Antiquité (jusqu'en 476)
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Plongez dans l’épopée millénaire d’un peuple qui a marqué l’Histoire : Les Égyptiens d’Isaac Asimov retrace, avec brio et clarté, le destin unique d’une civilisation ayant traversé les âges sans jamais perdre son âme.
Trois mille ans d’histoire grecque, de l’épopée d’Homère à la chute de Constantinople, racontés avec la rigueur d’un scientifique et le souffle d’un grand conteur.
Rome avant l’Empire : comment une petite cité est devenue la maîtresse du monde méditerranéen ? Isaac Asimov retrace, avec brio et précision, les guerres, les trahisons et les conquêtes qui ont forgé la République romaine.
Entre mythe et réalité, Le Monde d'Ulysse révèle la société secrète des siècles obscurs grecs. Moses I.
1750 avant J.-C., dans les cuisines du palais de Hammourabi : découvrez comment les cuisiniers royaux de Babylone transformaient les ingrédients en festins sacrés, entre rites, interdits et recettes oubliées.
Comment éviter que le pouvoir soit confisqué par les élites ? Les Athéniens avaient trouvé la réponse : honneurs et châtiments étaient indissociables de la souveraineté du peuple. Les citoyens ne se contentaient pas de délibérer entre eux, ils veillaient aussi à sanctionner et à récompenser leurs hommes politiques. Les orateurs et les magistrats pouvaient être tour à tour célébrés, couronnés, puis fustigés, poursuivis, condamnés ou, pour les plus chanceux, seulement ridiculisés sur scène. Grâce à ce double régime de distinction et de contrôle, la démocratie athénienne parvint à éviter, durant près de deux siècles, toute capture oligarchique. À travers une enquête vivante qui mobilise discours judiciaires, inscriptions honorifiques et attaques comiques, l'auteur met au jour les mécanismes profonds et jusqu'ici passés sous silence de la vie politique athénienne. À l'heure où les démocraties contemporaines sont minées par le doute, ce livre invite à repenser ce que peut la démocratie lorsqu'elle ne se réduit pas à la discussion publique, mais se donne aussi les moyens de juger dignes celles et ceux qui prétendent la gouverner.
Découvrez comment l’archéologie révèle les secrets des premières civilisations du Proche-Orient, de la naissance de l’agriculture à l’émergence des États, à travers le regard expert de Marcella Frangipane.
De l'Écosse jusqu'à la Mésopotamie, de l'embouchure du Rhin jusqu'aux contreforts de l'Atlas, Rome a dominé durant près de cinq siècles un immense territoire. Le démembrement rapide de sa partie occidentale a d'autant plus frappé les esprits que l'Empire a remporté jusqu'au bout des succès décisifs, notamment contre Attila en 451. Pour faire comprendre ce paradoxe, Peter Heather rouvre le dossier en déplaçant le point de vue. Brassant une superbe documentation avec un art consommé du récit, il s'intéresse autant à la vie culturelle, économique et politique de l'Empire qu'à celle des « barbares ». Ceux-ci, en effet, ne viennent pas de nulle part. Qu'il s'agisse des peuples germaniques ou, plus encore, des Huns, Peter Heather fait revivre de l'intérieur la logique des adversaires de Rome. Une logique qui, tout autant que celle des héritiers d'Auguste, façonnera le Moyen Âge européen. On découvre ici l'histoire de la fin de l'Empire d'Occident autant que celle des débuts de l'Europe, comme celle des personnages hauts en couleur qui l'émaillent : diplomates de Rome et de Byzance toujours sur les routes, généraux, chefs barbares, impératrices ambitieuses, poètes, philosophes, théologiens... Considérée comme un classique, cette décapante « histoire nouvelle » a marqué un tournant dans les analyses de la chute de l'Empire romain.
