Prix littéraires
Quels romans décrocheront les grands prix de l’automne 2026 ?
La course aux prix littéraires 2026 est lancée. Retrouvez les romans de la rentrée littéraire 2026 retenus dans les premières sélections des grands prix d’automne : Prix Goncourt, Prix Renaudot, Prix Femina, Prix Médicis… Des auteurs confirmés aux nouvelles voix de la littérature française et étrangère, ces premières listes dessinent déjà les livres qui vont marquer la saison.
Explorez les romans en lice et faites-vous votre propre idée avant la proclamation des lauréats. Avec les titres disponibles en Smartbook, vous pouvez même prolonger votre lecture en interrogeant directement le livre grâce à notre IA conversationnelle : personnages, thèmes, contexte, passages clés… une autre façon de découvrir les futurs grands prix littéraires.
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Quels romans décrocheront les grands prix de l’automne 2026 ?
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Paula, une jeune esthéticienne, quitte la banlieue parisienne pour s'installer en bord de mer avec Tom, son compagnon jardinier. Dans cet appartement, elle espère un nouveau départ loin des odeurs et des bruits de la tour HLM où elle a grandi. Mais son quotidien est hanté par le souvenir des femmes de sa famille. Enfermée chez elle avec sa chienne Scarlett, Paula sombre dans une angoissante obsession domestique. À travers son regard myope ou la fenêtre inexplicablement sale de son salon, elle contemple l'immeuble voisin brûler et un secret ressurgir. Par une langue obsessionnelle et hirsute, Décolorer sa fille scande une vie réglée comme une liste de course qui glisse vers une inquiétante étrangeté. Dans une tension diffuse et une ambiance irrespirable, ce roman explore la filiation féminine, la charge domestique intériorisée et dissèque ce que la précarité fait aux femmes. « L'écriture la plus intéressante que j'ai vue depuis longtemps. [...] Soixante-huit premiers romans et une révélation : retenez bien son nom, elle s'appelle Lucie Bérard. » Olivia de Lamberterie, Télématin, « Charnel, obsessionnel, incandescent. » Alice Develey, Le Figaro Littéraire « Une quête d'émancipation particulièrement réussie. » Fanny Imbert, France Inter « L'héroïne de Lucie Bérard s'émancipe dans un premier roman poignant. [...] Et nous là-dedans ? Touchés au coeur. » Arnaud Cathrine, La Tribune du Dimanche « Le premier roman de Lucie Bérard est de ceux que l'on a envie de lire d'une traite. » Thomas Messias, Slate « C'est drôle, brutal, parfaitement ajusté. Bérard ne disserte pas sur l'héritage féminin : elle le fait sentir dans les cheveux, les muqueuses, les culottes, les placards, les produits ménagers. » Nicolas Gary, Actualitté « Un bijou de premier roman. » Incipit, Léonard Desbrieres « Un style captivant et magnétique. » Philippe Touron, Librairies Gallimard « L'écriture est hypnotisante. » Agathe Cèbe, Librairie La Belle Image « Inventif, obsédant, profond, bouleversant. » Sarah Gastel, Librairie Adrienne
Par l'auteur de Photo sur demande, Prix Goncourt du premier roman 2025. Pour devenir mannequin, il y a des formulaires sur le site des agences. Il faut envoyer trois photos. Il est demandé de renseigner sa taille, son poids et la couleur de ses yeux. Une réponse d'ici quelques semaines à deux mois est promise aux candidats. Léo est représenté par l'une d'elle. Il explique à Simon que pour être retenu, il est nécessaire d'avoir les bonnes images, le bon look, la bonne démarche. Qu'il n'y a pas d'autre moyen que de d'apprendre à faire bonne figure. Le deuxième livre de Simon Chevrier chronique une année à courir les castings de maison de couture. À travers l'attente et les espoirs souvent déçus, il donne à percevoir l'implacable regard d'un adolescent sur lui-même, son corps et celui des autres garçons. Un roman d'autofiction initiatique porté par une écriture d'une grande maîtrise et une immense sensibilité.
Jakob fête ses cinquante ans sans enthousiasme, persuadé de n’avoir rien accompli. Mais sa meilleure amie Ellen, pleine de vitalité, a tout prévu pour lui offrir une journée aussi folle qu’inattendue.
