Sociologies
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Pourquoi la Révolution française a-t-elle engendré la Terreur, tandis que la Révolution américaine a donné naissance à une démocratie libérale ? Jean-Claude Lamberti explore cette énigme à travers une analyse inédite de l’œuvre de Tocqueville.
Et si la science, censée incarner la raison pure, devenait parfois le terreau de croyances irrationnelles ?
Derrière les murs des prisons françaises, une réalité méconnue : celle des surveillants, pris entre injonctions contradictoires et ambiguïtés institutionnelles.
Imaginer que la mort puisse obéir à des lois impliquait un grand progrès conceptuel sur la représentation de la mort qui eut lieu au XVIIe siècle par une voie empirique, avec le développement des emprunts d'Etat et des tontines, en Hollande; et par une voie scientifique, en Angleterre, au moment où on admettait que la mort ressortissait au domaine des probabilités. « Copyright Electre »
Comment expliquer les croyances collectives ? Comment rendre compte de l'émergence de l'action collective ? Ces contributions tirent parti de disciplines comme : l'éthologie, l'anthropologie cognitives, des théories de la décision et de l'argumentation à la philosophie de l'esprit. Se trouvent ainsi mis en question le modèle utilitariste du choix rationnel et les paradigmes de la sociologie. « Copyright Electre »
En dépouillant l'anomie de ses sortilèges, cette enquête minutieuse et décapante met à nu les misères secrètes de la sociologie au temps de sa splendeur publique. « Copyright Electre »
L'étude de la perspective a souffert d'un a priori dommageable : celui qui consiste à en faire un système culturel inventé à la Renaissance, coupé de ses sources médiévales. Cette étude défend la thèse d'un courant de diffusion qui va de l'optique élaboré
Décrit le système de contraintes qui a résulté, pour tous les enseignants, du développement de la scolarisation de masse depuis les années soixante, et propose une analyse de leurs comportements professionnels. « Copyright Electre »
La plupart des pays européens ont réagi aux menaces suscitées par l'épidémie de sida at par la dégradation de la situation sociale de beaucoup de toxicomanes ; la France, elle, a longtemps refusé de mettre en place une politique publique palliative de soins aux usagers de drogues, s'appuyant entre autre, sur des produits de substitution comme la méthadone. Une analyse de ce parti pris politique. « Copyright Electre »
L'expansion scolaire aidant, l'enseignement secondaire se transforme en modifiant ses objectifs et son organisation. Cette évolution entraîne une dissolution du modèle éducatif qui a dominé la civilisation occidentale. Une étude qui permet de réfléchir aux transformations de l'enseignement en France à la lumière de l'histoire des High Schools américaines. « Copyright Electre »
La crise qui frappe les politiques de la vieillesse ne serait-elle pas principalement une crise du sens de la vieillesse, du modèle culturel de l'organisation des âges. « Copyright Electre »
Depuis le début des années 80, la commande publique d'architecture a beaucoup évolué. Cette étude s'intéresse tant à ces évolutions qu'à leurs conséquences sur la création architecturale et la profession d'architecte. Sont ainsi explorés les formes d'organisation de la maîtrise d'ouvrage, l'utilisation de l'architecture à des fins de communication, le coûts des projets, etc. « Copyright Electre »
Economiste, sociologue, politologue, Vilfredo Pareto (1848-1923) est l'auteur de considérations intempestives. L'ouvrage se propose de montrer comment Pareto a élaboré une sociologie où les dispositifs sociaux s'ajustent aux mécanismes psychologiques. « Copyright Electre »
"Les thèmes et les problèmes parétiens resurgissent aujourd'hui dans les discussions nombreuses qui ont suivi la parution de la Théorie de la justice de John Rawls, autour de l'optimum de Pareto et des questions de justice distributive. Mais la perspective d'ensemble du sociologue italien est méconnue alors qu'elle ouvre des pistes tout à fait originales. Pareto a en effet formulé quelques problèmes provocants, qu'abordent ici sociologues, économistes et philosophes : les fondements des États restreignant les libertés politiques et civiles ne sont-ils pas à chercher parfois dans les exigences mêmes du libéralisme économique ? Les démocraties ne tendent-elles pas fatalement à des formes plus ou moins larvées d'oligarchie ? La répartition équitable des richesses ne s'apparente-t-elle pas à une spoliation des riches par les pauvres ? Des problèmes plus généraux et non moins dérangeants sont également abordés, comme celui-ci : ce qui échappe à la rationalité technique et économique dans le comportement des agents suggère-t-il que les individus sont foncièrement irrationnels ou appelle-t-il plutôt un élargissement et une diversification de la notion de rationalité ?"
