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Comment traiter d'un pays qui n'aurait jamais existé ou d'un État qui n'existe pas encore ? Telle pourrait être l'équation en apparence impossible posée par ce livre. " Le peuple palestinien, qui est en train d'être reconnu, a été nié en tant que peuple " ; ce Dictionnaire amoureux le met à l'honneur sous la plume d'Elias Sanbar.Sans faire l'impasse sur les grandes interrogations liées à un conflit emblématique, véritable " caisse de résonance " des passions et des délires du monde, l'auteur entend ramener le pays et son peuple à leur réalité, leur banalité quotidienne, à l'ambition profonde d'être enfin un pays comme les autres. Fort de son vécu, mais sans renoncer à l'analyse, il fait le choix ici d'aborder une autre Palestine, plus réelle, une Palestine intime, subjective, née de la profonde relation entre une terre natale et un enfant réfugié en 1948 qui, malgré ou grâce à l'exil, découvrira le monde et se transformera sans jamais se renier.Après la reconnaissance par la France de l'État de Palestine, Elias Sanbar a confié : " Je suis ému et satisfait comme après une longue attente, une pause dans le cours d'un véritable cauchemar face à l'épuration ethnique à Gaza et à l'annexion rampante de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. Cela fait longtemps que je pense et écris que c'est la voie à suivre, qu'il faut "mettre la charrue avant les boeufs", inverser une sorte d'ordre immuable des choses dans le processus vers une paix. "
Personnages, lieux, doctrines, faits sociaux, culturels et politiques, Elie Barnavi dessine un portrait de l'État juif. Un portrait aussi complet et nuancé que possible, empathique sans gloriole et critique sans autoflagellation.
23 mythes de la Première Guerre mondiale expliqués et déconstruits par une équipe d'historiens, dirigés par Michel Goya et Jean Lopez.L'on dirait une règle bien établie : chaque guerre, en particulier celles du XXe siècle, s'est recouverte d'une épaisse couche de mythes, de légendes, d'idées reçues, d'ailleurs souvent fabriqués durant les hostilités par les propagandes des deux camps ou par des historiens partisans. Cet ouvrage est une entreprise de décapage qui s'attaque à restituer plus de justesse et de vérité à la Grande Guerre, césure majeure du XXe siècle, en particulier pour la France. Vingt-trois contributions, données par les meilleurs spécialistes, revisitent ces croyances répétées ad nauseam dans les familles, les régions, au cinéma ou dans la littérature. Ainsi des gaz qui ne sont pas l'arme la plus létale, et de loin. Ou de cette paysannerie bretonne que l'on n'a pas employée comme chair à canon, en tout cas pas plus que dans d'autres régions paysannes. Ou encore de la " vaillance belge ", de la " faillite russe ", de " la fleur au fusil ", de l'émancipation des femmes (comme si raccourcir ses cheveux avait jamais libéré qui que ce soit !), de " Pétain vainqueur de Verdun ", de la " guerre propre ", du "miracle" de la Marne, des chevaliers du ciel, etc. Ce jeu de massacre salutaire débouche sur une vision renouvelée d'un conflit qui fut bien plus moderne, plus novateur et plus complexe qu'on l'a cru jusqu'ici.
Dans un esprit de pluralisme, un livre de référence, rédigé par 9 éminents spécialistes, qui s'adresse au plus grand nombre pour faire comprendre les réalités israélo-palestiniennes d'hier et d'aujourd'hui.Sur le terrain documenté des faits, historiques et d'actualité, neuf experts (universitaires et politologues reconnus) retracent avec précision l'histoire tourmentée du conflit israélo-palestinien et éclaircissent les complexités de cette région qui continuent de marquer l'actualité depuis le 7 octobre 2023. Dans leur diversité d'approche, les dix chapitres offrent au lecteur de précieuses clés de compréhension sur les dimensions à la fois historiques, géographiques, géopolitiques et sociologiques des réalités israéliennes et palestiniennes, et sur les relations judéo-arabes qui, depuis des siècles, ont alterné périodes de cohabitation relativement pacifiques et de confrontations violentes. Relatant les épisodes-clés qui ont fait l'histoire d'Israël et des territoires palestiniens, ce livre de référence éclaire aussi les enjeux d'aujourd'hui qui, depuis le 7 octobre et après la guerre à Gaza, anime le débat public, trop souvent empreint de passions, de dérives, de désinformation et, parfois, de haine. L'importance des enjeux, pour cette région et pour le monde, méritait cette convergence des meilleures expertises et analyses rationnelles qui, en prenant du recul, permettent de mieux appréhender la situation actuelle et l'avenir de cet " Orient compliqué ". S'appuyant sur les faits précis, et non sur des postures démagogiques et simplistes, ces réflexions sont indispensables pour appréhender l'avenir qui s'écrit aujourd'hui.
