Genres
Genres
Filter products
Et si le féminisme blanc ignorait les luttes des femmes racisées ? Un féminisme décolonial de Françoise Vergès dénonce un mouvement trop souvent complice du capitalisme et du racisme.
Et si votre quotidien cachait des dangers invisibles ? La Grande détox du Dr Patrice Halimi révèle comment éviter les poisons qui nous entourent et agit pour votre santé au quotidien.
Silvia Federici revisite ce moment particulier de l'histoire qu'est la transition entre le féodalisme et le capitalisme, en y introduisant la perspective particulière de l'histoire des femmes. Elle nous invite à réfléchir aux rapports d'exploitation et de domination, à la lumière des bouleversements introduits à l'issue du Moyen Âge. Un monde nouveau naissait, privatisant les biens autrefois collectifs, transformant les rapports de travail et les relations de genre. Ce nouveau monde, où des millions d'esclaves ont posé les fondations du capitalisme moderne, est aussi le résultat d'un asservissement systématique des femmes. Par la chasse aux sorcières et l'esclavage, la transition vers le capitalisme faisait de la modernité une affaire de discipline. Discipline des corps féminins dévolus à la reproduction, consumés sur les bûchers comme autant de signaux terrifiants, torturés pour laisser voir leur mécanique intime, anéantis socialement. Discipline des corps d'esclaves, servis à la machine sociale dans un formidable mouvement d'accaparement des ressources du Nouveau Monde pour la fortune de l'ancien. Le capitalisme contem
Face à la montée des violences envers les communautés LGBTQ+, Décolonialité et résistances queers offre une pensée critique et militante pour repenser les solidarités.
Et si le vrai pouvoir se jouait toujours entre les mêmes ? Martine Delvaux démasque les rouages du boys club, ce réseau invisible où se perpétue la domination masculine.
Au cœur du Kurdistan en guerre, des femmes organisées en non-mixité réinventent leur émancipation et leur savoir.
Entre épuisement militant de devoir se battre sans cesse et se justifier toujours d'un côté, et l'exaspération face à une thématique soi-disant trop présente dans l'espace public de l'autre : tout le monde est fatigué.Mais qu'est-ce que la fatigue de genre exactement ? Et que dit-elle de nos sociétés ?
Voltairine de Cleyre (1866-1912) est une figure majeure du mouvement anarchiste. Avec Emma Goldman et de Lucy Parsons, elle est l'une des rares femmes reconnues du mouvement. Insoumise, elle a - dans un contexte d'industrialisation et de violence croissante des rapports sociaux, de raidissement identitaire et de répression des contestations - articulé des idées en écho avec les débats actuels : - Quelle est la place de la violence dans les mouvements sociaux ? - Faut-il répondre par la violence à la violence de l'État ? - Comment penser une société sans État, fondée sur la liberté des individus et garantissant la possibilité de mener une vie digne et heureuse ? - Comment les femmes peuvent-elles questionner les normes de genre et refuser le modèle social et moral qui leur est imposé ?
Et si les technologies censées libérer les femmes servaient aussi à mieux les contrôler ? Gender tech explore l’ambivalence des innovations médicales et numériques qui façonnent le corps féminin, entre émancipation et nouvelles formes d’oppression.
Et si la libération des femmes devenait aussi celle des hommes ? Ce dialogue audacieux entre Laure Adler, Emma Becker et Romain Roszak explore une voie inédite : celle d’une émancipation partagée, loin des clichés de la domination masculine.
