Pour mieux vivre
Faut-il, ou non, être accueillant ? Qu'est-ce que bien accueillir ? Pourquoi est-ce si difficile ? Au moment où se généralisent des exercices de dynamique de groupe, nous permettant de déceler les motivations profondes de notre accueil, il importait de situer l'importance de l'accueil pour notre personnalité. C'est la connaissance biologique de l'homme, qui nous précise la nécessité d'un accueil optimum. Nos cellules, notre cerveau sont des structures d'accueil. Nous avons besoin d'ouvrir notre réceptivité sensorielle au monde et à notre corps, ce qui nous apprend à bien accueillir autrui. L'équilibre individuel exige de bonnes relations : c'est la référence à autrui, qui nous révèle à nous-même dans la jeune enfance. Les relations humaines ont une dimension civique et communautaire : la société de bonne consommation, dont nous avons tant besoin, serait une société d'accueil mutuel et de réalisation optima des besoins humains. Le but essentiel de l'éducation serait de former à cette pédagogie de l'accueil et de la participation.
Mariés en 1936, et parents de six filles, ils n'ont cessé de réfléchir ensemble aux problèmes humains. La connaissance psychophysiologique de l'un, directeur de laboratoire à l'École des hautes études, et la pratique vécue de l'autre - en tant que femme et mère de famille - s'étayent mutuellement. Se préparant depuis toujours à vieillir à deux, c'est à deux qu'ils signent cet ouvrage, synthèse de leurs points de vue complémentaires. Les progrès de la médecine permettent aujourd'hui de prolonger, avec la vie, la durée de la vie conjugale. Mais l'amour ne supprime pas la nécessité de se préparer à surmonter les crises de l'existence commune : ménopause, retraite, départ des enfants, vieillissement psychologique et physiologique, évolution des situations, décalage des générations. Pour ce faire, il faut qu'un dialogue authentique permette - dès le départ - la constitution d'un véritable couple. C'est toute une pédagogie du vieillissement, qui est évoquée, pour que - à l'heure où la famille se réduit à nouveau - les conjoints connaissent une nouvelle lune de miel.
L'intellectuel auquel cet art de vivre s'adresse, ce n'est pas seulement le professeur, l'avocat ou le médecin, mais le travailleur manuel, l'employé ou l'étudiant de classe terminale : en bref, quiconque cherche à se cultiver. Comment lire, comment écrire, comment ordonner les exigences de l'esprit et celles du corps, comment régir sa vie affective, mais aussi comment - pour les femmes - concilier vie intellectuelle et conjugale, comment - pour les vieillards - occuper l'âge de la retraite, comment - pour l'autodidacte - mener une vie de création. Ce recueil pratique permet de connaître, à travers l'expérience de psychothérapeute de l'auteur, la manière dont bien des clients et des patients ont résolu leurs problèmes et ont réussi leur vie.
S'il donne l'essentiel des notions indispensables à quiconque veut accéder aux profondeurs du psychisme, cet ouvrage a pour principale ambition de mettre chacun sur la voie de l'attitude psychanalytique. C'est en tant qu'incitation à connaître, qu'il se définit comme une introduction. Il est l'instrument d'une approche, dont les réalités quotidiennes nous font sans cesse sentir la nécessité. Écrit par un psychologue, spécialiste de sexologie, L'inconscient à découvert veut nous donner les moyens de mieux nous connaître, au plan général de nos motivations les plus secrètes. C'est pour cela que l'auteur emprunte la voie de la psychanalyse dans laquelle il nous incite, en nous y aidant, à nous engager résolument.
Non, quoi qu'on puisse en penser, il ne faut pas éduquer les filles de la même manière que les garçons : c'est en affirmant leurs particularités et leurs complémentarités, qu'elles pourront le mieux rivaliser face à la vie sociale, économique, artistique, et qu'elles assureront le mieux le bonheur du foyer et leur bonheur professionnel. Le sommaire de ce livre aborde les problèmes clés : la puberté, l'éducation sexuelle, les camarades, la crise de l'adolescence, etc. ; c'est là, que l'éducation des filles doit se différencier. Dans le domaine des applications, l'hygiène, la liberté, l'argent, les études et la profession, les loisirs, voyages de groupes, sorties, culture générale, etc., s'éclairent à la fois de l'expérience de l'auteur, et des données psychopédagogiques les plus récentes.