Île de la Jamaïque, 1831. Antoinette Cosway, créole de bonne famille, s'éprend d'Edward Rochester, un Anglais aussi impénétrable que fascinant. Mais à la séduction enflammée succèdent rapidement des scènes vénéneuses, où les baisers sont des blessures, où toute une société livre la jeune femme à son bourreau. Des années plus tard, Antoinette tente de conquérir sa propre histoire. JE se situe à mi-chemin entre roman victorien et thriller intimiste contemporain. Lilia Hassaine s'est inspirée du personnage de la première femme de Rochester dans Jane Eyre, le roman culte de Charlotte Brontë. Elle a choisi de lui donner une voix, un corps, une destinée. Cette voix, c'est la comédienne Lola Naymark qui l'incarne avec douceur et énergie, nous montrant le mystérieux personnage d'Antoinette sous un nouveau jour... "Beau et glaçant à la fois, JE est de ces livres précieux qui dessillent et invitent à regarder ce qu'on tentait d'ignorer." Le Point "Un roman brûlant, à la fois personnel et politique." Paris Match Couverture : D'après photo © Elisabeth Ansley/Arcangel
Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l'année 2026. En cours de traduction dans plus d'une vingtaine de langues, C'était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l'Odyssée de Jonas Dorléon. Après l'embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n'emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d'abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d'histoire franchit les frontières tantôt à bord d'un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l'espoir d'atteindre le Canada et le peu de famille qu'il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l'ICE et d'une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Avec la trajectoire de Jonas, c'est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu'universel, ce roman raconte les migrations au présent - non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l'horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d'humour et de poésie, une langue d'exil qui s'apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Porté par un souffle narratif irrésistible, C'était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps.
Et si l’amour était la dernière forme de résistance face à un monde en crise ? Une histoire d’amours de Serge Joncour explore, avec une écriture à la fois tendre et mordante, les liens qui nous unissent malgré tout.
"Elle passe sa vie à écoper et goudronner les brèches dans la cale afin que la famille ne coule pas. Car si les Petites la chérissent, si elles aiment sa douceur, son indulgence, sa tendresse, elles préféreraient, et de loin, ressembler à leur père. Les enfants peuvent être des animaux cruels. Le Père, fielleux, la surnomme "miss martyre". Ses belles-soeurs continuent de lui dire gentiment et sottement "tu es une vraie sainte". Et qui peut bien souhaiter, en toute connaissance de cause, ressembler à une victime ?" Pour la première fois, Véronique Ovaldé s'aventure dans sa biographie pour faire le portrait de sa mère, mais elle le fait à sa façon, avec le recours revendiqué, exquis et inventif à la fiction, se plaisant à rêver pour sa mère à d'intempestives bifurcations et d'improbables autres vies. Ce faisant, elle découvre une femme à la bonté rare et dont l'admirable renoncement n'a pas, malgré tout, éteint la joie. « A coups de détours fantasmés, de traits d'esprit primesautiers et de pages à vous serrer le coeur, l'autrice fait de sa mère une magnifique héroïne » MARIE CLAIRE « Un texte de haute tenue, au tombé impeccable. » LA VIE « Un texte parfois drôle, souvent poignant, toujours intelligent et porté par une si belle écriture » LE PARISIEN « Un texte poignant et empreint d'espoir qui marquera la rentrée littéraire » TELE 2 SEMAINES « La romancière décrit une époque en mêlant avec subtilité et finesse, réalité et vies rêvées. » MADAME FIGARO « Un livre lucide, intelligent et poignant. » ARTS LIBRES « Ce parti pris original et réussi tient en haleine le lecteur qui tressaille, se laisse piéger, se révolte, espère. » OUEST FRANCE « En refusant à la fois d'acquitter, de condamner et d'embellir, Véronique Ovaldé signe un livre très juste » MARIANNE
« Après l'effondrement du 7 janvier, j'ai dû fouiller dans la somme de mes gravats mentaux. Pendant plusieurs années je me suis assis au bord de ce moi pulvérisé à contempler le moindre caillou. À envisager de refonder le tout. Je ne sais pas comment j'ai pu me reconstruire au fond, mais c'est dans l'exploration méticuleuse de ma personnalité à terre que j'ai finalement réussi. J'ai commencé à devenir le dessinateur que je suis désormais lorsque j'ai compris que je n'étais plus en ruine, mais en chantier. Alors forcément Beaubourg en reconstruction... Écrire évidemment. Mais dessiner aussi. Puisque le dessin a toujours été là pour me soutenir. »
Qui à Mission Hills pourrait oublier le 16 juillet 1969 ? Le matin, tous les regards étaient médusés par les premières images d'une fusée décollant vers la Lune. L'après-midi, le petit Richie Manning se noyait dans la nouvelle piscine bleu lagon du quartier, bondée en cette journée si chaude. Une maître-nageuse était pourtant présente - une splendide étudiante, aux longs cheveux blonds et aux jambes parfaitement bronzées. Mais derrière ses lunettes de soleil, surveillait-elle vraiment la baignade ? De ce jour tragique qui fait chavirer une famille et toute une communauté, Laura Kasischke scrute chaque recoin, sans relâche, pour en saisir toutes les failles. Elle plonge également dans les destins des témoins clés, qui se trouvent heurtés, par ricochet. Baignade surveillée, lecture vertigineuse, signe le retour époustouflant de l'immense écrivaine américaine.
Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un club de tennis à Deuil-la-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l'École en même temps que sa beauté. Jean est aussi un poète ivre d'aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au coeur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d'un lac, lors d'évasions à Pompéi et à Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d'un cours réussi. Entre réalité politique et mystère existentiel, la vie des profs est un roman. Loïc Corbery de la Comédie-Française arrive avec talent à se fondre dans la peau de Jean Deichel, mettant une voix sur ses rêveries, ses cours et surtout, son inattendu. "Le sujet de ce roman est de société, la langue, de la poésie, sublime. Sombre mais qui finit dans un éclat de vie." ELLE "Le roman dépasse largement le simple récit sur l'école pour interroger la solitude, le désir et la possibilité de trouver la "vraie vie" au coeur du quotidien." Benzine Couverture : d'après photo © Aziz Ary / Getty Images. © Yannick Haenel et Éditions Gallimard, 2026. Citation p. 192-193 : Marguerite Duras, L'Amant © 1984 by Les Éditions de Minuit.
Un couple en crise, accablé de deux enfants, décide de partir en vacances à la montagne pour ressouder les liens. Dès leur arrivée au village de Rochebrune, une menace rôde. Xavier maintient son projet d'alpinisme au mépris des alertes météo. Isabelle flirte avec le voisin pendant que les enfants fêtent Halloween. Quand la pluie redouble, et qu'une à une les digues physiques et morales cèdent, chacun doit faire face à son destin. Avec Rochebrune, Sophie Divry signe un roman haletant et plein d'humour, entre thriller, fable écologique et satire sociale.
Arun Kumar est doté d'un palais absolu - une mémoire des arômes si infaillible qu'elle confine au prodige. Ce don extraordinaire, il entend bien en faire l'instrument de sa revanche. Reste à découvrir comment. Et contre qui. Des bidonvilles de Delhi aux caves de Bourgogne, des îles Marquises aux tours de Manhattan, François-Henri Désérable signe avec Le Palais un grand roman d'aventures sur le vin, portrait d'un génie hors la loi dont les crimes se dégustent. Laurent Stocker de la Comédie-Française nous fait vivre avec talent les péripéties de ce grand roman d'aventure. "Une lecture grisante, idéale pour oublier la gueule de bois de la rentrée." L'Express "Le Palais mêle, dans un jeu de piste quasi borgésien, récoltants, châteaux ou crus, véritables et imaginaires." La Croix "Une oeuvre où le romanesque s'associe harmonieusement à une poétique des goûts et des arômes." Benzine Couverture : d'après photos © DragonTiger & Laures / iStock Images
Seule dans son appartement, une jeune femme emballe ses affaires dans du papier journal. Demain, des déménageurs emporteront ces traces fragiles de son existence. Tandis qu'elle remplit ses cartons, elle pense à l'homme dont elle vient de se séparer, et des histoires surgissent des objets qu'elle manipule. Témoins d'une vie ordinaire, une assiette au filet d'or, un ensemble H&M couleur poil de chameau ou un rouleau de Sopalin ont autant à raconter qu'un trépidant roman d'aventures... Que reste-t-il de ce que nous avons vécu ? De quelles légendes sommes-nous faits ? Les grandes amours comme les petits riens, les désillusions et les désirs sont au coeur de ce roman plein de surprises, à la fantaisie incomparable. "Clémentine Mélois semble nous dire que la fin d'une chose annonce aussi le début d'une autre." La Croix. "Un beau récit sensible comme une longue lettre ouverte à l'absent." Benzine
