Poètes d'aujourd'hui
Découvrez la vie et l'œuvre d'Armand Robin, poète libertaire et traducteur génial, à travers une analyse fine de son combat contre la fausse parole et son engagement pour une fraternité universelle.
Découvrez Louis Brauquier, un hommage littéraire de Gabriel Audisio à l’un des plus grands poètes maritimes du XXe siècle.
Découvrez Marie-Jeanne Durry, portrait littéraire signé Jacques Madaule, figure majeure de la critique et de la poésie française du XXe siècle.
Découvrez l’œuvre méconnue de Vincent Muselli, poète classique du début du XXe siècle, où la rigueur formelle épouse une ironie subtile.
Alexandrie, 1863-1933 : plongez dans la vie et l’œuvre méconnue de Constantin Cavafy, poète grec entre Orient et Occident, à travers le regard éclairé de Georges Cattaui.
Et si votre vie méritait une pause pour mieux la comprendre ? Susciter une réflexion qui t’appartienne vous invite à explorer 31 thèmes essentiels, du pardon à la foi, en passant par l’amour et le succès.
Madame Briare, pensionnaire d’une maison de retraite, n’a pas dit son dernier mot. Entre un gâteau d’anniversaire trop sucré et une gouvernante surnommée « la garde-chiourme », elle rumine sa vengeance.
Poète de La Jeune Parque et du Cimetière marin, Paul Valéry a su concilier classicisme et lyrisme. Ivre de connaissance et d'absolu, il s'est trouvé face au néant. Il a fait de la poésie la connaissance de ce qu'elle est, l'épopée d'une guerre permanente entre l'essence et l'existence.
Découvrez l’univers provocateur et poétique de Georges Ribemont-Dessaignes, figure majeure du mouvement Dada. Ce livre retrace son parcours artistique, entre peinture, poésie et théâtre, et son influence sur l’avant-garde du XXe siècle.
Découvrez Jacques Réda, poète flâneur et jazzophile, dont l’œuvre mêle réalisme et subversion, entre désastre et merveille.
Achille Chavée, poète belge et figure centrale du surréalisme, a marqué la littérature par son lyrisme douloureux et son engagement politique.
"Grand lecteur, amoureux de la femme, attentif aux oiseaux, voyageur en chambre et en Italie, collectionneur averti, chantre de René Magritte, révolutionnaire inconditionnel, homme tranquille, Louis Scutenaire (1905-1987) est, avant tout, un immense écrivain, doublé d'un poète sans pareil, dont l'essentiel de l'oeuvre a été rassemblé dans Mes inscriptions." (Alphabet des lettres belges de langue française)
Grand voyageur pour qui tout est couleur, mouvement, explosion, lumière, Blaise Cendrars (1887-1961) a apporté à la poésie et au roman moderne un souffle incomparable. Il a parcouru tous les chemins de la terre et du rêve. Son oeuvre tout entière est telle que l'a définie Henry Miller : Une masse poétique étincelante, dédiée à l'archipel de l'insomnie.
Adrian Miatlev (Moscou 1910 - Lausanne 1964) fut peut-être le dernier des poètes légendaires, le grand tournesol des intempéries. Jean Follain avait compris l'importance de son oeuvre, qui écrivit : La poésie d'Adrian Miatlev résistera de par sa haute qualité à toute épreuve du temps. Bienfaisante et révoltée, elle participe d'une inquiétude majeure, d'un immense désarroi, lié à l'aspiration tragique vers une impossible sérénité... Son oeuvre ne cessera de se développer dans le temps. On ne pourra que lui faire un jour le sort qu'elle mérite. Ce sera alors un grand éblouissement.
Jude Stéfan, poète majeur de notre temps, est l'un de ceux qui renouvellent la pensée, et le langage et nous montrent que la culture est un art de vivre son propre chemin. Volume après volume, il écrit la poésie la plus éhontée, la plus scandaleusement perverse, la plus exquisément baroque de cette fin de siècle.
Le lecteur de longue date était averti que Nedjma, Le cercle des représailles, Le polygone étoilé, les poèmes [...] sont une seule oeuvre de longue haleine, toujours en gestation. Cette quête d'unité se vérifiera par-delà la limite des genres, confirmant la grandeur de Kateb Yacine (1929-1989), modèle et référence, qui avait, dès dix-sept ans, atteint la réalisation poétique.