Cet ouvrage aborde le problème de l'autorité et, spécialement, celle de l'autorité paternelle. Car c'est le père qui, dans le couple parental, symbolise l'interdit du désir, et qui se trouve ainsi être le représentant de la LOI. Loi sans laquelle il ne peut y avoir de vie collective humaine. L'auteur s'efforce de montrer qu'avant toute culture et toute action éducative, existe une crainte ancestrale du père. Peur et agressivité culpabilisée, qui soumet inconsciemment l'homme à ceux qui détiennent l'autorité. D'où des altérations, et des abus possibles de l'autorité, lorsque celle-ci fait appel à cette culpabilité profonde qui puise dans « l'univers morbide de la faute ». L'auteur est ainsi amené à proposer une désacralisation de l'autorité sous toutes ses formes, afin de l'humaniser. Il envisage une refonte profonde de la relation éducative, aussi bien dans la famille qu'à l'école, et à tous les niveaux sociaux.
La réussite scolaire, la réussite humaine, dépendent pour bonne part de l'art d'apprendre et d'organiser sa vie. Les nombreux conseils simples et pratiques donnés ici, pour bien lire, bien retenir, faire un fichier, suivre une conférence, assimiler les langues, organiser ses loisirs, s'imposer une hygiène de vie, s'exprimer avec aisance, etc. permettent aux adolescents de réussir leur « métier scolaire ». Ce livre est un préventif - ou un remède - contre la lassitude, le manque de culture profonde, l'échec scolaire.
L'avortement n'est pas - et ne sera jamais - à de rares exceptions près, un incident simple et banal. Il engage trop profondément la femme. Son vécu met en lumière, de façon flagrante, la lutte de tendances, l'ambiguïté entre le vouloir et le non-vouloir. Il fait éclater le conflit permanent que tout individu est, un jour, amené à résoudre, entre le concept de vie et le concept de mort. Une question complexe, abordée ici avec prudence et rigueur, à partir du vécu de l'avortement.
On s'est accoutumé à partir de l'enfant pour se préoccuper de la maternité. Cette fois, on part de la femme, et on se préoccupe des mères. La maternité exalte le moi, mais peut aussi le détruire. Il fait décoloniser la femme, afin que se réalise le statut de sa personne, face à son instinct maternel et à son insertion dans la société. De l'accouchement, à l'érotisme, du rôle du père, à la maternité virginale, de l'avortement, aux haines maternelles, ce livre constitue une approche libératrice de la maternité.
Une mère de famille et un médecin se sont rencontrés, pour réaliser une initiation sexuelle des filles non pubères, à partir de 8 ans. Un ouvrage double est né de ce dialogue, il est nourri des plus récentes recherches médicales et psychologiques. Il met à la portée des filles, avec clarté et doigté, une information sexuelle, dont elles ont besoin pour s'épanouir et préparer leur vie de femme, et à la portée des parents un livret explicatif leur facilitant la tâche de l'initiation. Il faut, dès l'âge le plus tendre, initier à la vie sexuelle avec la même précision et la même simplicité qu'on apprend les sciences naturelles, mais la découverte des organes et fonctions de la sexualité ne doivent pas être dissociés de leur finalité : l'épanouissement dans l'échange. Là se situe tout le problème de l'éducation. Les éducateurs, et surtout les parents, ont à leur disposition un livre qui dira à leurs filles la plénitude d'une vie où règne l'amour.
Mon enfant et ses dessins s'applique à montrer, à travers des dessins d'enfant, leurs conversations et leurs inventions diverses, l'importance de leur vie symbolique dans toutes leurs productions. Le lecteur, surpris peut-être de la richesse rencontrée à chaque instant dans les paroles de ces enfants, sera-t-il conduit à prêter, à leurs propos, une oreille plus attentive ?
