Architecture & Urbanism
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UN CONCEPT QUI FAIT LE TOUR DU MONDE La « ville du quart d'heure » propose un nouveau modèle urbain fondé sur la proximité. Suivant ses principes, chaque habitant doit pouvoir accéder à ses besoins essentiels à courte distance : se loger, travailler, se soigner, apprendre, s'approvisionner, se divertir. Le concept repose sur une mixité des usages des bâtiments, la relocalisation des services, la réduction de la dépendance à la voiture et la création de quartiers vivants, inclusifs et durables. La mobilité y devient un choix, non une contrainte. Mis en oeuvre pour la première fois à Paris en 2020, le concept de « ville du quart d'heure » et ses déclinaisons séduisent un nombre croissant de villes et de territoires. Il offre une réponse concrète aux effets de l'étalement urbain : congestion, pollution, isolement, fragmentation sociale, et a trouvé un écho à l'international dans des villes comme Milan, Séoul, Melbourne, Cleveland ou Mexico. Sur le territoire national, la « ville du quart d'heure » inspire des collectivités aussi diverses que la région Île-de-France, Nantes (44), Béthune (62), Labège (31), Mulhouse (68), Trilport (77) ou Saint-Hilaire-de-Brethmas (30), et de nombreux maires ont adopté ses principes.
Réparons la ville Nos villes sont les grandes oubliées du débat politique. Elles fondent pourtant nos relations humaines. Leur construction doit être culturelle et sensible pour répondre à nos besoins. Au moment où nous entamons une décennie décisive pour l'avenir de l'homme sur la Terre, nous ne pouvons plus attendre : il faut proposer une vision courageuse de la ville, à la hauteur des enjeux du siècle. Une vision qui tienne compte de ses habitants comme du ménagement de la planète. Mais alors qu'il y a urgence à adapter la ville qui nous entoure aux chocs qui commencent, nous privilégions encore l'étalement urbain et la construction neuve. Dans ce livre, les auteurs sont optimistes : puisque l'essentiel de la ville de 2050 est déjà là, il est temps d'en assumer l'héritage et d'engager sa transformation. Comment faire ? En réparant la ville pour la rendre adaptable à nos envies et nos besoins. En bâtissant une ville qui donne envie d'y vivre. Un livre écrit à deux voix, à l'attention des citoyens comme des décideurs. Un ouvrage sur nos villes, pour nous tous. Christine Leconte est présidente du Conseil national de l'ordre des architectes depuis juin 2021. Enseignante à l'ENSA-Versailles, son engagement est écologique, social et culturel. Elle prône le droit à l'architecture pour tous, et pousse le développement des solutions pionnières qui existent en urbanisme et en architecture pour s'adapter et atténuer les effets du changement climatique. Sylvain Grisot est urbaniste et fondateur de dixit.net, une agence de conseil et de recherche urbaine résolument engagée pour les transitions de la fabrique de la ville. Conférencier, enseignant et chercheur, il est l'auteur du Manifeste pour un urbanisme circulaire (éditions Apogée, 2021), dans lequel il invite les acteurs de la ville à faire la transition pour une ville frugale, proche, résiliente et inclusive.
Alliant un panorama des simulacres de solutions urbanistiques mondiales - villes privées, villes intelligentes, écocités - avec des exemples sur la situation française, ce livre analyse leurs effets sur les populations, démonte les fausses solutions et traite des pistes réalistes pour sauvegarder la viabilité de nos cités.
Alors que la crise du logement s'aggrave et que les promoteurs s'inquiètent de leur propre survie, une question demeure : et si le problème venait de ces professionnels de l'immobilier ? Cet ouvrage ne propose pas de sauver la promotion immobilière, mais d'explorer ce que la ville pourrait devenir sans elle. L'auteur prend ainsi le contre-pied des arguments couramment mobilisés par les organisations professionnelles du secteur pour sortir de la crise immobilière actuelle. Il explique que le fond du problème est la marchandisation et la financiarisation du logement, dont le promoteur immobilier est la cheville ouvrière. Une approche historique permet de voir que le métier est plus récent qu'on ne le pense et d'aboutir in fine à la nécessité et aux modalités concrètes d'une démarchandisation de la production des logements.
