L'école des loisirs
Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu'il a écrit et espérer qu'il soit un jour acheté. Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l'ouvrage qu'il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu'il a faites et les gens qu'il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années. Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec... À l'aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité.
Les festivités d'automne débuteront bientôt à Bellécorce. La forêt prend des airs de fête et tout le monde s'y prépare. Mais, chez Archibald Renard, arrive soudain un visiteur qui risque bien de gâcher les réjouissances : Célestin Loup prétend, documents à l'appui, être le véritable propriétaire de la librairie, qui aurait appartenu à son grand-père.
Autour de la famille Renard, on s'active aux préparatifs de l'anniversaire des quatre-vingts ans de la librairie de Bellécorce quand soudain, une branche craque. C'est le premier signe d'une terrible maladie : le croquebois. Pour en venir à bout, une seule solution : couper l'arbre. Mais, ça, Ernest Renard ne peut s'y résoudre. Le vieux chêne abrite les souvenirs et les oeuvres de sa mère, Anouchka. S'il disparaît, c'est aussi elle qui s'en ira encore un peu plus. À moins que l'arbre des souhaits, un pommier magique dont Anouchka lui avait parlé quand il était petit, n'accomplisse un miracle. Sa quête à travers la forêt lui réservera bien des pépins, et la vie à croquer.
L'hiver et son manteau se sont posés sur la forêt, et le jeune Bartholomé Renard ne saurait être plus impatient : dans quelques jours, ses parents, Pimprenelle et Séraphin, reviendront de leur périple dans le Grand Nord pour les festivités de Yule ! Mais, une fois sur le quai de la gare et la foule dispersée, nulle trace du couple d'explorateurs. Déterminés à les retrouver, Bartholomé et son oncle Archibald s'embarquent à bord du mythique train à vapeur l'Étoile de Bellécorce. D'inquiétantes légendes circulent à propos de son terminus, qu'un esprit sanguinaire hanterait... Alors que les événements étranges se succèdent, le détective en herbe fait la connaissance d'un mystérieux passager clandestin. Or, celui-ci pourrait bien détenir des informations cruciales sur le sort de Pimprenelle et Séraphin...
Quand on s'appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d'affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s'évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, Qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme... Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien. Mais à toujours s'occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?
À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Elle semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être.
Blue Wing, 12 ans, rêve de devenir shark caller, comme le vieux Siringen qui l'a recueillie. Lui seul connaît encore les anciens rituels capables d'appeler les requins. Mais, au lieu d'apprendre ces secrets, elle se voit confier une mission inattendue : accueillir sur son île Maple, une jeune Américaine fraîchement débarquée, dont la colère et la maladresse l'exaspèrent autant qu'elles la fascinent. Rien ne semble pouvoir rapprocher les deux filles, jusqu'au jour où l'océan leur souffle la promesse d'un trésor englouti. Pour l'atteindre, elles devront unir leurs forces, faire face au plus redoutable de tous les requins, et surtout aux vérités qu'elles n'osaient plus affronter.
C'est officiel. Margot tient la lettre entre ses mains. Elle est admise en sixième au collège du Parc des Grands Pins. Enfin elle entre dans la cour des grands ! Mais avant tout, les préparatifs : acheter un carnet de correspondance, faire des photos d'identité, photocopier les certificats de vaccination... et surtout décider de la tenue qu'elle portera pour le premier jour. Sa soeur aînée est catégorique : jean, et surtout pas de cartable ! Le jour tant redouté arrive. Tout le monde a un cartable, et quasi toutes les filles sont habillées en jupe... Une déconvenue qui n'empêchera pas Margot de se présenter aux élections des délégués de classe. Car Margot rêve de devenir populaire...
Souvenez-vous. Nous avions laissé Verte, l'apprentie sorcière rebelle, rayonnante. Entourée de femmes, comme depuis toujours : sa mère Ursule et sa grand-mère Anastabotte. Mais aussi, c'était nouveau pour elle, d'hommes : Soufi, le garçon de sa classe grâce à qui elle avait retrouvé son père, et celui-ci, Gérard, l'entraîneur de foot. Les choses pourraient être simples désormais. Et bien sûr, elle ne le seront pas. Car Soufi déménage et Gérard a un père, lui aussi : Raymond, un ancien commissaire de police. Verte pleure, Verte rit, Verte est très entourée soudain et pourtant elle se sent seule. Heureusement, une fille vient d'emménager avec sa mère dans le bâtiment B. C'est Pome. Verte se dit que c'est un nom parfait pour une alter ego, une future meilleure amie, une pareille en tout. En tout ? Même en sorcellerie ?
