Champs visuels
S'il est réducteur de cataloguer Alfred Hitchcock comme Maître du suspense au regard de la richesse et de la complexité de ses films, il faut bien reconnaître que c'est un élément architectural "suspendu" qu'il utilise et manipule comme ressort de l'action : l'escalier. Celui-ci est-il réductible à un moyen de transport vers des extrémités non sécurisées ? Déployé dans l'espace filmique, où chacun des degrés rythme le rapprochement d'un moment redouté, n'est-il qu'un instrument de mesure du temps ?
Plongez dans l'histoire fascinante et méconnue du cinéma brésilien, entre rêves utopiques et crises identitaires.
C'est à partir de l'opération de Christine Jorgensen en 1952 au Danemark, que le fait qu'un homme puisse devenir une femme, après une intervention chirurgicale, entre dans l'esprit du grand public en raison de sa très forte médiatisation. L'analyse du traitement télévisuel de la transidentité, considérée comme expression la plus singulière de l'identité, est-elle susceptible de donner des outils de lectures sur la construction des normes de genre au-delà de la transidentité ?
Cet ouvrage propose sept regards sur Lola Montès, dernier film de Max Ophuls (1955), par des spécialistes dont la lecture est guidée par différents champs disciplianires: star studies, étude des genres, histoire des techniques, relations du cinéma avec les autres arts, approches génétiques... Il s'agit de remettre en perspective les scandales et débats autour de ce "chef d'oeuvre maudit".
Pauline Carton, amie fidèle de Guitry qui la fit jouer dans 24 films, n'est pas seulement la bonne péremptoire à l'accent parisien et au chignon pointu qui fait un peu partie de notre patrimoine. Lauréate du prix Fémina de poésie en 1903, elle joua au cinéma de 1907 à 1970. Ses 220 films témoignent des problèmes de son époque : la guerre de 1914, l'affairisme de l'époque Stavisky, la seconde Guerre mondiale, le débarquement, la guerre froide et la fin du colonialisme.
Entre Solaris et Le Sacrifice, Andrei Tarkovski a élaboré une nouvelle manière de représenter la spatialité au cinéma. Cet ouvrage tente de décrypter ce phénomène de l'habitation comme structure et valeur constituante des films du cinéaste.
Des Trois Petits Cochons (1933) à La Reine des Neiges (2013), le succès des films et des chansons des studios Disney est international et traverse plusieurs générations. Cet ouvrage décrit les modalités de la constitution du voiret de l'entendre cinématographiques au travers du "cas" Disney. Par le biais d'une enquête sociologique, cet ouvrage présente une analyse des ressorts sémiotiques de la réception de la musique de films et tente de dépasser, par le cinéma, l'ineffabilité de cette musique que l'on ressent toujours sans ne jamais pouvoir la matérialiser.
Mario Bava, Dario Argento et Lucio Fulci. Pour nombre de spécialistes, ces trois noms semblent d'ordinaire résumer à eux seuls la production italienne en matière de cinéma fantastique et horrifique. Pourtant, ils sont loin de suffire à rendre compte de la richesse de ces genres. Quelles formes ont en réalité revêtu les films fantastiques transalpins à travers les décennies ? C'est à cette question, toute simple, mais au fond terriblement complexe, que Cauchemars italiens, volume 1 : Le cinéma fantastique s'efforce de répondre.
Le cinéma a redécouvert la politique. Le mouvement social a redécouvert le cinéma. mais le cinéma engagé contemporain a peu à voir avec des modèles hérités du passé. D'une grande actualité, ce livre dresse un état des lieux. Revenant sur le passé, soulignant les évolutions et ruptures, il se concentre surtout sur l'engagement cinématographique actuel pour en tracer les contours. De la décolonisation à la banlieue, de la classe ouvrière aux sans-papiers, des situationnistes au hip-hop, des multiplexes à Utopia, il nous aide à repenser ce qu'est le cinéma engagé.
Qu'il soit double, bisexué ou hybride, celui que l'on nomme monstre, n'est plus seulement considéré comme un sujet d'étude dédié aux anatomistes. Il est maintenant courtisé, représenté, mis en jeu par la science et par l'art. Cette exhibition est-elle comparable à celle des phénomènes de foire ? Le monstre ne vient-il pas à point nommé pour exacerber les peurs et les fantasmes sur les diverses mutations identitaires ?
Voilà un demi-siècle que le cinéma brésilien vit sur le souvenir du cinema novo. Or son histoire est un véritable roman-feuilleton, scénario à rebondissements dont on dresse ici le panorama critique. Ce volume analyse les années 1970, marquées par la dictature militaire, puis la pornochanchada (comédie érotique médiocre) qui le discrédite. Les années 90 sont d'abord marquées par la mort de ce cinéma qui ressuscite avec Carlota Joaquina et la retomada. Pourquoi le cinéma brésilien a-t-il tant de difficultés ?