Du Québec à l'Afrique subsaharienne, en passant par les Antilles, la France et la Belgique, Fabrice Nguena est allé à la rencontre de 25 personnes AfroQueer engagées dans leur milieu, afin de déconstruire les préjugés dont elles font encore l'objet. Sa motivation ? Rendre audible la voix de personnes Noires et LGBTQI+ qui subissent encore des discriminations et des agressions, allant parfois même jusqu'au meurtre, du fait de leur identité sexuelle et de leur minorité de genre, en particulier au sein même des communautés Noires. Il est temps que les jeunes AfroQueer puissent enfin se reconnaître dans des modèles qui leur ressemblent. Les exemples sont diversifiés et positifs: Jérémy Clamy-Edroux (joueur professionnel de rugby), Solange Musanganya (militante AfroQueer), Louis-Georges Tin (homme politique et écrivain), Emma Onekekou (communicatrice et écrivaine)... Magnifiquement illustrés par Dimani Mathieu Cassendo, ces 25 portraits issus des entretiens menés par l'auteur sont à la fois uniques, comme chacune des trajectoires de vie qu'ils racontent, et bouleversants d'humanité. S'ils relatent parfois des parcours marqués par la peur, le rejet, l'humiliation et la violence, ils témoignent aussi du courage, de la résilience, de la solidarité et de l'amour des personnes AfroQueer qui ont accepté d'y prêter leur voix. «Il est impératif que nous fassions ce que les générations précédentes n'ont pas pu faire, certainement parce qu'elles étaient trop occupées à essayer de survivre; nous devons écrire nous-mêmes nos vécus, nos luttes et nos victoires, sans attendre que d'autres le fassent à notre place», écrit Fabrice Nguena. Dédié à la mémoire de toutes les personnes assassinées dans le monde à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, ce livre est une cartographie de ce devenir.
Guadeloupéenne, sage-femme, féministe : Jacqueline Manicom a bravé le racisme et les inégalités pour fonder le premier planning familial d’outre-mer.
Où sont les femmes en agriculture, que font-elles et dans quelles conditions? Est-ce encore la croix et la bannière pour celles qui veulent s'y tailler une place? En partant à la recherche des agricultrices qui tiennent à bout de bras les fermes québécoises, Julie Francoeur montre que leur place dans le métier continue de dépendre largement du bon vouloir des hommes ou de leur propre capacité à aller à contrecourant, dans un milieu pas toujours hospitalier. Expériences, entretiens et études à l'appui, ce livre nous invite à repenser le modèle traditionnel de la ferme familiale et à reconnaitre la contribution décisive des travailleuses à une agriculture plus écologique. «Je remercie Julie Francoeur pour l'immense travail qu'elle nous laisse avec cet ouvrage important. À sa lecture, je réalise que, c'est curieux, la place des femmes émerge vraiment en même temps que nous apparait l'urgence de ramener l'écologie dans les pratiques agricoles.» - Maude-Hélène Desroches, fermière de famille et cofondatrice des jardins de la Grelinette
Le privilège de dénoncer cherche à savoir pourquoi les femmes et les filles noires sont largement absentes du débat public lorsqu'il est question de violences sexuelles. Kharoll-Ann Souffrant explore sans détour les raisons historiques de ce constat à partir d'exemples tirés du Québec, de la France et des États-Unis. Entre les impacts actuels de la colonisation et de l'esclavage, les stéréotypes liés à la sexualité des Noir·es ainsi que les failles du système de justice criminelle, l'autrice assemble les pièces du casse-tête pour révéler les dynamiques à l'oeuvre derrière la marginalisation des femmes afrodescendantes. La parole des survivantes noires serait-elle doublement invisibilisée, tant par les institutions patriarcales que par un certain féminisme blanc et libéral qui aurait accaparé le mouvement #MeToo ? Une invitation à élargir sans délai notre compréhension des violences sexuelles et racistes, et ce, pour le bénéfice de l'ensemble de la société. «Dans un Québec qui - comme tant de sociétés - s'élance encore d'un pas hésitant lorsqu'il s'agit de confronter le racisme systémique, la parole de Kharoll-Ann Souffrant est précieuse. Elle est une femme noire dont les racines se trouvent sur la terre où s'est érigée la première république noire au monde, à Haïti, née d'une révolution victorieuse contre la France coloniale, contre l'oppression esclavagiste. Aujourd'hui Kharoll-Ann Souffrant pose sa plume telle la digne héritière de celles et ceux qui se sont dressé·es il y a plus de deux cents ans. Avec verve, elle décrypte ce racisme conçu pour écraser ses aïeux, dont les résidus persistent à obstruer les regards qui se posent sur elle.» -Rokhaya Diallo, extrait de la préface
