La Découverte (réédition numérique FeniXX)
Lip au féminin a été écrit pour inviter les femmes à parler de leurs problèmes, de leur vie au travail, du travail ménager, de leur vécu à la maison. C'est un livre simple et clair, profondément vrai, vivant et qui ne se pare pas du langage abstrait. Il est le fruit d
Les femmes ont besoin de retrouver et d'écrire leur propre histoire, trop souvent oubliée par « l'histoire au masculin ». Trop souvent caricaturée aussi, comme si elle n'avait existé qu'à travers quelques épisodes héroïques de la lutte révolutionnaire et quelques personnages hauts en couleur. Dernier aspect cette méconnaissance : l'idée, courante aujourd'hui, que le féminisme, fort du XIXe siècle, ne serait sorti de ses cendres que vers 1970. C'est contre cette vision simpliste de l'histoire des femmes, et de leurs luttes, que s'élève Huguette Bouchardeau. Souvent piégées dans les rôles qu'on leur assigne, les femmes sauront aussi en tirer des moyens pour leur libération. Réflexions sur le passé et analyses sur le mouvement actuel des femmes se répondent et font de ce livre bien autre chose qu'un aperçu sur des années mortes : des voies pour comprendre les aspects dispersés et divers des luttes de femmes d'aujourd'hui.
"L'économie ouverte (1948-1990)" est le 4e tome de la "Nouvelle histoire économique de la France contemporaine" et retrace la période située entre les trente glorieuses, la crise, les années qui ont vu l'apogée de l'État Providence, jusqu'à la France post-industrielle.
Le débat sur le temps de travail prend rarement en compte le point de vue du travail des femmes. Or, elles sont les principales destinataires des politiques actuelles d'aménagement du temps de travail, de création et de développement d'emplois flexibles et précaires. Est-ce le partage ou la division du travail ? Cet ouvrage, pluridisciplinaire, envisage la totalité des temps sociaux - temps de travail et « hors » travail, temps domestique et professionnel. Il analyse les contenus des accords de partage du travail qui ont été conclus dans les entreprises. Des comparaisons internationales avec des pays du tiers-monde, de l'Europe, les États-Unis, le Canada et le Japon interrogent la notion même de partage du travail.
Selon les experts officiels, le chômage, en Europe et en France, n'est pas lié à l'insuffisance de la croissance, mais aux « rigidités du marché du travail », et tout particulièrement à l'excès du coût du travail. Pas question donc de relance keynésienne : la « seule politique possible », c'est la désinflation compétitive, la réduction des déficits publics, qui permet de gagner la confiance des marchés financiers et d'ancrer le franc au mark. Hoang-Ngoc Liêm montre comment la pensée unique, en matière de politique économique, est le fruit du ralliement à un schéma théorique unique. Par souci de conférer à la science économique le statut de science dure, les héritiers académiques de Keynes se sont progressivement glissés dans le moule néoclassique. Pourtant, des analyses et des propositions alternatives existent chez les économistes hétérodoxes, même si leurs travaux demeurent souvent « éclatés ». L'auteur se propose d'en dégager une somme cohérente, matrice possible d'une « autre politique » qui s'affirme fort éloignée des forces sociales conservatrices.