24 juillet 1938. Une nuit sans lune. Les compagnies républicaines traversent en silence le fleuve et prennent position sur la rive sud, autour du village viticole de Castellets del Segre. La dernière grande bataille de la guerre civile espagnole - la bataille de l'Èbre - va commencer. Près de deux cent mille soldats vont se disputer chaque colline, chaque route et chaque ferme dans des combats féroces et sanglants, où l'on joue sa vie à tout moment. D'un côté, les brigades internationales, le bataillon Ostrovski et les jeunes appelés de l'année vingt, les Biberons ; de l'autre, les légionnaires, les traditionalistes catholiques du Tercio de Montserrat et les soldats musulmans du quatorzième tabor. Ligne de feu met en scène dix jours de cette bataille décisive qui fera basculer l'histoire et scellera à jamais le destin de personnages inoubliables : Patricia Monzón, la militante communiste ; Julián Panizo, le dynamiteur murcien ; le sous-lieutenant Santiago Pardeiro ; le monarchiste catalan Oriol Les Forques ; Selimán al-Barudi, le caporal du tabor ; sans oublier les journalistes étrangers Phil Tabb et Vivian Szerman, ni le photographe Chim Langer. Arturo Pérez-Reverte raconte leurs combats et leur sort, à la fois en grand maître du roman historique et en grand correspondant de guerre, au plus près des événements. Avec Ligne de feu, il nous offre l'expérience d'une immersion saisissante dans un conflit dont les ondes de choc n'ont pas fini de traverser notre présent. "Le grand roman sur la guerre civile espagnole." La Vanguardia "Un grand roman sur la guerre et ce qu'elle fait aux hommes." Benzine "La guerre civile espagnole comme on ne nous l'avait jamais racontée." Publishers Weekly "Le récit épique du meilleur romancier espagnol." El Mundo
Après le succès du (prix Décembre 2024), le nouveau roman d'Abdellah Taïa. Un texte superbe et d'une grande force politique, l'accomplissement d'une oeuvre.
"Ce pays était celui de mon bonheur. Ce sentiment se passait d'explication ; c'était une intuition, un consentement, et la survivance des jours heureux de l'enfance quand, allongé sur la pelouse grasse encore trempée de rosée, j'écoutais le bruissement du vent dans les arbres. Prêt à pleurer, j'avais déjà le coeur serré devant une joie si facile. J'appris plus tard, en apprivoisant l'absence, que les lieux que nous aimons nous aident à supporter un grand chagrin. Ils réparent, et la mer où qu'elle soit console. La mer console toujours." Alors que sa grand-mère vient de mourir, le narrateur retrouve sa famille dans la maison bretonne de son enfance. Peu après, celle-ci est mise en vente. Entre sentiment de dépossession et trouble provoqué par les nouveaux occupants, une menace plane désormais sur le pays des étés... Après le succès de Que reviennent ceux qui sont loin, Pierre Adrian signe un roman d'une beauté déchirante sur les lieux qui nous habitent et les souvenirs qui nous font. "Pierre Adrian poursuit avec brio sa recherche du temps perdu." Livres Hebdo "Son roman universel touchera tous ceux qui ont perdu les lieux magiques de leur enfance." L'Express "Un roman empreint de la mélancolie douce des atmosphères estivales qui touche à l'universalité des émotions." Aujourd'hui en France "Un roman lumineux sur la mémoire, la transmission et la difficile nécessité de se séparer." Benzine
« Paola était comme ça. Elle était entière. Elle voulait toujours que tout soit vrai, les rapports humains, les discussions, les rencontres, les projets dans lesquels elle s'engageait. Elle ne supportait pas les faux-semblants, les demi-mesures. Elle était d'un bloc. Elle disait les mots ont de la valeur. Les actes ont de la valeur. Elle voulait qu'il y ait de l'enjeu. C'est dans l'inconfort qu'on se découvre, elle disait. C'est dans l'inconfort qu'on grandit. » Aux abords d'un lac de haute montagne, à la lisière d'une réserve interdite aux humains, un groupe de chercheurs s'affaire. Parmi eux, une photographe aperçoit sur un des versants quelque chose qui échappe au regard de tous les autres. Les signes étranges s'accumulent, un corps est retrouvé. La photographe décide de rester là-haut, seule. Quelques mois plus tard, c'est elle qui, à son tour, disparaît. Avec ce roman tout en tension, Sylvain Prudhomme approfondit plusieurs thèmes qui lui sont chers : le désir d'intensité, l'appel du sauvage, le rêve d'une vie vraie.