La force de Maurice Blanchard est sortie de la brutalité des gens heureux. La force de sa révolte est née au ciel stérile de la misère. Les gens heureux ont bien essayé de la tuer, mais le feu n'était pas assez mûr, le temps manquait, la rose du crime ne s'ouvrit pas. Depuis, nul ne peut nier Maurice Blanchard qui, lui, sait nier, par d'exclusives affirmations, à la manière du sang qui sort d'une blessure ou qui revient au coeur - le tout au présent. Maurice Blanchard affirme le désert, pour le peupler. Toute la vie jetée aux mots enragés, aux mots à face humaine. Paul Eluard
Ce qui me paraît appartenir à René Depestre le plus précieusement, c'est ce bonheur quasi constant, et presque infaillible, avec lequel il opère l'intégration de l'événement le plus actuel, le plus immédiat, dans le monde poétique le plus authentique ; cette faculté de brasser l'aventure humaine, de la dire à pleine, claire, et abondante voix ; cette facilité à la faire ruisseler en images et fuser en chant... René Depestre m'apparaît comme un gouverneur de la rosée. Il est le poète de la fraîcheur, de la sève qui monte, de la vie qui s'épanouit, du fleuve de l'espoir qui irrigue le terreau du présent et le travail des hommes... Aimé Césaire (Préface à Végétations de Clarté, 1953)
Roger Gilbert-Lecomte (1907-1943) fut la figure la plus héroïque de ce groupe de jeunes gens - parmi lesquels René Daumal et Roger Vailland - qui fondèrent la revue Le Grand Jeu en 1928. Il osa aller jusqu'à l'ultime face-à-face, celui du dérèglement absolu et de la dépossession totale. Comme l'écrit Bernard Noël, il sut atteindre le fond d'où sa parole, scellée de son vivant, allait commencer à pouvoir rayonner sur l'avenir sans qu'il ait à la compromettre.
Aïgui, le Mallarmé de la Volga, selon Antoine Vitez, est aujourd'hui traduit dans le monde entier et reconnu comme un des plus grands poètes vivants. Ce livre est le premier qui lui soit consacré. Biographie d'une oeuvre, il retrace l'itinéraire de l'enfant tchouvache, descendant des Huns, petit-fils de sorcier qui a su, malgré tous les obstacles idéologiques et bureaucratiques, dans la misère et la solitude, construire dans la langue russe une poésie inouïe. Ce qui apparaît extérieurement comme une façon d'écrire singulière (usage musical de la ponctuation, syntaxe désarticulée, mots inventés, rythmes toujours renouvelés...) est, en même temps, profondément, une façon de penser le monde d'aujourd'hui. C'est ainsi qu'Aïgui explore le continent poétique oublié du sommeil, pour y retrouver la mémoire ancestrale et le lieu d'exercice d'une liberté sans entraves. La paternité est vue par lui comme observation attentive et fervente de la personne de l'enfant, comme apprentissage auprès d'elle d'une responsabilité s'étendant à tout ce qui est doué de vie. Le poème incarne, dans sa forme même, l'effort et l'exaltation de la pensée.
Hervé Carn nous propose de découvrir ou de redécouvrir l'oeuvre du poète Bernard Noël, qu'il considère comme un "homme d'une grande culture, intégralement voué à son travail d'écrivain, héritier d'une tradition suffisamment riche et hétéroclite pour décourager toute glose, écrivain majeur dont l'oeuvre ne fait que s'ouvrir."
Une sorte d'aura accompagne depuis des années l'oeuvre discrète (et introuvable) de Pierre Morhange, dont le nom a attiré, régulièrement, l'intérêt de jeunes poètes, de critiques avertis, de lecteurs curieux. On pourrait parler d'oeuvre au noir, tant la substance même de ce très subtil langage poétique est marquée par le désespoir, la souffrance, le deuil de toutes les illusions politiques des années vingt à cinquante. Frère ennemi des surréalistes, annonciateur d'une grande poésie matérialiste, Pierre Morhange (1901-1972) est, d'évidence, l'inventeur d'une sorte de néoréalisme à la française qui trouverait ses sources du côté de Henri Heine et de Maïakovski. Ce livre présente un choix de textes publiés depuis La vie est unique, mais donne également à lire des poèmes du jeune révolutionnaire qui signait John Brown, appelait à la victoire du prolétariat et, déjà, déçu, amer, blessé par la vie même, rêvait de se pendre !