Ce qui fascine dans l'histoire de l'éjaculation féminine, explique Stephanie Haerdle, c'est d'y découvrir que dans plusieurs cultures, et à plusieurs époques, elle était non seulement une expression parfaitement évidente de la sexualité, mais était révérée. Ce qui soulève une question tout aussi passionnante : pourquoi, à partir du XIXe siècle, l'éjaculation féminine a-t-elle été sans cesse ignorée, honnie ou reléguée au domaine du « fantasme sexuel masculin » ? De l'ère préchrétienne à aujourd'hui, des traités érotiques de la Chine ancienne aux mouvements féministes de la troisième vague, en passant par l'Inde de Vatsyayana et la Vienne de Freud, l'histoire culturelle et politique de l'éjaculation féminine compose un portrait étonnant et remarquable de la sexualité. Fruit d'une vingtaine d'années de recherche, ce minutieux travail interroge la nature politique de la biologie humaine, offre des perspectives critiques originales sur la médecine occidentale, dominée par les hommes, et rappelle en quoi le sexe de la femme est un champ de bataille.
La transidentité chez l'enfant et l'adolescent est encore mal connue des professionnels et déroute énormément les parents. Les demandes de consultations explosent, notamment depuis que les médias offrent une plus grande visibilité à ce public. La transidentité est-elle une « mode » ou alors une (r)évolution des moeurs ? Cette thématique fait émerger énormément de conflits (par exemple, entre professionnels et associations, entre parents et enfants, entre familles et établissements scolaires), surtout quand elle est abordée sous l'angle de l'opinion ou de la croyance. Cette question est malheureusement rarement abordée de manière scientifique avec un raisonnement valide. De cette nécessaire quête philosophique et scientifique est né cet ouvrage où l'auteur, à travers 100 idées, tente de : · définir et faire comprendre la notion de genre et de transidentités ; · « dé-pathologiser » ce public, tout en conservant une approche préventive en santé mentale pour ces enfants et adolescents ; · de présenter les intérêts et risques des traitements hormonaux possibles dès l'adolescence, ainsi que les résultats d'études sur l'évolution des adolescents suivis jusqu'à l'âge adulte ; · de proposer des pistes pour l'accompagnement des parents, souvent perdus et peu entendus ; · de proposer des pistes pour l'accompagnement des jeunes (transition psychosociale, outils thérapeutiques, préparation à la chirurgie...). D'un style simple et clair, cet ouvrage s'adresse aussi bien aux professionnels de l'enfance/adolescence qu'aux parents et adolescents concernés.
« Un tabouret et dix femmes sont décrits. » Eh oui! En français, le masculin l'emporte sur le féminin, même lorsque des femmes côtoient des objets! C'est du moins la règle enseignée à l'école... mais peut-être plus pour longtemps! En riposte au masculin jugé sexiste, de plus en plus de francophones cherchent à rendre leur langue plus égalitaire. Pour beaucoup, la question n'est plus pourquoi mais comment. Comment prononce-t-on « étudiant·es »? Écrit-on « entrepreneur·es » ou « entrepreneur·euses »? Quel accord employer avec le pronom « iel »? Cette nouvelle Grammaire pour un français inclusif constitue l'outil idéal pour s'y retrouver. En classe, à la maison ou au sein d'organisations, c'est la référence incontournable pour toute question sur la communication inclusive. Cette Grammaire est l'ouvrage parfait pour : oDécouvrir de nouvelles techniques de communication oComprendre les principes fondamentaux de la rédaction inclusive oNuancer 14 mythes sur la communication inclusive oApprofondir ses connaissances avec plus de 50 pages d'exercices et de corrigés!