Connaître les travaux des économistes et des sociologues qui, par le passé, ont marqué l'histoire de leur discipline est un exercice imposé pour tous les étudiants ou lycéens en sciences sociales. Mais c'est aussi, pour les non-initiés, un excellent moyen pour comprendre la logique des débats actuels d'experts sur l'emploi, la croissance, les inégalités... Le parti pris de ce livre n'est donc pas celui de l'exhaustivité, mais de la clarté : après le tome 1 de « Déchiffrer les grands auteurs de l'économie et de la sociologie » (des mercantilistes à Schumpeter et Keynes), ce tome 2 présente les auteurs majeurs de l'après-guerre (François Perroux, Milton Friedman, Friedrich Hayek, Pierre Bourdieu, John K. Galbraith, Albert Hirschman, Joan Robinson, Gunnar Myrdal ou Nicholas Kaldor). Avec cette qualité de style qu'on lui connaît pour rendre vivantes et accessibles les analyses de spécialistes, Denis Clerc expose de façon remarquablement limpide l'originalité scientifique de chacun des auteurs sélectionnés, et leurs polémiques - parfois vives - sur des débats toujours d'actualité : l'aggravation des inégalités nuit-elle à la croissance économique, comme le pense N. Kaldor ? Pourquoi J. Robinson, F. Hayek, M. Friedman ou J. Hicks plaident-ils pour, ou contre, l'intervention économique de l'État ? Peut-on relancer la croissance et l'emploi en créant de la monnaie ? Comment le prix Nobel A. Hirschman explique-t-il le rôle des idées et des mouvements sociaux dans l'évolution économique ?... Des débats académiques qui n'ont rien d'académique !
1979, Nicaragua : la révolution sandiniste défie les préjugés et les puissances. Le Volcan nicaraguayen brise les idées reçues et plonge au cœur d’une expérience politique unique, entre espoir et réalité.
L'organisation du sport est passée d'une auto-administration, par les pratiquants eux-mêmes, à une institutionnalisation - voire une bureaucratisation - des groupements sportifs, avec le développement d'un système hiérarchisé de division des tâches très poussé. Malgré le discours sportif dominant, qui véhicule l'image d'un monopole de l'institution sportive fédérale sur l'organisation du sport, la réalité socio-économique renvoie à une extrême variété des formes d'organisation et des statuts. Ce livre établit une synthèse, rigoureuse et accessible, des travaux des sociologues sur les organisations sportives, en respectant le caractère pluriel de leurs approches. Il montre l'intérêt de ces travaux, tant en sociologie du sport que pour le secteur en pleine expansion du management du sport.
Droits de l'homme, éthique, réalisme gestionnaire : l'idéologie dominante, dans la France contemporaine, est un cocktail bien étrange, dont Miguel Benasayag et Edith Charlton, psychanalystes, proposent dans cet essai une critique radicale. Au coeur de leur analyse, qui prolonge celle du livre précédent de Miguel Benasayag (Utopie et liberté, La Découverte, 1987), un constat : la recherche du bonheur, conçu comme une utopie négative visant à éviter le pire, semble être devenue la justification dernière des actes de nos contemporains. D'où la question que posent les auteurs : l'homme peut-il soumettre son désir aux besoins créés par la société marchande - passage obligé de cette quête du bonheur - sans laisser, dans cette manoeuvre de démission, l'essence de ce qui le constitue en tant que sujet de liberté ? La démarche philosophique et psychanalytique qu'ils adoptent pour y répondre, particulièrement originale et stimulante, suscitera de nombreux débats. Et le choix d'une écriture simple et directe, permettra à ce livre de trouver un public bien au-delà du cercle des spécialistes.
L’immigration en France décryptée sans tabou : L’Immigration de Mertir démêle les idées reçues sur l’impact économique, social et culturel des migrations. Un essai clair et documenté pour comprendre les enjeux d’hier et d’aujourd’hui.
L'effondrement financier de la Russie, en août 1998, a déclenché une double réaction en chaîne aux effets dévastateurs. D'abord, et surtout, pour la population russe, confrontée à une crise politique, économique et sociale sans précédent. Mais aussi, d'une autre façon, pour le reste du monde, en particulier pour les pays de l'Union européenne. Pour comprendre cette crise et ses effets possibles à moyen et long terme, il est fondamental d'en connaître les causes. Tel est le premier objet de court essai de l'un des meilleurs spécialistes français de la Russie. Jacques Sapir y montre, de façon particulièrement convaincante, pourquoi le krach, pourtant largement prévisible, a surpris la majorité des responsables et des experts occidentaux : ceux-ci ont préféré fermer les yeux sur le chaos dans lequel le pays était plongé depuis plusieurs années. Et il montre aussi comment ces responsables (FMI, G7...) ont encouragé les gouvernements russes à suivre des politiques qui ne pouvaient mener qu'à des impasses. Tout autant que ses graves conséquences matérielles, le krach a ouvert une profonde crise morale en Russie, qui frappe de discrédit la nouvelle élite russe, coupée de la société et déchirée par de féroces conflits. Mais cette crise touche aussi les opinions occidentales, choquées par les erreurs incroyables des grandes puissances qui prétendent régenter le monde. Pourtant, le pire n'est pas sûr, comme le montre Jacques Sapir en explorant en conclusion les conditions du redressement.