Un bateau maudit, un capitaine escroc, des esclaves jetés à l'eau : le scandale à l'origine de l'abolition de l'esclavage. 1781, golfe de Guinée. Entassés à bord du Zorg, quatre cent quarante-deux esclaves quittent l'Afrique en direction de la Jamaïque. Pris dans une succession de catastrophes lors de sa traversée de l'Atlantique, le navire négrier part à la dérive, l'eau et les vivres viennent à manquer. Le capitaine prend alors une décision monstrueuse : jeter des esclaves à la mer. La tragédie du Zorg connaîtra un écho retentissant en Grande-Bretagne lorsque l'armateur réclamera une indemnisation pour sa " marchandise " perdue, et propulsera la cause abolitionniste au coeur du débat moral et politique de son temps. En s'appuyant sur des archives inédites, l'auteur retrace le destin des esclaves sacrifiés.
L'édition intégrale, aujourd'hui introuvable, des Mémoires de guerre du général de Gaulle. Lorsqu'il a entrepris la rédaction de ses Mémoires au lendemain de la Libération, Charles de Gaulle a confié à un archiviste la mission de rassembler toute la documentation sur laquelle il comptait s'appuyer pour raconter son épopée à la tête de la France libre jusqu'à son départ du pouvoir en janvier 1946. " Une masse considérable de pièces justificatives " rassemblant, selon ses dires, plus de 100 000 documents dont 3 000 lui parurent utiles à son récit, publiés en annexes de chacun des trois volumes. Notes personnelles, allocutions, éléments de correspondance avec ses principaux interlocuteurs de l'époque, Winston Churchill ou Franklin Roosevelt, messages à ses compagnons de combat, rapports d'entretiens, c'est un matériau d'une richesse exceptionnelle, occupant les deux tiers de chaque tome, qu'il avait tenu à faire figurer en contrepoint des Mémoires eux-mêmes, conçus comme une entreprise littéraire à part entière. Après sa mort, ces documents qui apportent un éclairage essentiel pour la compréhension de sa pensée et de son action ont disparu des rééditions qui se sont succédé. Jusqu'à ce que "Bouquins" prenne l'initiative de publier l'intégralité de ce qui constitue l'œuvre majeure de l'homme du 18-Juin. Voici ce témoignage de premier ordre enfin disponible dans la forme que son auteur avait imaginée, c'est-à-dire enrichi d'innombrables documents originaux dont on mesurera l'intérêt à la lecture de l'ouvrage.
Une satire mordante sur l'affaire qui a mené Nicolas Sarkozy en prison. À l'heure où les Français se demandent à quoi rime cette affaire et ce qu'elle peut bien nous raconter, un personnage frappe à la porte de leur imaginaire. Jeune conseiller juridique de préfecture, Paul Marsigny est propulsé par hasard dans les réseaux interlopes des financements libyens. Initié par la dangereuse Malika, cheffe des Amazones, la garde féminine de Kadhafi, il suit le pas alerte de son patron, l'énigmatique Hervé Gerlin, un préfet au-delà de tous soupçons. Autour d'eux rayonnent les acteurs de la future enquête libyenne. Beaucoup travaillent, d'autres s'enrichissent et tous semblent ignorer la lame de fond qui va engloutir leurs ambitions et emporter avec elle les espoirs d'une génération. Grand reporter à Paris Match depuis vingt-cinq ans, François de Labarre a couvert la campagne présidentielle de 2007, il a interviewé Kadhafi sous sa tente, à Tripoli, couvert une révolution arabe, sillonné le désert libyen avec les Touaregs. C'est lui qui a retrouvé dans Paris le destinataire du " document Mediapart " publié en mai 2012. Il a aussi recueilli l'un des derniers témoignages de Ziad Takieddine à Beyrouth, ce qui lui a valu d'être placé en garde à vue. Interrogé par les enquêteurs du " bureau Libye " de la PJ, il a vu à l'œuvre les magistrats du Parquet national financier, recueilli les confidences de nombreux conseillers politiques de droite comme de gauche, des espions, des intermédiaires, qui lui ont inspiré cette comédie amère brutale et drôle dans laquelle s'entrechoquent des personnages et des situations plus vraies que nature. Loin de prétendre apporter la lumière sur une affaire judiciaire hors normes, l'auteur offre une grille de lecture originale, personnelle, fruit de son expérience et de la masse d'informations colossale produite par douze années d'enquête. Il fait le pari de raconter son mensonge dans cette fiction où se glissent aussi entre les lignes des vérités auxquelles vous avez échappé.
Deux experts du terrorisme djihadiste réunis autour de l'un des sujets sécuritaires majeurs de notre époque.De l'attentat meurtrier de Saint Michel en 1995 à l'assassinat du Professeur Dominique Bernard en 2023 à Arras, en passant par les évènements traumatiques de la décennie 2010, la France a connu sur son sol le déploiement d'un terrorisme djihadiste protéiforme. Ce livre, écrit à quatre mains, propose une mise en perspective unique de ce phénomène, grâce à l'expertise conjointe de deux spécialistes qui ont consacré leur vie à la question.
