Fairy Tales & Legends
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Ce livre remet en question certaines de nos croyances contemporaines les plus fondamentales, en particulier celle fondée sur le progrès, et rappelle, d'une part, que l'espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces et, d'autre part, que rien ne garantit que la forme industrielle de production soit biologiquement adaptée à l'être humain. Ces deux idées pourraient donner l'impression de relever du simple bon sens ; elles n'ont rien de particulièrement choquant ou subversif. Mais elles n'en ont pas moins suscité des réactions négatives surprenantes de la part de tous ceux, scientifiques, économistes, politiciens, intellectuels, qui partagent une conviction commune, que l'on peut appeler « la croyance dans la croissance économique illimitée ». Quand il s'interroge sur le type de lecteurs qui seraient, au contraire, susceptibles d'apprécier les idées qu'il a développées, l'auteur suggère prudemment deux groupes, qu'il appelle les « conservateurs de la valeur » et les « intellectuels de gauche » - dont il constate, qu'il semble pour tout dire déjà moribond. La question qui se pose est de savoir qui sont aujourd'hui les intellectuels de gauche. Doit-on encore appeler ainsi des gens qui, s'ils sont plus sensibles que d'autres aux coûts sociaux et humains du progrès, et en particulier aux inégalités qu'il engendre, n'en continuent pas moins le plus souvent à croire à la possibilité et à la nécessité du progrès par la croissance économique illimitée, se contentant pour l'essentiel d'exiger que les fruits de la croissance soient répartis un peu plus équitablement ?
Antilles, XVIe siècle : sous le couvert de la nuit, les esclaves se réunissaient pour écouter des contes de résistance et d’espoir.
Croyons-nous toujours au progrès ? Pouvons-nous le concevoir positivement à l'aune des horreurs qui jalonnent le passé ? Mais comment donner du sens à l'avenir dès lors qu'on considère que le progrès est mauvais et qu'il ne peut être synonyme d'un futur désirable ? C'est ici qu'on se trompe. Ainsi le progrès ne doit pas être compris au sens d'amélioration, mais au sens de mouvement, de progression, de changement. Autrement dit de rupture, bonne ou mauvaise. C'est là l'origine du mythe du progrès. La transgression, celle de Prométhée qui donne aux humains le feu et les techniques pour les reproduire, c'est celle de chacun et chacune dépassant ses propres limites. C'est cette désobéissance propre à l'humain qui ne peut, qui ne sait, rester immobile. Le progrès n'est donc pas mort. Il est là, en chacune et chacun de nous. Reste à savoir quelle forme nous voulons individuellement et collectivement lui donner.
De toutes ses oeuvres ce livre est sans doute celui auquel Tolstoï fut le plus attaché. Il était certain en effet « d'avoir élevé un monument » en composant l'Abécédaire dont Les Quatre Livres de lecture sont extraits. C'est que l'auteur de La Guerre et la Paix a été dominé dans sa vie passionnée par diverses préoccupations maîtresses au premier rang desquelles figurait l'éducation du peuple auquel il a souhaité donner le goût de la lecture, porte de l'esprit critique qui mène à la citoyenneté. C'est à cette fin que, de retour à Iasnaïa Poliana après avoir démissionné de l'armée en 1849, il ouvrit une école pour enfants. Ce livre est le fruit de cette expérience et Tolstoï affirmait « sa supériorité sur tous les autres livres ». Il avait toujours aimé les histoires et l'on trouvera dans ce volume toutes celles qu'il aimait raconter. Ces Contes, récits et fables nous instruisent autant qu'ils nous distraient. C'est bien là ce que la littérature peut nous apporter de mieux.