Cet ouvrage traite des transformations des villes arabes au contact de la modernité (XVIIe-XXe siècle). Il aborde les processus de modernisation qui ont touché l'urbanisme et l'administration des villes, notamment à Alexandrie, au Caire et à Beyrouth, et rend compte de l'influence des élites citadines et de leurs positionnements par rapport aux influences européennes. Ziadeh relie la modernisation des villes aux campagnes militaires européennes visant à prendre le contrôle des pays de l'Orient arabe et propose une réflexion sur la Modernité en s'appuyant sur des comparaisons entre villes occidentales et villes arabes.
« Quand on n'est pas propriétaire à 50 ans, on a raté sa vie », « Habiter une maison individuelle, c'est l'avenir », « Le Covid a provoqué un exode urbain », « Dans vingt ans on ne construira plus rien, on ne fera que rénover » La crise du logement n'est pas une vue de l'esprit. Pourquoi, alors, la question n'occupe-t-elle pas, dans le débat public, la place qu'ellemériterait? La situation pourrait changer car, si l'habitat est coûteux pour chacun et chacune d'entre nous, il l'est aussi pour la planète. Passant en revue près de soixante-dix idées fausses sur l'habitat, de la ville à la maison, du plus partagé au plus intime, Catherine Sabbah décrypte les représentations collectives qui se transmettent de génération en génération: de la mauvaise réputation du logement social à l'idéal que représenterait la propriété, en passant par les débats sur les bienfaits de la cuisine ouverte ou le coût avantageux des maisons individuelles. Un ouvrage indispensable pour réinterroger notre façon d'habiter.
Ce manuel propose un état des connaissances actuelles sur le fonctionnement de la nature en milieu yrbain : son écologie. Les villes sont des structures complexes qui abritent une disparité de conditions de vie. Elles peuvent générer des viviers de biodiversité comme elles peuvent les détruire. Elles sont elles-mêmes des organismes qui se développent, mutent, périclitent. Ce manuel analyse ces phénomènes. Il affirme quelques principes afin de pallier la cécité écologique des citadins, et parer à l'agonie des écosystèmes urbains. Ce manuel entend provoquer une prise de conscience. Elle est nécessaire, insuffisante et pourtant indispensable. Chaque être vivant dépend des interactions entretenues avec les milieux et le vivant qui l'entourent, quels qu'ils soient. L'ouvrage souligne par là même les dimensions sociologiques, urbanistiques et politiques induites.
Les sols remontent en surface dans les débats sur l'aménagement de nos campagnes et de nos villes. Étalement urbain, disparition des terres agricoles, raréfaction des ressources, érosion de la biodiversité, pollutions sont autant de sujets d'actualité dans lesquels les sols jouent un rôle prépondérant, souvent à leur désavantage. Cet ouvrage s'interroge sur ce que sont les sols et en particulier les sols urbains. Le rappel des alertes qui ont été émises au fil du temps éclaire la situation actuelle. Les débats sur l'objectif de Zéro artificialisation nette (ZAN) doivent-ils être compris comme une menace pour l'urbanisation ou au contraire une opportunité de rebattre les cartes ? La désimperméabilisation des sols n'est pas seulement une opération technique, elle est aussi une façon de considérer les sols pour ce qu'ils sont, de mieux les comprendre et d'aménager autrement. L'histoire du projet urbain indique que des pistes existent afin d'imaginer de nouvelles formes urbaine pour enfin donner toute sa place à un urbanisme des sols.