"Les grosses n'ont simplement pas le luxe de passer pour des hystériques; dans l'imaginaire collectif, nous sommes déjà paresseuses, apathiques et stupides, en plus de manger comme des porcs. Au lieu de crier, j'écris. Mes voisines apprécient sans doute la délicatesse. Je canalise mon aversion dans chaque touche enfoncée, dans chaque lettre et chaque virgule qui défilent devant moi. Je me prends pour une autrice en écrivant sur ce que je connais le mieux: la haine." Malgré les beaux discours sur la diversité corporelle et l'acceptation de soi, rien ne semble entamer la grossophobie ambiante. Dans Cet exécrable corps, Eli San explore son dégoût instinctif envers son propre corps. D'un ton acerbe, vulnérable et parfois indulgent, ce livre parle de capitalisme, de haine de soi et d'injonction à la minceur, mais surtout, de la difficulté d'être emprisonnée dans un corps que tout nous pousse à haïr.
En quoi consiste la notion de consentement enthousiaste? De quelles façons se vit le plaisir sexuel, seule ou avec des partenaires? Comment conjuguer désir et handicap ou maladie chronique? Et comment la société et la culture influencent-elles l'expérience de la sexualité? Des questions fondamentales qui se retrouvent bien souvent sans réponse, à une époque où on en aurait tant besoin pour faire des choix éclairés. Corps accord vient rompre le cycle de l'ignorance. Accessible, décomplexé et inclusif, cet ouvrage est la première adaptation québécoise du classique Our Bodies, Ourselves, dont la dernière édition est parue en 2011. D'abord publié en 1971, puis maintes fois réédité et traduit en 34 langues, OBOS a révolutionné le domaine de la santé de femmes en alliant des témoignages sur leur sexualité, des points de vue féministes diversifiés et des données scientifiques. Cette véritable encyclopédie a contribué à une réappropriation du pouvoir et du savoir des femmes sur leur corps et demeure à ce jour une ressource incontournable pour toutes les générations.
Féminisme et religion sont-ils mutuellement exclusifs, voire irréconciliables? Devons-nous absolument vivre des déchirements autour de ces enjeux fondamentaux ? À l'heure des tensions que l'on connaît en Occident et de la hausse des discriminations liées aux signes religieux, tout porte à croire que oui. Dania Suleman pense plutôt le contraire. Avec cet essai bref et brillant, écrit dans un souci de vulgarisation, elle saute dans l'arène dans le but avoué d'amorcer une réconciliation. La coexistence de la liberté de religion et de l'égalité des sexes est une question sensible qui n'est pas sans comporter de pièges. Dania Suleman sait les éviter pour nous mener ailleurs. Là où il est possible de reconnaître la dimension patriarcale des religions à travers l'histoire, mais du même souffle, le rôle qu'elles jouent dans l'intégration sociale de la population immigrante. Possible de constater que les tribunaux canadiens savent faire la part des choses pour protéger les femmes, sans hiérarchiser ces droits constitutionnels. Possible d'explorer le travail des théologiennes féministes postcoloniales qui revisitent les textes sacrés. Une réflexion salutaire puisant à la sociologie, au droit et au féminisme, qui vient revaloriser l'autonomie et la liberté des femmes tout en offrant un point de vue incarné sur l'identité religieuse. Et surtout, qui peut contribuer à apaiser les fractures sociales.