Priorité à la lutte contre le chômage : d'un bout à l'autre de l'échiquier politique, tous les partis ont, aujourd'hui, fait leur ce mot d'ordre. Mais, s'agit-il vraiment d'autre chose que d'un simple slogan ? Pour en avoir le coeur net, Gérard Filoche propose dans ce livre une analyse critique des principales propositions pour l'emploi faites par les responsables politiques français. Il dresse ainsi un bilan édifiant des soixante mesures de la loi quinquennale pour l'emploi du gouvernement d'Édouard Balladur : pression accrue sur les emplois existants pour les flexibiliser et en diminuer les coûts, dérèglementation insidieuse du droit du travail... L'étude des programmes d'action de MM. Chirac, Séguin, Barre et Giscard d'Estaing n'est guère plus encourageante : au-delà des grands discours, ils réaffirment leur confiance dans les vertus du libéralisme, dont l'échec est pourtant avéré. Et si la gauche continue à refuser tout volontarisme, et à s'en tenir au traitement social du chômage, le résultat sera à peine meilleur. C'est donc pour une politique radicalement différente que plaide ici Gérard Filoche, de façon claire et argumentée : réduction massive du temps de travail, sans réduction du salaire direct, institution d'un Parlement social pour le contrôle des salaires différés que sont les cotisations sociales, aménagement du droit du travail pour s'adapter à cette nouvelle donne, mesures fiscales pour réduire les inégalités - 10 % de la population possède 54 % du patrimoine - et pour favoriser la relance en redistribuant du pouvoir d'achat.
Entre ceux qui pensent que l'École est devenue incapable d'inculquer aux élèves les règles élémentaires de la vie en collectivité, ceux qui considèrent que les enseignants sont trop souvent dépassés par les déchaînements de jeunes sans repères, ceux qui réclament plus de discipline, ceux qui dénoncent l'incohérence de l'application de la règle, ou les sanctions trop systématiques... la polémique fait rage et s'enlise. Selon Bernard Defrance, on ne peut sortir de ce débat sans issue - entre répression et démission - qu'en articulant construction des savoirs et institution de la loi. L'enjeu est à la fois disciplinaire et pédagogique. S'appuyant sur de nombreux témoignages d'élèves, l'auteur montre pourquoi des situations de blocage ou des conflits violents, peuvent survenir et comment il est possible d'en sortir, en permettant aux jeunes de trouver des repères et d'accepter des règles, valables pour tous. Cet ouvrage, publié pour la première fois en 1993, et qui a vu depuis la plupart de ses propositions reprises dans les textes officiels, fournit aux parents et aux éducateurs des clefs de compréhension de l'institution scolaire et, en particulier, des repères juridiques clairs. Cette nouvelle édition, entièrement mise à jour, tient compte des réformes et des débats les plus récents concernant l'École.
