiner sur la carte 11.Cas pratique : cartes narratives GÉO DÉCOUVERTES, OBTENIR LES INFORMATIONS D'UNE CARTE 12. Nous voulons des informations ! 13. Où suis-je ? 14. Géocodage 15. Créer un plugin Leaflet 16. Cas pratique : autour d'un point GÉO VISUALISATION, DONNER DU SENS À DES DONNÉES 17. Visualisation de données géospatiales 18. Récupérer et utiliser des données 19. Dessiner à partir des données 20. Représentation graphique des données 21. Cartes choroplèthes 22. Cartes thermiques/de densité 23. Cartes de regroupement (cluster) 24. Autres extensions 25. Cas pratique : désert médical ANNEXES, ALLER PLUS LOIN Leaflet et les frameworks JS Leaflet et Python Leaflet et R Leaflet et WordPress
De nombreux ouvrages grand public ont pointe, au cours des dernières années, la « deconnexion » des enfants d'avec la nature. Avec le premier confinement dû a la pandemie de Covid-19, les pedagogies de plein air ont fait l'objet d'une mediatisation renouvelee, faisant echo a une sensibilite croissante de nombreux·ses actrices et acteurs de l'education. C'est a cette actualite d'une ecole qui voudrait « sortir des murs », ainsi qu'à ses presupposes philosophiques, pedagogiques et politiques, que s'interesse ce numero. Comment les ecoles du dehors actuelles rencontrent-elles l'histoire longue des pedagogies du plein air ? Qui sont les acteurs et les réseaux qui promeuvent aujourd'hui l'education relative a l'environnement ? Concretement, que veut dire faire classe dehors : quels sont les espaces investis, avec quelles conséquences sur le fonctionnement des ecoles, et quels effets sur les publics enfants et enseignant·es concernés ? Comment, enfin, se rejouent les frontieres du dedans et du dehors, voire les frontieres mêmes de l'ecole, au sein de tels projets et pratiques ? Telles sont quelques-unes des questions abordées au sein de ce dossier résolument multidisciplinaire, à travers six articles ancrés dans plusieurs contextes nationaux. Le dossier comporte également deux témoignages et un entretien, permettant d'approfondir la dimension historique de « l'école dehors » et le sens que lui donnent les enseignant·es la mettant en oeuvre aujourd'hui.
Ce livre sans précédent approfondit les relations entre le climat et la formation des sols, l'interprétation des données climatiques en fonction des pratiques culturales ainsi que les liens complexes entre les sols, les engrais et les plantes. Tous les facteurs climatiques d'influence sur les sols et les pratiques culturales sont expliquées de même qu'aucun des facteurs de formation, de dégradation et de fertilité des sols n'est négligé. Devant le défi que doit relever l'agriculteur moderne de protéger l'environnement tout en assurant des rendements acceptables, l'auteur met en lumière l'importance de maîtriser d'excellentes connaissances sur les prévisions agrométéorologiques, le façonnement des sols arables, leur biologie, les comportements des fertilisants dans les sols selon la nature des sols et en regard des besoins des plantes. Par l'explication détaillée des phénomènes inhérents à la relation climat-sol-eau-plante, ce livre contribue à la compréhension profonde de ce qui se passe dans les sols agricoles et offre ainsi un cadre théorique et pratique aux mesures de conservation, de protection et d'amélioration du patrimoine agricole.
La nation est une promesse de réalisation et d'unité. Elle réunit, par cet engagement implicite, les citoyens vers un narcissisme collectif qui sert, dans la foulée des cultes et des idéologies, à repeindre de sens un ciel métaphysique que l'homme perçoit de plus en plus vide au-dessus de lui. Mais dans le même temps, la nation se révèle être l'un des périls de la démocratie, car sa nature cachée est de réduire le monde à une expression homogène et à une continuité excluant le mouvement et la contingence ; la nature de la nation est de correspondre à la velléité de l'homme, terrifié devant le chaos du monde, de vouloir se fondre dans la totalité rassurante au risque de ne plus évoluer. Le danger inhérent à la nation consiste à se perdre dans le passé, dans l'identité et de promouvoir une idée de la pureté qui, par essence, peut tout broyer sur son passage, et qui refuse de voir l'utilité instrumentale de la démocratie comme outil de gestion d'une société. Tel est le postulat proposé dans ce petit ouvrage : le nationalisme est un amour illusionnel, forgé par une blessure incurable. François De Smet est docteur en philosophie et collabore au Centre de Théorie politique de l'Université Libre de Bruxelles ainsi qu'au Centre Interdisciplinaire d'Études des Religions et de la Laïcité (CIERL). Ses domaines de prédilection sont la philosophie politique, l'histoire des idées et les enjeux contemporains. Il est l'auteur de Vers une laïcité dynamique, paru aux éditions de l'Académie royale de Belgique.