Quel positionnement stratégique choisir à l'égard de l'État : avec, sans ou contre ? Manifester pour l'extension des droits du mariage pour toustes, s'organiser pour se défendre contre les violences sexuelles sans la police et la prison ou fonder une communauté autarcique sur une île déserte très loin d'ici ? Comment faire ? L'État, après avoir pourtant pris soin de bien séparer espace privé et espace public, s'immisce dans nos intimités avec la plus parfaite indiscrétion. De quoi l'État se mêle-t-il ? Comment et pourquoi va-t-il fourrer tantôt la main droite de la répression, tantôt la main gauche de l'action sociale dans nos identités de genre et nos sexualités ? Existe-t-il seulement un grand corps qui relie ces deux mains ? Il pourrait s'agir d'une fiction montée de toutes pièces, d'un discours de pouvoir ou encore d'une relation sociale et politique matérialisée. Car cette figure change dans le temps et dans l'espace, et, selon les circonstances, elle s'avère soit utile pour la critique, soit au contraire elle devient intimidante et bloquante pour l'action collective. Ce recueil invite à la discussion sur les compréhensions queers/féministes de l'État et les stratégies à en déduire pour s'émanciper. Avec des contributions de Cornelia Mser, Davina Cooper, Rada Ivekovi, Perinne Lachenal, Birgit Sauer, Marion Tillous, Jana Tschurenev.
Queer, la télévision? À en croire certains éditocrates excédés, il serait désormais impossible d'ouvrir la télé sans y voir toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. S'il est vrai que la diversité sexuelle et la complexité des genres sont de plus en plus représentées à la télévision, les efforts déployés par les Netflix de ce monde pour rester en phase avec les attentes du public sont souvent suspects... et incomplets. Que signifient au juste ces nouvelles représentations? Peut-on faire confiance à un média qui cherche avant tout à engranger des profits? La télévision peut-elle être queer? Talk-show, websérie, téléroman, les études de cas réunies ici portent sur divers formats de ce média, et ce, dans différents contextes culturels (Québec, Canada, États-Unis, Allemagne et Espagne). Ces analyses montrent tout à la fois les limites du média et ses possibilités pour mettre en scène des représentations queer radicalement subversives. Des textes de Stéfany Boisvert, Tara Chanady, Florian Grandena, Charlotte Kaiser, Antonio Lérida Muñoz, Alexis Poirier-Saumure, Julie Ravary-Pilon, Joëlle Rouleau, Olivier Tremblay, Christoph Vatter et Arnaud Widendaële.
Le point zéro à partir duquel la révolution se propage est celui où de nouveaux rapports sociaux s'imaginent et se créent, déclenchant une onde qui gagne de proche en proche et renverse les structures de la domination. Ce point zéro, soutient Silvia Federici, est localisé dans la sphère privée, site de la reproduction sociale - celle de la main-d'oeuvre et de sa force de travail. Écrits entre 1974 et 2012, les textes réunis dans ce recueil s'articulent précisément autour du concept de reproduction, développé par un courant du féminisme marxiste dont Silvia Federici se réclame aux côtés de Mariarosa Della Costa, Selma James et Maria Mies.Elles sont parties d'un constat: tache aveugle de la théorie marxiste, le travail domestique non rémunéré, essentialisé, est la partie cachée de l'iceberg de l'accumulation capitaliste. D'où la revendication du salaire ménager, portée dans les années 1970 par le Collectif féministe international puis, au fil des ans, l'élargissement de la réflexion à la restructuration des rapports de classe. Le «nouvel ordre mondial» du néolibéralisme, la crise de la dette et les politiques d'ajustement structurel, les délocalisations industrielles ont créé une nouvelle division sexuelle et internationale du travail qui précarise la vie de populations entières et impose aux femmes du «Sud» d'assumer une part croissante du travail reproductif nécessaire au «Nord». L'analyse de la guerre économique ainsi engagée contre les femmes appelle les féministes à combattre ce nouveau colonialisme pour rouvrir la perspective politique de l'émancipation en l'associant à la défense des biens communs. Née à Parme, en Italie, militante féministe depuis les années 1970, Silvia Federici travaille aux États-Unis. Son essai, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive a été traduit en français en 2014 (Éditions Entremonde).
