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33 livres
ebook cover of Pour la dignité paysanne, by Deogratias Niyonkuru
GRIP | 22 March 2018

Et si la clé du développement africain résidait dans la dignité retrouvée des paysans ? Pour la dignité paysanne offre un témoignage rare, celui d’un ingénieur agronome burundais qui a passé sa vie à écouter et accompagner les petits producteurs.

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ebook cover of La machine de guerre saoudienne à l'épreuve de ses ambitions, by Georges Berghezan
GRIP | 9 November 2020

Ce rapport entend présenter les caractéristiques majeures de l'appareil de défense et de sécurité de l'Arabie saoudite. Un des principaux constats à la base de cette étude est que, particulièrement depuis l'accession du prince Mohammed ben Salmane à la tête du ministère de la Défense en 2015, le royaume ne se contente plus d'être le meilleur client des marchands d'armes de la planète, comme il l'a été depuis des décennies. Contrairement aux oracles qui justifiaient les fournitures des armements les plus sophistiqués à l'Arabie saoudite en affirmant qu'ils n'avaient pas pour vocation d'être utilisés, on constate qu'ils servent à des interventions extérieures dans un contexte où l'Arabie saoudite cherche à s'affirmer comme une puissance militaire moyenorientale majeure. Cette étude vise donc, sur base de sources ouvertes, à examiner l'évolution des dépenses militaires de l'Arabie saoudite et sa place dans le marché international de l'armement, ainsi que son développement d'une industrie domestique de défense. Ensuite, elle tâche de décrire la structure de ses forces de défense et de sécurité (forces armées, garde nationale, agences de renseignement et forces de sécurité intérieure), identifier les changements récents dans la chaine de commandement et l'autorité de tutelle de chacune d'entre elles, ainsi que les effectifs et matériels à leur disposition. Les réformes et bouleversements intervenus depuis 2015 suggèrent une emprise grandissante sur l'ensemble de l'appareil militaro-sécuritaire par le prince ben Salmane. Enfin, l'étude se penche sur l'intervention de la coalition dirigée par Ryad au Yémen, notamment en termes d'équipement et effectifs engagés, et sur le constat d'échec que peut difficilement cacher le camp pro-saoudien.

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ebook cover of Dépenses militaires, production et transferts d'armes, by Collectif
GRIP | 10 February 2020

Ce rapport présente une synthèse des principales tendances et statistiques relatives aux dépenses militaires mondiales, à la production et aux transferts internationaux d'armements conventionnels, sur la base des Fact Sheets et des bases de données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). En 2018, les dépenses militaires mondiales ont atteint 1 822 milliards de dollars, soit 2,12% du produit intérieur brut mondial et environ 244 dollars par habitant. Après treize années consécutives d'augmentation (1998 à 2011), et une stabilisation de 2012 à 2016, elles ont connu en 2018 une augmentation marginale de 2,6 % en termes réels. Les cinq pays les plus dépensiers en 2018 - dans l'ordre, les États-Unis, la Chine, l'Arabie saoudite, l'Inde et la France - représentent ensemble 60 % des dépenses militaires mondiales. Le chiffre d'affaires cumulé réalisé dans la production d'armements par les 100 principaux producteurs d'armement dans le monde est évalué à 398,2 milliards de dollars pour l'année 2017. Il s'agit d'une augmentation de 2,5 % par rapport à 2016. Avec 42 entreprises listées dans le Top 100 - 4 de plus qu'en 2016 - les entreprises d'armements établies aux États-Unis représentent 57 % du chiffre d'affaires des entreprises du Top 100. En 2017, une entreprise russe, Almaz Antey, apparait pour la première dans le Top 10. Le volume des transferts d'armements conventionnels majeurs a augmenté de 7,8 % entre la période 2009-2013 et la période 2014-2018, en continuité avec la tendance à la hausse commencée au début des années 2000. Pour la période 2014-2018, les États-Unis, la Russie, la France, l'Allemagne et la Chine étaient les cinq plus grands exportateurs d'armes majeures et comptabilisent ensemble 74,8 % du volume total des exportations d'armes. Pour cette même période, les cinq plus grands importateurs étaient l'Arabie saoudite, l'Inde, l'Égypte, l'Australie et l'Algérie, représentant ensemble 35,1 % du total des importations d'armes. Dr. Aude Fleurant (Canada/France) est Directrice de Programme au SIPRI. Pieter D. Wezeman (Pays-Bas/Suède) et Siemon T. Wezeman (Pays-Bas) sont chercheurs confirmés au SIPRI. Nan Tian (Chine/Afrique du Sud) et Alexandra Kuimova (Russie) sont respectivement chercheur et assistante de recherche du Programme armements et dépenses militaires au SIPRI.

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ebook cover of Enfants-soldats en RDC, by Maria Camello
GRIP | 9 February 2020

Le recrutement d'enfants-soldats dans des groupes et forces armés est identifié comme un problème important en République démocratique du Congo (RDC) depuis 1996, dans le cadre de la Première Guerre du Congo, mais aussi dans le contexte des tensions provenant de la guerre civile et du génocide rwandais. Entre 1998 et 2002, on estime que 40 % des membres de groupes armés actifs en RDC étaient des mineurs. Selon l'Organisation internationale du travail, plus d'un tiers des 300 000 enfants-soldats dans le monde se trouvaient en RDC. En 2002, la signature de l'Accord de paix de Sun City entre les parties belligérantes a initié un processus d'intégration des anciens combattants à l'armée nationale congolaise. En même temps, un mécanisme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) a été lancé, avec des mesures spécifiques destinées aux enfants-soldats. Bien que de nombreuses améliorations aient été apportées, la RDC n'est pas encore parvenue à éliminer complètement le recours aux enfants-soldats sur son territoire. En effet, une réduction du nombre de mineurs présents au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a bien été confirmée par l'Organisation des Nations unies entre 2002 et 2018. Toutefois, des groupes armés rebelles tels que Nyatura, les Maï-Maï ou les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), encore actifs sur le territoire, continuent à utiliser massivement des enfants dans des fonctions combattantes et non combattantes. Ce rapport étudie la manière dont les autorités de la RDC réagissent au recrutement et à l'utilisation des plus jeunes comme soldats depuis 1996. Il permet de situer la problématique des enfants-soldats dans le contexte spécifique de la RDC, d'illustrer les causes de la persistance du phénomène et d'identifier des instruments mobilisés pour y mettre fin. Maria Camello est chercheuse au GRIP dans le domaine des «armes légères et transferts d'armes». Elle travaille notamment sur les questions liées au contrôle des transferts d'armements de l'Union européenne et des instruments de contrôle des armes légères et de petit calibre.