" Le plus grand des maux est la guerre civile" (Pascal) Dans la lignée de leur précédent ouvrage collectif à succès Le dernier carré, Jean-Christophe Buisson et Jean Sévillia ont rassemblé historiens et journalistes de renom pour raconter les guerres civiles les plus marquantes qui ont défiguré l'histoire de l'humanité, des guerres de religion qui déchirèrent l'Europe du XVIème siècle aux conflits qui, aujourd'hui encore, écorchent de nombreux endroits du globe. Les récits, écrits au scalpel et puisés aux meilleures sources éclairent les heures les plus tragiques et sauvages, en particulier du barbare XXème siècle. Une grande leçon d'histoire qui a valeur d'avertissement pour le présent et l'avenir. En voici l'ambitieux sommaire : * Les guerres de Religion : Jean-Christian Petitfils * La Révolution anglaise : Edmond Dziembowski * La Fronde : Thierry Sarmant * La Vendée : Philippe Maxence * Les guerres carlistes : Joseph Macé-Scaron * La révolte des Taï-Ping (1851-64) : Emmanuel Hecht * La guerre de Sécession : Vincent Bernard * La Commune : Marie-Hélène Baylac * La guerre civile irlandaise : Pierre Joannon * La guerre civile russe : Lorraine de Meaux * Les Cristeros : Geoffroy Caillet * La guerre civile espagnole : Isabelle Schmitz * La guerre civile chinoise : Rémi Kauffer * La guerre civile yougoslave : Jean-Christophe Buisson * La guerre civile grecque : Stéphane Courtois * La guerre d'Algérie : Jean Sévillia * Le Liban (1975-91) : Jean-René Van der Plaetsen * Angola (1975-2002) : Arnaud de La Grange * Algérie 1990 : Frédéric Pons * Rwanda 1994 : Frédéric Pons
Histoire et analyse de la première véritable " guerre totale ".Jeanne d'Arc, Du Guesclin, Talbot, Étienne Marcel, Charles le Mauvais, Pierre le Cruel, le Prince Noir, Charles VII, Jean II le Bon, Crécy, Poitiers, Azincourt, la Peste noire, ces personnages, ces faits, ces événements de la guerre de Cent Ans (1337-1453) sont dans toutes les mémoires. En les replaçant dans leur contexte et en les débarrassant de leur aspect convenu, le livre de Georges Minois a le mérite de les dépasser en montrant la signification profonde de ce conflit interminable.Première guerre européenne qui marque le passage de la chrétienté médiévale à l'Europe des nations, la guerre de Cent Ans est aussi une guerre totale qui transforme les techniques militaires (le canon se substitue peu à peu aux lances et aux flèches), les régimes politiques (l'absolutisme français ainsi que le parlementarisme français y sont en germe), les économies nationales (l'étatisme français s'affirme contre le libéralisme anglais). C'est sans doute dans le domaine des mentalités que la guerre de Cent Ans provoque des bouleversements essentiels : en opposant langue, culture, psychologies, elle forge les identités nationales des pays européens, la France et l'Angleterre surtout, désormais ennemis irréductibles.Sous la plume alerte de l'auteur qui alterne récit circonstancié des événements et multiplicité des analyses, la guerre de Cent Ans apparaît comme une épopée à la fois sanglante et fondatrice.***" Outre sa largeur de vue, l'intérêt de ce livre synthétique est aussi de ne pas négliger le rôle des individus dans une histoire jalonnée de batailles, mais qui n'est pas écrite à l'avance. [...] Un livre aussi érudit qu'agréable à lire et qui ne s'encombre pas d'a priori partisan. " Le Figaro Littéraire" La guerre de Cent ans qu'il nous donne aujourd'hui ménage un plaisir qui tend à se faire rare dans la littérature historienne : celui de la grande synthèse éclairée par des propositions d'interprétations tout à fait convaincantes. " Lire" Un grand historien des mentalités revisite la guerre de Cent Ans. " Le Nouvel Observateur
Un histoire globale de la guerre froide, qui éclaire les grandes recompositions stratégiques actuelles.Confrontation homérique entre Est et Ouest, entre socialisme et capitalisme, la guerre froide a atteint son paroxysme lors de la seconde moitié du XXème siècle : blocus de Berlin, crise des missiles de Cuba, édification du Mur... Ces temps forts sont assez connus. Ses origines remontent pourtant à des temps bien plus anciens, tandis que les conséquences en demeurent encore largement actuelles. Avec une remarquable hauteur de vue, l'historien norvégien Odd Arne Westad la situe en tant que phénomène mondial - évoquant Cuba, la Corée, l'Angola, le Pakistan, l'Égypte, l'Iran... autant de pays sommés de prendre position dans cette vaste lutte idéologique. Partant des années 1890, date des premières crises du capitalisme industriel mondial et de la transformation de l'Amérique et de la Russie en empires transcontinentaux, son histoire semble s'arrêter une centaine d'années plus tard, autour de 1990, avec la chute du mur de Berlin, l'effondrement de l'Union soviétique et, en définitive, l'émergence des États-Unis comme véritable puissance hégémonique mondiale. Chacun sait aujourd'hui que cette "fin de l'histoire" n'en est pourtant pas une. Une somme magistrale, devenue un classique. "Un livre magistral qui remonte aux sources profondes du conflit, et s'interroge sur ses conséquences contemporaines" Le Figaro magazine "Une somme ambitieuse et d'une grande finesse qui nous offre une vue panoramique précieuse sur la guerre froide" Financial Times