Et si les légendes recelaient une part de vérité historique ? À travers huit récits fondateurs, de la guerre de Troie à Romulus et Rémus, Thierry Camous démontre comment archéologie et science décryptent le réel caché derrière le mythe.
En 21 après Jésus-Christ, des nobles gaulois se soulevèrent contre l'empereur Tibère César. Écrivant un siècle plus tard, l'historien romain Tacite livre dans les Annales un récit qui est quasiment notre seule source sur cet événement. Il raconte la prise d'armes de Florus chez les Trévires et celle de Sacrovir chez les Éduens. Il révèle la répression brutale menée par les légions du Rhin, assistées d'auxiliaires gaulois, mais aussi les inquiétudes à Rome et la réaction de Tibère, dont il dresse un portrait sans fard. Plusieurs choses surprennent dans cette révolte, qui se produit dans le contexte troublé de la succession d'Auguste et du début du règne de Tibère. Un contexte marqué aussi par l'échec de la coûteuse guerre de Germanie, qui pesa durant trente ans sur les ressources de la Gaule. À travers une explication du récit de Tacite, ce livre en aborde tous les aspects. Il se penche sur les acteurs, leurs motivations et le déroulement des faits, en faisant appel aux acquis récents de la recherche archéologique. Par ailleurs, et grâce à l'apport des études textuelles, il le replace dans l'oeuvre de Tacite ainsi que celle d'autres auteurs, et s'efforce de décrypter les intentions narratives du plus fascinant des historiens romains. Avec cette enquête qui est aussi un voyage dans la Gaule annexée par Rome, l'histoire de la révolte de 21 ouvre une réflexion sur la « paix romaine » et ses limites.
Et si les Étrusques venaient du Caucase ? Bernard Sergent renouvelle en profondeur notre compréhension de ce peuple mystérieux, en retraçant leur migration depuis l’Orient jusqu’en Italie.
Avant Humain, trop humain, Nietzsche était philologue. Le Culte grec révèle ses cours inédits sur les rites, les prêtres et la magie en Grèce antique — une plongée dans les sources mêmes de sa pensée généalogique, enfin traduite en français.
Rome, Ier siècle avant J.-C. : comment former un citoyen idéal ? L’Éducation des jeunes Romains au temps de Cicéron révèle les secrets d’une pédagogie où le père de famille.
Les notions anciennes et modernes de la « folie » recouvrent le plus souvent des réalités bien différentes, et celle de furor ne fait pas exception. Exprimant en général une idée d'aliénation dans laquelle le sujet est comme dépossédé de lui-même, elle désigne en premier lieu un trouble grave de la compréhension et de la volonté dont les racines s'enfoncent dans les profondeurs du corps. Dans un second sens, elle est le nom du sentiment tragique qui inspire aux foules anarchiques comme aux souverains tyranniques des actions mettant en cause les cadres élémentaires de la souveraineté républicaine. Depuis les origines de la cité, la condition de ceux qui souffrent du furor de la première espèce impose à la puissance publique de superviser des mesures de garde (custodia) et de protection (cura). L'édifice juridique qui en est issu se précise à la mesure que l'État romain étend son empire. Quant au furor de la seconde espèce, image poétique empruntant ses traits à toutes les espèces de « folie », il justifie d'appliquer aux ennemis publics le douloureux remède des maladies désespérées et il légitime, par une analogie avec le droit exceptionnel appliqué à la démence, le recours à un état d'urgence. Cet ouvrage, se concentrant sur la période romaine mais examinant aussi les sources grecques, propose pour la première fois une histoire politique de la folie dans l'Antiquité. À travers cet objet, il présente les pratiques romaines du pouvoir dans leur irréductible complexité.