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Une enquête rigoureuse qui plonge dans la vie quotidienne de Le Monde et de Washington Post . « Copyright Electre »
Michel Lobrot a déjà publié plusieurs livres sur la psychanalyse. Il s'attaque ici à son fondateur, Sigmund Freud, dont il essaie de montrer le caractère double. D'un côté, celui-ci élabore une des doctrines les plus riches et les plus prometteuses pour comprendre et traiter les êtres humains, qui débouchera, après lui, sur des procédés nouveaux et révolutionnaires mais, en même temps, il introduit l'inverse, à savoir une théorie - celle de l'inconscient, et une méthode - la méthode interprétative, qui vont jouer, durant les cent ans qui nous séparent de leur apparition, un rôle néfaste et régressif. L'essentiel du livre vise à expliquer cette contradiction, et à présenter une thèse qui permet de résoudre les ambiguï
Une vaste enquête rétrospective faite dans les établissements scolaires d'une agglomération représentative, Orléans, pour reconstituer des séries statistiques cohérentes. « Copyright Electre »
Le thème des effets pervers a fait beaucoup de chemin depuis ce précepte affirmant que l'enfer est pavé de bonnes intentions. On le trouve au centre de multiples disciplines (sciences économique, politique, cognitive, sociologie, philosophie des sciences, psychologie sociale, sémiologie, etc.), et de multiples systèmes de pensée (Adam Smith, Max Weber, Karl Popper, Friedrich Hayek, Raymond Boudon, Michel Crozier, etc.), transformé aussi bien en mode d'explication et en paradigme, qu'en argument politico-idéologique (de gauche ou de droite) et catégorie éthique, d'où une complexité sans cesse croissante de la même idée qui ne s'épuise jamais à emprunter de nouvelles directions, parfois fructueuses, parfois stériles, et souvent antinomiques. Le livre d'André Gosselin est un essai visant à mieux comprendre la richesse et la portée de la notion d'effet pervers dans les sciences sociales, dans la rhétorique politique moderne, et dans la réflexion éthique néo-libérale et journalistique.
Le projet d'une sociologie de l'esprit consiste à étudier les objets abstraits ou semi-abstraits que sont les actes, les sentiments, les relations et les qualités sociales : compliment, reproche, humiliation, jalousie, gratitude, subordination, alliance, bonté, cruauté, sans les réduire à autre chose qu'eux-mêmes, c'est-à-dire les pensées de leurs sujets. Cette démarche se présente comme une alternative possible aux théories culturelles, comme aux théories biologiques de l'esprit. Elle propose en effet une interprétation sociologique du cognitivisme contemporain qui tente de mettre en évidence l'autonomie des faits de signification par rapport aux déterminations historiques et naturelles. Dans la perspective d'une sociologie de l'esprit, les pensées et la liberté seraient l'émergence, non pas de mécanismes biologiques et évolutionnaires, mais de structures conceptuelles inhérentes au langage et aux règles logiques des sociétés humaines. Ce qui ne les empêcherait pas d'exercer une certaine sorte de pouvoir causal sur les personnes et sur le monde.
Cet ouvrage réunit huit études témoignant, dans une perspective pluridisciplinaire, du renouveau scientifique dans la description et l'explication de l'action. Adoptant, tour à tour, le point de vue de l'analyse sociologique, de la réflexion philosophique, des sciences économiques et de la théorie des jeux, les auteurs abordent des questions fondamentales pour la compréhension de la conduite individuelle et de l'interaction sociale. Les théories de la décision ont fait progresser, au cours des dernières décennies, la modélisation abstraite de l'action et des situations collectives. Le pari relevé ici consiste à s'interroger sur l'articulation entre la description ou la modélisation d'une part, et la compréhension véritable d'autre part. Les auteurs sont amenés à étudier, plus particulièrement, le rôle de la connaissance dans l'action individuelle, et la dimension axiologique (ou la rationalité en valeur) de la reconnaissance de normes ou de critères pour la conduite. Ces contributions mettent en évidence l'obligation, pour le théoricien, de prendre au sérieux les raisons de l'action, dont l'acteur lui-même peut prendre conscience. Par là, elles fournissent des outils pour réaliser le projet qui gouverne l'évolution présente de l'individualisme méthodologique : élargir le modèle classique du choix rationnel, pour lui permettre d'intégrer les aspects cognitifs et axiologiques de la rationalité pratique. L'ouvrage s'adresse aux sociologues, aux économistes, aux politologues et aux philosophes. Il intéressera, plus généralement, tous ceux qui souhaitent s'informer des développements et des problèmes méthodologiques actuels des sciences sociales théoriques.