1000 ans de conflits armés. Le poids des mots, le choc des illustrations. La guerre au moyen Age est l'activité noble par définition. Elle est incessante et ne cesse d'évoluer sur les mille ans que dure la période. Quoi de commun, en effet, entre les Francs du Ve siècle qui combattent à pied, à l'épée, au couteau et à la hache, et les grandes armées royales du XVe siècle dont le noyau est une chevalerie bardée de fer et le joyau une artillerie déjà puissante ? Cet ouvrage voit large - des Vikings aux Arabes, des Bretons aux Japonais en passant par Byzance - et il pioche en profondeur. Batailles et sièges, armes étranges (connaissez-vous le mangonneau ou le vouge ?) ou secrètes (épée Ulfbehrt, feu grégeois), guerriers de légende (Le Cid, le Prince noir, Du Guesclin), grands conflits, tout y est, servi par les textes des meilleurs historiens. Plus de 150 illustrations des plus grands artistes du genre (Rava, Jégou, Groult), des photos tirées des fonds exceptionnels du Musée de l'Armée, des cartes, des schémas, des infographies aident à comprendre un sujet aussi fascinant que méconnu. C'est aussi, à travers la guerre, tout le monde de nos lointains ancêtres qui reparait : la foi et le service de Dieu, le serment et l'honneur, les révoltes populaires et les croisades, les rois et les princes, les oriflammes et les destriers. Montjoie ! Saint-Denis ! Si l'on désire embrasser en un volume cette époque dure mais magnifique, cette somme unique en son genre y pourvoira.
" Comprendre la guerre ", par l'un des meilleurs experts en questions militaires.Afghanistan, Irak, Liban, Palestine, Caucase, Afrique... la guerre est de retour même si elle n'a plus grand-chose à voir avec la bataille de Verdun ou le Débarquement. Le front n'est plus devant, mais " autour ", et les civils font souvent les frais de ces conflits qui ne disent pas leur nom. Sur le terrain, la haute technologie se heurte à la kalachnikov, à la bombe artisanale et aux kamikazes. La puissance militaire permet de gagner des batailles, mais n'offre pas nécessairement la victoire. C'est la leçon des conflits modernes menés contre des ombres, civiles le jour, guerrières la nuit. Ces nouveaux insurgés ne craignent pas la mort - ils l'espèrent -, et jouent en maîtres de la mondialisation de l'information, du choc des images et du poids des mots.La guerre a changé de visage. Pour l'expliquer, Pierre Servent emmène le lecteur sur le terrain, aux côtés des hommes au combat, au coeur de ces nouveaux conflits qui donnent une prime à l'insurgé rustique face au soldat bardé d'électronique. Son livre illustre, avec de nombreux exemples de première main, des récits inédits, des témoignages et des portraits sans concession, les défis lancés aux démocraties occidentales.
Le grand ouvrage de référence sur la Seconde Guerre mondiale dans une édition de prestige, revue et enrichie.Cet ouvrage est né d'un constat paradoxal. Si nous croulons a priori sous les livres portant sur la Seconde Guerre mondiale, il existe en réalité peu de grandes synthèses sur le sujet - et aucune de l'envergure de celle que propose Olivier Wieviorka. Fruit de près de dix années de travail, elle innove d'abord par son approche globale qui la distingue de ses illustres devancières anglo-saxonnes (Beevor, Liddell Hart) axées sur la guerre proprement dite. L'historien aborde tous les fronts : l'Europe évidemment, mais aussi l'Asie-Pacifique (souvent négligée, en particulier la Chine), l'Afrique du Nord ou encore le Moyen-Orient. Il s'intéresse ensuite à tous les acteurs (Canadiens, Australiens, Indiens...) et couvre tous les domaines - militaire et stratégique, comme il se doit, mais aussi idéologique, économique, logistique, technologique... - sans oublier l'histoire culturelle, sociale et mémorielle, toujours traitée (quand elle l'est) en parent pauvre. Enfin, l'historien renouvelle largement la matière, souvent un peu datée, en intégrant tous les travaux essentiels publiés depuis une génération (anglo-saxons et francophones) dans une démonstration aussi rigoureuse sur le fond que limpide dans la forme. En découle un grand récit extrêmement bien écrit et mené, enrichi pour cette édition reliée de deux cahiers hors-texte, qui montre à quel point ce conflit fut véritablement mondial et total. Un ouvrage déjà unanimement considéré comme un classique.
