2026 Award Winners
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Explore the winners of the 2026 Goncourt, Renaudot and Médicis prizes available on My Smart Book, including novels, essays and special awards announced on 2 and 3 November.
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Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l'année 2026. En cours de traduction dans plus d'une vingtaine de langues, C'était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l'Odyssée de Jonas Dorléon. Après l'embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n'emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d'abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d'histoire franchit les frontières tantôt à bord d'un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l'espoir d'atteindre le Canada et le peu de famille qu'il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l'ICE et d'une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Avec la trajectoire de Jonas, c'est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu'universel, ce roman raconte les migrations au présent - non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l'horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d'humour et de poésie, une langue d'exil qui s'apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Porté par un souffle narratif irrésistible, C'était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps.
Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un club de tennis à Deuil-la-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l'École en même temps que sa beauté. Jean est aussi un poète ivre d'aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au coeur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d'un lac, lors d'évasions à Pompéi et à Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d'un cours réussi. Entre réalité politique et mystère existentiel, la vie des profs est un roman. Loïc Corbery de la Comédie-Française fait preuve de tout son talent pour se fondre dans la peau de Jean Deichel, mettant une voix sur ses rêveries, ses cours et l'inattendu de son existence. "Le sujet de ce roman est de société, la langue, de la poésie, sublime. Sombre mais qui finit dans un éclat de vie." ELLE "Un grand roman à la gloire de la transmission, de la beauté, un antidote contre le découragement et le spleen de la rentrée." La Grande Libraire "Manifeste sociétal, manifeste poétique, manifeste sentimental, La solitude des professeurs est infinie brille déjà comme un phare en ce début de rentrée littéraire." Les Échos "Ce roman n'est ni un cri d'alerte ni un manifeste. Juste l'histoire d'un élan, d'une foi mise à la rude épreuve de la réalité." Télérama Couverture : d'après photo © Aziz Ary / Getty Images. © Yannick Haenel et Éditions Gallimard, 2026. Citation p. 192-193 : Marguerite Duras, L'Amant © 1984 Les Éditions de Minuit.
Arun Kumar est doté d'un palais absolu - une mémoire des arômes si infaillible qu'elle confine au prodige. Ce don extraordinaire, il entend bien en faire l'instrument de sa revanche. Reste à découvrir comment. Et contre qui. Des bidonvilles de Delhi aux caves de Bourgogne, des îles Marquises aux tours de Manhattan, François-Henri Désérable signe avec Le Palais un grand roman d'aventures sur le vin, portrait d'un génie hors la loi dont les crimes se dégustent. Laurent Stocker de la Comédie-Française nous fait vivre avec talent les péripéties de ce grand roman d'aventure. "Une lecture grisante, idéale pour oublier la gueule de bois de la rentrée." L'Express "Poétique et fulgurant - on n'a peut-être jamais aussi bien parlé de vin dans un roman." Le Parisien "Un flamboyant roman d'aventures où le vin devient bibliothèque sensorielle et poème métaphysique." Madame Figaro "Le Palais mêle, dans un jeu de piste quasi borgésien, récoltants, châteaux ou crus, véritables et imaginaires." La Croix "Une oeuvre où le romanesque s'associe harmonieusement à une poétique des goûts et des arômes." Benzine Couverture : d'après photos © DragonTiger & Laures / iStock Images
Elle a vingt ans et veut devenir actrice. Après avoir grandi en France, elle retourne en Russie chez son grand-père, pour entrer à l’École du Théâtre National de Moscou. Mais à l’École comme dans sa famille, quelque chose résiste. Pendant qu’on répète Les Trois Sœurs de Tchekhov, la réélection de Vladimir Poutine déclenche des manifestations. Le soir, le grand-père commente les informations. Sa petite-fille l’interroge sur le passé. En guise de réponse, il pose parfois sous ses yeux une photo, un vêtement, une pièce de monnaie qui a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père. Voilà, c’est à toi. Des objets qui vont se transformer en éléments d’enquête. Quels secrets cachent les photos de l’album vert ? Pourquoi ne faut-il pas parler près de la porte d’entrée ? Pour découvrir ce qu’on ne lui dit pas, la narratrice devra apprendre à écouter les silences et à poser des questions, à voix haute. Dans ce roman extraordinaire, voyage au bout de la mémoire, Polina Panassenko plonge dans l’héritage d’un pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet d’une génération à l’autre. Un pays dans lequel subsiste, malgré tout, l’espoir de liberté et de justice. Polina Panassenko est autrice, traductrice et comédienne. Son premier roman, Tenir sa langue (Éditions de l’Olivier, 2022) a reçu le Prix Femina des lycéens.