Le cinéma d'animation développe une variété de pratiques et d'expériences plastiques qui associent innovation technique et innovation esthétique. Le recours à des matériaux et à des procédés des arts plastiques permet aux cinéastes plasticiens d'explorer un champ large de possibilités graphiques et d'impliquer des scénarios étroitement liés aux chantiers de création dans le fil même des processus narratifs. Cet essai analyse et repère ces différents termes dans des réalisations actuelles du cinéma d'animation.
Cet ouvrage propose une analyse culturelle de la télévision hertzienne. L'un des objectifs premiers est de repérer et étudier les constructions (télé)visuelles des homosexuel-le-s et de l'homosexualité dans les fictions des dix dernières années afin d'évaluer l'ampleur des modifications. Une approche qui intéressera les spécialistes et amateurs d'histoire culturelle, d'histoire des mentalités et des sexualités.
Ce livre se veut avant tout une critique des discours théoriques et historiques qui tendent à considérer comme "naturel" le système de représentation qui prévaut au cinéma depuis la fin des années vingt. Dans ce but, l'auteur s'est tourné vers le cinéma des premiers temps, le cinéma "primitif". Car il s'agit de montrer que le "langage" du cinéma n'a rien de naturel, qu'il n'a pas émergé "spontanément", qu'il est le produit d'une histoire...
Musique, photographie, peinture, gravure, sculpture, littérature, archives, philosophie, poésie, discours, histoire et... cinéma. Godard a mis un s à ses Histoire(s) du cinéma. L'oeuvre de Godard impose une contemplation paradoxalement violente parce que l'écran des Histoire(s) est à l'image des plis du temps où sont retenus toutes les souffrances et tout ce qui est inachevé. Le montage permet des substitutions, des surimpressions et des rapprochements qui font du cinéma une grande puissance historique.
Aujourd'hui comme hier, Naples exerce un étrange mélange de rejet et de fascination. Les stéréotypes particulièrement prégnants qui l'entourent n'en sont que l'une des manifestations : le film-sceneggiata notamment, genre surprenant de films avec chansons, en use à l'envi. Plus largement, le cinéma italien joue (et se joue) volontiers des effets de couleur locale, d'images plus ou moins figées qui sont portées par une longue tradition et qui font écran. Car Naples défie le regard. Comment donc la représenter ? Ce livre entend revenir sur le glissement qui s'est signalé dans les représentations italiennes entre 1980 et 1998, période charnière pour la ville.
Selon l'étymologie italienne, la "caricatura" est une charge. L'idée de pesanteur, et avec elle, l'idée de déplacement du centre de gravité que fait subir le caricaturiste à son objet fait saisir l'acte de charger : donner plus de poids aux caractéristiques retenues. En passant par les réflexions de Léonard de Vinci, des frères Carrache, de Hogarth, Diderot, d'Alembert, Lessing, Kant, Rosenkranz, Baudelaire, Flaubert, Warburg et Cavanna, cette étude scande des moments forts d'une figuration esthétique de la pesanteur en caricature.
Cet ouvrage présente les résultats d'une enquête sur les appréciations et perceptions des téléspectateurs de la série américaine "Urgences". Il analyse de façon critique les thèmes qui émergent de leurs commentaires tels que le genre et l'approche réaliste du programme. Le livre explore la question des auditoires de télévision, suggérant que les téléspectateurs des années 2000 sont perspicaces et bien informés, contrairement aux caricatures que l'on en fait.
Pinocchio, Bugs Bunny, le premier long métrage d'animation en Chine, en Italie, au Japon, les courts-métrages couleurs... Tous ces films ont été tournés durant la Seconde Guerre mondiale. Par quel tour de force, les gouvernements en guerre ont-ils orchestré la mise en oeuvre de la propagande par le dessin animé ? Que nous apprennent ces bandes d'animation sur la vie de réalisateurs de dessins animés des années quarante ? Quels intérêts les régimes totalitaires ou démocratiques ont-ils eus à soutenir une forme de cinéma aussi coûteuse ?
Ce recueil propose sept lectures du film Casque d'Or de Jacques Becker (1952), par des chercheurs en études cinématographiques qui ne sont pas spécialistes de Becker mais chercheurs dans un champ particulier (histoire culturelle, gender studies, star studies, étude de scénario...). Sont abordés : le réception du film, sa mise en perspective dans l'histoire du cinéma français d'après-guerre, le genre "Belle époque", la représentation des rapports de sexes, la modernité de Casque d'or et celle de la star Signoret...
Plongez dans l’univers sombre et fascinant du cinéma horrifique italien avec Cauchemars italiens (volume 2). Frank Lafond y explore les œuvres les plus extrêmes, de Dario Argento à Pier Paolo Pasolini, en passant par les films de cannibales.