L'enfer du seul camp exclusivement fémininRecueil de centaines de témoignages de survivants et de nombreux documents historiques, la série sur la déportation de Christian Bernadac constitue l'acte d'accusation le plus complet et le plus irréfutable contre la barbarie nazie.Le Camp des femmes est le titre de la série consacrée au camp de concentration de Ravensbrück, seul camp exclusivement féminin.De 1939 à 1945, cent dix-sept mille femmes de vingt-trois nationalités différentes ont été rassemblées par les nazis dans le camp de Ravensbrück. Initialement conçu pour dix mille détenues, ce camp fut un sommet de l'horreur : entassement, humiliation, faim, froid, épidémies, tortures physiques...Hantées par les sélections pour les chambres à gaz, les prisonnières vivaient également dans la peur d'être emmenées par les " marchands d'esclaves " de l'industrie allemande et les médecins nazis en quête de cobayes. Quatre-vingt-quatorze mille femmes déportées à Ravensbrück ne sont pas rentrées chez elles.
La guerre de l'Asie-Pacifique racontée par ceux qui la vécurent.En France, si les ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale sont légion, force est de constater que très peu d'entre eux s'intéressent en particulier à la guerre de l'Asie-Pacifique - expression qui désigne les affrontements entre Alliés et Japonais menés jusqu'en 1945 sur le théâtre dit " oriental ". Pourtant, les attaques et combats sur cette partie du globe furent loin d'être anecdotiques (Pearl Harbor, Midway, Okinawa...). Combien de Français savent par exemple qu'au moins 3 000 de leurs compatriotes - militaires et civils - périrent aux mains des Japonais, pour la grande majorité entre mars et septembre 1945, alors que la France était déjà libérée, et la guerre européenne terminée en mai ?C'est ce vide historiographique majeur qu'entend combler Jean-Louis Margolin avec cette étude totalement inédite en langue française. De la guerre sino-japonaise en 1937 aux bombardements atomiques de Nagasaki et Hiroshima en 1945, l'auteur nous fait (re)découvrir un pan essentiel de notre histoire et, surtout, nous permet d'entendre la voix de ceux qui la firent à travers plus de cent témoignages : ceux de militaires - simples soldats aussi bien qu'officiers supérieurs - et de civils ; d'hommes et de femmes ; d'enfants et d'adultes ; d'urbains et de ruraux ; de victimes et de bourreaux, etc. Et, bien sûr, les appartenances nationales les plus diverses sont représentées : des Japonais, des Chinois, des Philippins, des Américains, des Britanniques, des Néerlandais, des Australiens ou encore des Coréens. Leurs propos sont, pour la première fois, retranscrits en français.Une anthologie polyphonique primordiale.
Cette Histoire de la Ve République, à l'ampleur jusqu'ici inégalée, embrasse toutes les dimensions du régime créé par Charles de Gaulle. En place depuis plus de soixante-cinq ans, la Ve République a battu le record de longévité détenu jusque-là par la IIIe : éclatant démenti à ceux qui, en 1958, prédisaient que les institutions voulues par le général de Gaulle ne lui survivraient pas. Depuis la fin du Second Empire, le pouvoir exécutif se trouvait en France diabolisé, le Parlement étant aux yeux des républicains la seule source de la légitimité. L'homme du 18 Juin aura réussi à inverser la tendance et à établir un régime stable, qui sut peu à peu recueillir un consensus large. Cette entreprise collective, menée avec le concours des meilleurs spécialistes, offre le récit vivant et documenté de plus d'un demi-siècle de vie politique française – dans la lignée de la célèbre Histoire de la IVe République de Georgette Elgey. Elle propose aussi pour la première fois un panorama complet des évolutions économiques, sociales et culturelles des dernières décennies. Consacré aux années 1958-1981, ce premier volume fait ressortir, au-delà des péripéties politiques, l'unité profonde des trois premières présidences de la Ve République.
Quarante siècles de conflits armés.