Ouvrage à caractère pédagogique, proposant une méthode de lecture du paysage agraire : prendre des repères pour une découverte visuelle systématique puis la compléter par une enquête. L'analyse du paysage rural d'une commune de Haute-Savoie apporte un exemple détaillé d'interprétation.
Résidant à proximité de cet endroit chargé de symboles, intellectuel sensible à la vie littéraire qui s'y est installée avec les figures incontournables de Romain Rolland ou de Max-Pol Fouchet, Jean Lacoste rend ici hommage à la colline de Vézelay, à son histoire et à la fascination qu'elle suscite. Les touristes ont remplacé les croisés en partance pour Jérusalem ou les pèlerins au départ vers Saint-Jacques de Compostelle, mais les lieux exercent toujours une forte attraction. Si la religion n'est plus ce qu'elle était, la spiritualité continue à y donner rendez-vous.
Dans un contexte de changements globaux, de transitions démographiques et climatiques, la problématique de la sécurité alimentaire dans les pays du sud reste un enjeu majeur. La situation de vulnérabilité des populations liée à la baisse de la disponibilité des ressources alimentaires et à la dégradation de l'environnement interroge la durabilité des modèles de production alimentaire. Les systèmes alimentaires offrent une entrée pour analyser de manière systémique les liens entre les acteurs et leurs activités, de la production, à l'agrégation, au transport, à la transformation, à la distribution, à la consommation de produits alimentaires (David Benz, 2022). Cet ouvrage explore la diversité des systèmes alimentaires selon des ancrages spatiaux différents, des échelles locale, nationale, urbaine (Fournier S et al., 2014), les registres de connaissances qui accompagnent ces systèmes alimentaires ainsi que leur prise en compte par les politiques publiques. Un focal particulier est porté sur les dynamiques en cours dans les Suds en particulier en Afrique autour des systèmes productifs et la problématique liée à l'accès à l'alimentation de qualité.
Depuis le tournant du millénaire, la Chine connaît un processus d'urbanisation accélérée sans précédent. La croissance urbaine est notamment soutenue par le développement des périphéries des villes dont le paysage incorpore des zones résidentielles aux styles architecturaux inspirés de modèles occidentaux. Perçus uniquement à travers leur aspect, ces quartiers ont fait l'objet d'analyses ethnocentrées, les décrivant comme des manifestations d'un urbanisme dominé par l'industrie du spectacle et la consommation d'images. Cet ouvrage propose une analyse différente des logements aux atmosphères imitées, en s'appuyant sur une ethnographie des modes de vie des habitants de Thames Town, un quartier à l'architecture anglaise situé dans la banlieue de Shanghai. Au contraire des études limitées à la forme architecturale du quartier, l'analyse des expériences de mobilité et d'appropriation d'un espace vécu à la marge révèle la dimension libératrice des modalités de l'habitation, comprise comme le processus de fabrication du chez-soi et le logement, fruit de l'acte d'habiter. S'inscrivant dans le domaine de l'anthropologie de l'espace, cette recherche permet d'interroger, à partir du point de vue des résidents, les transformations du rapport à l'espace et l'habitation ainsi que les représentations culturelles croisées entre la Chine et l'Occident pour certains milieux aisés de la Chine urbaine du 21e siècle.
L'Arctique est souvent perçu comme une région isolée du reste du monde, entre autres en raison des conditions difficiles, des populations clairsemées et des infrastructures limitées. D'ailleurs, bon nombre des phénomènes qui affectent et façonnent l'Arctique ont une source extrinsèque à la région, que ce soit le réchauffement climatique, les conflits internationaux ou la mondialisation. Dans cette perspective, cet ouvrage explore les différentes facettes des interactions entre l'Arctique et le reste du système international, regroupé en quatre grandes parties. La première aborde les fondements de la réflexion de cet ouvrage en explorant la place de l'Arctique à l'international et les changements climatiques. La deuxième regroupe les questions liées à la sécurité internationale, telle que la militarisation et les répercussions des guerres. La troisième aborde la gouvernance et les institutions, du point de vue de l'Union européenne, du Conseil de l'Arctique, des nations autochtones et du droit international. Enfin, la dernière partie aborde les secteurs économiques s'intéressant à l'Arctique, que ce soit celui de l'extraction des ressources, des pêcheries, de la navigation ou des communications Web. Cet ouvrage s'adresse d'abord à la communauté universitaire dont les préoccupations de recherche touchent à cette région, mais également à tout lectorat souhaitant faire un bilan des tendances qui concernent et influencent l'Arctique.