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ebook cover of La Chine au Nicaragua et au Panama, by Sophie Wintgens Thierry Kellner
GRIP | 4 February 2020

Malgré sa faible visibilité en Europe, l'intérêt chinois pour l'Amérique centrale, notamment dans le cadre de l'initiative des routes de la soie (Belt and Road Initiative/BRI), s'est considérablement renforcé ces dernières années. C'est ce que démontrent, dans le présent rapport, les deux cas étudiés : le Nicaragua et le Panama. Lire la suite La pénétration de la Chine dans cette région est incontestable. Elle se déroule surtout sur les plans économique et financier, mais présente également des impacts potentiels sur le plan géopolitique. Si les réalisations sont importantes, elles demeurent toutefois fragiles et ne sont pas irréversibles. Cette pénétration connaît en effet des limites substantielles. Pékin se heurte à des réactions internationales et locales. Sa politique a nourri des inquiétudes tant au niveau économique et politique qu'en ce qui concerne les droits humains. Certaines des relations établies reposent sur des liens de proximité tissés avec les élites locales ; un changement à la tête de l'État partenaire peut rapidement les remettre en cause. L'intérêt de la Chine pour la région a par ailleurs généré des répercussions négatives plus indirectes. L'accroissement de sa présence engendre de nouvelles incertitudes en alimentant la concurrence géopolitique avec Washington, ce qui risque d'avoir des conséquences déstabilisatrices à l'échelle régionale. Sa politique d'octroi de crédit pourrait aussi contribuer à nourrir la dette de certains États de la zone déjà fragiles, sans parler des questions de transparence ou de corruption. Enfin, ses exportations en termes de technologies de surveillance inquiètent en raison du risque de dérive autoritaire des régimes locaux dans une zone où la démocratie est déjà fortement sous pression. Autant de développements auxquels il faut rester attentif. Thierry Kellner est chargé de cours du Département de Science politique de l'ULB, chercheur à EASt et au REPI et chercheur associé au GRIP. Sophie Wintgens est maître de conférences à l'ULB, chercheuse au Cevipol, et chercheuse associée au Center for International Relations Studies (Cefir) de l'Université de Liège (ULiège).

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ebook cover of ÉVOLUTIONS ET DÉFIS DU MAINTIEN DE LA PAIX, by Dr Axel Aug Dr Elena Aoun
GRIP | 1 December 2019

Les opérations de paix des Nations unies (OP) sont largement reconnues aujourd'hui comme un outil incontournable de la communauté internationale pour le règlement des conflits et la gestion des crises menaçant la paix et la sécurité mondiales. Elles sont l'une des images les plus familières de l'action des Nations unies aux yeux du grand public. Par ailleurs, l'interdépendance entre les États, dans un contexte marqué par l'internationalisation des risques et des menaces sécuritaires de toutes formes, justifie aussi l'intégration des OP comme composante importante de la politique extérieure de nombre de pays. Le continent africain accueille, à lui seul, sept des quatorze OP conduites actuellement par le Département des opérations de paix de l'ONU (DOP). L'Afrique reste en effet l'une des régions du monde les plus exposées à des menaces multiples : crises de gouvernance dans certains pays, attaques terroristes, menaces environnementales et trafics transfrontaliers, entrainant un accroissement des besoins et des défis en matière de sécurité collective. Depuis les années 1990, le nombre d'OP s'est considérablement accru, tandis que l'éventail de leurs tâches s'élargissait. Outre l'interposition entre les parties au conflit, les OP peuvent notamment avoir pour objectifs le désarmement et la réinsertion des combattants dans la vie civile, la reconstruction des structures étatiques après le conflit, la protection des droits humains, ou le soutien à l'organisation des élections. Les OP s'inscrivent par ailleurs dans des environnements de plus en plus complexes, marqués par la mutation des formes de menaces à la paix et la sécurité internationales, dont le terrorisme, les conflits asymétriques, l'enlisement ou la régionalisation de certaines crises intra étatiques, les attaques ciblant les Casques bleus eux-mêmes, etc.

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ebook cover of La composante nucléaire du complexe militaro-industriel français, by Roland De Penanros
GRIP | 25 August 2019

Le traité d'interdiction des armes nucléaires voté par une large majorité des pays de l'ONU (122 sur 193) en juillet 2017 témoigne d'une volonté largement partagée au plan international de voir le monde débarrassé d'une arme terrifiante, la seule capable de mettre un terme à toute vie humaine sur notre planète. À contre-courant de cette aspiration, la France, comme tous les autres États dotés de l'arme nucléaire, a refusé de voter ce traité. Et pourtant, comme en témoigne un sondage récent, cette position officielle paraît en décalage avec l'opinion dominante des Français. En effet, bien qu'attachés pour nombre d'entre eux au maintien de sa force de dissuasion, ils sont cependant largement favorables au désarmement nucléaire . Certes des résistances à l'abandon de la dissuasion nucléaire subsistent. Gagner la bataille de l'opinion pour le désarmement nucléaire implique de les lever. Ces résistances viennent d'abord de ceux que la dissuasion fait vivre. L'intérêt partagé au maintien de cette force rassemble ceux qui la conçoivent, la construisent et l'entretiennent, ceux qui la mettent en oeuvre, ainsi que les populations des territoires où ils exercent ces activités. D'où l'intérêt pour les militants du désarmement nucléaire de bien prendre la mesure du complexe militaro-industriel constitué autour de la dissuasion nucléaire et de son impact territorial. En dépit des limites de l'exercice liées en partie à la difficulté de réunir des données fiables, c'est là le but poursuivi par ce rapport. Roland de Penanros a mené une carrière d'économiste à l'université de Brest (UBO) où il a dirigé pendant plusieurs années un centre de recherche sur la reconversion des industries de l'armement. Désormais à la retraite, il milite pour la paix et le désarmement au sein de l'Université Européenne de la Paix, association d'éducation populaire établie à Brest.