L'auteur cherche à déterminer si le divorce répond en France à son véritable objectif : apaiser le conflit conjugal chaque fois qu'il en est encore temps et, à défaut, organiser du mieux possible la survie des membres d'une famille alors dissociée. Une étude systématique de l'institution débouchant sur une réponse négative, l'auteur recherche d'abord les possibilités d'utiliser les règles existant au profit des parents et des enfants. Se fondant sur l'expérience du droit d'autres pays, sur la sociologie et la psychologie, elle propose alors une modernisation et une humanisation des institutions judiciaires qui débouchent sur une refonte complète du divorce.
Le concept de créativité répond à une aspiration profonde de notre temps : libérer l'homme de tout ce qui fait de lui un robot. Il s'agit là, à la fois d'une remontée aux sources de la création et d'un projet dynamique pour démystifier le génie. C'est la conscience rendue à tout être humain d'être un créateur en puissance. « Les créateurs » peuvent servir de sujets d'études pour déceler ; les conditions de l'aptitude à créer et les caractères de l'attitude créatrice. La créativité utilise une énergie propulsive que l'on serait tenté d'appeler « agressive » au sens valorisant que donnent à ce qualificatif de récentes écoles de psychologie. Toute création exige la présence simultanée des valeurs des deux sexes. L'évolution de l'idée de création à celle de créativité doit restituer leur éminente dignité aux valeurs de la génitalité féminine, sans mépriser celles de la virilité.
Jouer avec les tout-petits ! mais « ne sait pas jouer qui veut, ni quand il veut. Il y faut parfois un apprentissage (Henri Wallon). De plus en plus souvent, parents et éducatrices sont disposés à fournir un tel effort. L'auteur leur propose, à partir des travaux de Spitz, de Winnicott, de Piaget, et de bien d'autres, non seulement une analyse des difficultés qu'ils rencontrent à vouloir jouer avec des bébés mais, avant tout, une vision dynamique de la progression du jeu des tout-petits et des conditions affectives et matérielles favorisant son évolution heureuse. Les nombreux conseils pratiques de l'ouvrage découlent d'une option résolue en faveur de l'auto construction de l'enfant, seule garantie, semble-t-il, de le voir faire face, pas à pas, aux mutations de cette fin du XXe siècle.
Être quelqu'un, être une personnalité s'emploient parfois avec l'idée d'une qualité d'exception ; ce n'est pas de cette situation extraordinaire qu'il est question ici. Tout au contraire, il s'agit de l'éducation normale de l'enfant ; bien conduit il peut parvenir à être lui-même, tenir sa vie bien en main choisir son but, créer sa réussite. Une pédagogie constructive est à la portée de tout le monde, à condition de se fonder sur la participation effective de l'enfant, indispensable à sa formation, et de bien connaître le rôle du milieu. Ce sont les erreurs éducatives le plus souvent rencontrées qui ont commandé le choix des domaines étudiés et cette conviction qu'une meilleure connaissance des conditions de développement de l'enfant permet aux éducateurs d'agir préventivement pour éviter les échecs.
Les enfants et les adolescents connaissent des fatigues diverses, les unes d'origine organique, les autres ayant des causes psychologiques, voire sociales. La fatigue est très souvent un langage inconscient relatif à des difficultés scolaires ou familiales. Les examens approfondis et les médicaments ne suffisent plus, ils doivent être doublés d'une attitude psychothérapique.
Fatigue intellectuelle, fatigue physique, asthénie, fatigue mentale, musculaire, nerveuse, surmenage... Qu'est-ce que signifient en réalité tous ces termes ? La sensation que j'appelle « fatigue » peut-elle se comparer à ce que mon voisin désigne du même nom ? N'y aurait-il pas, en fait, autant de fatigues que d'hommes sur terre ? Le but de ce livre est justement d'aider le lecteur à reconnaître sa propre fatigue, de lui démontrer que dans certaines situations elle est un phénomène bénéfique, de lui fournir aussi les armes nécessaires pour éviter le danger du surmenage. Vaincre le surmenage est toujours possible, encore faut-il savoir comment s'y prendre.