Avec le destin de Juba II se joue celui de l'Afrique face à Rome. Il n'est encore qu'un enfant lorsque la Numidie, royaume de son père, tombe devant César. Le nouvel homme fort de l'empire le ramène, tout jeune captif, en Italie. C'est là que le petit prince orphelin grandit, au plus près de la famille du futur empereur Auguste. L'avenir de Juba est désormais aux mains du premier des Romains, qui décide opportunément de lui confier à l'âge adulte un nouveau royaume en même temps qu'il lui donne pour épouse Cléopâtre Séléné, fille de la grande Cléopâtre et d'Antoine. Avec elle à ses côtés, Juba II fait roi entreprend désormais d'écrire une nouvelle histoire pour l'Afrique. Loin de se contenter d'être un simple fondé de pouvoir de Rome, le souverain, en passe de devenir l'un des plus grands érudits de son temps et fort de sa culture hellénistique, aspire résolument à faire jouer à son royaume un rôle inédit dans l'histoire du nord de l'Afrique et de la Méditerranée, sur lesquelles l'Empire romain a déjà étendu ses filets. Élevé à Rome il en sait le prix, mais il a aussi pour arme l'éducation qu'il y a reçue et l'identité qu'il se construit. Tenu par sa fidélité à l'empereur, quel chemin prend alors sa liberté ? La réponse, complexe, tient au destin singulier du roi. Son récit, encore empreint d'une grande part d'ombre, fut aussi chargé des préjugés modernes qui, entre la violence de la colonisation et les indépendances retrouvées, ont marqué les relations entre l'Europe et le Maghreb. Le portrait de Juba II est à multiples facettes, sur lesquelles cet ouvrage jette une nouvelle lumière.
Auguste est le véritable inventeur du soft power, l'art, non de vaincre, mais de convaincre, ce qu'Ovide, un poète de ce temps à qui le pouvoir augustéen n'était pas sympathique, appelait l'art « de conserver sans violence physique à Jupiter son sceptre redoutable ». Telle est la trame originale du présent ouvrage. Projeté à l'avant-scène de la politique romaine à l'âge de 19 ans par l'assassinat de son père adoptif César, Auguste a réussi à fonder un nouveau régime et à rester à la tête de l'Empire romain pendant un interminable règne de 41 ans. Il multiplia les moyens pour dominer les esprits. S'appuyant sur une exceptionnelle génération de poètes, comme Horace et Virgile, Auguste réussit à inscrire sa politique dans une vision mystifiée de l'histoire. Prétendant qu'Apollon était intervenu pour lui donner la victoire à Actium contre Marc Antoine et Cléopâtre, Auguste s'est présenté comme l'intercesseur de ce dieu sur terre pour accompagner le retour de l'âge d'or. Auguste renouvela l'art ornemental à l'image d'un monde ordonné et fécond. Il multiplia les constructions de théâtres, dont il transforma à la fois l'architecture et la dramaturgie, pour donner en spectacle la révolution cosmique. Il diffusa à des millions d'exemplaires les signes de son pouvoir, sur les monnaies, mais aussi sur les monuments publics et même sur les humbles objets de la vie quotidienne. L'étude renouvelée de ses réalisations les plus spectaculaires à Rome montre qu'il s'adressait à plusieurs publics, de l'aristocratie romaine elle-même avec des messages codés jusqu'aux diverses populations de l'Empire, et même aux adversaires extérieurs à ses frontières. Auguste a entrepris de transformer le décor privé des Romains, en utilisant les compétences des peintres alexandrins que Cléopâtre avait mis au service de sa famille.
Et si l’histoire des livres était aussi celle de l’humanité ? L’Infini dans un roseau retrace l’épopée millénaire du livre, d’Alexandre le Grand à la bibliothèque de Sarajevo.