Il est enfin admis ouvertement que Le Corbusier était un fasciste bon teint. On tolère ses mensonges et sa mégalomanie. On sourit en le voyant mépriser ses (riches) clients. Un observateur impartial découvrira vite qu'il n'a rien inventé, gommant les auteurs dont il s'est attribué les idées. La seule réelle compétence de Le Corbusier fut la promotion de son image publique au détriment de la qualité de son oeuvre construite - catastrophique. Mais de tout cela on ne tire aucune conséquence, la plupart des critiques refusant de voir le monde cauchemardesque qu'il voulait édifier. Ce qui n'aurait aucune importance si Le Corbusier n'était devenu le modèle pour les architectes de l'après-guerre qui ont couvert la France de barres et tours en béton. Et si, aujourd'hui, ses théories ne faisaient les affaires des bureaucrates de Chine et de Russie. Deux types de villes semblent aujourd'hui se distinguer. La plupart des cités comme Amsterdam, Prague ou Paris sont désormais partiellement préservées et destinées à une population privilégiée, tirant une partie de leurs ressources du tourisme international ; la tendance est à la réduction de la surface des chaussées, à la création de rues piétonnes dédiées au commerce de deuxième nécessité et à la "protection" des quartiers anciens. En contrepartie leurs périphéries sont devenues des non-villes. Ailleurs, en Amérique du Nord ou du Sud et singulièrement en Asie, la priorité est donnée à la voiture, l'habitat vertical proliférant de vingt étages est l'unité minimale de base, tandis qu'on se ravitaille dans des centres commerciaux gigantesques situés en périphérie urbaine. Les bidonvilles, bien loin d'être é
Un plaidoyer pour la beauté accessible à tous ! Dans un monde en mutation rapide, où l'urbanisation croissante et les défis climatiques redéfinissent nos cadres de vie, François de Mazières puise dans son expérience de maire et d'homme de culture pour nous inviter à repenser la ville. Ce livre propose 10 axes concrets pour faire de l'esthétique urbaine une priorité démocratique et sociale. De la concertation citoyenne à la préservation de la nature en passant par le choix de matériaux sobres et naturels ou encore l'art de transformer sans détruire, ce guide visionnaire encourage à concevoir des espaces où il fait bon vivre. La beauté d'une ville n'est pas un luxe : c'est un patrimoine partagé, un vecteur de bien-être et un levier culturel. Une boîte à idées éclairante pour transformer notre regard sur la ville et imaginer des cadres de vie où l'harmonie entre l'homme, la nature et l'architecture redevient une évidence. « Les professionnels ne parlent plus de la ville en terme esthétique mais plus volontiers en chiffres [...]. En plaidant pour une ville tout simplement belle, François de Mazières renverse et provoque le discours habituel. » PRÉFACE DE CHRISTIAN DE PORTZAMPARC Architecte et urbaniste français, lauréat du prix Pritzker en 1994.
Les bastides sont des villages neufs, au plan régulier, qui sont nés au cours du Moyen Âge dans le sud-ouest de la France. Plus de 300 d'entre elles ont été fondées durant les XIIIe et XIVe siècles par de grands personnages français ou anglais pour des raisons politiques, démographiques ou sécuritaires. Les nouveaux habitants, paysans pour la plupart, y ont trouvé des libertés qu'ils ne connaissaient guère jusque là, des avantages financiers et de grandes possibilités agricoles. Les bastides ont, à leur époque, amené une double révolution architecturale et sociale. Elles ont certes traversé des périodes difficiles comme la guerre de Cent Ans ou les guerres de Religion mais beaucoup d'entre elles abritent encore aujourd'hui un beau patrimoine qu'il nous faut précieusement conserver.
C'est dans ces notes, brèves et incisives, tirées des Carnets rédigés par Antoni Gaudí (1852 - 1926) alors qu'il n'avait pas trente ans, que se trouvent les principes essentiels qui ont nourri son oeuvre et sa vie.Elles révèlent la parfaite connaissance et la totale maîtrise qu'avait l'architecte catalan des techniques dans tous les domaines (architecture, sculpture, céramique, verrerie, ferronnerie, etc.) et son apport essentiel à l'art moderne. On y découvre aussi la philosophie de cet homme ascétique et religieux, hanté par la mort, qui puise son inspiration dans la nature et pour qui la beauté doit habiter, comme une transcendance, les moindres aspects de notre quotidien.