Qui n'a pas entendu parler de Nils Hazard, l'étruscologue-détective? Ou d'Émilien, le « Rambo des nurserys », dont on sait à peu près tout depuis Baby-Sitter Blues ? Après ces deux séries, Marie-Aude Murail a exploré de multiples veines, qu'elles soient politiques, réalistes ou fantastiques. Oh, boy !, publié en 2000, a enthousiasmé adolescents et adultes et remporté une trentaine de prix avant d'être porté à l'écran puis sur les planches. Ont suivi, entre autres : Simple, plébiscité et couronné en Allemagne, Miss Charity, le plus victorien de ses romans, Papa et maman sont dans un bateau et... invités dans la crise, 3000 façons de dire je t'aime, ode à l'éternelle jeunesse du théâtre. Marie-Aude Murail est née au Havre (Seine-Maritime) en 1954. Parisienne, puis Bordelaise, elle vit aujourd'hui à Orléans avec son mari. Ses trois enfants ont grandi, comme ses quelque 90 livres, qui ont traversé les frontières, traduits en 22 langues. Docteur ès Lettres en Sorbonne à 25 ans, elle a reçu la Légion d'Honneur à 50 pour services rendus à la littérature et à l'éducation.
Plongez dans l'épopée mythique d'Ulysse, héros rusé et voyageur infatigable, à travers une adaptation accessible et fidèle de L'Odyssée.
Avril 1935, France. Depuis le décès de sa mère et la disparition de son père au fin fond de la Chine, Adélaïde a grandi entourée du personnel de maison et de son grand-oncle. Elle a 14 ans quand, à la mort de celui-ci, les services sociaux viennent la chercher : elle doit quitter le domaine de son enfance pour intégrer un orphelinat d'État. Pour échapper à ce sort, elle n'a qu'une solution : apporter la preuve que son père est toujours en vie. La découverte d'une lettre étrange la met sur une piste. Accompagnée de Cornélius, le jardinier de la famille, Adélaïde se lance dans une aventure qui la mènera de l'Allemagne nazie jusqu'en terre de Chine, un pays en pleine révolution, où elle ne connait rien ni personne. Elle va y découvrir les secrets que sa famille a gardé enfouis, et qui vont totalement bouleverser sa vie.
Mais... mais qu'est-ce qui se passe, en ce moment ? Pome est d'une humeur terrible, Verte va s'enfermer dans sa chambre. On les connaît pourtant, cela ne leur ressemble pas du tout. Une crise d'adolescence ? Ce serait trop facile. La fatigue ? Certainement pas. Lorsque Pome revient des cours avec un bleu au visage, le doute n'est plus permis : quelque chose ne va pas. Depuis l'arrivée d'une nouvelle au collège, tout semble détraqué. Une nouvelle... quelle nouvelle ? Verte et Pome ne veulent absolument pas en parler. Dès que l'on prononce son nom, une scolopendre surgit ! Et que fait la police dans ces cas-là ? Et que font les sorcières ?
Qui est cet homme qui veut être reçu à 7 heures du matin au 12 rue des Murlins et qui a l'air de connaître la maison de Sauveur comme s'il y avait déjà vécu ? D'où vient Gilbert le Démon qui persécute la jeune Sarah en lui criant à l'oreille des insanités ? Pourquoi Ghazil Naciri a-t-elle volé une clé dans le sac de sa prof de SVT ? Qu'est-ce que Kimi va faire du revolver qui lui est tombé entre les mains ? Et Jovo, mythomane ou psychopathe ? Va-t-on enfin connaître son passé ? Jamais une psychothérapie n'aura autant ressemblé à une enquête policière que dans cette saison 6. En fin d'ouvrage, retrouvez « Dix ans de thérapie avec Marie-Aude Murail », où l'autrice se penche sur la genèse de personnages ambigus, des créatures de papier qui peuvent parfois lui échapper.
