FeniXX réédition numérique (Éditions maritimes et d'outre-mer)
P.-M. Bourdeaux, navigateur chevronné, vrai marin, spécialiste du convoyage des voiliers, auteur de nombreux ouvrages consacrés à la mer et de guides appréciés, était particulièrement qualifié pour présenter - aux candidats moniteurs de voile - le programme de leur examen. Ce manuel leur apporte les renseignements et les conseils indispensables pour réussir.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
"Ça y est. On a les pieds dans l'eau." L'eau monte inexorablement pour atteindre le hublot. Un dernier morceau de ciel s'estompe, aussitôt fondu dans l'élément liquide, que des millions de bulles transforment en un grand feu d'artifice monochrome. La tourelle est maintenant immergée. Les premiers mètres sont les plus durs. Engoncés dans leurs armures souples, les plongeurs sont sérieusement chahutés et ils se rattrapent où ils peuvent, pour ne pas se heurter l'un contre l'autre. Mot d'ordre du moment : on se cramponne ! Au travers du hublot, le spectacle vaut largement le coup d'oeil. Les couleurs de l'eau passent par tous les tons du vert : jade, puis émeraude, enfin un très beau vert bouteille qui s'assombrit graduellement. Ça et là, quelques bulles d'air - encore retenues prisonnières - sont libérées et remontent, fugitives. Sur un manomètre, une aiguille tourne. Les plongeurs professionnels de l'Offshore sont ces nouveaux pionniers de l'or noir, qui travaillent par cent à deux cents mètres de profondeur dans les eaux glaciales du Labrador, parmi les requins du Gabon, ou les coraux multicolores du golfe Persique. Ce livre relate la vie de ces hommes, pour qui la pénétration des océans, en dépit des énormes moyens technologiques dont elle dispose, reste et restera toujours une aventure humaine. Cette aventure humaine, la voici.
Il a fallu des catastrophes écologiques - comme celle du pétrolier "Amoco Cadiz", au printemps 78 - et des drames humains dépassant l'imagination, pour que ce cri d'alarme soit entendu : la complaisance a gagné le tiers des bateaux dans le monde entier, et elle ne cesse de s'étendre au détriment des flottes honnêtes. Un cargo - ou un pétrolier - sous pavillon de complaisance, se dispense d'impôts, peut ignorer toute loi, pratique couramment la concurrence déloyale. Quand un bateau est hors d'usage, rien n'empêche de l'oublier froidement dans un port ; l'équipage se débrouillera pour survivre. Alors que la crise économique rend séduisante - pour certains armateurs - l'idée d'enrôler des navigants payés au rabais, ce livre est le réquisitoire qu'il fallait dresser contre un engrenage infernal : dans la Marine marchande, de plus en plus perfectionnée, le Moyen Âge n'a pas disparu, il revient même en force.
Le 31 août 1980, Arnaud de Rosnay s'élance de l'île de Nuku Hiva, dans les Marquises. Devant lui, le Pacifique. Il est seul. Sur une planche à voile qu'il a conçue lui-même. Son but : rejoindre en solitaire, sans la moindre assistance, les îles Tuamotu. Le pari est absolument insensé : des Marquises aux Tuamotu,il y a plus de 900 kilomètres. Arnaud de Rosnay est parti. Il disparaît dans le Pacifique. Les recherches entreprises pour le retrouver restent sans effet. Et quand tout espoir est abandonné, lorsque Arnaud de Rosnay est officiellement porté disparu, le monde stupéfié apprend que le téméraire aventurier vient de toucher l'anneau de corail de Ahé, au nord de Tahiti. Le diable d'homme a réussi ! Comment Arnaud de Rosnay a-t-il pu tenir son impossible pari ? C'est ce qu'il explique dans ce livre, qui répond à toutes les questions que les exploits de ce surfer de la première heure, cet inventeur du speedsail, le héros de la traversée du détroit de Béring en planche à voile, du Pacifique enfin, ont suscitées.
La plaisancite est un virus qui atteint de plus en plus les gens en mal... de mer, c'est-à-dire tous ces hommes et toutes ces femmes pris d'une passion subite pour la navigation et qui, un jour, décident de poser leur sac sur un bateau. La famille Laurent, dont on suit ici les aventures et les mésaventures, en est un édifiant exemple. Des cafouillages de la première sortie, aux croisières folkloriques en baie de Quiberon, de la visite au Salon nautique à la construction du « bateau idéal », les Laurent (père + mère + fils aîné + fils cadet + chien) prennent la plume tour à tour, pour vous conter leurs « prouesses » de marins à la godille. C'est drôle, plein de verve, tonique, bref, on éprouve beaucoup de « plaisance » en leur compagnie.