"Par temps calme, alors que la mer est d'huile et que les marins les plus aguerris baissent la garde, il arrive que surgisse une vague qui parfois atteint trente mètres de haut. Pour pouvoir raconter, il a bien fallu que certains survivent à la vague scélérate." Cameroun, 2018. Ndolo Elimbi, avocate lumineuse et héroïque, est emprisonnée pour s'être élevée contre un pouvoir autoritaire. Au coeur de ce régime, la redoutable commissaire Zeinabou n'ignore rien de ses faits et gestes, ni de son amour pour Enow, le charismatique opposant désormais en exil. Mais l'ennemi n'est pas toujours celui que l'on croit... Dehors, la colère enfle, la répression se durcit. Ce tableau envoûtant du Cameroun contemporain déroule aussi le destin d'une Afrique fragile et tend un miroir féroce à toutes les dictatures. Hemley Boum signe une vaste fresque sur le désenchantement des peuples, les ressorts de la corruption et la puissance des femmes lorsqu'elles s'allient. "Nos vies sauvages explore les forces contraires tiraillant les désirs de celles et ceux qui croient à une possible révolution."TTT Télérama "Hemley Boum a un talent immense, celui de raconter des destins qui s'inscrivent dans la grande Histoire." Page des libraires
Voyageur épris d'ailleurs, de stop et de liberté, Olivier est en route vers Lahore pour fêter la nouvelle année sur une plage indienne. En traversant l'Iran, il est arrêté à Chiraz alors qu'explose le mouvement Femme, Vie, Liberté. Accusé d'espionnage, il reste deux ans et demi en prison.Olivier est un poète, habitué à vivre de peu, sans confort ni téléphone portable. En cellule, il mobilise tout ce qui peut lui apporter de la lumière, la poésie persane comme les chansons de Britney Spears.Derrière ses paupières, installé dans un cinéma dont il est le seul spectateur, il se projette des films. La nuit, il convoque dans ses rêves les êtres aimés.Un récit lumineux et bouleversant qui nous dit que, même dans la nuit, quelque chose en nous refusera toujours de céder. La découverte d'un écrivain.
Rentrée littéraire « Alors à défaut de m'ensauvager - car je ne ferai jamais l'expérience, rêvée, de la métamorphose animale -, je me dépayse, je m'éloigne de mon terrain, je viens chercher en Ardenne belge de tout autres histoires. » Joy Sorman va passer une année aux côtés d'Irène Gérard, à regarder cette femme peindre des toiles sans titre ni signature, réalisées à partir de modèles trouvés dans des beaux livres ou des magazines : une madone de Botticelli, Tintin et Milou, un portrait de Vé
Faire la peau, le quatrième livre de Louise Chennevière, est peut-être le plus intime mais aussi le plus abouti. C'est le récit d'une enfance sous l'emprise maternelle, du désir sauvage de s'émanciper. La narratrice, âgée de 30 ans, décide de rompre avec la lignée de femmes qui l'a engendrée, condamnées depuis toujours à la reproduction de la violence. Commence le récit d'une relation mère-fille, déconstruisant les souvenirs de l'enfance et de l'adolescence. Elle parle et lutte : contre les fantasmes, les interdits, les lois, pour écrire le récit, sacrilège, tabou, du meurtre symbolique : tuer sa mère. Et contre elle-même aussi, la petite fille qu'elle est encore et qui voudrait préserver l'image idéale d'une mère qui ne l'a jamais été. Le livre lui permet d'aller au bout de ce geste, non seulement pour lui permettre d'advenir enfin comme subjectivité libre et puissante, mais aussi pour pouvoir aimer. C'est un récit de deuil et de désir, troué de multiples souvenirs et hanté par des questions qui ne trouveront jamais de réponses. C'est aussi, par la littérature, une déclaration de liberté - celle que l'on peut conquérir en osant enfin regarder les choses telles qu'elles sont, dépouillées des mythes et des histoires.