Qu'est-ce qui s'imprime dans la prunelle, laissant une marque indélébile, à la lecture de ces contes : l'herbe longue des pampas, ondulant comme la mer à perte de vue, l'ombre gigantesque du feuillage de l'Ombú abritant les paroles du vieux Nicandro déroulant ses souvenirs : la balle tirée à bout portant par le maître des lieux, l'intraitable Santos Uguarte sur son esclave préféré, Meliton, le calvaire de Monica devenue folle à la révélation de la mort de son promis, le cheval-pie de l'étranger, tué par accident, le jour du marquage des bestiaux, les manigances de l'invisible Niño Diablo qui entend dans la plaine des bruits qu'il est seul à entendre ? Le rire strident des sorcières, la nuit, très haut dans le ciel, au-dessus de la pampa ou les cris terrifiants « qu'aucune âme humaine ne pourrait supporter », à l'instant où Marta Riquelme, accablée par la vie, se transforme en Kakué, l'oiseau des âmes infortunées ? Au dire de ses amis londoniens, William Henry Hudson (1841-1922) qui « écrivait comme l'herbe pousse » (Conrad) ressemblait « à un faucon sur le point de s'envoler » (Garnett) ou à « un aigle du jardin zoologique, noble, mélancolique étranger, survolant en pensée les pampas Argentines » (Masshingham). Ornithologue de grand renom, prêt à tout moment à devenir oiseau, ses oeuvres complètes comprennent vingt-quatre tomes.
Les histoires que nous conte ici Idries Shah - qu'il nous donne à entendre et à vivre - illustrent les modes de pensée et d'action des sages soufis.Il s'agit de faire ressortir par-delà les apparences la réalité des êtres et des situations.Plus que toute autre caractéristique, la tendance à entretenir des idées arrêtées, à s'en tenir à des suppositions faciles, fait obstacle à la compréhension et, par là même, à la maturation psychologique et spirituelle. Idries Shah ne se contente pas de porter sur ce travers fondamental un regard grave et amusé, il offre encore une fois un remède, sous la forme d'un livre-exercice.Ces « contes » s'adressent à l'esprit intérieur. Ils sont interactifs, ouverts. Ils réveillent chez celui qui les lit ou les entend la faculté peu exercée de revenir toujours au point de départ, l'aptitude à percevoir ce qui est là. Ils dessinent un chemin. Idries Shah, d'origine afghane, est né en 1924 à Simla (Inde). Il est mort à Londres en 1996. Comme l'avaient fait en leur temps certains maîtres soufis, particulièrement Jalaludin Rumi et Bahaudin Naqshband, il a reformulé pour notre époque les enseignements traditionnels du soufisme.
Qu'as-tu fait de mon pays ? Comprendre l'histoire coloniale Après Je suis une maudite Sauvagesse o Eukuan nin matshi-manitu innushkueu (2019), Mémoire d'encrier met en lumière le deuxième ouvrage d'An Antane Kapesh Qu'as-tu fait de mon pays ? o Tanite nene etutamin nitassi ?, qui dénonce les abus du système colonial et les catastrophes de la colonisation chez les Premières Nations. L'Enfant a tout appris de son grand-père pour vivre dans le bois. Une fois son aïeul décédé, l'Enfant voit arriver une ribambelle de Blancs (marchands, missionnaires, docteurs, dentistes, etc.), qui pillent tout : son territoire, sa culture et même sa langue. Dans ce conte philosophique, Kapesh montre les multiples visages du colonialisme blanc et la violence infligée aux Innus.
Des récits fondateurs des nations cherokee, sioux, apache et bien d'autres : Contes et légendes des Amérindiens invite à découvrir la richesse poétique et mystique des peuples premiers d'Amérique du Nord.
Et si la reine de Blanche-Neige n’était pas la méchante de l’histoire ? Isabelle Siac lui redonne la parole et révèle, derrière le miroir, une femme en lutte contre l’invisibilité et les diktats de la beauté. Un conte revisité, drôle et percutant.
Découvrez les récits envoûtants et les secrets millénaires du Bénin à travers 40 contes traditionnels. Pourquoi le lièvre est-il si rusé ? Comment le caméléon a-t-il acquis ses couleurs ?
Découvrez les récits envoûtants et les secrets millénaires du Bénin à travers 40 contes traditionnels, où animaux rusés, créateurs divins et leçons de vie s’entremêlent. Pourquoi le lièvre est-il si malin ?
Découvrez les récits étiologiques portugais, réunis pour la première fois dans une anthologie unique.
L’Éthiopie, berceau de l’humanité et terre de mystères, s’offre à vous à travers des récits envoûtants où se mêlent djinns, rois des mers et sorcières.