Dès les premières heures qui suivent l'incendie dramatique de Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, la question de sa restauration est déjà posée. Faut-il reconstruire à l'identique ce qui a disparu (charpente, toiture, flèche) ou « profiter » de ce malheureux accident pour effectuer certains aménagements plus modernes, quitte à modifier quelque peu la physionomie de l'édifice, voire faire intervenir en certains endroits du bâtiment des créateurs contemporains ?Cette interrogation avait été exprimée à peu près dans les mêmes termes un peu moins de deux siècles auparavant lorsque, devant les altérations dues au temps, les dégradations, mutilations et autres reconstructions plus ou moins heureuses qui menaçaient la cathédrale, le gouvernement d'alors décida de lancer un concours pour sa restauration. C'est le projet présenté par les deux architectes Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Antoine Lassus qui fut finalement choisi en 1844.Dans un rapport adressé au ministre en charge du dossier, les deux architectes exposent leur conception de la restauration des bâtiments anciens : ne pas se contenter de colmater les usures et les brèches, mais s'efforcer de retrouver les formes disparues afin de redonner à l'édifice son rayonnement passé, sans transformer en quoi que ce soit son architecture. Ils expliquent ensuite les travaux à entreprendre à Notre-Dame, leur importance et leurs difficultés, avec qui et avec quels moyens. Ce document, particulièrement intéressant, nous fait pénétrer dans les coulisses de l'un des édifices les plus visités de Paris - en dévoilant au passage quelques secrets. Il fournit surtout au lecteur d'aujourd'hui des éléments pour mieux comprendre et juger les projets de restauration de Notre-Dame à venir.
« Trottoir » est un mot si courant que même les tout-petits enfants savent ce qu'il désigne et la plupart des habitants des villes marchent dessus plusieurs fois par jour. Pourtant, le trottoir existe à peine d'un point de vue juridique, les urbanistes lui préfèrent la notion d'« espace public », moins associée à la prostitution et à la vie dans la rue, et les « rez-de-chaussée », qui sont le plus souvent des « rez-de-trottoir », effacent jusqu'à son nom. Il est aujourd'hui urgent de reconnaître toute la valeur de cet espace qui se raréfie sous l'effet des transitions numérique et écologique. Il est par exemple de plus en plus convoité par les opérateurs de trottinettes électriques, livreurs de colis, fontaines rafraichissantes, points de collecte de déchets, etc., tandis qu'il reste indispensable pour les piétons et les riverains. Entre public et privé, entre marchant et marchand, le trottoir cristallise les principaux changements à l'oeuvre dans la ville, et les « batailles du trottoir » qui se multiplient sont plus largement l'écho des débats sur le futur des villes.
« Celui qui fait une construction du début à la fin en retire un supplément de bonheur, de plaisir et de bien-être. » Ce traité sanskrit d'architecture, rédigé par un auteur inconnu résidant dans l'Inde méridionale, est l'un des textes les plus complets au sujet des bâtiments et des agglomérations de l'Inde classique, notamment en pays tamoul et malayalam. Combinaison de considérations techniques, pratiques et religieuses, le Mayamata indique comment choisir le site d'une construction suivant la classe sociale de ses futurs occupants, quel plan et quelle orientation adopter pour une maison d'habitation, un palais ou un temple garantissant le bien-être de ses résidents, quelles techniques constructives il convient d'utiliser dans chacun de ces cas. Il détaille la cérémonie à réaliser lors de la pose de la première pierre ou lors de la prise de possession du bâtiment, décrit le mobilier, le linga (représentation phallique symbolique de ´Siva) et la façon de figurer les dieux dans les édifices. La présente édition illustrée, aux allures de carnet d'architecte, reprend des extraits de la traduction du Mayamata, revue pour l'occasion par Bruno Dagens, avec un appareil de notes allégé et une nouvelle introduction resituant ce traité des points de vue historique, géographie, mais aussi par rapport à l'ensemble de la tradition indienne classique d'écrits sur l'architecture et l'art d'habiter.
À force de grandir, la ville se disloque. L'étalement urbain, unique modèle de développement depuis un demi-siècle, est inefficace. Structuré autour de la mobilité automobile, il montre ses limites : consommation de terres agricoles, pollutions, coûts exorbitants... mais surtout forme d'une ville qui a oublié les atouts de la proximité et qui accentue les fragmentations sociales. Les politiques publiques ont jusqu'à présent échoué à réduire cet étalement. Il est donc temps de mettre en oeuvre un modèle alternatif : l'urbanisme circulaire. Inspiré des principes de l'économie circulaire appliqués aux sols urbains, il appelle à concentrer les efforts de la fabrique de la ville sur l'intensification des usages, la transformation des bâtiments existants, la densification et le recyclage des espaces déjà urbanisés. L'enjeu est aujourd'hui de passer de projets pionniers à un véritable changement de modèle pour bâtir une ville frugale, proche, résiliente et accueillante.