Débutant par une analyse de sa période primitive et croisant les liens entre colonisation britannique, ethnicité et développement de "l'aventure cinématographique", cette étude invite à découvrir la naissance et l'évolution du cinéma au Sri Lanka de 1896 à 1966. Ce premier volume couvre la période de 1896 à 1928, interrogeant le rôle de la Grande-Bretagne et de l'Inde dans la mise en place de l'infrastructure cinématographique sri-lankaise, ainsi que les sources d'inspiration de ce cinéma.
Les théories du cinéma sont toutes tributaires du phénomène narratif. Il n'y a pas de divorce réel entre image et narrativité, mais seulement entre deux conceptions très différentes de l'image et de la narrativité. Pour l'une, le cinéma est conçu comme un système de représentation; pour l'autre, il est vu comme un monde de purs événements. Ce livre montre qu'au cinéma, du point de vue de l'événement, les processus imageants ne s'opposent pas aux processus narratifs; au contraire, ils leur sont consubstantiels.
La transformation du corps aujourd'hui est le symptôme d'une époque où tout s'entremêle pour construire un bric-à-brac d'identité où l'apparence, l'illusion, prime sur le réel. Pour Baudrillard, le corps ne trouve plus sa place, car il empêtré dans sa propre image. Cet ouvrage met en avant l'utilisation du corps en tant que matière première pour interroger son rapport au monde. S'appuyant sur les travaux de Deleuze et de Le Breton, il souhaite construire une grille de lecture anatomique...
Fort nombreuses sont les pages consacrées au film d'Eisenstein Ivan le Terrible. Plus rares sont celles qui évoquent les conditions matérielles de sa réalisation entre 1941 et 1946. D'où le projet de brosser une vue synoptique de sa production, en s'appuyant sur des repères différents : l'histoire événementielle, contemporaine de la guerre et du stalinisme triomphant, la personnalité singulière de son auteur, les témoignages des acteurs, etc.
Concernant les étudiants des filières "arts du spectacle" aussi bien que les élèves du premier et du second degré, l'analyse de film a étendu son domaine depuis la création des premiers enseignements de cinéma. Face à cette situation complexe, plusieurs enseignants-chercheurs spécialistes de cinéma exposent leur vision de l'analyse. Qu'en est-il de notre droit à l'analyse ? Le cinéma est-il art de l'image ou art du plan ? Comment l'analyse articule-t-elle le texte filmique et son contexte ?
A l'heure où les mots "respect" et "tolérance" sont sur toutes les lèvres, il nous a paru nécessaire de nous interroger sur les clichés identitaires qui conditionnent notre rapport aux autres. Que peuvent avoir en commun, par exemple, les analyses du Journal Télévisé de France 2 et des films de Youssef Chahine ? Le débat sur Maastricht et les photographies d'hystériques à la Salpêtrière ? Les formes d'altérité ici posées bénéficient d'approches croisées permettant de cerner au mieux les idées reçues diffusées par les images.
Dans l'univers numérique, on retrouve plusieurs thèmes majeurs de l'analyse littéraire ou filmique, mais transformés : l'invention de nouveaux langages expressifs, les contraintes dues aux supports ou encore les postures de réception. Ce livre a pour objectif d'explorer ces thématiques et propose un outillage conceptuel, élaboré à travers l'analyse d'oeuvres et de productions multimédias.
Depuis l'avènement des technologies informatiques, une nouvelle sorte d'image existe : l'image numérique. Créée à l'aide de l'ordinateur, cette image de synthèse fera la rencontre du 7e art ; elle transformera le cinéma. L'esthétique de l'image, les méthodes de production, les possibilités expressives du média et même la mise sur le marché des films en seront profondément bouleversés.
La création littéraire a toujours passionné les cinéastes. La littérature sert d'emblème de la quête de l'auteur et de ses personnages, dans sa recherche intime et passionnée de l'écriture. Sorte d'alibi, l'écrivain est une figure de la création cinématographique. L'auteur de papier est tout à tour narrateur, personnage, puis objet prétexte d'une oeuvre filmique.
Elire une image à l'aune de nos désirs signifie instituer un usage instrumentalisé des images. Les images sont enrôlées de force dans le récit, qui constitue la fiction en laquelle nous avons besoin de croire. Ainsi débute la fable littéraire, paternelle, orale ou cinématographique de l'humanité parlante. Mais l'image est muette. Cependant nous la chargeons de significations et de projections, nous croyons en l'image comme représentation de ce que nous vivons. Ainsi le narcissisme culturel joue ici sur nos représentations mentales et notre culte de l'ego.
Les jeux télévisés envahissent nos écrans cathodiques : le Keno, le Loto, Des Chiffres et des Lettres, Qui veut gagner des millions ?, La Carte aux trésors, Fort Boyard, Koh-Lanta, Intervilles, Fear factor. Voici une réflexion sur les jeux programmés actuellement sur nos écrans, qui envisage aussi bien leur aspect sociétal.