On fait partie d'une grande famille. On sait qu'on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l'été dans notre maison à la montagne. On trouve que c'est normal. C'est chez nous, c'est à nous, c'est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s'appartient. On ne sait pas comment dire je, on n'en a pas besoin, puisqu'on est nous. Nous les enfants, les frères et soeurs, les cousins, les cousines, on partage tout, nos écoles, nos chambres, nos habits, nos repas, nos jeux, nos bains, nos lits. On est les membres indissociables du grand corps familial. On n'a jamais vécu dehors. On ne sait pas ce que c'est. On n'en est pas capables. On n'en a même pas envie. Et tout aurait dû continuer ainsi, dans un même immuable recommencement. Le jour où la façade s'est fissurée, on n'a pas compris. Ça n'aurait pas dû se produire, pas dans notre famille. Ce n'était pas possible que ça nous arrive, à nous aussi.
Au commencement était Betty Jean. Fille et petite-fille d'esclaves de Louisiane, la grand-mère de Sasha se forge vite sa propre définition de la liberté - il n'est pas venu, celui qui passera la bague au doigt de Betty ! Sept filles lui seront données par ces amants de passage, qu'elle élèvera à la force du poignet, aidée par les femmes du 5010. Car au 5010 Chennault Road, à Houston, c'est un perpétuel défilé : filles, soeurs et tantes se retrouvent autour d'un repas, tressent les cheveux des plus jeunes, pansent les blessures de celles dont le mari a eu la main leste la veille. C'est dans cette ambiance que grandit la tempétueuse Connie, avec qui Betty n'est pas une tendre. Alors, dès que l'occasion se présente, la jeune femme fait ses valises et part s'installer avec Bobby, le père de Sasha. Des années plus tard, lorsque Sasha devient mère à son tour, elle s'interroge : comment ne pas léguer à sa fille le racisme intériorisé de Connie ? La froide sévérité de Betty Jean ? Mais lui transmettre l'inébranlable sens de la communauté et la douceur résolue de ces femmes qui ont modelé sa vie ?
« À force de regarder les choses, on trouve parfois derrière toute façade une beauté si bien cachée qu'elle dépasse notre imagination », écrit Seethaler à propos de la rue dont il dessine les contours dans son formidable nouveau roman. En apparence, rien de bien remarquable « rue de la Lande » : une auberge, un bistrot, une maison de retraite, la statue ratée d'un saint mineur dont on ne sait même pas s'il a vraiment existé... Pourtant, sous le regard affûté de l'écrivain, le moindre détail finit par revêtir de l'importance : une variation de lumière à la fenêtre où se penche un gamin armant son lance-pierre, les prêches de plus en plus confus du vieux curé, les traces d'humidité dans la boutique du marchand de livres anciens, les visites rituelles de la directrice du foyer à la boulangerie ou les lettres de la fleuriste demeurant sans réponse. Tous ont des rêves et des secrets, leurs chemins se croisent, mais que savent-ils l'un de l'autre ? Véritable organisme vivant, la rue prend consistance dans les monologues de ses habitants, dans leurs conversations saisies sur le vif, dans des fragments de journaux intimes, des règlements de copropriété, des rapports de police. Au fil des mois, la spéculation immobilière et l'arrivée d'immigrés nourrissent rumeurs et inquiétudes. Le plus saisissant dans cette narration mosaïque est l'émotion qui s'y déploie. En rendant palpables les doutes, les espoirs, les ambitions ou la solitude de chacun de ses personnages, l'auteur fait de la vie même la matière de son récit et propose chemin faisant une méditation poétique et politique sur le temps qui passe et sur ce que signifie « habiter ». Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est une des grandes voix de la littérature en langue allemande. Après Le Tabac Tresniek (2014), Une vie entière (2015), Le Champ (2020), Le Dernier Mouvement (2022) et Le Café sans nom (2023), Sabine Wespieser éditeur poursuit la publication en France d'une oeuvre traduite dans le monde entier.