Une vieille maxime, issue de la sagesse des siècles affirme : "Tout arrive. Et il arrive que rien n'arrive." En deux phrases, brèves, tout est dit. À savoir que l'imprévisible est possible dès que l'homme - délibérément ou involontairement - entre en action. Et c'est ainsi que naissent les histoires. Ce livre est un recueil d'histoires. Leur déroulement est tantôt cocasse, et tantôt douloureux. Mais telle est la vie de l'homme, qui alterne le rire et les larmes. La mer est le théâtre qui les réunit, avec son décor grandiose ou inquiétant, et dans lequel évoluent les acteurs d'événements - apparemment anodins - mais aux déroulements stupéfiants. Et qui ont la particularité d'être authentiques, ou presque. Il eut été dommage de les laisser sombrer dans l'oubli. Des créatures du Bon Dieu les ont vécues, qui auraient pu être nous. "Tout arrive. Et il arrive que rien n'arrive."
Les poissons blancs constituent la plus grande famille des vertébrés d'eau douce. Mais qui sont-ils ? Quelles sont les moeurs de la carpe, la tanche, le gardon ? Comment "empoissonner", gérer, entretenir un étang ou un parcours de pêche ? Comment obtenir un bon équilibre entre les espèces qui y vivent, éviter les maladies, le parasitisme ? Toutes ces questions - et bien d'autres - les pêcheurs se les sont posées à maintes reprises. Elles trouvent ici des réponses claires, simples, accessibles à tous. Comme dans "La truite sauvage", le grand spécialiste Gilbert Bordes consacre la deuxième partie de ce livre aux techniques de pêche au coup et à l'anglaise, et donne au débutant les conseils de base indispensables pour réussir.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Vous connaissez tous la Transquibe, la prestigieuse course en solitaire au cours de laquelle les concurrents doivent rallier la Trinité, en laissant Houat à babord. Vous n'ignorez pas que la lessive Caliban, qui rend la mer plus bleue, a sponsoré notre héros national, le marin breton Henrik Tabenduik. Mais où donc est passé Tabenduik ? Pour débusquer l'insaisissable marin, le reporter de "Bonsoir la France", Jean-Claude Navarin, arme la goélette "Vent debout" et recrute un équipage folklorique, qui navigue au Muscadet : le capitaine rageux, Krabb, Stevenson, Jack Sternum, et Marie Bouquet - la seule équipière à connaître l'art d'essuyer un coup de torchon et de prendre au lasso une bitte d'amarrage... Burlesque, délirant, ce roman est dédié par Jean-Paul Aymon à la mémoire d'Alphonse Allais et de Pierre Dac. Si le narrateur, comme il l'affirme, n'a aucune imagination, quelle charge, alors, contre une certaine presse à sensation et à scandales, contre un certain mécénat sportif. À moins qu'il ne s'agisse, tout simplement, d'un énorme canular. À prendre un rire dans la grand' voile.
Joan de Kat est, après Eric Tabarly et Alain Colas, le navigateur de plaisance le plus connu du grand public : c'est, de loin, le plus fantaisiste ! Cette fantaisie, on la retrouve dans Adieu miséricorde, le récit de son tour du monde. Pendant quatre ans, Joan de Kat s'est promené au gré des vents - et de son humeur - sur les océans, à la recherche des derniers paradis terrestres et des trésors de pirates oubliés. S'il a trouvé les premiers, il est revenu bredouille des seconds. Ce qui n'altère en rien sa bonne humeur. Que ce soit sur mer ou à quai, par gros temps ou à l'ombre des cocotiers, on ne s'ennuie pas, à bord de la Miséricorde, un voilier en acier imité des goélettes hollandaises du XVIIe siècle. Joan de Kat ne fait rien comme les autres. Son périple, insolite, amusant, passionnant, ne ressemble pas à ceux de ses prédécesseurs. Ce marin-poète fuit les routes classiques, cet épicurien des Sept Mers, toujours à la poursuite d'un havre accueillant ou d'un coeur à prendre, sait profiter des plaisirs de la vie, qu'ils se trouvent dans le sourire d'une belle indigène, la douceur d'un paysage, l'exotisme d'une fête ou, plus prosaïquement, dans la gaité d'un bon repas après la tempête. Embarquez, vous aussi, à bord de la Miséricorde. L'aventure vous y attend. Vous ne regretterez pas le voyage.