12 juin 2025, forêt de Rambouillet. Une grosse caisse en bois tombe accidentellement d'un pick-up en route pour le zoo de Thoiry. Un drôle d'animal, en voie d'extinction, se retrouve désormais livré à lui-même dans un environnement inconnu. Noé et Chloé Risson ainsi que leur copain Terry tentent de lui venir en aide. Mais un faisan sournois, Majesté, le nouveau président de l'assemblée domaniale, arrive à convaincre une majorité d'animaux de voter l'expulsion de l'étranger, invoquant la menace qu'il représente pour l'équilibre de leur forêt. Il désigne Terry, Chloé et Noé pour emmener l'indésirable dans une contrée lointaine. Réussiront-ils à sauver l'étranger de l'extinction ?
« Je m'appelle Jean Valjean. Je suis un galérien. J'ai passé dix-neuf ans au bagne. Je suis libéré depuis quatre jours et en route pour Pontarlier qui est ma destination. Quatre jours que je marche depuis Toulon. Aujourd'hui j'ai fait douze lieues à pied. Ce soir en arrivant dans ce pays, j'ai été dans une auberge, on m'a renvoyé à cause de mon passeport jaune que j'avais montré à la mairie. J'ai été à une autre auberge. On m'a dit : - Va-t'en! Chez l'un, chez l'autre. Personne n'a voulu de moi. J'ai été à la prison, le guichetier ne m'a pas ouvert. J'ai été dans la niche d'un chien. Ce chien m'a mordu et m'a chassé, comme s'il avait été un homme. On aurait dit qu'il savait qui j'étais. je m'en suis allé dans les champs pour coucher à la belle étoile. Il n'y avait pas d'étoiles. J'ai pensé qu'il pleuvrait, et qu'il n'y avait pas de bon Dieu pour empêcher de pleuvoir, et je suis rentré dans la ville pour y trouver le renfoncement d'une porte. Là, dans la place, j'allais me coucher sur une pierre, une bonne femme m'a montré votre maison et m'a dit : - Frappe là. J'ai frappé. Qu'est-ce que c'est ici ? Êtes-vous une auberge? J'ai de l'argent, ma masse. Cent neuf francs quinze sous que j'ai gagnés au bagne par mon travail en dix-neuf ans. Je paierai. Je suis très fatigué, j'ai bien faim. Voulez-vous que je reste ? - Madame Magloire, dit l'évêque, vous mettrez un couvert de plus. »
Il y a un truc génial en CM2 : à la fin de l'année, tout le monde part en classe verte. Une semaine entière sans les parents ! Le rêve pour Lilian, Capucine, Sasha et les autres...Ils ont bien mérité de découvrir le monde sans eux quelques jours. Mais, cette année, rien ne se passe comme prévu. Le remplaçant de la maîtresse n'est pas très enthousiaste à l'idée de mener le projet, et la directrice a déjà fort à faire. Alors il n'y a pas à hésiter : les enfants vont prendre les choses en main !
Séparément, ils ne valent pas un clou, mais ensemble, ils sont capables de tout ! Regardez-les, ces quatre héros sans peur et sans reproche, leur portrait fièrement cloué à tous les arbres des environs ! Le genre qui pourrait venir à bout d'une horde d'ogres affamés en un claquement de doigts ! Bon, d'accord, ce n'est pas très ressemblant... Mais, sans ce genre de publicité, qui voudrait engager une gamine éclopée, un barbare aveugle, un lutin grincheux et une elfe sans coeur ? D'ailleurs, l'affiche des Clopin-Clopant a fait son petit effet. Le roi leur ordonne de chasser au plus vite une horde de yétis qui squattent son château Touron. Encore faut-il survivre au voyage...
D'énormes scandales éclatent. Des scandales qui couvaient depuis des dizaines d'années, mais que l'opinion n'est prête à entendre qu'aujourd'hui. Des scandales touchant de célèbres présentatrices de journaux télévisés, telles que Patricia Poivre d'Arvor. Des actrices, telles que Géraldine Depardieu. Des héroïnes, voire des femmes considérées comme saintes, telles que l'abbesse Pierrette... À chaque fois, le courage d'un homme qui a osé parler a permis que la vérité éclate enfin. À chaque fois, plusieurs autres hommes ont osé parler à leur tour. Les hommes qui osent parler aujourd'hui ne sont plus stigmatisés, ni mis au pilori, ni attaqués, ni ridiculisés, ni isolés. On avance !