Et si le design pouvait nous sauver ? We Will Survive explore comment les objets du quotidien et les stratégies de survie redéfinissent notre rapport à la résilience face aux crises. Une réflexion essentielle pour comprendre les enjeux de demain.
Les pays du golfe Arabo-Persique sont devenus des acteurs visibles, lourds, du jeu international, dans leur région même et bien au-delà. Médiateurs diplomatiques, investisseurs, organisateurs d'événements mondiaux, ils tentent de dépasser leur définition classique de fournisseurs de matières premières énergétiques et de refonder leurs bases économiques, sociales et politiques dans d'ambitieuses « Visions ». Leurs solidarités internationales s'avèrent plus souples, ouvrant leur champ diplomatique, même si le poids de Washington demeure déterminant : Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis sont, à ce titre, parties d'une dynamique qui pousse nombre d'acteurs du monde au multi-alignement. En Asie du Sud-Est, la balance hésite entre les influences chinoise et américaine. Les diplomaties, très diverses, des pays de la région sont-elles le signe de leur souplesse, de leur pragmatisme, permettant de tirer parti maximum de la compétition sino-américaine, ou la traduction de contradictions économiques, sociales, politiques d'un espace qui peine à s'organiser collectivement ? L'ASEAN, qui se rêve en architecture de référence, est de fait peu présente dans les choix de défense et de sécurité de ses membres, écartelés entre logiques largement contradictoires. À des titres divers, le Golfe et l'Asie du Sud-Est symbolisent l'évolution d'un monde dérégulé, où de multiples acteurs tentent de jouer de leur espace d'autonomie, une autonomie qui reste incertaine face à de grands monstres accumulant sans trêve les moyens de leur puissance.
De quoi est fait ce que l'on appelle communément « la ville » ? Comment se construit dans la longue durée l'espace urbain ? Quels sont les rapports entre morphologie urbaine et fonctionnement social ? Cet ouvrage propose de répondre à ces questions en explorant les mécanismes de la fabrique urbaine. Les formes urbaines sont ici analysées dans une double perspective : celle de leur fabrication par des pratiques sociales qui varient sans cesse et, en retour, celle de leur influence sur le fonctionnement social.
À la fois originales et insolites, les maisons containers sont de plus en plus présentes dans notre environnement et résolument inscrites dans notre époque. Parfaites pour se loger à moindre coût et de manière très design, elles donnent lieu à un réel engagement pour le développement durable, notamment avec le recyclage et les économies d'énergie qu'elles permettent. Cet ouvrage augmenté et mis à jour à l'occasion de sa 4e édition se propose de vous guider pas à pas et de façon très concrète dans votre projet de construction d'une maison container, de la conception du projet au permis de construire, de l'achat d'un container à sa transformation, des travaux de construction aux aménagements, à faire ou à faire faire. Une part importante de l'ouvrage est également consacrée aux questions écologiques et normes écoresponsables qui vont de pair avec cet habitat. Les informations techniques qui accompagnent les six cas détaillés qui clôturent l'ouvrage (six maisons containers types, de différentes surfaces et volumes), vous permettront de travailler votre projet au plus près de cas réels.
Comment concevoir une route de A à Z ? Actuel et synthétique, ce guide expose une méthode de conception d'un projet routier hors agglomération. Le secteur des travaux publics a récemment bénéficié d'innovations dans les domaines de la réglementation, des techniques et des méthodes mais, en l'absence d'un manuel de synthèse capable d'en faire bénéficier les étudiants et la communauté routière, on ne pouvait jusqu'ici se référer qu'aux documents spécialisés du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA). Bref mais complet, ce tout nouveau manuel de formation initiale et professionnelle contient, à l'appui de photos, de schémas et de plans, les bases de la conception d'un projet routier. Il apporte un socle de connaissances ainsi qu'une méthodologie et structure la réflexion autour de la prise en compte de la sécurité, de l'entretien et de l'environnement. C'est aussi un outil de travail où les questions essentielles à se poser en phase de conception sont répertoriées dans des grilles d'analyse. Attention : La version ePub de ce livre numérique est en fixed-layout. Pour des conditions de lecture optimales, veillez à ce que votre tablette ou ordinateur supporte ce type de format.