La Grande Guerre ailleurs et autrement. La Première Guerre mondiale doit-elle se résumer au front de l'Ouest, de la mer du Nord à la frontière suisse et à la célèbre tranchée ? Le Western front des Britanniques, le Westfront des Allemands, le front de l'Ouest des Français, que le Grand État-major réduit au " Nord et au Nord-Est " de la France, est alors considéré comme principal car décisif. Cependant, la guerre de 1914-1918 n'est pas seulement une guerre de tranchées, de travaux de terrassement, de grandes offensives, de bombardements, de mines, de l'attente des combattants dans le froid et la boue. Elles est aussi parcourue par des grandes opérations sur mer, des projections de forces, des corps expéditionnaires, des raids, des opérations spéciales, des bases opérationnelles avancées. Ce livre vise à mettre en lumière certains aspects militaires peu ou mal connus de ce conflit. Si l'engagement de milliers de soldats africains en Europe est désormais bien documenté, le conflit vécu par des centaines de milliers d'Africains, des milliers d'Indiens et une poignée d'Européens en Afrique demeure largement ignoré, au moins en France. Sait-on que l'armée russe, alors qu'elle subit de lourds revers en Prusse-Orientale, inflige une cuisante défaite à l'armée ottomane dans le Caucase avec des conséquence considérables ? Qu'une armée britannique se retrouve piégée par les Ottomans en Mésopotamie ? Que le camp retranché de Salonique est sans doute l'une des meilleures idées de la Première Guerre mondiale ? Loin de Verdun, l'auteur nous fait découvrir cette autre Grande Guerre en Europe, en Asie, en Afrique, dans des contrées inattendues, de la Galicie à la Mésopotamie, de la Namibie à la Chine, dans les montagnes, les déserts, les forêts, les villes et sur les océans du globe.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Et si nos présidents y étaient pour quelque chose ? Et si tous nos présidents, de Giscard à Macron, avaient joué la facilité et dépensé par la dette l'argent de nos enfants et de nos petits-enfants ? Pascal Perri dans cette enquête entre économie et politique démontre que le drame de la France s'est bien joué au sommet. Les présidents de gauche ont systématiquement affaibli la valeur du travail et ceux de droite ont renoncé aux ambitions industrielles. Comme les deux faces d'un même diable, tous ont construit un pays où l'on ne devait plus produire, mais jouir des loisirs. Résultat, en trois décennies : trois millions d'emplois industriels ont été détruits. Cinq erreurs majeures nous ont amenés au bord du gouffre : la désindustrialisation, la démission face à l'effort, la dette pour acheter du confort, la lamentable politique énergétique, l'échec de l'intégration dont on ne peut plus parler sérieusement. Et notre défense restée en berne. Faits et chiffres en main, avec les témoignages d'acteurs de ces cinquante années tragiques, l'auteur dresse l'inventaire des mesures démagogiques et des rares tentatives de redressement (sous Chirac, et dans une moindre mesure sous Hollande). Le plus grave est que nous avons tous été les complices passifs de ces politiques sans issues.
Le meilleur des trois ouvrages collectifs dirigés par Jean Lopez et Olivier Wieviorka réuni en un seul volume.L'histoire de la Seconde Guerre mondiale nous semble bien connue ; elle est en réalité encore largement construite sur un certain nombre de mythes qui ont la vie dure auprès du grand public. Elle est aussi parsemée d'erreurs manifestes commises par les deux camps, de décisions prises par les dirigeants politiques ou les chefs militaires qui menèrent à des échecs retentissants.Jean Lopez et Olivier Wieviorka ont réuni les meilleurs historiens français et étrangers de la période pour casser les clichés convenus et les images toutes faites, et révéler les tenants et aboutissants de ces désastres stratégiques d'envergure, donnant, pour finir, un ouvrage aussi agréable à lire que novateur.
Dans la lignée des , vingt erreurs stratégiques d'envergure expliquées par une équipe d'historiens et la rédaction de , dirigées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka.
Le premier témoignage d'un otage israélien. Poignant et inoubliable.Né à Jaffa en Israël, Eli Sharabi a été enlevé le 7 octobre 2023 à son domicile du kibboutz Be'eri. Retenu captif pendant 491 jours, il est devenu la voix, dans diverses enceintes internationales (ONU, rassemblements a Tel.Aviv, rencontres à la Maison Blanche), des otages et martyrs du 7 octobre." Je m'appelle Eli Sharabi. J'ai 53 ans. Le 7 octobre, les terroristes du Hamas ont attaqué le pays. J'ai été arraché à ma famille, que je n'ai jamais revue. Pendant 491 jours, j'ai été enchaîné dans des tunnels, affamé, battu et humilié. Aujourd'hui, je suis revenu de l'enfer pour témoigner. Je m'appelle Eli Sharabi. Je suis un survivant. "
A Beyrouth, le 13 avril 1975, un bus transportant des Palestiniens est pris pour cible par des hommes armés marquant ainsi le début de la guerre du Liban... A la manière d'un Javier Cercas ou d'un Patrick Radden Keefe, le journaliste Marwan Chahine, s'est lancé dans une spectaculaire enquête, la première du genre, sur cet événement inaugural
Sous la guerre mondiale, la guerre secrète.Les années 1939-1945 n'ont pas seulement connu les grands affrontements militaires que l'on connaît, mais aussi les batailles de l'ombre qu'on ignore. Celles que ce livre novateur nous révèle dans des pages enfiévrées nous mènent de découvertes en découvertes, des plus inattendues au plus étonnantes. Comment Hitler a négligé ses espions, tandis que les gouvernements français ignoraient les leurs. Pourquoi, seule face à l'Allemagne nazie, la Grande-Bretagne a déployé deux armes originales : la désinformation et les opérations de commandos. Comment Staline s'est laissé surprendre par Hitler, et les Américains par le Japon à Pearl Harbor. Comment la France s'est transformée en champ principal de la guerre secrète en Europe. La Résistance pourvoyeuse de renseignements. Les réseaux polonais, les filières d'évasion, les femmes sur tous les fronts. Les ripostes soviétiques à l'Allemagne : partisans et services secrets. De l'Angleterre à la Norvège et aux États-Unis, la guerre scientifique, technologique et cryptologique. La grande intox du jour J. Dans toute l'Asie, Anglo-Américains et nationalistes chinois alliés contre l'empire du Soleil Levant. Autant de facettes inconnues du Second Conflit mondial évoquées avec un indéniable brio et mises en lumière par un historien reconnu du renseignement, auteur d'ouvrages qui font autorité comme l'Histoire mondiale des services secrets de l'Antiquité à nos jours, Les Femmes de l'ombre, Les Maîtres de l'espionnage ou les Espions de Cambridge.