"Par temps calme, alors que la mer est d'huile et que les marins les plus aguerris baissent la garde, il arrive que surgisse une vague qui parfois atteint trente mètres de haut. Pour pouvoir raconter, il a bien fallu que certains survivent à la vague scélérate." Cameroun, 2018. Ndolo Elimbi, avocate lumineuse et héroïque, est emprisonnée pour s'être élevée contre un pouvoir autoritaire. Au coeur de ce régime, la redoutable commissaire Zeinabou n'ignore rien de ses faits et gestes, ni de son amour pour Enow, le charismatique opposant désormais en exil. Mais l'ennemi n'est pas toujours celui que l'on croit... Dehors, la colère enfle, la répression se durcit. Ce tableau envoûtant du Cameroun contemporain déroule aussi le destin d'une Afrique fragile et tend un miroir féroce à toutes les dictatures. Hemley Boum signe une vaste fresque sur le désenchantement des peuples, les ressorts de la corruption et la puissance des femmes lorsqu'elles s'allient. "Nos vies sauvages explore les forces contraires tiraillant les désirs de celles et ceux qui croient à une possible révolution."TTT Télérama "Hemley Boum a un talent immense, celui de raconter des destins qui s'inscrivent dans la grande Histoire." Page des libraires
« Il y a le corps physique de la maladie, celui dont tu parviens à définir les contours. Il se situe à l'intérieur du tien, se meut au gré des symptômes, des douleurs. C'est tantôt une surface plane, une lame qui te traverse de part en part au niveau de l'estomac, tantôt un vide circulaire ou un orbe pulsant. Il y a la fatigue physique, cet insupportable brouillard mental qui te met à distance de tout. Et puis il y a l'aura de la maladie, la façon dont elle s'étend au-delà de toi, modifie le monde tel que tu le perçois. » En 2023, Jean-Baptiste Del Amo se rend au musée du Prado, à Madrid, pour revoir les Peintures noires de Francisco de Goya. Il passe ensuite une nuit à l'ermitage San Antonio de la Florida dont la coupole a été décorée par le peintre et où se trouve sa sépulture. À travers le récit d'une journée et d'une nuit, en miroir de l'oeuvre de Goya, il revisite l'expérience de la maladie et explore la manière dont elle a bouleversé son rapport au corps, au temps, à l'écriture et à la réalité.
Prix de Flore 2026. Jennifer a une vie qui la satisfait quand, au détour d'une panne de clavier d'ordinateur, une phrase surgit, inachevée, qui fait déraper l'apparente logique de son existence : "Devant Autant en emporte le vent, Vivien Leigh et Clark Gable vont s'embrasser quand quelqu'un appuie sur pause et". Et rien. Un blanc après ce et qui envahit la page, troue sa mémoire. Jennifer se lance alors dans une enquête hilarante et inquiétante. Seuls indices : Perpignan, la ville de son enfance, une scène de baiser dans le célèbre film, la présence de son grand-père, une tache de sang sur le petit pull jaune qu'elle portait à l'époque. Elle décide de reconstituer la scène, et pour cela de reconstruire à Perpignan l'appartement de son grand-père dans les moindres détails. Entreprise rocambolesque pour recréer un décor qui devient l'archive supposée d'un trauma. Mais lequel ? Plus Jennifer tente obsessionnellement, et de façon burlesque, de restaurer la scène perdue, plus la mémoire lui joue des tours. Son comportement affole ses proches. Il y a chez Jennifer une petite fille amnésique, traumatisée, et trompée par des récits d'autant plus séduisants qu'ils la protègent d'une vérité impossible à dire. Rachel Arditi nous emporte avec une grande précision dans une enquête à la fois inquiétante et pleine d'humour, entre recherche du langage et reconstitution de la mémoire. Lancée dans un thriller baroque, l'héroïne de Lucie Rico explore les stigmates, cachés ou criants, que laisse l'inceste. Un troisième roman scotchant." Marie Claire "Pareille à ce vent perpignanais, Lucie Rico, avec sa phrase tonique et rieuse, nous emporte dans des directions imprévues. Cette formidable aventure du langage est l'une des surprises de cette rentrée. Et elle est excellente." Le Monde "Sous ses airs loufoques et malicieux, le troisième roman de Lucie Rico ausculte brillamment le mystère du trauma et la force des mots qui nous échappent." La Tribune Dimanche Couverture : © DBenitostock / Getty Images