La coopération peut-elle émerger spontanément entre des individus égoïstes gouvernés uniquement par la rationalité économique ? Cette question traverse toute la théorie économique depuis ses origines et se trouve renouvelée par les développements récents de la théorie des jeux. La thèse défendue par Laurent Cordonnier est que les conditions à réunir pour fournir une réponse affirmative à cette question, sont si exigeantes qu'il convient d'envisager d'amender la figure de l'homo oeconomicus si l'on tient à faire place à la possibilité de l'émergence de la coopération, même dans les situations économiques les plus simples, tel l'échange de deux biens entre deux individus. L'ouvrage se déroule comme une discussion autour du fameux dilemme du prisonnier. Ce jeu permet, en effet, d'organiser une confrontation entre les principes d'action à l'oeuvre dans la réciprocité archaïque - le don-contredon - et la rationalité économique qui est censée fournir le principe de l'échange marchand. D'où il ressort qu'on ne saurait concevoir, dans bien des cas, la coopération entre les individus sans leur prêter une certaine autonomie ou capacité d'initiative. Des qualités qui définissent les individus en opposition à l'agent réactif de la théorie économique, qui attend toujours que les contraintes de son environnement lui indiquent ce qu'il a de mieux à faire.
Au cours des trente dernières années, la criminalité des démocraties occidentales a été emportée par un puissant mouvement de croissance, suivi d'une amorce de décroissance. Il s'agit là d'un phénomène social d'une importance majeure, d'autant qu'il se manifeste simultanément dans la plupart des pays occidentaux. Tout indique qu'un faisceau de causes, liées à l'évolution démographique, sociale, économique et pénale de nos pays, soit à l'origine de ces fluctuations du crime. Les progrès considérables réalisés récemment en criminologie, rendent dorénavant possible l'analyse scientifique de l'évolution de la criminalité. Partant de cet acquis, ce livre présente un exposé précis des théories susceptibles d'expliquer l'état de la criminalité contemporaine. Au terme de l'enquête, on propose une théorie formelle, visant à appréhender, dans un tout cohérent et concis, les principales forces à l'oeuvre derrière les mouvements de la criminalité.
La sociologie économique connaît actuellement un regain d'actualité, face aux difficultés que rencontre la théorie économique orthodoxe pour intégrer les multiples facettes de la vie économique. L'objet de cet ouvrage est de montrer que, dans les années 1890-1920, certains économistes et sociologues parmi les plus éminents (Émile Durkheim, Vilfredo Pareto, Joseph Schumpeter, François Simiand, Thorstein Veblen et Max Weber), eurent une préoccupation commune qui aboutit à ouvrir la réflexion et à construire une sociologie économique. Cela a donné lieu à l'élaboration de théories de l'institution et de théories de l'action, qui sont toujours au fondement de la sociologie contemporaine. Notamment sur deux thèmes importants : la consommation et l'évolution économique, ces auteurs proposaient des perspectives originales dont la pertinence est toujours d'actualité. L'ouvrage montre comment l'ensemble de ces contributions, forme un corps unifié de connaissances capable de donner, de nos jours encore, un point de départ solide pour la sociologie économique.
En moins de vingt ans, les syndicats, acteurs centraux de la société française, sont en passe de devenir des institutions sans base sociale. Ont-ils les ressources suffisantes pour redresser la situation et au prix de quelles mutations ? Pour répondre à ces questions, encore faut-il que les syndicalistes acceptent de se regarder tels qu'ils sont et tels qu'ils fonctionnent. C'est ce que la CFDT a accepté de faire. Pierre Éric Tixier, sociologue des organisations, a mené une grande enquête à tous les niveaux de la CFDT, du délégué syndical à la Commission exécutive confédérale. Comment se construisent les jeux d'acteurs entre sommet et base ? Comment le syndicalisme peut-il se redéfinir face à la modernisation de l'entreprise ? Quels sont les invariants de son idéologie et de sa stratégie ? Rompant avec l'histoire héroïque du mouvement ouvrier, avec la sociologie naturaliste de la classe ou l'analyse politique réduite aux textes officiels, l'auteur, par cette recherche qui dépasse le cas de la CFDT, renouvelle l'étude du syndicalisme en France.