Une promenade contemporaine dans le plus beau musée du monde.De Malherbe à Baudelaire, les poètes n'ont cessé de fréquenter le Louvre et d'y trouver une source de contemplation et d'inspiration. Pour la première fois, le musée a invité plus de cent figures, du monde entier, à concevoir un poème sur et avec la matière du Louvre. OEuvres, lieux, rêves, expériences, souvenirs, visions surgissent en mots dans Poésie du Louvre, comme autant d'invocations des pouvoirs de l'art. *** " Leurs créations manifestent que le Louvre est multiple, fourmillement, réinvention en permanence, dialogue avec les temps qu'il traverse, mais aussi manifestation du "long et visible cheminement de l'humanité', lieu d'un rassemblement, d'une communauté humaine - celle de la vie en poésie. " Extrait de la préface de Laurence des Cars
Le portrait de l'un des plus grands poètes français. Poète assassiné, éditeur d'ouvrages érotiques, flâneur des deux-rives, du pont Mirabeau à Saint-Germain-des-Prés, découvreur de peintres nouveaux, Guillaume Apollinaire demeure l'enchanteur de la poésie moderne, l'explorateur de " ces vastes et étranges domaines où le mystère en fleurs s'offre à qui veut le cueillir ".Pour Daniel Oster, le poète a cumulé les contradictions : être quelqu'un en n'étant personne, par exemple, ou un "terrible novateur" en restant très attaché au passé. D'où sa singularité, qui tient à l'invention d'une voix mélangée et d'un langage polyvoque, reflet de l'époque charnière qui fut la sienne, et qui s'est caractérisée par une fracture de l'humanisme dominant jusqu'alors. Apollinaire a voulu mettre fin, dit Daniel Oster, à la poétique chambrée, au lustre métaphysique et remplacer le coin du feu par la cheminée d'usine.
Stéphane Mallarmé et Le Livre : une quête d'absolu et de poésie. Le regard que Patrick Laupin porte sur Stéphane Mallarmé puise son acuité dans la lecture de fragments posthumes, d'une richesse inouïe, qui constituent ce que l'on nomme Le Livre de Mallarmé.On sait que, pressentant venir sa mort, le poète demanda à sa femme et à sa fille de brûler son grand oeuvre, ce qu'elles firent, détruisant des milliers de pages inestimables. Mystérieusement cependant, des liasses de notes, des cahiers, des fragments furent conservés. Ces textes, méconnus et rarement convoqués par les commentateurs de Mallarmé, permettent aujourd'hui de cerner l'esprit dans lequel fut imaginé Le Livre, et nous révèlent un Mallarmé ignoré de l'histoire littéraire.Loin des analyses qui ont accrédité l'image détestable d'un poète ésotérique et illisible, Patrick Laupin nous fait découvrir le projet d'un homme épris d'absolu, qui entendait libérer l'humain du despotisme inconscient et de la communication bavarde.
La biographie de Victor Hugo couplée à une anthologie de ses textes. Cette monographie due à Louis Perche ne se contente pas d'analyser les principaux cycles poétiques de Victor Hugo en les replaçant dans le mouvement de la biographie. Elle veut également contribuer à la redécouverte d'un poète qui est tout à la fois le plus connu et le plus méconnu des poètes français.Chef de file de l'école romantique, il fut aussi celui qui n'eut de cesse d'en franchir les frontières trop étroites, considérant que " le domaine de la poésie est illimité ". Le poète, selon lui, n'est pas seulement le personnage qui écrit des vers, mais celui qui désire tout atteindre, qui cherche à entrer au tréfonds de la vie, à collaborer avec elle, à tirer d'elle sa raison d'être.Louis Perche s'attache à montrer en quoi Hugo a été un " poète d'avenir ". Il a ouvert la voie à toute l'aventure poétique moderne, en particulier à Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Apollinaire, mais également aux surréalistes.L'anthologie proposée dans ce volume illustre cette lecture résolument hors des sentiers battus.