Bang ! La chose est tombée du ciel sur le toit du vieil Horace Four par une nuit d'orage. C'est Jim, le petit fils d'Horace, qui l'a ramassée et s'est occupé d'elle. Drôle de créature que voilà... Elle ne ressemble à aucune espèce connue. Jim est inquiet. Malgré tous ses efforts, son petit protégé paraît très mal en point. Il aurait bien besoin de l'aide des voisins pour le ranimer, le soigner. Mais sur qui pourrait-il compter ? Il n'y a pas d'entraide à Ridgwell, tous les habitants du hameau se détestent. Ils ont pourtant une chose en commun : la curiosité.
Désormais acclamés de tous, les Clopin-Clopant trépignent d'impatience en attendant leur prochaine mission. La voici enfin, et de taille : le roi lui-même les sollicite pour arrêter un monstre insaisissable qui menace la paix fragile entre les clans du royaume. Une chance d'entrer dans la légende ? Pour Othar, c'est avant tout une belle série de galères. Car l'émissaire royal n'est autre que sa soeur, qui lui demande l'impossible : faire face à son clan, à ses racines... et surtout à la violence qu'il s'était juré de laisser derrière lui. Mais comment refuser, quand c'est si gentiment demandé ?
En plein Tournoi de la Feuille d'or, Garance de Teauperché, duchesse de Rive-de-Valse, vient d'échapper à une tentative d'assassinat. La rumeur accuse la maison Hurlebois, dont le Baron, Quentin, et ses deux louveteaux étaient présents, si bien qu'entre la baronnie des loups et le duché des renards, les tensions n'ont jamais été aussi vives. L'enquête est confiée dans le plus grand secret à l'animal de Rive-de-Valse le plus discret qui soit : Pépin Souriceau. Idéaliste et téméraire, il rêve depuis toujours de revêtir l'uniforme de la Garde et du Guet, et voit dans cet événement l'occasion idéale d'enfin prouver sa valeur. Quand sa mission le mène sur les pas d'un mystérieux Renard Masqué, Pépin s'interroge : à qui profite le crime ? Se pourrait-il que la Duchesse soit la cible d'une machination ? Le temps presse. Car, aux portes de la ville, les loups se rassemblent, s'indignent, grondent leur colère de voir les leurs emprisonnés. Et ils réclament le sang.
Ils sont quatre, les Dupin : Anna, Isidore, Marceau, Olympia. Une romancière, un peintre, un poète, une actrice. Nés dans un coin reculé du Berry puis jetés sur le pavé parisien, comment ont-ils échappé à la misère, à la maladie et aux balles des fusils ? Pour arracher une seule réussite, combien d'amitiés trahies, de manuscrits refusés, de tableaux vendus pour une bouchée de pain, de poèmes cent fois raturés ? Combien d'hommes puissants sur leur chemin, prêts à séduire ou détruire ? « À nous la vie d'artiste ! » est le cri du coeur des jeunes Dupin, et c'est aussi le cri de ralliement de toute la génération romantique, celle qui connut la bohème et les barricades, qui voulut la gloire et la liberté, et que vous allez aimer à travers les lettres de Francoeur.
C'est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d'info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l'horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer. Tal, elle, ne s'habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir très, très vieille et très, très sage. Un jour, en plein cours de biologie, une ampoule s'allume au-dessus de sa tête, comme dans un dessin animé. Voilà des jours qu'elle écrit ce qu'elle a sur le coeur, ses souvenirs, la fois où elle a vu ses parents pleurer de joie, le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, et puis la désillusion, la révolte, la terreur, et l'espoir quand même. Ce qu'elle pense, ce qu'elle écrit, quelqu'un doit le lire. Quelqu'un d'en face. Elle l'imagine déjà, cette amie-ennemie inconnue aux cheveux noirs. Eytan, le frère de Tal, fait son service militaire à Gaza. Elle glisse ses feuillets dans une bouteille et la lui confie...