Après le succès littéraire et commercial de son récit , Sonia Devillers part à la recherche d'un admirable piano à queue, volé par les nazis en 1943. Ce qu'elle nous raconte est bouleversant, instructif, et magistralement mené.
"Pour donner à ma longue rêverie la forme d'un livre, j'avais besoin de voir. De la terre, des pierres, des arbres, un rivage. J'ai toujours besoin de voir. Je suis allé en Troade à la fin d'un mois de juin, alors que les coquelicots jetaient de grandes flaques rouges au milieu des champs de blé et d'oliviers où jadis s'affrontaient les héros." Il y a quelque trente-trois siècles, des guerriers grecs ravagent une cité d'Asie Mineure qu'ils appellent Troïa ou Ilios. Les hommes sont massacrés, les femmes traînées en esclavage. C'était dans la nuit des temps, mais grâce à l'Iliade cela vit toujours dans notre mémoire. C'était, aussi bien, hier, aujourd'hui, demain : la tragédie de la destruction d'une ville n'a cessé d'être réécrite en lettres de feu et de sang, depuis Carthage un siècle et demi avant notre ère jusqu'à Dresde et Hiroshima, Marioupol et Gaza de nos jours. La guerre de Troie est éternelle, et Troie est la Mère de toutes les villes martyrisées. O. R. "La guerre de Troie a bien eu lieu. Elle se poursuit même. C'est ce que semble nous dire le beau et grave nouveau livre d'Olivier Rolin." Livres Hebdo "Ni vraie ni fausse, l'Iliade ressortit à la légende et à l'Histoire."Transfuge
Franck Courtès raconte à travers un double fictionnel une jeunesse du mauvais côté de la vie et de l'amour. Un des années 1980, un Antoine Doinel à mobylette, par l'auteur d'.
Roman d'apprentissage et roman d'architecture construit autour de personnages particulièrement attachants, est aussi une ode à la nature et un portrait poétique et passionnant du Japon moderne.
Dans une petite ville d’Irlande, la famille Barnes voit son quotidien basculer sous le poids des secrets, des dettes et des non-dits. La Piqûre d’abeille de Paul Murray mêle humour noir et tragédie familiale pour un roman aussi drôle que déchirant.
À trente ans, Dounya voit sa vie basculer : rupture, licenciement, expulsion. En rangeant ses affaires, elle dialogue avec Darya, l’adolescente rêveuse et rebelle qu’elle a été.
Plantée comme un refuge au milieu des bois, la Haute-Île ne ressemble en rien à un hôpital psychiatrique. Pourtant, derrière la beauté des murs, d'étranges événements ont lieu. Olga, jeune mère en post-partum venue s'installer dans l'hôpital avec son mary psychiatre ; Josépha, auxiliaire de crèche précaire et isolée ; et Elsa, jeune enquêtrice tenace, voient leurs destins se nouer. Dans ce décor hanté par Camille Claudel et toutes les autres patientes qu'on a autrefois enfermées ici, le passé remonte, fissure les murs et interroge : d'où vient vraiment la folie - du lieu, des femmes, ou du sort qu'on leur réserve ?
« Le ministre de l'Intérieur est heureux de constater que tout le monde s'entend : la capitale doit être débarrassée des chiens errants. Sur la nécessité d'agir, il n'y a pas l'ombre d'un désaccord. La question qui les divise est celle de la méthode. » Constantinople, 1910. Le médecin français Paul Remlinger, formé au laboratoire de Louis Pasteur à Paris, dirige l'institut antirabique de la ville. Quand le directeur du Département municipal de l'hygiène publique lui propose de participer à un projet de « décanisation », soit l'extermination de cent mille chiens, il y voit, malgré ses réticences éthiques, l'occasion d'apporter sa contribution à la recherche médicale et au progrès. Mais à quel prix ? Dans ce premier roman saisissant, David Djaïz raconte un événement méconnu de l'Histoire, qui fut le laboratoire des pires drames du xxe siècle.