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ebook cover of Le traité sur l'interdiction des armes nucléaires, by Jean-marie Collin
GRIP | 1 April 2019

Le 7 juillet 2017, Elayne Whyte Gómez, présidente de la conférence des Nations unies pour la négociation d'un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires, annonce l'adoption par 122 États du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN). La dynamique de l'initiative humanitaire lancée en 2010 a donc permis l'arrivée d'une nouvelle norme dans la mosaïque de traités qui codifie les armes nucléaires. Vu le nombre d'États l'ayant signé et ratifié en quelques mois, l'entrée en vigueur du traité est envisagée pour la fin 2019 voire début 2020. Le TIAN est la conséquence du non-respect par les États dotés de l'arme nucléaire de leur obligation de désarmement nucléaire. Son arrivée a fait l'objet de très nombreuses critiques de la part des États disposant d'armes nucléaires ou soutenant une politique de dissuasion nucléaire. Les principaux reproches sont que ce traité remettrait en cause le Traité de non-prolifération (TNP), serait incompatible avec des instruments comme le TICE ou encore ne serait pas en accord avec le système de garantie actuellement formulé par l'AIEA. Comme toute nouvelle norme de droit, celle-ci dérange et est décriée. Pourtant, cette norme, qui vient combler un vide juridique, s'ntègre non seulement aux traités existants (TNP, TICE) et futur (TIPMF) mais vient surtout assurer la sécurité internationale en renforçant le droit international humanitaire et en mettant en oeuvre ce processus de désarmement nucléaire. Le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires, qui est un traité dit « de désarmement humanitaire », offre une opportunité de faire travailler les États ensemble pour parvenir à ce monde sans armes nucléaires. Poursuivre une politique de refus et d'ignorance de son existence serait tout simplement un non-sens et une porte ouverte à la remise en cause de toute l'architecture internationale de sécurité. Jean-Marie Collin est consultant indépendant sur les questions de défense et de sécurité internationale, avec une expertise plus particulière dans les domaines du contrôle des armements, de la dissuasion nucléaire, de la non-prolifération et du désarmement nucléaire. Il a participé à l'ensemble du processus (2010-2017) dit de « l'initiative humanitaire » et de négociation du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires. Il est également expert et porte-parole pour ICAN France, branche française de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires - organisation prix Nobel de la paix 2017 -, et chercheur associé au GRIP.

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ebook cover of La Chine et l'Egypte après le printemps arabe, by Elena Aoun, Thierry Kellner
GRIP | 25 February 2019

Depuis le début de la décennie 2010, les pays du Moyen-Orient (MO) se trouvent confrontés à une série de crises qui tendent à se régionaliser et s'internationaliser. Lire la suite Pour y faire face, les acteurs locaux cherchent à diversifier, voire à réviser leurs alliances internationales traditionnelles. Coïncidant avec un activisme diplomatique et économique plus affirmé de la part de pays émergents, cette évolution ouvre des opportunités croisées nouvelles. C'est le cas pour la Chine qui a significativement accru sa présence partout au MO depuis près d'une décennie, et singulièrement en Égypte. Si jusque dans les années 1990, le MO ne faisait pas partie des priorités chinoises, Pékin n'en était cependant pas absent. De fait, dès les années 1950, la République populaire de Chine a développé des intérêts et des liens avec certains acteurs, parmi lesquels, un des plus importants, l'Égypte. Initialement fort dépendantes des aléas de la Guerre froide, ces relations ont connu une évolution substantielle à partir de la fin de la décennie 1970 avant de s'intensifier sous la présidence d'Hosni Moubarak. Le « printemps égyptien » de 2011, loin de remettre en cause les rapports établis entre Pékin et Le Caire, a au contraire permis une nouvelle accélération et un approfondissement de leurs relations. Sous la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, alors que Pékin a mis en avant dans sa politique étrangère l'initiative Belt and Road dont l'Égypte est partie prenante, les deux pays ont conclu un « partenariat stratégique complet », lequel ouvre la voie à de nouvelles perspectives tout azimut. Ce rapport offre pour la première fois une analyse détaillée de l'évolution des relations complexes entre la Chine et l'Égypte des années 1950 à aujourd'hui, avec une attention particulière portée sur l'évolution des rapports bilatéraux depuis 2011. Au-delà, l'analyse permet d'appréhender comment cette évolution participe d'une plus grande multi-polarisation de la scène internationale. Elena Aoun est professeure et chercheure en relations internationales à l'Université catholique de Louvain et membre du CECRI et du GERMAC. Titulaire d'un doctorat en Études politiques de Sciences Po Paris (2007), elle est notamment impliquée dans un projet ARC intitulé : « Resistance to international prescriptions and injunctions in Africa and the Middle East today ». Elle collabore également entre autres avec Thierry Kellner sur les stratégies des puissances émergentes à l'égard du Moyen-Orient. Thierry Kellner est Docteur en relations internationales de l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève ; maître de conférence à l'ULB, chercheur associé à plusieurs centres de recherches de l'ULB (REPI, EASt, CECID, OMAM, IEE) ainsi qu'au GRIP. Il est l'auteur de nombreuses études portant entre autres sur la politique étrangère de la Chine, la géopolitique de l'Asie centrale, le golfe Persique, l'histoire et la politique asiatique de l'Iran.

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ebook cover of L'Afrique des minerais stratégiques, by Ben Cramer
GRIP | 20 February 2019

La mondialisation telle que nous la connaissons aujourd'hui n'est pas sans conséquence sur l'émergence des facteurs d'insécurité qui dominent le paysage politique. Ces facteurs, au nombre de quatre, ont déjà été identifiés par les chercheurs du Oxford Research Group à Londres* : la compétition accrue pour les ressources, la militarisation globale, le changement climatique, et la marginalisation d'une large partie de la population mondiale. Ces facteurs méritent non seulement d'être répertoriés, mais aussi additionnés. Ils sont tellement interconnectés qu'il serait inapproprié de les dissocier. Ce rapport développe la question de la compétition féroce pour l'accès aux ressources, en zoomant sur la situation qui prévaut sur le continent africain, un échantillon représentatif d'une situation qui se généralise. Cette course effrénée aux énergies fossiles et richesses minières mobilise les faiseurs de guerres, fait parler la poudre, donc contribue à la militarisation (2e facteur). Cette militarisation - qui est une tendance lourde - tire profit de l'extraction des ressources, attise de nouvelles convoitises et accélère d'autant le dérèglement climatique (3e facteur), dont le chaos risque à son tour de déclencher l'intervention de forces armées. Ce « climate change » constitue à son tour un multiplicateur de menaces, en raison de l'interaction explosive entre super-extractivisme et crise climatique. Mais ces deux facteurs, sur fond de militarisation et d'exclusion, s'imbriquent aux deux autres. L'acharnement pour s'approprier les matières premières et minerais stratégiques par la violence des prédateurs appauvrit les démunis. Pire encore, il accélère le processus de marginalisation d'une partie croissante des populations dans le monde, contribue à l'exclusion politico-économique (4e facteur), qui se manifeste à travers la prolifération des déplacés, des réfugiés (climatiques ou non) et d'États fragiles, dont 8 sur 12 se situent sur le continent africain. Ce « rideau de fer des inégalités », selon l'expression d'Amartya Sen**, suscite en ricochet des dérives militaristes, y compris les mesures contestables de sécurisation. Chercheur associé au GRIP, Ben Cramer enseigne la géopolitique du développement durable et est l'auteur de quelques ouvrages dont « Guerre et paix... et écologie » aux éditions Y. Michel (2014). Il est l'auteur du blog https://www.athena21.org