La fin du XVIIIe siècle a vu une des périodes les plus fastes de notre histoire maritime. Le commmerce avec les Indes orientales, une curiosité extrême pour les îles encore inexplorées situées au delà de l'Océan indien, à l'ouest du Pacifique, poussaient sur les mers nos meilleurs marins, les Suffren, Bougainville, Lapérouse. Parmi ceux-ci, d'Entrecasteaux se fit connaître par deux campagnes remarquables : en 1786, une campagne à contre-mousson, qui le mena en Chine après avoir contourné l'archipel malais et les Philippines, et surtout, en 1791, en partant à la recherche de Lapérouse disparu. Il ne retrouva pas celui-ci, bien qu'il passât à quelques milles de l'île où s'était produit le désastre, mais cette mission, dans laquelle avaient été engagés de nombreux scientifiques (le botaniste La Billardière, l'hydrographe Beautemps-Beaupré), permit de procéder à de nombreuses observations astronomiques, nautiques, ethnologiques, etc. En dehors de quatre ouvrages, ou articles, parus entre 1800 et 1894, tous incomplets, enjolivés ou marqués par la passion politique qui avait agité cette époque, et le récit officiel de l'officier-savant de Rossel, en 1808, aucun ouvrage récent ne retrace la vie de ce grand marin. Grâce à un travail de recherche extrèmement précis, et à des documents inédits, l'amiral Dupont apporte ici un grand nombre d'éléments nouveaux, qui permettent - entre autres - de renouveler et de complèter le sujet. Mais, par delà la précision de l'historien, l'auteur se révèle comme un extraordinaire conteur, nous faisant revivre, à travers les campagnes, les combats, les postes qu'occupa d'Entrecasteaux, ce qui, en cette fin du XVIIIe siècle, représentait la grande aventure : les colonies et l'exploration maritime.
Une véritable révolution vient de s'accomplir : "la révolution des 200 milles". Le droit classique venu de Grotius, fondé sur le vieux principe de la liberté des mers, a été balayé en quelques années. À qui appartient désormais l'océan ? À tous ceux qui ont les moyens de l'exploiter ? Aux États côtiers ? À la communauté internationale ? Un nouveau droit est né, un droit fondé à la fois sur l'appropriation des énormes étendues marines et sous-marines par les États, et sur l'affirmation d'un principe mondialiste : les richesses du fond des mers, au-delà des juridictions nationales, constituent le "patrimoine commun de l'humanité". Étrange et contradictoire, cette conférence des Nations-Unies, où se mélangeaient les ambitions nationales, et les aspirations à un ordre mondial plus équitable pour les pays en voie de développement. On trouvera dans ce livre tous les textes essentiels, qui ont servi de base à cette négociation planétaire, une documentation unique sur les travaux des six sessions de la conférence, ainsi qu'une synthèse des résultats, et une vue prospective sur l'ère océanique, que le nouveau droit de la mer s'est donné pour mission de préparer : c'est un ouvrage de référence, qui sera désormais indispensable, mais c'est aussi un livre de réflexion politique. Connu à la fois dans les milieux politiques, économiques et scientifiques, en raison du rôle qu'il joue pour rendre à la France sa vocation maritime, membre du Conseil Économique et Social, où il préside l'association d'études des problèmes de la mer, vice-président du Comité économique et social de Bretagne, chargé d'enseignement (droit maritime appliqué à l'Ouest), à l'Université de Nantes, membre du Conseil de la recherche océanologique, membre enfin de la Délégation française à cette longue conférence de l'ONU qu'il a suivie d'un bout à l'autre, Joseph Martray était particulièrement bien placé pour établir ce bilan : le premier qui paraisse sur la IIIe Conférence des Nations-Unies sur le droit de la mer.
Près de trente années passées comme administrateur de la F.O.M. dans la grande île australe ont permis à l'auteur, Raymond Decary, de parcourir Madagascar en tous sens et d'acquérir une connaissance approfondie du pays, de ses habitants et de ses ressources. L'auteur en brosse ici des tableaux pittoresques et variés ; leur lecture montre l'attrait, pour ne pas dire l'envoûtement que peut provoquer, chez ceux qui parviennent à pénétrer l'âme malgache, la vie sur cette terre lointaine et riche en couleurs. Ces récits vrais, ces souvenirs vécus dans lesquels semble percer çà et là un peu de nostalgie contribueront, plus que de savants ouvrages, à mieux faire connaître ce pays captivant et si riche d'avenir.