Racisme et machisme à la télévision, métisses et carnaval, Serena Williams, féminisme, quotas raciaux, mobilisation sur les réseaux sociaux, blackface... Rien n'échappe au regard aiguisé de la philosophe, féministe et activiste Djamila Ribeiro. Dans ces chroniques originellement publiées dans la presse, Djamila Ribeiro réagit à chaud sur des situations du quotidien, à partir desquelles elle aborde des concepts comme le patriarcat, les droits LGBT+, l'autonomisation des femmes, et évoque des auteures de référence pour le féminisme comme Angela Davis ou Simone de Beauvoir. Parce que l'exemple brésilien nous aide aussi à penser la situation française, son regard critique est plus que jamais nécessaire. Djamila Ribeiro, chercheuse en philosophie politique, est la référence du mouvement féministe noir, antiraciste, pro-LGBT et antimachiste au Brésil. Chroniqueuse pour la presse papier et TV, elle donne aussi des conférences dans le monde entier. Avec un demi-million de suiveurs sur les réseaux sociaux, c'est une activiste de poids. « Djamila Ribeiro démystifie le féminisme noir » (Globo) « Faut-il lire Djamila Ribeiro ? Évidemment ! » (Folha de São Paulo)
Sur le marché du travail, les femmes sont encore trop souvent considérées comme le «deuxième sexe»: leur corps, leurs tâches, leur rôle social sont relégués au second plan. Blagues sexistes et avances déplacées, outils inappropriés et maladies professionnelles: que pouvons-nous faire pour améliorer la condition des travailleuses? Comment réconcilier la lutte pour l'égalité et la protection de la santé des femmes? Comment nous libérer du jugement sur notre corps? Ergonome et généticienne de notoriété internationale, Karen Messing s'intéresse depuis longtemps à la façon dont les différences biologiques entre les femmes et les hommes sont prises en considération dans les milieux de travail. Qu'est-ce qu'un travail «égal»? Pourquoi le salaire des femmes est-il inférieur à celui des hommes? Est-ce en raison de l'effort physique demandé? Pourquoi les outils de travail ne sont pas adaptés à la diversité des corps humains? Dans Le deuxième corps, elle conjugue à merveille rigueur scientifique et convictions féministes pour rendre compte de ses recherches sur le terrain auprès de techniciennes en télécommunications, travailleuses de la santé, caissières d'épicerie ou encore de camionneuses, mécaniciennes et soudeuses. Riche de son bagage scientifique et de sa longue expérience auprès des syndicats, Karen Messing livre au passage des réflexions très actuelles sur le sexe biologique et l'identité de genre, en résonance avec celles de Simone de Beauvoir. «Nous devons mettre tout en oeuvre pour nous libérer de la honte qui porte sur notre corps et ses "différences" et attirer l'attention sur les risques liés à notre travail. Et, surtout, il faut trouver des façons de nous protéger mutuellement et de nous entraider dans notre lutte pour un milieu de travail mieux adapté à notre corps et à notre vie.»
L'école enseigne-t-elle l'hétérosexualité? Y apprend-on les bonnes et les mauvaises manières d'être une fille ou un garçon? Dans la cour de récréation comme en classe, les jeunes ont tôt fait de comprendre quels corps, quels comportements et quelles attirances sont admissibles. Et c
Un ouvrage collectif revendicateur, réfléchi et drôle! Parlez-moi d'amour, redites-moi des choses tendres; parlez-nous d'amour, de vos grands et petits émois trash, glauques, pathétiques. L'amour, l'amour, est-ce une raison pour se faire mal? Maudit amour. L'amour, crisse! Le crisse d'amour. Est-ce une construction sociale? Pourquoi certain.es sont affamé.es, amourovores total, véritables junkies de la passion, tandis que d'autres y renoncent, parfois pour toujours? La force de ce livre réside dans la diversité et la richesse des points de vue qu'il propose. On n'y fait pas que réfléchir à l'amour en vue de redécorer la maison avec une nouvelle couche de peinture, on jette les murs par terre! Et, pour ce faire, il faut être une bande, il faut bénéficier de l'intelligence collective. Plus que la somme de ses questionnements, ce collectif pourrait bien être le point de départ de changements significatifs dans nos vies, l'étincelle ouvrant la voie aux transformations profondes.