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ebook cover of Exportations d'armes au Maghreb, by Maria Camello
GRIP | 5 December 2018

Ce rapport expose les dynamiques caractérisant les exportations d'armes des États membres de l'UE à destination des pays du Maghreb. Son but est de vérifier la cohérence entre d'une part l'application des critères d'évaluation « pré-exportation » établis par la Position commune de l'UE et d'autre part les livraisons constatées. L'Algérie et le Maroc comptent parmi les plus grands importateurs d'armes sur le continent africain. Étant donné leurs capacités de production limitées et les liens politico-stratégiques qui les unissent à l'Europe, ces pays représentent un marché non négligeable pour les industriels de l'armement du Vieux Continent. Le rapport s'intéresse plus spécifiquement aux cas du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie entre 2012 et 2017. Le cas de la Tunisie est différent étant donnée la difficile transition démocratique qu'elle est en train de vivre. Maria Camello est chercheuse au GRIP dans le domaine des « armes légères et transferts d'armes ». Elle travaille notamment sur les questions liées au contrôle des transferts d'armements de l'Union européenne et des instruments de contrôle des armes légères et de petit calibre.

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ebook cover of Le Brexit et la défense européenne, by Frederico Santopinto
GRIP | 13 September 2018

Ce rapport aurait pu être rédigé sous la forme d'un récit historique. Celui d'une grande illusion collective qui, au fil des mois, a cédé le pas au désenchantement et à la résignation. Dans un premier temps, les Britanniques ont cru, ou espéré, que le Brexit n'aurait pas vraiment remis en cause leur rôle dans la PSDC. Ils ont ainsi évoqué, certes avec une certaine pudeur, des solutions qui les auraient tenus, de fait, arrimés à cette politique. Ils devront vite déchanter et revoir à la baisse leurs ambitions. Les dés ne sont toutefois pas encore jetés. Les élections européennes de mai 2019 pourraient donner à l'UE un nouveau visage, dont les traits demeurent encore inconnus. Or, les négociations sur la future relation iront bien au-delà de cette date. L'Histoire doit donc encore être écrite, et Londres espère pouvoir modifier son cours. En cela, elle est loin d'être la seule en Europe : nombreux sont les industriels, les diplomates et les leaders d'opinion qui considèrent que, en matière de sécurité et de défense, le Brexit devrait laisser les choses inchangées entre les deux rives de la Manche. L'UE est pourtant confrontée à un défi existentiel. L'enjeu auquel elle fait face ne concerne pas tant le degré de coopération qu'elle doit établir avec Londres : tout le monde convient que celui-ci doit être le plus élevé possible. Il s'agit plutôt de comprendre si, et à quel degré, les Britanniques doivent être impliqués dans le processus décisionnel bruxellois, car c'est bien cela qu'ils demandent. L'Union se retrouve ainsi face à un véritable choix ontologique, qui touche à la nature même du projet d'intégration qu'elle est censée incarner.

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ebook cover of Dépenses militaires, production et transferts d'armes, by Collectif
GRIP | 8 August 2018

Ce rapport présente une synthèse des principales tendances et statistiques relatives aux dépenses militaires mondiales, à la production et aux transferts internationaux d'armements conventionnels, sur la base des Fact Sheets et des bases de données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

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ebook cover of L'industrie de défense UkrainienneNouveau livre, by Denis Jacqmin
GRIP | 8 August 2018

Depuis sa création, l'industrie ukrainienne de défense a été fortement imbriquée dans le complexe industriel russe. L'annexion de la Crimée et le soutien russe aux séparatistes dans l'Est a forcé un découplage brutal des deux complexes industriels. UkrOboronProm, le consortium qui supervise les industries publiques de défense ukrainiennes s'est donné plusieurs objectifs : fournir l'armée ukrainienne en équipements modernes, remplacer la Russie dans les fournitures de l'industrie de défense ukrainienne et trouver de nouveaux débouchés, réformer les industries de défense pour les rendre compétitives, trouver de nouveaux marchés et adopter les standards occidentaux. L'industrie de défense ukrainienne passe également d'un système calqué sur le modèle russe à un système d'inspiration occidentale qui repose davantage sur l'initiative privée. Pour réussir cette transition, l'appareil industriel de défense ukrainien aura besoin de soutien politique interne et externe dans les réformes, de collaborations avec des partenaires occidentaux et de la mise en place d'un contrôle scrupuleux de la qualité pour faire oublier la mauvaise réputation de l'Ukraine des années Ianoukovitch.

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ebook cover of Strategic autonomy under the spotlight, by Frederic Mauro
GRIP | 8 August 2018

Strategic autonomy is the latest fashionable concept, in Paris and Brussels alike. It appears no fewer than 24 times in the most recent French strategic review and there is not a single European strategic document, however insignifi cant, that makes no mention of it.