Ce livre entreprend d'examiner à nouveau l'acte fondateur de la démocratie athénienne, à savoir la réforme de Clisthène. Mise en oeuvre en 508/507 avant notre ère, celle-ci frappe encore l'imagination contemporaine par la sophistication de l'organisation de la vie communautaire qu'elle instaure, reposant sur le principe d'un brassage continu de la population. Qu'une transformation aussi radicale de la vie civique se soit déroulée sans rencontrer de grandes difficultés demeure en partie mystérieux. Pour comprendre l'avènement de cette oeuvre collective, il faut porter l'attention sur un savoir traditionnellement négligé, un savoir du nombre, celui dont font preuve ceux qui comptent les hommes sur le champ de bataille, les moutons dans la colline ou les jetons des jeux dont la clameur emplit les tavernes. Ce savoir se distingue des spéculations mathématiques savantes que la tradition a attribuées à un Pythagore ou un Thalès. Transmises de générations en générations par le biais d'un apprentissage collectif, ces mathématiques concrètes, dont les opérations étaient maîtrisées par une grande partie de la population offrent l'arrière-plan de la réforme de Clisthène. Celle-ci consistait en effet avant tout dans la maîtrise des processus de division et de recomposition de collectifs, soit un art du rangement et du classement des choses et des hommes, attesté dès l'époque d'Homère et appliqué à la résolution des crises politiques et sociales dans les cités grecques. Une autre histoire de la raison démocratique en Grèce ancienne s'en trouve éclairée.
Laissons-nous les portes de notre civilisation ouvertes aux barbares, en oubliant nos racines grecques et romaines ? Ou bien sommes-nous les barbares, lorsque nous utilisons bêtement notre passé pour justifier le pire de notre civilisation ? Les exemples de ce que l'on peut appeler la mauvaise réception de l'Antiquité sont légion. Dans ce Livre noir, l'irrévérencieux et savant Giusto Traina en dresse l'histoire incorrecte. Il sélectionne les cas les plus intéressants voire les plus curieux, de 1900 à nos jours. On croisera ce psychiatre militaire américain inspiré par les poèmes homériques ; on évoquera le débat sans merci entre Martin Bernal et ses détracteurs ; on dressera le bêtisier de la démocratie dans la Grèce antique ; on suivra l'usage et l'abus du mythe d'Antigone, de Hegel à Agamben ; on comprendra les controverses sur les statues antiques ; on déchiffrera le conflit idéologique entre la Grèce et la Macédoine du Nord sur l'identité d'Alexandre le Grand ; on s'amusera du kitsch gréco-romain de Las Vegas ou d'une France qui n'en finit pas de se réclamer de ses ancêtres les Gaulois... Ce panorama passionné et jubilatoire de l'usage toxique de l'Antiquité aidera chacun à comprendre, enfin, ce qui est vivant et ce qui est mort dans notre rapport aux Grecs et aux Romains.
À l’âge du bronze, les forgerons n’étaient pas de simples artisans, mais des héros civilisateurs, défiant dieux et rois pour façonner un monde nouveau.
Rome, 31 av. J.-C. : comment les aristocrates romains ont-ils vécu la chute de la République et l’avènement d’Auguste ?
« Paradis de l'esprit humain », selon le mot de Hegel, la pensée antique ne cesse de nous apprendre à philosopher. Ce livre devrait donner une idée de ce qu'aucun livre, aucune bibliothèque ne peuvent enfermer ! Et d'abord la beauté même, et la grandeur d'un classicisme libre : ce miracle qui affleure dans tant de pages de Platon ou de Cicéron, dans l'énergie de Lucrèce, dans la lucidité de Sénèque. Mais une bibliothèque idéale des philosophes antiques ne pouvait pas non plus laisser de côté cette autre façon quelque peu décalée dont la philosophie antique elle-même se met en question, en se réfléchissant ou en s'ouvrant au monde oriental : on lira, on découvrira, Plutarque, Porphyre, Origène, Philon, Hermès Trismégiste et tant d'autres joyaux de l'esprit humain d'une actualité constante et d'une profondeur qui ne cesse de donner à penser. Jean-Louis Poirier est philosophe et spécialiste de l'Antiquité, collaborateur de l'édition des Présocratiques et des Épicuriens à la Bibliothèque de la Pléiade, auteur de nombreux articles et d'ouvrages publiés aux Belles Lettres.
