André Miguel
André Miguel
André Miguel est né en 1920, à Ransart (Hainaut belge). Depuis une dizaine d'années, il habite un mas solitaire en Provence, à Saint-Étienne-du-Grès. Il a déjà publié un recueil poétique : Onoo. La nature méditerranéenne, et le règne végétal en particulier, sont le domaine de sa poésie, riche de sensations qui cherchent leur transformation. Il y a, pour André Miguel, une métamorphose essentielle : celle qui associe la sensualité et l'imagination, de manière à faire jaillir du réel ses significations les plus pures et les plus insolites. La sensibilité au réel, si elle est assez ingénue et libre, amplifie, pense-t-il, nos façons habituelles de voir et de sentir, et nous transporte dans un surréel éclairé de l'esprit des choses. Pour lui, la sensation ne devient poétique que lorsqu'elle a réussi à se dépasser vers un espace neuf, où elle est livrée « à la multiplicité, l'ubiquité, l'agitation, la mobilité, la souplesse infinie des analogies ». André Miguel s'adonne aussi à la peinture. Dans l'art non figuratif, il recherche, comme en poésie, l'alliance des contraires, de la matière sensuelle et du rythme, de la couleur à sa plénitude, et du graphisme subtil.
Achille Chavée, poète belge et figure centrale du surréalisme, a marqué la littérature par son lyrisme douloureux et son engagement politique.
Dans un village du Languedoc, Pierre Malvain voit sa vie basculer après avoir sauvé un vieil homme fou. Ce roman intense explore la fragilité humaine et la quête d’équilibre sous une apparence de tranquillité rurale.
À propos de "Corps du jour" (éditions Saint-Germain-des-Prés), Jean Paris a écrit : « Cette écriture si dépouillée, si riche, nous enseignait à multiplier nos horizons, nos chemins perceptuels par mise en mots du corps entier : bouche, oreille, bras, mains, coeur. Par l'imagerie la plus somptueusement sensuelle. Mais jamais, semble-t-il, le lieu pluriel de ces rencontres n'avait fait l'objet d'aussi subtils approfondissements... La poésie d'André Miguel nous dit exactement notre ouverture à l'univers... Immersion du langage dans l'ordre extérieur, ces poèmes sont également intrusion en nous du dehors. Et c'est pourquoi ils nous forcent, dans l'esprit de la littérature « absolument moderne », à choisir nos enjeux, à décider de nos lectures. D'un mot, à exercer nos privilèges de liberté... » (Le journal des poètes, 8-1975). Ce présent volume contient "Onoo", des poèmes parus en 1954 aux éditions de la revue lô, et des textes écrits en 1975, "Ovales naturels", où André Miguel reprend - en des rythmes différents - certains thèmes de Onoo. Ainsi, se fait tout un jeu de répercussions et de métamorphoses du dedans au dehors, de « l'oeil immense » naturel au moi androgyne. Vingt-cinq ans après avoir été écrits, les poèmes de Onoo rayonnent un « laisser être » qui est, selon Jacques Sojcher, « leçon de rigueur, rêve travaillé de la langue et de l'oeil, puissance de circulation (de circularité), de chaleur ». (La démarche poétique, collection 10:18).