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ebook cover of Autonomie stratégique, by Frdric Mauro
GRIP | 22 March 2018

L'autonomie stratégique est le dernier concept à la mode, aussi bien à Paris qu'à Bruxelles. Elle est citée pas moins de vingt-quatre fois dans la dernière revue stratégique française et il n'est pas un document stratégique européen, un tant soit peu important, qui n'en fasse mention. Au-delà des déclarations politiques, l'autonomie stratégique est entrée dans le champ juridique, puisqu'elle figure désormais au rang des objectifs assignés au programme européen de développement de l'industrie de défense. Elle constituera donc l'un des critères à l'aune desquels seront évalués les projets de R&D de défense susceptibles de bénéficier de fonds européens. Mais qu'est-ce que l'autonomie stratégique ? Le présent rapport retrace, pour la première fois, et avec précision, la brève histoire de ce jeune concept apparu à la fin du XXe siècle et qui a fait l'objet d'un chassé-croisé permanent entre les planificateurs de défense français et les leaders européens. Au-delà des recensions politiques et doctrinales, l'auteur s'efforce de proposer une définition opératoire du concept, telles que les affectionnent les juristes. Il en ressort que l'autonomie stratégique est avant tout un standard juridique, à l'instar du « bon père de famille » du code civil, et qu'elle ne peut prendre son sens qu'à condition d'être déclinée de façon contingente et relative . En d'autres termes, dites-moi quelle guerre vous voulez mener et je vous dirai de quelle autonomie vous devez disposer. Enfin, l'auteur insiste sur la composante « politique » de l'autonomie stratégique. Évidente et donc inutile à prendre en compte au niveau national, cette « capacité politique » est au contraire, la première pièce de l'équipement nécessaire à tous ceux qui ambitionnent de se lancer à la quête de ce Graal de la défense européenne. Frédéric Mauro est avocat au barreau de Paris et au barreau de Bruxelles, spécialisé dans les questions de stratégie et de défense européenne, ainsi que celles relatives à l'équipement des forces armées.

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ebook cover of La Turquie après le putsch manqué, by Leo Gehin
GRIP | 3 December 2017

La tentative de coup d'État qui s'est déroulée dans la nuit du 15 juillet 2016 en Turquie présente un caractère paradoxal. Bien qu'avortée, elle a mis fin à l'âge d'or du parti AKP qui, depuis 2002, exerçait le pouvoir sans discontinuer en s'appuyant sur une majorité solide, une popularité croissante, une politique économique efficace, et un rapport de force avec les autres acteurs de la vie politique qu'il tournait de plus en plus à son avantage. Toutefois, elle constitue également ce « cadeau de Dieu » qu'évoquait le président Erdogan, une opportunité historique qui doit permettre à l'AKP d'accélérer la transformation en profondeur des institutions, afin de faire émerger un système politique qui consacre son hégémonie à travers un déséquilibre des pouvoirs. En effet, le passage d'un système parlementaire à un système présidentiel fort constitue la pierre angulaire du projet de transformation de l'État, que l'on voit se dessiner clairement bien avant la réforme constitutionnelle d'avril 2017 avec l'instauration de l'élection du Président au suffrage universel direct. Ce changement de système politique s'établit cependant dans un cadre particulier qui lui donne une signification tout autre : celui de l'état d'urgence, proclamé au lendemain du coup d'État manqué, dont les dispositions exceptionnelles permettent de neutraliser, démanteler et dissuader les forces d'opposition au gouvernement. L'exercice des pouvoirs conférés par l'état d'urgence s'effectue enveloppée d'une rhétorique populiste et nationaliste, qui promet de grandir la nation en la purgeant de ses traîtres tout en la présentant comme constamment menacée par les intrigues de l'étranger. En particulier, les relations avec l'armée turque s'en trouvent profondé

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ebook cover of Le remplacement des F-16 belges, by Denis Jacqmin
GRIP | 5 September 2017

Achetés au milieu des années 1970, les 160 F-16 belges ont été intensivement utilisés, notamment dans les Balkans, en Afghanistan, ou plus récemment en Libye et en Irak. Facilement déployables, l'engagement de chasseursbombardiers s'avère également moins risqué que l'emploi des forces terrestres dans les conflits actuels et a joué un rôle de premier plan dans les opérations militaires belges de ces vingt dernières années. Les 54 derniers F-16 belges en activité se rapprochant de leur fin de vie, annoncée entre 2023 et 2028, le gouvernement a décidé fin 2015 de les remplacer par 34 nouveaux avions de combat, dont le choix reste à déterminer entre trois candidats : l'Eurofighter, le F-35 ou le Rafale. Ce rapport met en lumière le processus de sélection du remplaçant du F-16, depuis les analyses de prospection menées par la Défense jusqu'à l'évaluation des différents candidats en vue de la décision finale. Il apporte un éclairage sur une série d'enjeux qui structurent le débat sur cet achat militaire majeur. La question des bombes nucléaires et leur transport éventuel par des pilotes belges, le volume des retombées économiques, les enjeux budgétaires et stratégiques, ou encore l'impartialité du processus de sélection, sont autant de volets d'un dossier éminemment complexe qui a déjà provoqué un grand nombre de prises de positions dans l'espace public. Ce rapport présente également un tour d'horizon des positionnements des différents partis politiques belges ainsi que les principaux arguments des opposants au remplacement.

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ebook cover of Fonds européen de la défense, by Fderico Santopino
GRIP | 27 June 2017

Les marchés et les industries de défense sont restés longtemps imperméables au processus d'intégration européenne, et le demeurent en grande partie encore aujourd'hui. Mais peut-être plus pour longtemps, si l'on en croit les propositions faites par la Commission européenne le 30 novembre 2016 et le 7 juin 2017. En réalité, pour ce qui concerne les marchés de défense, aucune nouveauté majeure n'est à signaler par rapport à la politique d'ouverture lancée il y a près de dix ans au travers des deux directives du « paquet défense ». En revanche, une nouvelle et inédite politique d'aide à l'industrie s'appuyant sur d'importants budgets commence petit à petit à prendre forme. Aussi, l'UE et la Commission pourraient devenir à terme des acteurs de premier plan de la BITDE, la base industrielle et technologique de défense européenne. Toutefois, le débat en est encore à ses débuts. Les propositions sur la table se bousculent et parfois se chevauchent : Action préparatoire en matière de recherche de défense, Programme de développement industriel de défense, Fonds européen de défense, recours aux financements structurels de l'UE, possible intervention de la Banque européenne d'investissement ... Ce rapport dresse un aperçu des principales initiatives de la Commission, en les mettant en perspective avec un autre projet actuellement discuté au sein de l'UE : la coopération structurée permanente.