Une histoire intégrale de la Seconde Guerre mondiale sous l'angle maritime, par l'un des meilleurs spécialistes américains : une saga aussi vaste que les océans.Du traité naval germano-britannique de 1935 à la signature de l'Acte de capitulation japonais signé sur le USS Missouri en septembre 1945, en passant par la bataille de l'Atlantique où se distinguèrent les U-Boote allemands, celle de Méditerranée, l'attaque de Pearl Harbor, les batailles de la mer du Corail, de Midway, les opérations amphibies " Torch " et " Overlord " ou encore la bataille du golfe de Leyte et l'assaut amphibie sur l'île d'Iwo Jima, Craig L. Symonds dresse une synthèse inégalée du conflit sans omettre l'étude des percées technologiques - concernant les avions, les torpilles, le décryptage, le radar et finalement l'énergie atomique - qu'il a induit. Fort de nombreuses sources inédites, il laisse en outre les acteurs historiques s'exprimer d'eux-mêmes, afin de raconter la Seconde Guerre mondiale en mer telle que les contemporains l'ont vécue : une seule histoire gigantesque et complexe impliquant des dirigeants nationaux, des stratèges, des commandants de flottes et des capitaines de navires, des mécaniciens, des servants de tourelles, des pilotes d'avions, des marins de la marine marchande et des Marines américains, et un drame humain aux dimensions planétaires qui a exercé un impact durable, démesuré sur l'histoire du monde. Un futur classique. " L'Histoire navale de la Seconde Guerre mondiale est une histoire précieuse, ramassée en un seul volume, mais d'une ampleur somptueuse, qui n'oublie pas un seul épisode. Craig Symonds réalise ici un véritable haut fait : il parvient à nous transmettre toute cette matière en nous offrant un récit passionnant et une histoire pleine d'intérêt. Ce livre est un régal ! " John Prados, auteur de La Guerre du Vietnam (Perrin, 2011) " L'auteur dresse une synthèse inégalée du conflit sans omettre l'étude des percées technologiques " - Gazette des armes " Un très bel ouvrage concernant un aspect de la guerre méconnu. " - Histoire et Patrimoine
Un livre destiné aux visiteurs comme aux lecteurs qui veulent découvrir les trésors de Pompéi et comprendre sa singularité : campanienne, romaine et ouverte sur l'Orient. Abondamment illustré, pourvu de multiples plans, organisé autour de 37 promenades et d'un dictionnaire de vies des Pompéiens. Il propose aussi une histoire de la ville ainsi qu'un glossaire.Grâce aux grands travaux engagés cette dernière décennie par l'État italien et l'Union européenne, les découvertes magnifiques et surprenantes se sont multipliées à Pompéi. Composé de plus d'une trentaine de promenades thématiques illustrées de nombreux plans, cartes, schémas et dessins, ce livre fait la synthèse des trouvailles anciennes et récentes ; il intègre de nombreux textes et documents inédits en français. Plonger dans la lecture de ce volume est pour le lecteur une immersion dans la vie quotidienne d'une Pompéi singulière, où les cultures campanienne, romaine, grecque et égyptienne se sont heureusement métissées, et qui se figea en 79, ensevelie sous la lave du Vésuve. Il déambule dans les rues de la ville, ses maisons et ses édifices publics en compagnie des ombres du passé. Il flâne avec elles dans les jardins réels ou virtuels d'une " ville verte ", découvre ses animaux, familiers ou exotiques. Il rencontre des magistrats, des affranchis et des esclaves, des médecins, des femmes indépendantes et libres. Il se détend aux thermes, applaudit les mimes au théâtre et les gladiateurs dans l'arène, croise les prostituées au lupanar et déchiffre les graffitis qui couvrent les murs de la cité et qui parlent d'amour et de désirs. Il s'initie aux secrets de la magie ou aux cérémonies d'Isis l'Égyptienne, observe dieux, héros et Pygmées sur les fresques et se laisse guider par Venus Fisica Pompeiana, la patronne de la ville. Il visite les nécropoles qui font de la cité des morts le miroir de celle des vivants. Tous ces hôtes du passé lui racontent une autre Pompéi, où l'éphémère fait signe à qui sait l'écouter.