Auteur d'un traite géographique intitule De l'Océan, Pythéas de Marseille a vécu au IVe siècle avant notre ère. De son texte, hélas disparu, ne subsistent aujourd'hui que quelques fragments. On y trouve les plus anciennes mentions de la Bretagne, de la Grande-Bretagne et de la fameuse île de Thulé, située quelque part sur le cercle arctique. On doit aussi a Pythéas une théorie des marées, la détermination du pôle céleste ainsi que plusieurs relevés de latitudes. À partir de ces rares éléments, de l'Antiquité à nos jours, les historiens ont tenté, avec plus ou moins de succès, de reconstituer ce qui ressemble bien a une expédition maritime au nord-ouest de l'Europe jusqu'a une région boréale énigmatique ou, selon Pythéas, toute navigation devient impossible en raison du changement d'état de la surface de la mer. Embrassant plus de vingt siècles d'exégèse, d'interrogations, de controverses et de réappropriations du personnage, François Herbaux présente pour la première fois une synthèse du « dossier Pythéas ». Intégrant les résultats des travaux les plus récents sur le sujet, il s'emploie à bien distinguer ce qui relève des sources écrites, des hypothèses scientifiques ou de l'imagination des auteurs. De cette enquête minutieuse émerge un Pythéas pionnier de l'exploration scientifique, un savant méconnu dont les recherches ont apporté une contribution majeure à la science de son temps.
Ni Jésus, ni ses apôtres, pas même Paul, n'ont cherché à fonder une autre religion à côté de celle d'Israël, qu'ils voulaient renouveler dans la ligne de son accomplissement messianique. Néanmoins, à travers les deux guerres juives contre l'empire romain (70 et 135 ap. J.C.), l'Église s'est détachée du peuple juif et un christianisme autoréférentiel a voulu qu'elle le remplaçât - sans y parvenir vraiment - comme peuple de Dieu. Mais aujourd'hui, les relations actuelles de partenariat confiant entre juifs et chrétiens permettent l'essai que tente ce livre : revisiter avec sérénité et bienveillance l'histoire dramatique d'une déchirure qui a vu à la fois la mutation du judaïsme avec la fin du Second Temple et la naissance de l'Eglise du Ier au IIIe siècle. Leur détachement représente une déchirure qui a entrainé de récurrentes persécutions pour les juifs, marquant dramatiquement pendant des siècles l'histoire occidentale.
Et si les récits bibliques de Saül, David et Salomon cachaient une structure universelle ? Dominique Briquel révèle comment ces trois rois fondateurs d’Israël s’inscrivent dans un schéma trifonctionnel propre aux mythes indo-européens.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. César Itier est maître de conférences à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la tradition orale et le théâtre en langue quechua, d'éditions de documents quechuas des XVIe et XVIIe siècles et d'articles consacrés aux religions du Pérou ancien. Il a publié La Littérature orale quechua (Karthala, 2005) et traduit les Contes du lever du jour de Porfirio Meneses Lazón (L'Asiathèque, 2001).
IIIe siècle avant notre ère : Ashoka, empereur maurya, transforme son immense empire par le dharma et des édits gravés dans la pierre.
Pétra, la cité rose deJordanie, fait rêver de caravanes d'encens et d'architecture fabuleuse. Mais qu'en est-il réellement de la capitale d'un royaume des sables et de ses habitants, entreprenants caravaniers arabes qui ont résisté aux Grecs, puis aux Romains? La civilisation nabatéenne, tombée dans l'oubli jusqu'au début du XIXe siècle, retrouve la lumière grâce au développement intensif de la recherche archéologique et épigraphique. Dans ce guide, le lecteur découvrira combien les Nabatéens, courageux et aventureux, étaient aussi amoureux de la vie. Marie-Jeanne Roche est docteur en histoire (Paris X-Nanterre) ; elle est actuellement chargée de conférences à l'École pratique des hautes études (Paris-Sorbonne), et s'est spécialisée dans la civilisation nabatéenne. Elle dirige actuellement un projet épigraphique et archéologique au sud de Pétra.