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ebook cover of PESCO : European defence´s last frontier livre, by Frdric Mauro
GRIP | 14 June 2017

2016 was a year in which the European Union authorities took many measures in favour of defense: global strategy, implementation plan, action plan, preparatory action for defense research and roadmap to increase cooperation with NATO. The question that everyone is asking is whether these measures are just a flash of fire or whether they mark a genuine renewal. In other words, will they be followed by institutional prolongations and if so which ones? In order to put these initiatives in a sustainable and structural framework, the simplest idea is to apply the Lisbon Treaty. But of all the Treaty's provisions relating to defense, the one relating to « permanent structured cooperation » is the last one that was not implemented. That is why the institutions of Brussels are calling for it to be set up, and the High Representative has been instructed to make proposals to that effect. The problem is that no one remembers the intention of the drafters of the treaties, nor what «permanent structured cooperation» really means. Its understanding requires considerable analytical work and a great effort of synthesis. Moreover, let us not delude ourselves, ticking the box to eliminate the last obstacles to the establishment of a true European defense will not be enough. Indeed, as permanent structured cooperation was inspired by the Euro-zone idea, it is affected by the same design flaws as the Maastricht criteria. But if structured cooperation is not the miracle solution and its implementation is too complicated, what else?

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ebook cover of Traité sur le commerce des armes, by Cedric Poitevin, Leo Gehin
GRIP | 10 April 2017

Grâce au soutien marqué de nombreux États, le Traité sur le commerce des armes (TCA) est devenu un des instruments multilatéraux de contrôle du commerce des armements dont l'entrée en vigueur est arrivée le plus rapidement après son ouverture à la signature. Entre les deux dates, seule une année et demi s'est écoulée. Aujourd'hui, un peu plus de deux ans après son entrée en vigueur, le Traité reste encore à un stade précoce de son développement. 2016 a été marquée par la tenue de la Seconde Conférence des États parties (CEP2) au Traité sur le commerce des armes, du 22 au 26 août à Genève, dans les locaux de l'Organisation mondiale du commerce. Destinée à examiner la mise en oeuvre du Traité, la réunion a été l'occasion de poursuivre certaines discussions de procédure tout en lançant de nouvelles initiatives : précision des règles de fonctionnement du Secrétariat et de la Présidence, création du Fonds d'affection spéciale volontaire visant à coordonner les initiatives d'assistance, création de groupes de travail sur l'universalisation et la mise en oeuvre. Malgré ces avancées, beaucoup reste encore à faire. La société civile souligne régulièrement la timidité des décisions prises lors des deux CEP et la distance qui existe entre les discussions menées au sein des Nations unies et la réalité des transferts internationaux d'armements, notamment l'impact de ces transferts sur la sécurité des populations civiles. De plus, de nombreux États qui sont parties au TCA ne disposent pas, à l'heure actuelle, des capacités pour encadrer les transferts d'armements. Enfin, le Traité est encore loin d'être un instrument universel : plusieurs régions du monde ne comptent presqu'aucun État partie tandis que les plus importants exportateurs et importateurs sont restés en dehors du Traité ou l'ont seulement signé.

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ebook cover of BOSNIE-HERZÉGOVINE, 25 ans plus tard, by Georges Berghezan
GRIP | 4 April 2017

Le 6 avril 1992, la guerre éclatait en Bosnie-Herzégovine, république souvent considérée comme une « mini-Yougoslavie » en raison de la diversité de ses peuples. Un quart de siècle plus tard, le présent rapport se propose de revenir sur les dynamiques qui ont déclenché ce conflit meurtrier et sur le déroulement de celui-ci. Ensuite, sous le prisme de l'accord qui mit fin à la guerre, il analyse les principaux problèmes et défis auxquels est confrontée la population bosnienne, toujours marquée par la persistance de clivages nationaux. À l'opposé des réductions manichéennes qui n'ont entraîné que confusion dans l'opinion publique et surenchère parmi les protagonistes, l'auteur a choisi une mise en perspective des faits afin de livrer une lecture cohérente d'un conflit dont les ressorts ont loin d'avoir disparu. Sans nier les responsabilités criminelles et les fuites en avant des acteurs locaux, l'auteur met également en lumière le rôle de la « communauté internationale » dans le déclenchement et la prolongation du conflit, ainsi que dans les difficultés vécues actuellement par la Bosnie-Herzégovine : aspirations diamétralement opposées de ses peuples, stagnation économique et déclin démographique, institutions dont le fonctionnement ne permet pas l'émergence d'un État cohérent, tutelle d'un « Haut représentant » aiguisant l'irresponsabilité des dirigeants locaux et les démagogies communautaristes. En effet, l'arrêt de la guerre, l'instauration d'un environnement relativement sûr et le châtiment de nombreux criminels de guerre sont loin d'avoir suffi pour instaurer une réelle réconciliation intercommunautaire et entraîner un redressement économique et social. Sans donner de réponse sur mesure, la présente étude tente de fournir des pistes pouvant guider une réflexion sur l'avenir de cette petite république.

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ebook cover of RDC : Enjeux et portraits autour d'un enlisement électoral, by Collectif
GRIP | 4 April 2017

Le 20 décembre 2016, la République démocratique du Congo aurait dû connaître le nom de son nouveau Président. Il n'en a rien été. Violée ou mal interprétée - les avis divergent -, la Constitution congolaise n'a pas pu jouer son rôle dans le processus électoral. L'acharnement de Joseph Kabila et de son entourage a brisé l'élan de démocratisation et l'espoir d'un peuple de savourer les avancées démocratiques de son pays. En face, la population est descendue plusieurs fois dans la rue pour exprimer son désir de changement. Mais chacun de ces appels au respect de l'ordre constitutionnel a été brutalement réprimé, causant la mort de dizaines de manifestants. Quant à l'opposition politique, elle peine à s'organiser face aux multiples pièges tendus par le Président. Ses divisions et rivalités ne sont pas sur le point de s'effacer après la disparition d'Étienne Tshisekedi et avec l'exil prolongé de Moïse Katumbi, ses deux principaux leaders. Un accord « inclusif » en vue d'élections avant la fin de l'année 2017 a bien été conclu. Mais la lenteur de sa mise en oeuvre et l'absence de financement adéquat mettent d'ores et déjà en doute le respect de cette échéance. Pour faire le point sur ce dossier complexe, le GRIP publie le présent rapport, consacré aux principaux acteurs en présence, à des thématiques à prendre en compte et à une synthèse du processus de dialogue. La plupart de ces textes ont déjà été édités, entre novembre 2016 et janvier 2017, dans le format des « Éclairages » du GRIP, et sont republiés, parfois après adaptation en fonction de l'actualité. Ce document, fruit d'un travail collectif de plusieurs chercheurs du GRIP et collaborateurs associés, devrait permettre au lecteur de mieux déchiffrer l'actualité récente et d'avoir une meilleure compréhension du contexte et des enjeux à l'oeuvre dans un pays dont la démocratisation et une juste répartition des fabuleuses ressources représenterait un immense espoir pour toute l'Afrique.