« Pourquoi filmer une histoire quand on peut l'écrire ? Pourquoi l'écrire quand on va la filmer ? Cette double question n'est oiseuse qu'en apparence. Elle s'est posée très précisément à moi. L'idée de ces contes m'est venue à un âge où je ne savais pas encore si je serais cinéaste. Si j'en ai fait des films, c'est parce que je n'ai pas réussi à les écrire. Et si, d'une certaine façon, il est vrai que je les ai écrits - sous la forme même où on va les lire - c'est uniquement pour pouvoir les filmer. Ces textes donc, ne sont pas "tirés" de mes films. Ils les précèdent dans le temps, mais j'ai voulu d'emblée qu'ils fussent autre chose que des "scénarios". C'est ainsi que toute référence à une mise en scène cinématographique en est absente. Ils ont eu, dès le premier jet, une apparence résolument littéraire. » Éric Rohmer. Six contes moraux : La Boulangère de Monceau (1962), La Carrière de Suzanne (1963), La Collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud (1969), Le Genou de Claire (1970), L'Amour l'après-midi (1972).
Découvrez la Chine impériale à travers ses chansons populaires, traduites et commentées par un grand sinologue. Ce recueil vibrant, illustré et accessible, donne voix aux joies, aux peines et aux rêves d’un peuple, du IIe au XVIIIe siècle.
Le Sénégal se dévoile à travers ses récits les plus anciens : des contes étiologiques, initiatiques et moralisateurs, collectés sur le terrain pendant vingt ans.
Bornéo, années 1970 : une exploratrice française s’installe parmi les derniers chasseurs de têtes et recueille leurs secrets.
Héros, saints chrétiens, paysans, princesses, fées, vache blanche, porc noir, saumon de la Connaissance, trèfle, pomme de terre, citrouille d'Halloween, harpe vivante... font l'âme de l'Irlande, cette contrée des merveilles où les antagonismes sont faits pour s'entendre. Où l'Histoire et l'imaginaire, le temps des demi-dieux et celui des saints se juxtaposent. Où l'extraordinaire et le banal se lancent des piques.La première partie offre des extraits des grands cycles mythologiques gaéliques, tels que le « Lebor Gabala Erenn », qui relate les invasions mythiques successives de l'Irlande, remonte à l'époque médiévale et s'est transmis par voie orale jusqu'au VIIIe siècle, date à laquelle les clercs en ont couché les chroniques par écrit. Dans la seconde partie, les contes des origines sont suivis d'autres contes, qui en reprennent les sujets. Par exemple, à ceux sur l'origine des fées succèdent contes et témoignages présentant leurs pouvoirs ou la façon de se protéger de leurs rosseries.
Il était une fois un roi jeune et puissant du nom de Dabschelim, qui régnait sur l'Inde...Ainsi commence le cycle de contes de Kalila et Dimna, où chacals, buffles, tortues, lions, corbeaux et rats luttent pour le pouvoir, la gloire ou la survie dans une série de récits, également nommés « Fables de Bidpaï », qui inspirèrent Esope et La Fontaine et ravissent les petits et les grands de la Chine à l'Ethiopie. Utilisé depuis près de deux mille ans pour éduquer les princes, Kalila et Dimna a une portée universelle dans le portrait vif et humoristique qu'il fait de la nature humaine. Ramsay Wood restitue la fougue et l'esprit de ces contes, enchâssés dans un récit à tiroirs, d'une plume ironique et allègre. Il nous livre un texte particulièrement savoureux mais dont la profondeur initiatique n'en est pas moins réelle.
Héros, saints chrétiens, paysans, princesses, fées, vache blanche, porc noir, saumon de la Connaissance, trèfle, pomme de terre, citrouille d'Halloween, harpe vivante... font l'âme de l'Irlande, cette contrée des merveilles où les antagonismes sont faits pour s'entendre. Où l'Histoire et l'imaginaire, le temps des demi-dieux et celui des saints se juxtaposent. Où l'extraordinaire et le banal se lancent des piques.La première partie offre des extraits des grands cycles mythologiques gaéliques, tels que le « Lebor Gabala Erenn », qui relate les invasions mythiques successives de l'Irlande, remonte à l'époque médiévale et s'est transmis par voie orale jusqu'au VIIIe siècle, date à laquelle les clercs en ont couché les chroniques par écrit. Dans la seconde partie, les contes des origines sont suivis d'autres contes, qui en reprennent les sujets. Par exemple, à ceux sur l'origine des fées succèdent contes et témoignages présentant leurs pouvoirs ou la façon de se protéger de leurs rosseries.