Moi, Gémeau ascendant Sagittaire, j'apprends à devenir une plante, l'espace d'un livre, d'un parcours spirituel, avec ses résistances, ses engagements, ses frustrations, ses désistements et ses extases. C'est avec une pelle, un sécateur et mes pieds que j'ai ouvert le sentier sur lequel j'ai traîné le bagage critique d'une femme qui a passé beaucoup de temps à l'université. Je l'ai gardé, ce bagage, même si je l'ai un peu remodelé, parce qu'au final, c'est lui qui peaufine, qui sculpte, et qui fait shiner ma destinée.
Nées en Italie dans les années 1940, Silvia Federici et Mariarosa Dalla Costa sont des militantes pionnières et des intellectuelles féministes de premier plan. Dans ces entretiens avec Louise Toupin, elles reviennent sur le mouvement qu'elles ont cofondé en 1972, le Collectif féministe international, qui fut à l'origine d'une revendication radicale et controversée au sein du féminisme, celle de la rémunération du travail domestique. À partir de ce riche terreau, elles racontent comment s'est développée leur pensée au fil du temps, et formulent une critique intersectionnelle du capitalisme néolibéral, depuis la notion de crise de la reproduction sociale.
Françoise Collin a fait entrer le féminisme dans la philosophie, et la philosophie dans le féminisme. Figure marquante des lettres francophones, originale, radicalement plurielle, sa pensée nous rappelle que le féminisme n'est pas qu'une théorie ou une action politique. Il est une façon d'être au monde. Dans ces textes, elle explore les notions d'héritage, de filiation et de transmission entre les générations de féministes. Un puissant antidote à la division et à la démission. « Françoise Collin était une féministe in-comparable et une philosophe du politique. L'une n'allait pas sans l'autre. Toujours à l'affût dans le présent de ce qui interpelle, interroge, bégaye, balbutie. Avec le culot de l'interpréter, avec rigueur mais sans prétention, pour l'ouvrir à ce qui innove. » - Marie-Blanche Tahon
Avez-vous remarqué ce personnage en marge du cadre, dont on ne nous raconte pas l'histoire? Une enquêtrice décide de suivre la piste des femmes entrevues dans les portraits de Marx. Ses antennes féministes remuent en direction de l'héritage marxien: tant de gloire virile recouvrant une pensée d'égalité, c'est louche. Quel risque courons-nous si nous nous intéressons aux femmes qui étaient là? Une simple promenade qui, au final, chamboule tout. Vous qui possédez Le petit Karl comme un catalogue d'outils à dégainer dans toutes les situations, que savez-vous de l'oeuvre d'Eleanor Marx? De l'influence de Jenny ou de Laura Marx? Camarades, quelqu'un vous a-t-il parlé d'elles pendant ces nombreuses années d'université?
À l'heure où des crises environnementales, économiques, politiques et humanitaires se croisent et menacent jusqu'à la vie sur Terre, il est troublant de constater que nous ne faisons toujours pas de la défense du vivant une priorité. Et si le travail de soin, les modes de vie égalitaires et durables souffraient du même mépris qui a longtemps occulté le savoir et l'action des femmes? Ce livre postule l'urgence de l'écoféminisme. Comprendre les similitudes dans le fonctionnement du patriarcat et de l'exploitation de la nature permet de revaloriser de puissantes stratégies de résistance. Les auteures de ce recueil réfléchissent à la décentralisation du pouvoir, à la décolonisation, aux droits des animaux, à la crise de la reproduction, aux grands projets d'exploitation des ressources, au retour à la terre, à la financiarisation du vivant, à la justice entre générations. Toutes sont engagées sur plusieurs fronts pour freiner la destruction du monde. Et pensent que nous n'y arriverons pas sans rompre radicalement avec l'idéologie de domination.