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ebook cover of Défense européenne, by Frédéric Mauro
GRIP | 2 March 2017

L'année 2016 a été marquée par de multiples initiatives des autorités de l'Union européenne en faveur de la défense : stratégie globale, plan de mise en oeuvre, plan d'action, action préparatoire de recherche de défense et feuille de route pour accroître la coopération avec l'OTAN. La question que tout le monde se pose est de savoir si ces initiatives ne constituent qu'un feu de paille ou si elles marquent un authentique renouveau. En d'autres termes, seront-elles suivies de prolongements institutionnels et si oui lesquels ? Afin d'inscrire ces initiatives dans un cadre durable et générateur d'effets de structures, l'idée la plus simple est d'appliquer le traité de Lisbonne. Or de toutes les dispositions du traité relatives à la défense, celle ayant trait à la « coopération structurée permanente » est la dernière à ne pas avoir été mise en oeuvre. C'est pourquoi les institutions de Bruxelles en réclament l'établissement à cor et à cri et que la Haute Représentante a été chargée de faire des propositions en ce sens. Le problème est que personne ne se souvient de l'intention des rédacteurs des traités, ni de ce qu'est vraiment la « coopération structurée permanente ». Sa compréhension nécessite un important travail d'analyse et un gros effort de synthèse. En outre, ne nous faisons pas d'illusions, il ne suffira pas de cocher la case la concernant pour voir s'évanouir les derniers obstacles à la mise en place d'une véritable défense européenne. En effet, dérivée de l'idée d'Euro-zone, la coopération structurée permanente est affectée des mêmes vices de conception que les critères de Maastricht. Mais si la coopération structurée n'est pas la solution miracle et que sa mise en oeuvre s'avère trop compliquée, que faire d'autre ?

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ebook cover of RDC : Les enjeux du redécoupage territorial, by Michel Luntumbue
GRIP | 20 February 2017

La question de la décentralisation est ancienne en RD Congo. Elle est régulièrement revenue sous la forme d'un débat opposant les tenants d'un État fédéral largement décentralisé aux partisans d'un État unitaire fortement centralisé. Aussi, ce débat a été régulièrement relancé face au constat d'un vide administratif dans de nombreuses régions du pays. Exacerbé par l'immensité du territoire et l'insuffisance de ses voies de communication, ce déficit de présence étatique est à l'origine d'un enclavement préjudiciable au développement de l'hinterland congolais. Si l'opportunité d'une réforme administrative est apparue depuis longtemps comme une nécessité évidente dans un pays aux dimensions continentales, les modalités concrètes de cette décentralisation territoriale restent tributaires de bien des défis politiques et structurels. Le 9 janvier 2015, le Parlement congolais adoptait la loi relative au redécoupage du pays en 26 provinces, contre 11 initialement. Bien que cette réforme figure dans la Constitution de 2006, sa mise en oeuvre aura attendu près de dix ans. Elle est surtout intervenue dans un contexte de tensions politiques, nées des obstructions répétées à l'organisation des élections prévues en 2016 mais aussi à une année de la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du président Joseph Kabila. Au-delà du seul argument de la décentralisation, mobilisé pour justifier la création des nouvelles entités provinciales, ce rapport retrace succinctement la genèse de cette thématique en RD Congo, et explore les incidences de la nouvelle configuration administrative sur l'équilibre interne des pouvoirs et les équilibres géopolitiques régionaux. Jugée précipitée par nombre d'analystes, cette reconfiguration institutionnelle en plein contexte de dégradation des capacités financières du gouvernement central, semble à bien des égards porteuse de risques d'une nouvelle crise de la gouvernance, à même de porter un coup à la fragile stabilité du pays.

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ebook cover of L'équilibre des forces du Haut-Karabkh, by Lep Gehin
GRIP | 21 December 2016

Historiquement, le caractère « gelé » de la guerre au Haut-Karabakh, autre moyen de désigner le rapport de forces favorable à l'Arménie, était assuré par deux éléments de dissuasion. L'un était technique, et concernait la capacité balistique de l'Arménie de détruire directement le coeur de l'économie azerbaïdjanaise en cas d'attaque trop ambitieuse. L'autre était diplomatique, et concernait l'alliance, ou plutôt la mise sous dépendance, de l'Arménie à la Russie, qui garantissait à la première que la Turquie n'interviendrait pas, et que le rapport de forces ne serait donc pas inversé. Si l'effectivité du premier élément demeure désormais discutable, le second existe toujours dans les traités, les discours et certains faits, comme les livraisons d'armes. Néanmoins, la politique étrangère de la Russie vis-à-vis de ce conflit implique l'entretien de l'instabilité, afin de s'assurer d'une part une présence militaire à la frontière de l'OTAN, de l'autre maintenir sa crédibilité comme exportateur et pays de transit d'hydrocarbures vers l'Union européenne. La dynamique générale semble même démontrer certaines approbations tacites de la Russie, du moins une absence de veto, à une reprise des hostilités. Durant les combats d'avril 2016, le président Poutine a tout juste appelé les parties à observer immédiatement le cessez-le-feu. Si les pays européens restreignent de manière stricte les exportations d'armes aux deux belligérants afin de ne pas attiser le conflit, cette politique a également pour conséquence d'accroître la dépendance des adversaires à leurs grandes puissances protectrices, Turquie mais surtout Russie, qui exercent déjà une influence majeure sur les développements ou non-développements de la guerre.

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ebook cover of Dépenses militaires, production et transferts d'armes Compendium 2016, by Christophe  Stiernon,  Luc Mampaey
GRIP | 17 November 2016

1 676 milliards de dollars : voici le montant record des dépenses militaires mondiales en 2015. Ce compendium révèle les enjeux économiques, géopolitiques et sécuritaires derrière ces chiffres.

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ebook cover of Containing diversion:, by An Vranckx
GRIP | 7 June 2016

À travers les yeux d’Annie, enfant esclave dans l’Amérique déchirée par la guerre de Sécession, découvrez un récit bouleversant de liberté conquise.