L'anthologie qui revisite Musset en privilégiant des textes à peine connus. Qui est Musset? se demande Philippe Soupault dès les premières lignes. Son projet est de voir qui est le poète que dissimule le personnage éloquent qu'on nous fait connaître à l'école et qui jouit d'une réputation qu'il ne mérite pas, alors qu'on ignore ou qu'on sous-estime une partie de son oeuvre.C'est alors le portrait d'un inconnu que propose l'auteur en suivant, pour lui rendre justice, la seule ligne de son oeuvre. Celle-ci culmine, à ses yeux, avec les poèmes de la fin de sa vie, écrits pour lui-même, dans l'indifférence au jugement de ses contemporains.Loin de retenir les poésies les plus célèbres, l'anthologie privilégie des textes à peine connus, certains publiés après la mort de Musset (1857). Elle s'étend à des proses et des extraits du théâtre que Soupault a détachés pour leur "audace lyrique" et leur "éclatante beauté".L'oeuvre de Musset, en fin de compte, est confrontée par le co-auteur des "Champs magnétiques" à la "révolution annoncée par Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont et le surréalisme".
Les oeuvres chronologiques de Rimbaud replacées dans le rythme fiévreux de la vie du poète. Les éditions se succèdent, les gloses et commentaires sont innombrables : Rimbaud n'est pas prêt de connaître une traversée du désert... Mais que nous disent ses poèmes fulgurants ? " J'ai la seule clef de cette parade sauvage ", avait-il lui-même répondu par avance. Toute approche, dès lors, est personnelle.C'est le parti retenu, en tout cas, par Lionel Ray, qui résume ainsi sa méthode : " Je suis seulement à la recherche de ce que vaut pour moi la poésie, de ce qui fait pour moi la singularité d'une écriture ".
La vie et l'oeuvre de l'un des plus grands poètes français : Charles Beaudelaire " Ma seule ambition, avertit l'auteur, aura été de présenter aux lecteurs les moins avertis le Baudelaire que j'ai lu et que j'aime. " C'est donc à une " opération à coeur ouvert " que le lecteur est convié, au terme de laquelle il est amené à constater comment une victoire esthétique a pu être remportée sur une destinée humaine, comment la poésie la plus haute a pu naître, et avec quelle force novatrice, de ce qu'il faut bien considérer comme l'échec d'une vie.
Péguy, poète chrétien, a donné à son oeuvre le souffle des grands récits bibliques. Homme d'espérance, il vit et s'exprime au diapason des prophètes. Mais le terrien et l'homme de chair et de passion qu'il est aussi se retrouvent dans la saveur verbale, le réalisme lyrique, le rythme incantatoire d'une poésie où, comme il l'a dit, " le spirituel est lui-même charnel ".
La biographie et l'anthologie d'un " monstre " de la poésie, dans la lignée sulfureuse de Sade, Rimbaud, Artaud... L'oeuvre de Ducasse est aux sources de la pensée littéraire et artistique du XXe siècle, comme l'atteste la contemporanéité de ses procédures littéraire et artistique (collage, cut-up, détournement, appropriation...) et le confirme la personnalité de ses principaux commentateurs : Aragon, Breton, Gracq, Bachelard, Soupault, Caillois, Blanchot, Pleynet, Sollers... Sa poésie est aussi une pensée du monde, dans laquelle il est difficile de distinguer ce qui relève de l'éthique de ce qui appartient à l'esthétique. En restant le plus près possible du texte, sans imposer de " grilles " de lecture extérieures (psychanalyse, sémiologie), Bernard Marcadé s'efforce de dégager les points de rencontres et de complicité de la pensée de Ducasse avec les pensées morales et esthétiques qu'il anticipe (Nietzsche, Artaud, Bataille, Duchamp...).
Isidore Ducasse nous a laissé sous le nom de comte de Lautréamont, sans doute, l'oeuvre la plus corrosive, la plus fascinante, la plus insolite de toute la littérature française : Les Chants de Maldoror. Et, comme il l'écrit lui-même : " Allez y voir vous-même si vous ne voulez pas me croire. "