On fait partie d'une grande famille. On sait qu'on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l'été dans notre maison à la montagne. On trouve que c'est normal. C'est chez nous, c'est à nous, c'est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s'appartient. On ne sait pas comment dire je, on n'en a pas besoin, puisqu'on est nous. Nous les enfants, les frères et soeurs, les cousins, les cousines, on partage tout, nos écoles, nos chambres, nos habits, nos repas, nos jeux, nos bains, nos lits. On est les membres indissociables du grand corps familial. On n'a jamais vécu dehors. On ne sait pas ce que c'est. On n'en est pas capables. On n'en a même pas envie. Et tout aurait dû continuer ainsi, dans un même immuable recommencement. Le jour où la façade s'est fissurée, on n'a pas compris. Ça n'aurait pas dû se produire, pas dans notre famille. Ce n'était pas possible que ça nous arrive, à nous aussi.
Paris, 1949. Louise Cansot, modèle star de Montparnasse, est retrouvée morte quai de Javel. Jaenada rouvre l’enquête.
Des vallons de granit bretons de son enfance dans les années 1970 aux collines ensoleillées d'Assise trente ans plus tard, Noé suit un destin singulier. Élevé dans l'amour de sa grand-mère et la complicité de ses cousins, ce fils de cadres de l'agroalimentaire que tout pousse à emboîter le pas à ses parents échappe à une vie ordinaire en se vouant à l'étude des phénomènes lumineux. Mais il demeure hanté par l'éclipse d'Azou, son grand amour. À travers cette blessure, un retournement intime s'opère : conduit par le chant des oiseaux, Noé s'engage dans le sillage de François d'Assise. Le Petit Pauvre d'Ombrie devient alors le compagnon nocturne d'une réconciliation secrète entre la science des arcs-en-ciel et la joie parfaite. Avec "Le Rappel des oiseaux", Sébastien Lapaque brise la logique glacée de l'utile pour offrir une méditation sur l'espérance, l'amitié et la transfiguration d'une vie, signant une oeuvre heureuse où la poésie du vivant nous arme face aux fractures de la modernité.
Les sirènes tentatrices, l'infâme cyclope, Circé et ses pourceaux, et bien sûr Ulysse, mari aimant et roi éclairé, qui parvient après mille détours à rentrer chez lui auprès de sa fidèle épouse pour récupérer sa terre et n'en plus bouger... Voilà ce qu'on nous a toujours raconté des aventures d'Ulysse dans L'Odyssée. Mais lit-on encore vraiment les 12 000 vers d'Homère, ou de celui qu'on appelle Homère ? Or, les lire en compagnie d'un passeur passionné comme Christophe Ono-dit-Biot, c'est découvrir, au-delà des images d'Épinal moralisatrices et simplistes, un univers beaucoup plus riche, sensuel, brutal, complexe et captivant. L'entreprise de l'auteur est directe, généreuse et efficace : raconter L'Odyssée aux adultes, en suivant l'ordre des chants, dans une succession de brefs chapitres qui nous content au plus près du texte les aventures des héros et des héroïnes, des déesses et des dieux, mais creusent aussi le sens profond que les contemporains leur donnaient et les leçons que nous pouvons en tirer aujourd'hui. Nous comprenons enfin pourquoi L'Odyssée, l'une des plus merveilleuses inventions littéraires de tous les temps, fascine toujours, près de trente siècles après qu'elle a été fixée par écrit, et comment elle nous aide encore à naviguer dans les brouillards de notre époque. A prendre, aussi, un plaisir fou. Un livre romanesque en diable, à la pédagogie charmeuse et à l'érudition toujours ludique : le « gai savoir » à la portée de toutes et de tous.