La cinquantaine n'est que ce que l'on veut bien qu'elle soit. Banalité que de dire qu'elle est un cap. Tout âge est un moment qui s'inscrit entre un passé et un futur. Le passé n'est là que pour aider à vivre le moment présent et à bâtir l'avenir. On ne construit pas uniquement sur un passé. Rien n'est fini à cinquante ans. Au contraire, beaucoup de choses peuvent commencer. Chaque matin la vie commence et demain se construit à cinquante ans comme avant. Il ne faut pas être l'homme « qui se penche sur son passé », mais celui qui chaque jour pense à bâtir. À cinquante ans il reste moins de cartes à jouer, mais tous les atouts ne sont pas tombés. La solitude qui nous guette et la mort qui s'annonce ne sont pas des cartes négatives ; il n'appartient qu'à nous d'en faire des valeurs qui feront qu'une vie ne sera pas seulement finie - terme insupportable - mais qu'elle sera un achèvement.
Nul n'est volontairement méchant, disait Socrate. Or les bourreaux et tyrans ont toujours existé, de même que les jaloux, les haineux, les homicides, etc. ; déjà les animaux d'une même espèce se battent. Ces conduites d'hostilité résultent-elles d'un instinct agressif obsédé par la mort ? Ou bien faut-il distinguer des formes divergentes de l'agressivité ? On découvre d'abord un fond commun, car il y a « de l'attaque » dans l'amour comme dans la haine. La condition de l'homme, être d'abord faible et impuissant qui le demeure toujours au moins quelque peu, peut être éclairée, expliquée, si l'on suit l'évolution de l'agressivité, ses heurs et malheurs, sa fermentation qui la fait tourner à l'aigre ou son épanouissement : le parfait amour bannit la peur, mais non l'ardeur, et la tendresse même est agressive.
Un apport essentiel à la découverte psychologique de l'homme, dans la mesure où le conflit peut conduire à une désorganisation, à la névrose, à diverses maladaptations, tout aussi bien qu'à une réorganisation et une restructuration à un niveau supérieur. Source d'enrichissement et de changement, il apparaît comme marque de la condition humaine. Si sa signification - souvent angoissante - est, en dernière limite, liée à la faculté de choix de chaque homme, le conflit constitue, en quelque sorte, la mesure et la rançon de notre liberté.
Une fraction importante de l'opinion publique et une fraction non négligeable du corps enseignant réclament depuis des années une profonde et véritable rénovation pédagogique, rendue urgente et irrémédiable par la violence de récentes revendications estudiantines, souvent pertinentes. Ne faut-il pas plutôt reporter les responsabilités fondamentales de l'immobilisme antérieur sur une société qui n'a jamais voulu réellement accorder aux éducateurs « au contact » un statut digne de leurs fonctions ? Faute de reconnaître l'importance première de la cellule de base de l'éducation, le groupe éducateur-éduqués, les pouvoirs et l'opinion ont laissé se développer au-dessus de lui un corset hiérarchique de plus en plus dense et de moins en moins efficace. Tout le système d'enseignement et d'éducation repose alors sur la permanence d'illusions pédagogiques au caractère rituel et sclérosé, qui interdisent toute dynamique positive du savoir et de la conduite des éduqués. Cet ouvrage s'emploie à dénoncer ces illusions et à proposer des solutions de remplacement.
Elle commence plus tôt qu'autrefois, elle finit plus tard : elle concerne sans cesse plus de sujets. La crise paraît donc s'aggraver et il s'avère indispensable d'en connaître les raisons ainsi que les manifestations psychologiques et sociales. Quelle est l'incidence de la scolarisation prolongée ? Le rôle des « mass medias » ? Les conditions d'une adultisation sexuelle ? La violence des troubles émotionnels ? Le « pourquoi » de la bande ? La dilution des valeurs ? L'ambiguïté à l'égard de l'âge adulte ? etc. L'auteur situe avec précision tous les problèmes que pose ce délai prolongé entre l'enfance et l'âge adulte servitude ou avantage ? et indique comment donner à l'adolescent une autorité qui sécurise sans exaspérer, une affection qui soutienne sans entraver, une éducation qui libère sans peser.