La bataille la plus emblématique de la Première Guerre mondiale, aujourd'hui symbole de paix pour l'humanité.Dans l'écosystème des batailles de la Grande Guerre, Verdun fait figure d'exception mais non à cause des pertes, objets de tous les fantasmes, ni du nombre d'obus tirés, de la violence, de tactiques nouvelles et de mille autres superlatifs - cet affrontement n'est ni plus ou moins " violent " ni plus meurtrier que d'autres. Cependant, elle dénote bel et bien par l'intensité du feu de l'artillerie, la concentration massive d'hommes et l'accumulation des moyens matériels. De ce point de vue, Verdun rassemble déjà toutes les caractéristiques de l'hyperbataille. Pourtant, ce sont les petits groupes de combattants qui font basculer ou relancent l'un des plus longs et meurtriers affrontements de l'histoire. Emblématique de la guerre de tranchées, immobile, Verdun est pourtant en mouvement incessant sur terre et dans les airs : la guerre de mouvement dans un mouchoir de poche. Discrète dans ses dimensions spatiales, colossale dans les moyens matériels mobilisés pour détruire la nature et tuer les hommes, cette bataille à somme nulle au plan militaire est un géant mémoriel. Une vraie métaphore de la guerre pour les Français tant dans le duel franco-allemand qu'elle représente que dans la cinématique de l'offensive. Verdun mérite son histoire intégrale dépoussiérée, rajeunie et démythifiée, connectée à l'histoire politique, sociale, économique, technique, culturelle mais avec ses spécificités, qui tiennent à la structure des armées, à leur finalité opérationnelle, aux relations intramilitaires. Ce présent livre l'aborde à hauteur d'hommes, de la vision du caporal à celle du général, de la tranchée aux états-majors, sans être une transcription de récits et sans opposer une histoire par le bas, celle des soldats et officiers qui se battent, souffrent, meurent à une histoire par le haut, celle des généraux et des décideurs. L'une n'existe pas sans l'autre.
Bien que largement couverte, la guerre d'Algérie laisse la sensation, notamment pour la communauté pied-noire, d'une absence d'images pour la raconter. Mais qu'en est-il vraiment ? L'historien Benjamin Stora s'interroge sur la place de l'image sur la guerre d'Algérie et, par extension, sur le toujours difficile travail de mémoire de la France à son égard. Comment expliquer que la sensation d'absence d'images sur les " événements d'Algérie " ait longtemps dominé, harkis, immigrés ou appelés du contingent ? Est-ce que, très tôt, la France n'aurait pas voulu " regarder " cette page sanglante de son histoire ? Le paradoxe est qu'en réalité la guerre d'Algérie a été montrée de mille façons : images fixes des photographies, publiées dans des magazines tel Paris Match ; images de cinéma, issues de films qui n'ont pas tous laissé un souvenir mémorable ; images de documentaires, nombreux à partir des années 1990, provenant surtout des archives de l'Ina ou de l'armée française. Effet de génération ? Plus la longue histoire de la présence française en Algérie s'éloigne, plus elle semble enfin combler ses " lacunes mémorielles ". Et l'historien de s'interroger : le passage à l'image pour l'écriture de l'histoire est-il un moyen efficace d'approcher une vérité ? L'avalanche des images est-elle, au contraire, un frein pour la connaissance ? Une réflexion menée à la lumière du " travail de mémoire visuelle " entrepris par Benjamin Stora depuis plus de trente ans, au fil des films de fiction et documentaires auxquels il a contribué.
Une analyse sans concession de la place de la France sur l'échiquier géopolitique mondial par l'ancien ministre des Armées et désormais Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Avril 1945 : les pianos spoliés des familles juives françaises reviennent d'Allemagne avant les premiers survivants des camps d'extermination. Leurs propriétaires sont Blum, Jankélévitch... Pour ce récit, Caroline Piketty s'est appuyée sur des sources rares : dossiers de réclamation et de restitution des pianos, fonds du Commissariat général du Service des restitutions... Comment Léon Blum, Vladimir Jankélévitch, Mireille et tant d'autres ont récupéré (ou non) leur piano après la guerre. Préfacé par Jean-François Zygel Début avril 1945, les milliers de pianos volés aux familles juives reviennent d'Allemagne et des territoires occupés par les nazis, avant même que les premiers survivants soient rentrés des camps d'extermination. D'abord entassés au Palmarium du Jardin d'acclimatation, certains instruments parviennent à regagner leur foyer, alors que plusieurs membres de la famille n'auront jamais cette chance. Au fil d'une enquête au long cours, s'entrouvrent dans ces pages les appartements pillés dès septembre 1940, surtout à Paris. Caroline Piketty retrace le parcours des pianos, de leurs propriétaires et parfois de leurs délateurs. Ils s'appellent Léon Blum, Vladimir Jankélévitch, Mireille Berl, Gaston Calmann-Lévy, Aron Lustiger, Béatrice de Camondo, Vidal Modiano. Mais aussi, bien plus nombreux, les anonymes naufragés de la Shoah suspendus à l'espoir de récupérer leur instrument, précieux vestige des temps heureux et de l'harmonie familiale. Pour raconter cette histoire oubliée, Caroline Piketty s'est fondée sur les dossiers de réclamation et de restitution des pianos. Elle a puisé aux sources conservées aux Archives nationales, notamment les six mille cartons du fonds du Commissariat général aux questions juives et du Service des restitutions. Un travail de mémoire aussi minutieux que bouleversant. Un ouvrage soutenu par la Fondation pour la mémoire de la Shoah et de l'association " Musique et spoliations ".
Le premier volume de la nouvelle collection "Champs de bataille", dirigée par Jean Lopez