On murmure qu'en terre des Brumes se cache un endroit merveilleux. Un refuge où les éclopés, cabossés et autres bras cassés vivent en paix, acceptés tels qu'ils sont. Trop beau pour être vrai ? Pour la plus célèbre troupe d'aventuriers du royaume, impossible de résister : ils doivent absolument voir ça de plus près ! D'autant qu'ils pourraient peut-être enfin y poser leurs valises. Ni une ni deux, les voilà lancés dans une nouvelle quête improbable, bien décidés à trouver cette cité légendaire perdue dans les brumes. Mais, là où tout le monde est extraordinaire, qu'est-ce qui les unit encore ? Et s'ils étaient tout à coup trop occupés pour sortir la tête de Grimm de son nuage, adoucir les colères de Fleur ou empêcher Morgane de tout faire exploser ?
Ernest a dix ans. Dix ans de vide : sa mère est morte le jour de sa naissance et son père a disparu. Dix ans d'ennui : sa vie avec sa grand-mère, prénommée Précieuse, n'a rien de très exaltant : école, goûter, devoirs, soupe. Pas de téléphone, pas de télévision. Seule distraction : une mystérieuse lettre que le grand-père d'Ernest avait envoyée du front pendant la guerre, une lettre indéchiffrable. Ernest est bon élève, solitaire et taciturne, pour ne pas dire muet. Jusqu'au jour où Victoire de Montardent arrive dans sa classe et jette son dévolu sur lui. Car Ernest est beau, ce que les autres filles de la classe avaient déjà remarqué...
Le quartier de Belsunce, à Marseille. Ses immeubles délabrés, ses scooters, ses poubelles renversées et son City stade tout neuf. Depuis son inauguration, le mini terrain de foot est fréquenté H24 par tous les jeunes du quartier. Seul Enzo, qui habite à côté, refuse d'y mettre les pieds. Ce n'est pas qu'il déteste le foot, au contraire, mais il ne supporte pas ceux qui y jouent, ces footeux au QI d'huître qui passent leur vie à s'insulter. Le jour où Ilyes et Ali parviennent à l'entraîner au City, ça ne loupe pas, Enzo se retrouve au pire poste du monde, celui de gardien. Et là, surprise ! Il s'avère doué, très doué, pour arrêter les buts...
«Douze février. On peut ruiner sa vie en moins de dix secondes. Je le sais. Je viens de le faire. Là, juste à l'instant. J'arrive à la porte de l'immeuble, une modeste baguette dans la main et la modeste monnaie dans l'autre, quand Merveille-Sans-Nom surgit devant moi. Inopinément. À moins de cinq centimètres (il est en train de sortir et je m'apprête à entrer, pour un peu on s'explose le crâne, front contre front). Il pose sereinement sur moi ses yeux sublimes. Je baisse les miens illico, autant dire que je les jette quasiment sous terre, bien profond, entre la conduite d'égoût et le tuyau du gaz. Sa voix amicale résonne dans l'air du soir : - Tiens ! Aurore ! Tu vas bien ? Je reste la bouche ouverte pendant environ deux millions de secondes, avant de me décider et lui hurler à la figure : - Voua ! Merdi !»
Paris, 1971. Drôle de cadeau pour la famille Sélavy : le 13 octobre, le facteur apporte un paquet pour le frère jumeau de René, Louis, qui est mort exactement deux ans plus tôt. En l'ouvrant, René ne s'attendait pas à découvrir un daguerréotype de Louis, la pièce manquante à la mystérieuse chambre noire conservée dans le garage familial. Les questions se bousculent pour René et ses petits frères André et Yves. Quels secrets contient vraiment ce paquet ? Qui est cette Cassandra Apollinaire qui a expédié le colis ? Où sont passés leurs parents, qui ont subitement disparu ? C'est le début d'une quête haletante et surréaliste, à la frontière de ce que l'on voit, ce que l'on sait, et ce que l'on croit.
Si vous croisez une mandragore, surtout ne la déterrez pas sans prendre de précautions ! C'est en ignorant cette consigne qu'Aliéanor a sans le vouloir provoqué la mort de son père, Merlin l'enchanteur. Mais le grand Merlin peut-il vraiment mourir ? Réduit à l'état de fantôme, le magicien est persuadé que sa fille est capable de le ramener à la vie. Aliénor n'a-t-elle pas montré les premiers signes de ses pouvoirs druidiques ? Encore doit-elle s'introduire dans la bibliothèque de Morgane la fée et lui soutirer un rite de résurrection efficace. Elle doit faire vite. Car l'Ankou rôde, prêt à emporter l'âme de Merlin dans le royaume des morts.