Jean-Paul Aymon
Jean-Paul Aymon
La plaisancite est un virus qui atteint de plus en plus les gens en mal... de mer, c'est-à-dire tous ces hommes et toutes ces femmes pris d'une passion subite pour la navigation et qui, un jour, décident de poser leur sac sur un bateau. La famille Laurent, dont on suit ici les aventures et les mésaventures, en est un édifiant exemple. Des cafouillages de la première sortie, aux croisières folkloriques en baie de Quiberon, de la visite au Salon nautique à la construction du « bateau idéal », les Laurent (père + mère + fils aîné + fils cadet + chien) prennent la plume tour à tour, pour vous conter leurs « prouesses » de marins à la godille. C'est drôle, plein de verve, tonique, bref, on éprouve beaucoup de « plaisance » en leur compagnie.
Vous connaissez tous la Transquibe, la prestigieuse course en solitaire au cours de laquelle les concurrents doivent rallier la Trinité, en laissant Houat à babord. Vous n'ignorez pas que la lessive Caliban, qui rend la mer plus bleue, a sponsoré notre héros national, le marin breton Henrik Tabenduik. Mais où donc est passé Tabenduik ? Pour débusquer l'insaisissable marin, le reporter de "Bonsoir la France", Jean-Claude Navarin, arme la goélette "Vent debout" et recrute un équipage folklorique, qui navigue au Muscadet : le capitaine rageux, Krabb, Stevenson, Jack Sternum, et Marie Bouquet - la seule équipière à connaître l'art d'essuyer un coup de torchon et de prendre au lasso une bitte d'amarrage... Burlesque, délirant, ce roman est dédié par Jean-Paul Aymon à la mémoire d'Alphonse Allais et de Pierre Dac. Si le narrateur, comme il l'affirme, n'a aucune imagination, quelle charge, alors, contre une certaine presse à sensation et à scandales, contre un certain mécénat sportif. À moins qu'il ne s'agisse, tout simplement, d'un énorme canular. À prendre un rire dans la grand' voile.