Il y a longtemps déjà qu'on a statufié le physicien Louis de Broglie (1892-1987) dans sa gloire, et que des textes de lui sont offerts à la méditation des élèves de philosophie : cela ne peut que contribuer, dans l'esprit d'un jeune lecteur, à situer son oeuvre dans un passé vénérable, certes, mais déjà révolu. Et cela rend sans doute bien difficile d'imaginer à quel point, au contraire, le personnage est présent parmi nous, tant en raison de la modernité de son oeuvre que de son caractère. Car on ne saurait comprendre la portée véritable des textes réunis dans ce livre, sans avoir présent à l'esprit que la découverte des ondes de matière par Louis de Broglie, fut une étape décisive d'une des plus grandes avancées jamais réalisées par la science : l'élaboration des théories quantiques de la matière. Plus encore, la découverte de ces ondes est l'une de celles qui ont eu le plus d'influence sur notre vie quotidienne : sans elle, on n'aurait pas connu le formidable bond en avant de la biologie et de la médecine (grâce, notamment, à la microscopie électronique) : sans elle, nous ne connaîtrions pas l'électronique, l'informatique, la conquête de l'espace... L'ambition de ce livre est de constituer une introduction à l'extraordinaire aventure scientifique que fut la vie de ce grand savant. Les treize textes réunis ici, écrits par Louis de Broglie entre 1947 et 1973, permettent de mieux connaître la diversité des aspects de sa carrière : éléments autobiographiques - encore aujourd'hui très mal connus -, évolution de ses idées sur la mécanique quantique, réflexions philosophiques et sur l'histoire des sciences. Georges Lochak, directeur de la Fondation Louis de Broglie, a assuré le choix et l'organisation de ces textes. Dans sa préface originale, le lecteur trouvera de nombreux éléments inédits sur la vie de celui qui fut, aussi, un grand humaniste.
Projet de ville, contrat de ville, cité-projet, projet d'agglomération, nouveau SDAU... : les projets de ville se multiplient, sous des formes et selon des procédures variées. Ce renouveau de la prospective et de la planification urbaine, après une mise entre parenthèses de près de quinze années, marque un tournant. Partout en France, dans les équipes locales, élus et techniciens étudient, réfléchissent et débattent de l'avenir de leur territoire. Mais comment passer du diagnostic au projet, identifier des scénarios possibles, définir une stratégie ? Cet essai pratique sur les démarches et les méthodes d'élaboration du projet de ville, ou projet d'agglomération, nourri d'exemples concrets, est tout autant une méthode qu'un outil de réflexion. Après avoir défini ce qu'est un projet de ville, il présente les principales étapes d'élaboration du projet : le diagnostic ; du diagnostic au projet ; la structure, les acteurs, les outils du projet avec des exemples ; la communication du projet.
N'est-il pas slogan plus rassembleur que l'éducation à la citoyenneté ? Autour de ce « mot-valise », se retrouvent aussi bien les tenants du retour à la morale et à la discipline, que les défenseurs d'une École, qui responsabilise et socialise autant qu'elle instruit. Après avoir fait l'inventaire de ces demandes paradoxales, et rappelé qu'elles nourrissent le débat sur l'École depuis fort longtemps, l'auteur s'interroge sur la signification de cette « mode » citoyenne. Elle montre que l'éducation à la citoyenneté ne peut se réduire à un contenu disciplinaire ; ce serait un savoir ajouté à d'autres savoirs. Toute démarche pédagogique implique, selon elle, une dimension civique encore trop souvent absente. Elle milite pour changer les pratiques éducatives, en se servant précisément de la citoyenneté comme levier. À partir d'exemples concrets, elle propose des cadres d'action, qui seront particulièrement utiles aux enseignants du secondaire pour que l'École « citoyenne » ne soit pas un simple discours, mais une expérience à vivre.
Depuis 1986, l'Europe est entrée en force dans le débat politique français. Elle est devenue, selon les termes du Xe Plan, « un élément dominant de la stratégie macro-économique » et « une priorité nationale ». À la veille du grand marché de 1993, et au lendemain du traité de Maastricht sur l'union économique et monétaire, ce livre propose un bilan de la construction européenne. À un rythme parfois heurté, l'Europe avance. Est-elle, pour autant, une superpuissance économique ? Que devient le social ? La PAC a-t-elle atteint ses objectifs ? Les choix libéraux ne vont-ils pas creuser les inégalités régionales ? Écartelée entre un approfondissement-fermeture et un élargissement-dilution, l'Europe saura-t-elle surmonter les profondes divergences de conception des pays qui la composent ?