Pythagore hante l'imagination contemporaine, sans représenter toutefois bien plus qu'un nom associé à des découvertes mathématiques. Pourtant, pour les anciens, Pythagore faisait partie des sages incontournables. Il aurait même inventé le mot « philosophie ». Dans cette étude précise et accessible, Christoph Riedweg retrace les contours possibles de cette figure entourée de légendes et de récits accumulés tout au long de l'Antiquité. Il dégage ainsi les traits probables de sa personnalité, les composantes de sa pensée comme celle de ses successeurs et brosse un portrait de la secte qu'il fonda en Italie du Sud dans le dernier tiers du VIe siècle av. J.-C. De l'approche philosophique jointe à l'histoire et à la sociologie, il résulte une description possible de la vie de Pythagore, de son enseignement, mais aussi de sa postérité jusqu'à nos jours.
La Palestine à l'époque romaine n'est pas une terre comme les autres : elle a connu le pouvoir d'Hérode le Grand, entendu le message de Jésus, subi la destruction du Temple, vu se développer le judaïsme rabbinique, abrité la première communauté chrétienne... Soumise à l'autorité de Rome, elle a nourri une civilisation à l'activité spirituelle intense, reflétée par de nombreux écrits, comme les Manuscrits de la mer Morte. Les découvertes et les recherches récentes en offrent aujourd'hui une image plus prégnante. Caroline Arnould-Béhar Spécialiste de la Palestine d'époque hellénistique.
Prenant son véritable essor au xixe siècle avec la découverte de milliers de papyrus en Égypte, la papyrologie consiste à étudier les textes grecs et latins écrits sur un support transportable (papyrus, tessons de poterie, tablettes de bois ou parchemin). Alors que les inscriptions et les sources littéraires peuvent présenter une image normative, idéalisée ou parfois déformée des individus, les papyrus - aussi fragmentaires soient-ils - nous font entrer dans leur quotidien, rendant possible une archéologie de leurs pratiques culturelles. Tenter de déchiffrer « ces lambeaux, gardiens de la mémoire des hommes », pour paraphraser Léonard de Vinci, tel est le défi du papyrologue, qui ne cesse ainsi de renouveler notre connaissance du passé.
Dès les origines, les sociétés grecque et romaine reconnaissent dans les troubles mentaux les plus graves une maladie, qui est un enjeu social et appelle des réponses juridiques adaptées. Toutefois, ce n'est qu'à l'époque hellénistique et à Rome que naît véritablement la psychiatrie. L'accès relativement récent au corpus médical en traduction nous permet désormais de découvrir une période décisive dans laquelle émergent une pratique et une théorie psychiatriques complexes, très éloignées des préjugés les plus communément admis. La maladie mentale n'est pas l'objet d'une explication surnaturelle ; le trouble mental pur est pris en charge par la médecine, mais c'est à Rome plutôt qu'aux temps hippocratiques que cette évolution se produit ; cette extension du domaine de la médecine est liée au développement de remèdes inédits, ainsi qu'à la nouvelle configuration socio-économique et culturelle de l'empire. L'objectif de ce livre est de proposer un exposé synthétique, et en partie renouvelé, des débuts de cette histoire, et de donner à lire les textes majeurs de Celse (Ier s. ap. J.-C.), reprenant Asclépiade de Bithynie (IIe-Ier s. av. J.-C.), et de Caelius Aurelianus (Ve s. ap. J.-C.), reformulant en latin l'enseignement de Soranos d'Éphèse (IIe s. ap. J.-C.), traduit ici en français pour la première fois.