En interaction complexe avec les découvertes scientifiques et les innovations technologiques, ainsi qu'avec les mécanismes économiques, les valeurs de société contribuent aux évolutions à long terme des sociétés et des civilisations. Inspirant les idéologies, les philosophies et les religions, elles se traduisent par des attitudes, des opinions et des comportements d'ordre social, culturel et politique. Ce livre montre comment les valeurs de société peuvent, et doivent, être parties prenantes de la démarche prospective. Après un rappel de leur histoire récente, il formule également des hypothèses prospectives sur l'évolution des valeurs. Et en analyse les incidences futures dans les domaines de la démographie, de la consommation, de la communication sociale, de la gestion des ressources humaines et de la vie politique. La prise en compte des valeurs de société est en effet devenue une dimension essentielle des stratégies des entreprises, comme de toutes les institutions qui sont les acteurs du changement social.
Les États vantent l'expertise qui supporte leurs décisions. Ils embauchent les meilleurs, à grands frais. Nous savons, eux (les citoyens) pas disent, in petto, politiques et bureaucrates. Ces savoirs internes existent bel et bien. Les experts sont vrais. Mais leurs connaissances éclairent rarement les décisions. Pire, leur discours technicisé masque souvent des mythes grossiers sur les effets réels de l'action publique. Ce livre tente d'expliquer pourquoi et comment des technocrates honnêtes sans être angéliques entérinent, au bureau, des formulations qu'ils ridiculisent au café, pourquoi on décide d'interventions sophistiquées à partir d'analyses qu'un étudiant médiocre rougirait de présenter. Six récits de confrontations, entre mythes et savoirs, fournissent la matière première : création d'emploi, publicité du tabac, prix des médicaments, politiques régionales, retraites, évaluation. L'interprétation rejette le complot, privilégie les impératifs de gestion, la dynamique propre aux organisations publiques, le coût des savoirs et le confort que procurent les mythes. Le modèle incorporant ces réalités permet de proposer une utopie modeste, une façon réaliste de mobiliser les savoirs du secteur public en faveur du débat démocratique.
La multiplication du nombre des hommes, son accélération et sa nouvelle répartition dans l'espace géographique et dans l'espace social, posent à l'homme d'aujourd'hui des problèmes inédits. Les tendances du mouvement de la population dans le monde, et tout particulièrement en Europe et en France, montrent que le nouveau régime démographique entraîne des conséquences qui mettent en cause, outre l'équilibre international, les institutions et les valeurs : condition féminine, âges de la vie, enseignement, mariage, famille, renouvellement des générations. Une insécurité psychologique et morale s'est substituée à l'insécurité physiologique et matérielle d'autrefois. Il ne s'agit pas d'un traité de démographie, ni d'un essai philosophique, mais d'une interrogation sur la nature des difficultés du moment, et sur les changements présents et futurs dans les formes de la vie sociale, résultant de la révolution démographique.
Une analyse qui montre comment le progrès de la science entraîne la fragmentation d'une discipline en plusieurs sous-disciplines, comment ce progrès peut conduire à la stagnation intellectuelle et comment la recherche innovatrice conduit les spécialistes à franchir les bornes de leur propre discipline. « Copyright Electre »
Élaborant, en 1926, une théorie originale de l'activité humaine, Max Scheler s'attache à cerner le rôle joué par les données matérielles, mais aussi par les valeurs et les convictions qui orientent l'action des sujets agissants. La loi suprême de la sociologie qu'il est ainsi conduit à formuler exprime, à l'écart de tout réductionnisme, le type d'interaction qui relie ces divers ordres de facteurs. La sociologie de la connaissance s'en trouve libérée des carcans d'un matérialisme ou d'un économisme dont Scheler dénonce, contre l'héritage du marxisme, les méfaits les plus rituels. Cette tentative d'une autre sociologie de la connaissance ne cède pour autant à nul idéalisme extravagant qui nierait l'importance des facteurs matériels : simplement restitue-t-elle aux composantes intellectuelles et spirituelles de la vie sociale une dimension d'autonomie susceptible de les arracher aux périls d'une relativisation hyperbolique.
La sociologie a connu deux fondations successives. A. Comte avait revendiqué pour elle l'accès au rang de science. W. Dilthey affirme, contre le positivisme, la spécificité des sciences humaines. « Copyright Electre »