Moult « affaires », qui ont ébranlé la confiance des citoyens à l'égard des élus, ont mis en lumière le rôle joué par la Cour des comptes - et les chambres régionales des comptes - dans la découverte et la poursuite des infractions financières. Mais l'efficacité des contrôles opérés et des sanctions prononcées par ces juridictions financières, est souvent mise en doute : le fameux rapport public de la Cour des comptes ne témoigne-t-il pas, année après année, de la poursuite des turpitudes et des gabegies ? À l'inverse, de nombreux élus locaux redoutent les incursions des chambres régionales des comptes dans la gestion des collectivités territoriales, et dénoncent un « gouvernement local des juges ». Quelles sont les règles du procès financier ? En quoi se distinguent-elles des règles du procès pénal et du procès administratif ? Quelles relations les différents juges entretiennent-ils ? À ces questions, notamment, l'ouvrage répond avec précision et d'une manière très vivante et accessible. Il permet aussi de comprendre l'évolution historique des rapports des pouvoirs politiques avec la justice, et l'enjeu des réformes en cours.
Après des siècles de centralisation, le début des années 1980 a constitué un tournant historique en direction de la décentralisation. Vingt ans après, un Acte II a été décrété, aboutissant à une réforme constitutionnelle d'importance, alors même que, dans l'ombre, un autre se joue chaque jour, celui de l'intercommunalité. La décentralisation y est présentée comme le levier d'une démocratie de proximité et d'un meilleur développement local. Aux arguments politiques et administratifs classiques en faveur de la décentralisation, se joignent aujourd'hui des préoccupations plus économiques. La souplesse offerte par les nouvelles technologies de l'information et de la communication, vient renforcer ces arguments, non sans créer au passage un climat euphorique discutable. Cet ouvrage présente le dossier de la décentralisation et l'agenda des réformes en cours, en montrant la tentative d'échapper à une culture de la centralisation, qui continue de marquer les milieux politiques et administratifs, et en comparant l'expérience de la France avec celle des autres pays européens.
Enseignants, éducateurs, aux prises chaque jour avec toutes formes de violences, nous voulons dire ici comment nous tentons d'y faire face, comment nous résistons à ces forces de mort. Paroles autorisées non d'un savoir universitaire sur la question, qui se satisferait de l'élégance de ses vues d'ensemble ou de la pertinence de ses analyses, mais paroles qui se soutiennent au contraire de pratiques toujours en question, de tâtonnements, et d'efforts de théorisation. « Ne rien dire que nous n'ayons fait ou vécu ». La violence dans les collèges, nous ne la nions pas. Et même, nous ne l'évitons pas. Nous ne la considérons pas comme le mal absolu qu'il faudrait enrayer à coup de sanctions. Agir ainsi, serait croire qu'on peut évacuer le problème. La violence est, pour nous, d'abord une question à ne pas éluder, à laquelle il est vital de faire place : qu'est-ce qui se dit là ? Quel discours du refus ne trouve pas d'autre manière de se dire ? Que faire de cette force qui, trop souvent, détruit ? La violence n'est pas étrangère au désir. Au lieu de la reléguer dans les marges, ou de s'en détourner avec effarement, il s'agit de la traiter.
Alternance, cadre de vie, contrôle continu, école moyenne, Europe de l'éducation, orientation des jeunes, programmes, rythmes scolaires, zones d'éducation prioritaires... autant de mots, mais aussi de réalités, qui bougent et qui inquiètent. Ces réalités concernent tout le monde : personnels de l'Éducation nationale, usagers de l'école, du collège et de l'université, associations... Pratique et accessible à tous, ce guide, réalisé par le SGEN-CFDT, rassemble soixante mots-clés. Un index et une bibliographie facilitent sa lecture. C'est un outil pour tous ceux qui veulent comprendre la réalité complexe et multiple de l'École. Et une référence pour ceux qui souhaitent qu'elle se transforme.