Dans cet ouvrage succédant à ceux qu'il a consacré à Villard de Honnecourt et à la cathédrale de Reims, Jean Wirth aborde la cathédrale de Chartres, de la reconstruction de la façade après 1134 à celle du reste de l'édifice entre 1194 et 1260. Il y étudie la sculpture et des vitraux tout en les situant dans la progression du chantier architectural. Un bon nombre de questions essentielles étaient restées en suspens et les opinions s'affrontaient, souvent depuis longtemps, sans faire ni vainqueur, ni vaincu. Pour trouver des solutions, il fallait résoudre une équation à plusieurs inconnues. En effet, il est impossible de parvenir à une chronologie sans comprendre l'organisation des chantiers ou de comprendre l'organisation des chantiers sans disposer d'une chronologie. Or établir la chronologie suppose une bonne appréciation de la durée des tâches. Cette durée dépend du nombre et de la compétence des hommes qui y sont affectés, mais les rares sources écrites dont nous disposons ne nous en disent rien. Il faut se contenter à ce sujet des indices fournis par le monument lui-même, dont l'interprétation est fonction d'hypothèses, parfois exprimées, trop souvent tacites. C'était l'un des points les plus importants à clarifier. Enfin, l'iconographie devait être repensée. On se demandait jusqu'à quel point celle des vitraux avait été programmée ou faite au coup par coup. À ces questions aussi, de nouvelles réponses sont apportées.
L'avènement de l'univers numérique a mis à mal notre rapport à la ville tangible que nous avons désertée au profit d'une hyper-connectivité qui n'est pas sans conséquences sur l'espace public en tant que lieu de sociabilité. Et l'arrivée annoncée du métavers ne fera qu'amplifier ce phénomène. La dépersonnalisation des relations et le transfert des décisions humaines à des machines menacent la part d'humanité qui nous relie les un·e·s aux autres. Loin d'y voir une fatalité, Guillaume Ethier défend l'idée selon laquelle la migration quasi intégrale de notre vie collective vers Internet serait au contraire une invitation à réinvestir la ville en chair et en os. S'inspirant de la technologie analogique, il convoque les formes urbaines du passé pour imaginer la ville de demain, en évitant le piège de la nostalgie. Alors que la ville physique et la cité numérique seront de plus en plus appelées à cohabiter, il semble nécessaire de réfléchir aux milieux de vie urbains que nous nous souhaitons.
Le périurbain a longtemps eu mauvaise presse. Il lui a été reproché tout à la fois de contrecarrer les objectifs de sobriété énergétique, d'artificialiser les sols et de favoriser la sécession sociale des classes moyennes. Par-delà ces critiques longtemps reprises par les décideurs politiques, de nombreuses recherches, portant sur des terrains variés ont montré que s'y inventaient de multiples solutions portant sur les mobilités, les modes d'habiter, les pratiques agricoles ou les formes de sociabilité. Le contexte est en train de changer. La crise climatique qui s'inscrit dans le temps long conduit à repenser les modèles de ville compacte, la pandémie heurte brutalement les habitudes et les pratiques et contribue à accélérer le processus. Cet ouvrage se propose de mettre en lumière certaines des transformations souterraines en maturation. Différentes générations de chercheuses et chercheurs travaillant sur les espaces périurbains y ont participé : des pionniers et pionnières des études périurbaines aux jeunes doctorantes et doctorants. Tous témoignent que les espaces périurbains sont des territoires d'innovation où il devient concevable de répondre à certains des défis auxquels sont confrontées nos sociétés.
Pourquoi écrire sur les tours ? Pour décrire la manière dont on y vit en se référant à la parole de ses habitants et à des archives. Se poser la question du voisinage et des relations que sucite un habitat en hauteur est paradoxal quand on connaît les critiques faites aux grands immeubles de l'après-guerre et il existe peu d'écrits de sociologues sur les « villages en hauteur ». La vie dans une tour, l'entretien avec l'architecte qui en a construit, il y a 50 ans, la description de son architecture et du quartier et la lecture de romans sur des villes effrayantes et leurs tours en folie alimentent ce travail. On y trouve aussi une discussion sur des thèmes centraux en sociologie urbaine comme ceux du don, de l'entraide et des solidarités.