"Il faut aimer le bonheur malgré lui, et résolument." Jean-Paul Entoven partage avec nous les 1001 petits et grands bonheurs qui apportent bonne humeur et entrain à sa vie.
"La ville est sanguinaire : elle fabrique des solitaires et les force à cohabiter." Violemment chassée de l'appartement qu'elle occupait à Barcelone, une femme sans nom est contrainte de faire des ménages pour tenter d'échapper à la rue. Happée dans une spirale infernale, éprouvant les lois du capitalisme le plus cru, elle trouve refuge dans une modeste maison isolée, où, vivant en colocation, elle finit par faire le vide autour d'elle pour jouir seule de la présence de Maria, une propriétaire puissante et fascinante, venue mystérieusement jusqu'à elle. Le roman bascule alors dans un conte macabre, mêlant folie et dévotion, entraînant le lecteur au bord du gouffre.
PRIX RENAUDOT POCHE 2026Le sacre d'un écrivain. Historien, Grand reporter, écrivain voyageur. Jean-Christophe est l'unique auteur français à porter cette triple casquette qu'il conjugue avec maestria dans ce Tempus inédit qui publie ses meilleurs textes, une quarantaine, donnés depuis trente ans au Figaro et à Perrin. Ils s'articulent logiquement en trois parties : - Les hommes : recueil de portraits historiques (Kerenski, Mihaïlovic, Molotov...) et contemporains (Kusturica, Alexandre II de Serbie, Siméon II de Bulgarie) ponctués d'un entretien avec Hélène Carrère d'Encausse et Emmanuel Carrère. - Les fractures : Grands récits et grands reportages de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, matrice de la Première Guerre mondiale, à l'Arménie en passant par les guerres civiles russe et yougoslave, la chute de Milosévic et un éclairant " La Russie et l'Ukraine " (février 2022) - Les lieux : 15 voyages et reportages de Belgrade au Kremlin. Ils découvrent l'auteur sous sa facette d'écrivain voyageur qui n'est pas sans évoquer son ami Sylvain Tesson, tant Buisson sait mettre en lumières ses rencontres et les paysages pour peindre et dépeindre en prose. On recommande en particulier ses deux textes sur le Danube et le Transsibérien qui figureront, n'en doutons pas, dans de nombreuses anthologies. Au final, un Tempus inédit de grand style qui rencontrera un accueil élogieux de la critique.
Si l'on oublie qu'elles transportent de l'électricité, les lignes à haute tension dessinent sur le paysage une interminable dentelle de figures et de formes. Pour Philippe Vasset, elles ont ouvert des routes : l'auteur s'est mis en tête de suivre, à pied et à travers la France, leur tracé, cheminant pendant de long mois sous les câbles qui nervurent la géographie et coupent à travers le bâti, le réel et l'esprit de celui qui les suit. Ce périple électrifié l'a amené à découvrir les panoramas invisibles de l'électricité, à percuter, en ligne droite, toutes sortes de personnages et de situations, et l'a même entraîné au-delà des frontières, dans le grand désordre des échangeurs mondiaux d'énergie. Avec Dans les grandes lignes, Philippe Vasset fait de nouveau se rencontrer la littérature et la géographie, et continue d'imposer sa voix singulière dans le paysage littéraire français. "Philippe Vasset est un auteur qui se tient dans les chemins écartés, cette fois sous les grandes lignes, de pylône en pylône. Cela donne un livre fascinant, concret, géographique, scientifique, drôle et poétique" Pascale Roze, présidente du jury du prix Médicis. "Un livre extrêmement poétique, très étrange, très surprenant dont on ne sait pas vraiment où il va nous conduire, c'est aussi ce qui fait son charme. LE 13/14, FRANCE INTER. "Philippe Vasset a tiré un livre inattendu et poétique." LE PARISIEN WEEK-END. "Un style abstrait, parfois lyrique, qui invite à lire le livre comme un poème en prose." LIRE MAGAZINE. "Road trip passionnant !" MIDI