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ebook cover of Contrôle de l'utilisation finale des armes, by An Vranckx
GRIP | 16 May 2016

Les autorités chargées d'octroyer les licences d'exportation d'armes sont dans une situation peu enviable. Elles doivent assumer une énorme responsabilité chaque fois qu'elles reçoivent une demande d'autorisation de transfert d'un certain type et d'un certain volume de matériel ou de technologies militaires à un utilisateur final situé dans un pays destinataire particulier. Tout refus de leur part empêche un entrepreneur situé sur leur territoire de fournir le matériel contrôlé à un client étranger et constitue au minimum un préjudice commercial pour l'entrepreneur concerné, tandis que toute autorisation de transfert entraîne un risque potentiel de mauvaise utilisation du matériel. Ces décisions sont de plus prises sous le regard critique de nombreux acteurs, car plusieurs pays exportateurs d'armes adoptent de plus en plus une approche transparente en matière d'octroi de licences. En cas de « mauvaise décision » des autorités chargées du contrôle des armes, les conséquences sur le terrain sont plus que jamais susceptibles d'être étalées au grand jour, par le biais notamment des réseaux sociaux qui ont déjà contribué à retrouver la trace de telles armes jusque dans les zones dangereuses où elles ont été revendues par la suite ou déployées par les utilisateurs les plus indésirables.

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ebook cover of Armes nucléaires américaines en europe, by Maika  Skjonsberg
GRIP | 20 April 2016

Le nombre d'armes nucléaires américaines déployées en Europe a diminué de 97 % depuis les années 1970. Toutefois, il reste encore aujourd'hui environ 180 bombes nucléaires américaines dans cinq pays européens : Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Italie et Turquie. Pourtant, ces armes nucléaires tactiques, de courte portée, n'ont aucune utilité militaire. La capacité de dissuasion de l'OTAN ne serait en rien affectée par leur retrait. Alors pourquoi sont-elles encore là en 2016 ? Il existe actuellement un alignement d'intérêts, à différents niveaux et pour de multiples raisons, qui régit le maintien de ces armes nucléaires. Un réseau d'acteurs composé des États-Unis, de l'appareil bureaucratique de l'OTAN, des deux puissances nucléaires européennes de l'Alliance - la France et le Royaume-Uni - et des États accueillant les bombes, soutient leur déploiement en Europe. Le complexe militaro-industriel américain, en raison de ses intérêts économiques et bureaucratiques, maintient un intense lobbying pour la présence et la modernisation des armes nucléaires américaines en Europe. L'administration américaine a ainsi fait en sorte de véhiculer l'idée selon laquelle le déploiement d'armes nucléaires en Europe est essentiel pour l'OTAN. Soucieux de leurs propres intérêts, la France et le Royaume-Uni ont également renforcé ce discours sur la nécessité d'une alliance nucléaire dotée d'un partage des risques et des responsabilités. Les gouvernements allemand, belge et néerlandais refusent quant à eux de se prononcer pour un retrait des bombes. Ils ne veulent pas être perçus comme « le maillon faible » de l'Alliance et n'ont pas de pressions politiques internes assez fortes pour s'engager dans ce dur et long combat.

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ebook cover of Conseil de coopération du golfe, by Leo Leo Gehin
GRIP | 23 February 2016

Depuis l'effondrement du régime de Saddam Hussein en 2003, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) est devenu le principal challenger de l'Iran sur la scène régionale. Porté par la montée en puissance militaire de l'Arabie saoudite, le CCG a développé une architecture de défense qui vise à garantir la stabilité des États membres ainsi qu'à contrer les éventuelles velléités de l'Iran d'étendre son influence dans la région. L'affirmation du CCG sur la scène régionale a culminé en 2011 lorsque, àla tête de la Peninsula Shield Force (le bras armé de l'organisation), l'Arabie saoudite et les EAU ont conduit une intervention militaire et policière au Bahreïn. Avec pour double objectif d'appuyer le régime allié dans ses opérations de répression contre les manifestants à majorité chiite, et de dissuader Téhéran d'en soutenir les éléments les plus subversifs. Pourtant, depuis 2011, l'action du CCG dans la sécurité régionale est restée marginale, tant à cause du déséquilibre du rapport de forces interne que des rivalités entre membres. À mesure que la compétition entre l'Iran et l'Arabie saoudite a pris de l'ampleur dans le contexte de l'éclatement des révolutions arabes, Oman a freiné les initiatives trop agressives du CCG envers Téhéran dans l'espoir de maintenir une bonne entente avec son voisin perse. Pour preuve, la guerre menée contre les Houthistes au Yémen, qui implique cinq des six membres du CCG, se déroule dans le cadre d'une coalition ad hoc à laquelle Oman ne participe pas. L'avenir du CCG en tant qu'acteur de la sécurité régionale dépend notamment de la réussite des réformes institutionnelles initiées en 2013, qui prévoient en particulier la création d'un commandement militaire unifié. Cette force représenterait un instrument militaire bien plus crédible que la Peninsula Shield Force dans le cadre du face-à-face avec l'Iran et ses alliés, mais reste tributaire des divergences d'intérêts nationaux entre les membres du CCG.

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ebook cover of Dépenses militaires, production et transferts d'armes, by Christophe Stiernon, Luc Mampaey
GRIP | 23 February 2016

Ce rapport présente une synthèse des principales statistiques relatives aux dépenses militaires mondiales, à la production et aux transferts internationaux d'armements conventionnels. En 2014, les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1 776 milliards de dollars, ce qui représente 2,3% du produit intérieur brut mondial et environ 245 dollars par habitant. En recul de 0,4% par rapport à 2013, les dépenses militaires mondiales enregistrent leur troisième baisse consécutive depuis 2012. Les États-Unis comptent à eux seuls pour 34% de ce total. En 2014, les transferts d'armements conventionnels majeurs ont augmenté de 10,5% par rapport à 2013, dans un marché dont la tendance reste haussière sur le long terme. Bien qu'il soit difficile d'évaluer la valeur financière du commerce des armes, on peut estimer qu'il représente environ 0,3% des échanges commerciaux mondiaux de biens et services. Les transferts d'armes légères et de petit calibre sont un enjeu particulier pour la sécurité et la stabilité de nombreuses régions du monde. La Belgique est un acteur important de ce commerce et figure parmi les dix premiers exportateurs d'armes légères et de petit calibre. Le chiffre d'affaires cumulé réalisé dans la production d'armements par les 100 principaux producteurs d'armements dans le monde est évalué à 385,7 milliards de dollars pour l'année 2014, en recul de 2,54% par rapport à 2013. La valorisation boursière des firmes d'armements cotées démontre cependant toujours une nette surperformance par rapport aux indices généraux, confortée par les déclarations récentes de dirigeants d'entreprises du secteur qui ont tenu à rassurer leurs actionnaires sur les « bénéfices » promis par les guerres au Moyen-Orient.

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