Confronter les codes et les écoles artistiques entre la France et l'Italie en matière d'urbanisme Dans cet ouvrage initialement publié en 1984 et rapidement devenu introuvable, Jean-Louis Cohen analyse un moment-clé pour la théorie et la pratique de l'architecture contemporaine, marqué par les échanges intenses des années 1970 entre l'Italie et la France. Il en fut à la fois l'un des témoins et l'un des acteurs. Cette chronique permet de découvrir les causes et les effets de la coupure constatée entre les architectes et les intellectuels en France, depuis la moitié du XIXe siècle, au travers d'une réflexion sur les rares contacts qu'ils entretinrent et d'une réflexion sur les malentendus qui jalonnèrent leurs rapports. Cette coupure est rendue particulièrement patente par la confrontation des situations respectives de la France et de l'Italie. Au début des années 1970, une véritable fascination pour la culture architecturale italienne saisit les Français, attentifs aux nouveaux discours sur l'urbanité et sur l'histoire. Une perspective s'ouvrit ainsi pour le dépassement du fossé existant, un nouveau modèle conduisant les architectes à se penser comme concepteurs et comme intellectuels. Le livre restitue en particulier les trajectoires d'Ernesto Nathan Rogers, Aldo Rossi, Vittorio Gregotti et Manfredo Tafuri, tout autant que celles des italophiles comme Bernard Huet ou Philippe Panerai. Un ouvrage de référence pour comprendre la césure entre les architectes et les intellectuels CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Ce livre est la réédition d'un ouvrage paru en 1984, fruit d'une recherche financée par la Direction de l'Architecture (France), il garde toute son actualité et son questionnement. » - (Archicool. Magazine d'architectures) - « Cet ouvrage richement illustre a d'autant moins vieilli que son auteur s'est plu à scrupuleusement réactualiser son appareil de notes tout en ne touchant (presque) pas à son texte ajoutant simplement quelques "remarques rétrospectives" qui retracent utilement le chemin parcouru en trente ans. Structuralo-marxiste il était, structuralo-marxiste il demeure ? Oui, quelque part entre l'Hudson et la rue des Ecoles, I'habitude des ponts frontaliers sans doute. - (Jean-Louis Violeau, Revue Urbanisme) - « Initialement publie en 1984, ce travail de recherche, réalisé par un jeune architecte-historien pour la direction de l'Architecture du ministere de la Culture et de l'Environnement, rend compte de l'état du milieu de l'architecture en France dans les années 1970 des points de vue pratique et théorique. » - (Archiscopie) A PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1949 à Paris, Jean-Louis Cohen est architecte et historien. Il est Professeur à l'École d'architecture Paris-Villemin et à l'Institute of Fine Arts de l'Université de New York.
Cet ouvrage discute des transformations dans la gouvernance et la planification urbaine en contexte de changements climatiques, à partir d'une friche urbaine en réaménagement à Montréal. Lachine-Est est un espace de multiples expérimentations évoluant en parallèle, parfois en convergence ou en porte-à-faux, qui permettent de comprendre les enjeux de l'adaptation et de la gouvernance partagée à Montréal et ailleurs. Dans ses trois parties - transformer la gouvernance urbaine, l'urbanisme, l'intervention urbaine -, l'ambition est de sortir l'adaptation aux changements climatiques des cadres trop étroits qui limitent sa portée. En plus des analyses issues de la recherche-action du Labo Climat Montréal, l'ouvrage propose des voix plurielles, avec des perspectives citoyennes, communautaires et de planificateurs. Le livre met l'accent sur un moteur d'ambitions renouvelées dans l'adaptation aux changements climatiques : des expérimentations de concertation. Il est question du développement de dispositifs de travail concerté rassemblant des acteurs peu habitués à travailler ensemble, dans des institutions et hors de celles-ci, avec un plus grand partage de pouvoirs, ainsi que la construction de sens et de leviers collectifs pour agir.