Héros, saints chrétiens, paysans, princesses, fées, vache blanche, porc noir, saumon de la Connaissance, trèfle, pomme de terre, citrouille d'Halloween, harpe vivante... font l'âme de l'Irlande, cette contrée des merveilles où les antagonismes sont faits pour s'entendre. Où l'Histoire et l'imaginaire, le temps des demi-dieux et celui des saints se juxtaposent. Où l'extraordinaire et le banal se lancent des piques.La première partie offre des extraits des grands cycles mythologiques gaéliques, tels que le « Lebor Gabala Erenn », qui relate les invasions mythiques successives de l'Irlande, remonte à l'époque médiévale et s'est transmis par voie orale jusqu'au VIIIe siècle, date à laquelle les clercs en ont couché les chroniques par écrit. Dans la seconde partie, les contes des origines sont suivis d'autres contes, qui en reprennent les sujets. Par exemple, à ceux sur l'origine des fées succèdent contes et témoignages présentant leurs pouvoirs ou la façon de se protéger de leurs rosseries.
Extraits sélectionnés d'un grand classique : le meilleur du Barzaz Breiz, recueil de chants, légendes et récits traditionnels de Bretagne.
Au début du XIXe siècle, Mary et Charles Lamb entreprirent d'adapter sous forme de contes l'ensemble des tragédies et des comédies de William Shakespeare. Le succès immédiat que connut ce recueil étonna les auteurs, qui l'avaient écrit en hommage au génie du dramaturge élisabéthain, et dans le but d'encourager les jeunes lecteurs à lire ses chefs-d'oeuvre, à développer leur imagination et à renforcer leur vertu. Aujourd'hui encore, toutes les jeunes filles et tous les jeunes garçons d'Outre-Manche découvrent grâce à ces contes pleins de magie, de poésie, de mort, de folie, d'amour et de rire les célèbres héros shakespeariens, qu'ils soient tragiques comme Hamlet, Ophélie, Othello, Desdémone, Roméo et Juliette, ou drôles et merveilleux comme Ariel, Puck, Obéron ou Titania. Les Contes de Shakespeare n'avaient pas été traduits intégralement depuis plus de cent cinquante ans. Cette nouvelle version française restitue la langue magnifique, aussi baroque que romantique, qui caractérise cette rareté littéraire devenue un classique en Angleterre.
Plongez au cœur des trois âmes du Brésil à travers soixante contes et légendes qui mêlent traditions amérindiennes, héritage africain et influences européennes.
Découvrez des contes jurassiens oubliés, où disputes conjugales, amoureux passionnés et couples improbables révèlent une surprenante modernité.
Une incroyable odyssée pour découvrir la magie de nos chemins intérieurs ! Perchée sur son astre, une espiègle fée descend chaque matin sur la Terre pour diffuser l'amour et tenter d'adoucir la blessure des Hommes. Lors d'un rêve éveillé, elle rencontre un elfe mystérieux et enchanteur qu'elle n'aura de cesse de retrouver pour comprendre qui il est. Plongez dans ce conte initiatique plein de symboles et découvrez une singulière prophétie... La fée nous invite à la suivre dans cette quête du Soi, de nos blessures et de nos lumières, pour explorer toutes les facettes de l'humanité. Embarquons avec elle à la rencontre des âmes de la Terre et de leurs émotions, plongeons dans des failles temporelles où surgissent les synchronicités, traversons nos histoires familiales et nos douleurs enfouies, visitons nos liens à l'invisible et dansons nos vies avec poésie ! Et si ce récit avait la puissance d'ouvrir nos coeurs ?
A différentes époques, avant Jésus-Christ et bien après, les tribulations d'une tribu qui tente de survivre dans un monde violent et dépourvu de sens, ou alors sous la tutelle d'un démiurge fou. Le narrateur, Salomon, et d'autres, ne paraissent tenir bon que par la succession de raids sanglants. Ils évitent ainsi de par trop cogiter car, dans les moments de répit, des hommes chevauchant des gros porcs, des navigations aléatoires, des moujadines ou des villages peuplés d'habitants armés d'ustensiles électro-ménagers d'un autre temps mettent à mal la raison. Heureusement, peut-être, comme pour tout aplanir, il existe la broyotine, genre de guillotine en plus radical. Récit nerveux et absurde, drôle et perturbant, Les six vies de Salomon est un conte post-apocalyptique et mystique désespéré qui laisse aux lectrices et aux lecteurs le sentiment d'un malaise pénétrant derrière l'apparente gaudriole.
