Marguerite Chabrol
Marguerite Chabrol
Si à Hollywood la comédie musicale est associée au romantisme et à l'onirisme, elle est dans le théâtre américain avant tout une forme satirique. Cet ouvrage enquête sur les vestiges cinématographiques de cette tradition satirique et les causes de son atténuation, pour des raisons notamment d'autocensure, mais aussi de ses résurgences. Cette histoire est centrée sur les performances féminines irrévérencieuses, issues du théâtre burlesque, qui ont caractérisé le style des grandes personnalités de la scène, et leur transposition hollywoodienne.
Cet ouvrage propose sept regards sur Lola Montès, dernier film de Max Ophuls (1955), par des spécialistes dont la lecture est guidée par différents champs disciplianires: star studies, étude des genres, histoire des techniques, relations du cinéma avec les autres arts, approches génétiques... Il s'agit de remettre en perspective les scandales et débats autour de ce "chef d'oeuvre maudit".
Ce recueil propose sept lectures du film Casque d'Or de Jacques Becker (1952), par des chercheurs en études cinématographiques qui ne sont pas spécialistes de Becker mais chercheurs dans un champ particulier (histoire culturelle, gender studies, star studies, étude de scénario...). Sont abordés : le réception du film, sa mise en perspective dans l'histoire du cinéma français d'après-guerre, le genre "Belle époque", la représentation des rapports de sexes, la modernité de Casque d'or et celle de la star Signoret...
Ce volume présente huit études sur le film Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville (1970). L'ouvrage offre ainsi de nouveaux éclairages relevant toutes les ambiguïtés de l'oeuvre d'un cinéaste qui a suscité des interprétations contradictoires, pour ce qui concerne notamment ses influences françaises et américaines, son idéologie, ou son rapport au temps et à la modernité.
Les spectacles de Broadway, entre autres les pièces d'Arthur Miller, Tennessee Williams, Eugène O'Neill, constituent pour le cinéma classique hollywoodien une source majeure, puisqu'ils lui apportent une double caution commerciale et artistique. Mais ils se trouvent aussi à l'origine de multiples difficultés idéologiques, tant les scènes new-yorkaises bénéficient d'une liberté d'expression dont le cinéma est privé jusqu'en 1952, en raison de l'autocensure imposée par le Code de production. Pourtant, Hollywood n'a cessé de puiser dans la création théâtrale des modèles qui ont autant contribué à structurer l'industrie du film (stars et genres cinématographiques) qu'à miner de l'intérieur le système d'autocensure. Cet ouvrage met au jour ce que le cinéma classique américain doit au théâtre de Broadway, en s'attachant en particulier à des metteurs en scène comme Kazan, Cukor, Minnelli, Preminger ou des acteurs comme Katharine Hepburn, Henry Fonda, Mae West, etc. Il examine la façon dont le système hollywoodien s'est organisé pour adapter systématiquement les productions théâtrales contemporaines. Il montre l'articulation des enjeux industriels, artistiques et idéologiques et les contradictions qui les accompagnent, des années 1930 au milieu des années 1960. Une contribution originale majeure à l'histoire culturelle du cinéma américain.