Le droit pénal est le droit de la punition, pour des comportements que la loi désigne comme punissables, et qualifie de crimes, délits et contraventions. Quel est le fondement du droit de punir ? Que sait-on de la délinquance ? Quelles sont les règles fondamentales du droit pénal ? Quelles sont leurs difficultés d'application ? À quelles controverses donnent-elles lieu ? Pourquoi le droit pénal est-il particulièrement étendu et complexe ? Comment justifier, dans une société démocratique, l'emprise que l'État peut exercer sur la liberté ou les biens des individus, en réponse à certains faits ? Par quels mécanismes institutionnels protège-t-on les individus de la création intempestive, par l'État, d'infractions qui menacent les libertés en raison des sanctions encourues ? Ce livre constitue une initiation au droit pénal pour des juristes débutants, mais aussi pour des citoyens curieux et prévoyants.
En quoi la montagne constitue-t-elle un milieu à part, et de quelle montagne parle-t-on ? De celle des agriculteurs, des résidents secondaires, des écologistes, ou de celle des aménageurs du territoire... ? On doit parler "des" montagnes : un pluriel, source d'enjeux contradictoires. À quoi sert un office du tourisme ? Pourquoi interdire à un paysan de moderniser sa maison, sous prétexte que les transformations ne sont pas dans le style du pays ? Qu'est-ce qui justifie qu'un site soit dévolu au ski et à l'immobilier, ou classé et protégé ? Qui décide et comment ? Des conflits sur lesquels, le plus souvent, les montagnards eux-mêmes n'ont pas prise, ou si peu... Certes, il ne s'agit pas de bricoler une nouvelle utopie rustique, peuplée de "bons sauvages". Au contraire, en s'appuyant sur des données concrètes et actuelles, ce livre plaide pour que les montagnes redeviennent un banc d'essai de l'invention démocratique. Des montagnes où pourrait s'essayer une politique régionale plus proche des réalités vécues par leurs habitants ; une politique génératrice d'identités fortes, et porteuse de réelles coopérations transfrontalières. Au coeur même de ces coopérations, se joue peut-être l'intégration européenne, non seulement économique, mais aussi sociale et solidaire.
Deux textes de lois concernant le développement local ont été publiés au début de l'été 1999. Il s'agit de la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire, dite loi Voynet, et de la loi relative au renforcement et à la simplification de l'intercommunalité, dite loi Chevènement. Le présent ouvrage offre aux élus locaux une information de base pour les appliquer. «Copyright Electre»
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Le regard proposé par l'auteur est celui d'un praticien : éducateur lui-même avant de devenir conseiller de M.-N. Lienemann, ancienne secrétaire d'État au Logement, il montre les limites des pratiques des agents de développement local, des acteurs politiques de la ville et en tire les leçons. Il prône dans la ligne du rapport Sueur de mars 1998, une refonte complète des politiques de la ville. «Copyright Electre»
Depuis près d'un siècle, le théoricien de la micro-économie et le "manageur scientifique" se parlaient peu. Il ne fallait pourtant pas voir là l'expression d'un divorce, mais plutôt celle d'un partage des tâches indiscuté et indiscutable : à l'un, le "marché parfait", à l'autre, l'"organisation parfaite", tous deux étant armés du même modèle théorique, pour garantir la complémentarité de leurs démarches. Mais les grandes mutations structurelles qui affectent l'entreprise contemporaine, rendent ce modèle théorique de plus en plus irréaliste et inefficace. Dans leurs efforts pour surmonter ces difficultés, l'économiste et le manageur parlent des langages de plus en plus étrangers l'un à l'autre. Cette fois, le divorce menace. Fort de sa double expérience (théorie économique et pratique managériale), l'auteur engage une vigoureuse critique de concepts et de méthodes dépassés. Mais loin de se limiter à une telle critique, il consacre l'essentiel de cet ouvrage à recenser et analyser les pistes les plus prometteuses pour reconstruire, de concert, une nouvelle micro-économie et une nouvelle gestion. Il é
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.