Ce dossier appréhende des espaces de bain souvent dissociés, ceux liés à la propreté et à l'hygiène et ceux liés aux loisirs, au bien-être ou aux rituels religieux. Il traite de nombreux lieux en ville : rivières, canaux, piscines, bains-douches, hammams, douches associatives, douches pour chauffeurs routiers, etc. Leur diversité incite à questionner les héritages géographiques, culturels et politiques qui font diverger les aménagements, les politiques et les expériences du bain et du lavage du corps hors du domicile. Le dossier donne à voir des similarités ou des différences dans les pratiques et les espaces de bains selon les contextes géographiques, historiques, politiques ou sociaux. Il propose aussi une approche géographique des corps, car les bains étudiés sont des lieux publics, c'est-à-dire situés hors du domicile et de l'espace privé, mais aussi intimes : pour veiller au respect des « bonnes moeurs », les gestionnaires de bains se sont longtemps attelés à la séparation des corps des usagers souvent nus ou légèrement vêtus. Enfin, en étudiant conjointement lavage et baignade en ville, ce numéro questionne l'articulation et la tension entre différents enjeux, usages et fonctions du bain, à savoir l'hygiène, le soin, le sport, le loisir ou encore la détente et le plaisir dans des contextes urbains eux-mêmes en évolution (tension entre ville solidaire et revanchiste, augmentation du coût de l'eau et de l'énergie, réchauffement climatique, etc.).
L'émancipation ou plutôt les pratiques d'émancipation, ici et maintenant, dans les sociétés urbaines qui sont les nôtres, voilà ce que cet ouvrage voudrait exposer. L'enjeu n'est pas tant de montrer qu'un autre monde est possible, mais que cet « autre monde », ou ces autres mondes, relèvent de processus qui sont d'ores et déjà mis en oeuvre, au quotidien, dans des territoires et contextes urbains variés, par des individus et des groupes eux-mêmes très divers. L'ouvrage donne à voir des pratiques qui échappent aux logiques classiques de la mobilisation politique, mais qui permettent néanmoins à ces acteurs de retrouver prise dans le monde et de recréer des marges de manoeuvre. Souvent invisibilisées ou renvoyées au registre du banal ou de l'ordinaire, ces pratiques qui se jouent à bas bruit se révèlent émancipatrices.
Malgré les réglementations successives encadrant la conception énergétique des bâtiments, l'énergie reste le grand impensé du monde de l'architecture. Une théorie globale fait encore défaut : les architectes sauraient y puiser de quoi mieux affronter ce défi du monde actuel. Ayant précédemment étudié l'écologie puis l'économie circulaire, l'une et l'autre dans leur rapport à l'architecture, l'auteur analyse ici des notions encore nouvelles pour les architectes - comme les champs énergétiques, les affordances, l'approche algorithmique ou l'écologie constructive - de façon à les articuler clairement. On verra que l'énergie apparaît peu à peu comme une des grandeurs cardinales de l'architecture du XXIe siècle. Illustré de schémas clairs et accompagné de la présentation détaillée de plusieurs projets de construction aboutis, l'exposé procurera des arguments aux professionnels autant qu'aux étudiants en architecture préoccupés de la transformation écologique et de l'architecture qu'elle engendre.
La compétitivité, un horizon incontournable de la ville ? Aucune ville n'y est en tout cas insensible, ni les favorites des classements internationaux, ni celles ne pouvant prétendre qu'à une place régionale, ni même les autres, reléguées de la hiérarchie mondiale mais impatientes de faire bonne figure. Cet ouvrage a précisément pour objectif d'interroger une telle unanimité. Que signifie au juste ce terme de « compétitivité » dont toutes les villes usent voire abusent ? Comment se fait-il que les autorités des villes les plus pauvres de la planète, pourtant incapables de concourir, se laissent prendre elles-mêmes à ce discours ? Quelle place accorder à un « impératif » de compétitivité dans le fonctionnement des villes et particulièrement des métropoles, en regard des autres enjeux urbains, notamment de justice sociale et de justice spatiale ? Qui dit la ville compétitive, qui la construit idéologiquement et matériellement ? Cet ouvrage tient toute sa place dans les débats contemporains sur l'urbain : il a pour ambition de démontrer que c'est bien à la lecture de la tension entre compétitivité et justice, entre enjeu économique et enjeu social, que l'injonction à la ville compétitive et ses conséquences spatiales méritent d'être déconstruites.
Cinquante années de l'histoire d'Ottignies-Louvain-la-Neuve depuis les origines de la ville nouvelle, au travers des défis qu'elle a rencontrés et des débats qui l'ont animée. Pour mieux comprendre ce qu'elle est aujourd'hui : un pôle urbain complètement atypique, branché sur la culture, éminemment participatif. Un succès au-delà de toute espérance. Avec ses paradoxes et ses défis.