Paru en 1959 sous le titre Zanko, Chef tribal, Traditions, coutumes, légendes des Tsiganes chaldérach, ce livre marque un tournant dans l'histoire de la civilisation des Roms. Pour la première fois, un dépositaire de la mémoire romani, Zanko, la transmettait à un « gadjo » : « Je ne vous ai pas dit notre secret pour que vous le gardiez pour vous. Je sais ce que j'ai fait. Je suis Vieux. J'ai vu beaucoup de choses. Je ne veux plus qu'on nous prenne pour des sauvages. Je ne veux pas que mes enfants et mes petits-enfants soient traités comme nous l'avons été ». L'homme à qui s'adresse Zanko est le père Chatard, un dominicain qui, sous l'Occupation, était intervenu pour adoucir les conditions d'internement d'enfants tsiganes. Il poursuivra après la guerre son combat en faveur des Roms, au prix d'être inquiété par sa hiérarchie et par les services de l'État. Les deux amis souhaitaient que l'ouvrage soit présenté comme la Bible du peuple rom. C'est sous ce titre que nous le republions. Il rassemble les récits des origines, raconte la naissance et la fin du premier monde, la chute du roi Pharavono - malédiction après laquelle les Roms n'eurent plus ni roi ni territoire - puis détaille les coutumes et pratiques religieuses de ce peuple.
« Alors ce drôle n'eut d'autre ressource que d'invoquer humblement les bouddhas et les divinités en leur demandant de faire revenir à lui la dame de son coeur. Mais, comme son désir ne faisait que s'accroître tandis que l'effet se reculait avec une froideur qui passait toute mesure, il enveloppa en cadeau des cartes de récréation ainsi que des cure-dents, et se rendit chez elle pour lui en faire présent avec la promesse qu'il ne ferait plus appel à ses services. Las ! Plus l'entretien se prolongeait, plus son amour grandissait... » Au XVIIe siècle, un auteur japonais s'est amusé à récrire sur un mode cocasse un grand classique du Xe siècle, composé de 125 petits récits entrecoupés de poèmes. Ces Contes de Risée constituent un véritable documentaire sur le début de l'époque d'Edo (1603-1867). Mais la traduction est aussi un tour de force, puisqu'elle est elle-même parodie d'une nouvelle version française des Contes d'Ise.
Luc Albarello imagine avec humour la vie du légendaire héros liégeois nommé Tchantchès et de sa compagne Nanesse. Entre légende et histoire, on découvre comment les gens du peuple vivaient à l'époque carolingienne, ce qu'ils mangeaient, buvaient et redoutaient, dans une époque faite de traditions et de croyances, mais aussi de découvertes et d'innovations. Le lecteur accompagne les deux héros populaires dans les nombreuses aventures qu'ils vivent en Wallonie et lors de leurs voyages à travers l'Europe de jadis. Leurs rencontres avec les autres personnages, les moments de camaraderie et d'effronterie sont également décrits avec gaieté et humour.
Découvrez la richesse des contes animaliers persans, où chaque histoire devient une leçon de sagesse et de poésie.
Découvrir un pays d'après ses légendes permet de gagner le coeur de ses habitants et, souvent, de mieux le comprendre. La vertu essentielle des récits compilés ici, est de donner un supplément d'âme et de sens à notre territoire, de l'emplir de cette profondeur historique que pierres et paysages évoquent, sans révéler d'emblée. Les vieilles croyances et les superstitions sont nées dans l'esprit de gens curieux qui étaient aussi stimulés par leur environnement. Que l'on crût à ces histoires par-delà les siècles, malgré leur aspect parfois invraisemblable prouve assez bien que la logique et la raison importaient peu. La nature en disait bien davantage. Une autre qualité de ces textes est de nous permettre de mieux imaginer cette société rurale d'avant-guerre, avec ses veillées (les soirées télé d'avant la télé), le travail ordinaire, les rites, et ce qui a pu la faire rire, rêver. Cette vision du monde nous est sans doute précieuse, dans notre quotidien devenu virtuel, connecté, désincarné et bien souvent désenchanté.