PHILOSOPHIE
Le travail du théologien Thomas d'Aquin a consisté en partie à commenter des oeuvres d'autres auteurs, et certains livres bibliques. Ces commentaires venaient compléter l'enseignement ex professo des Sommes et des Questions, qui ont donné lieu à un premier recueil : Thomas d'Aquin, Penser le politique (Dalloz, 2015, 608 p).À part la Politique d'Aristote, les oeuvres commentées par s. Thomas ne traitaient pas uniquement de questions de cet ordre, mais certaines de leurs parties y avaient trait : Sentences de Pierre le Lombard, synthèse, au XIIe siècle, des questions suscitées par l'explicitation du contenu de la foi chrétienne ; Éthique à Nicomaque et Métaphysique d'Aristote ; passages du Nouveau Testament importants pour l'évangélisation de la Cité humaine.Traitant de politique, Thomas use de références philosophiques plutôt que théologiques. Car la foi théologale ne dispense pas du travail d'analyse rationnelle dont les philosophes grecs ont été les premiers promoteurs : elle stimule ce travail comme une condition et un moyen de sa propre intelligence. La foi ne disqualifie pas plus la raison que la grâce ne supprime la nature : elles apportent un surcroît de perfection à ce qu'elles présupposent. Michel Nodé-Langlois, ancien élève de l'École Normale Supérieure, agrégé de philosophie, professeur honoraire de philosophie en Première supérieure (khâgne classique) au lycée Pierre-de-Fermat, et chargé d'enseignement honoraire à l'Institut Catholique de Toulouse.
Encore un livre sur saint Thomas, dira-t-on. Que pourrait ajouter celui-ci à tout ce qui existe déjà ?Nous voudrions d'abord dans cet ouvrage répondre simplement mais en vérité, et en lisant les textes eux-mêmes de saint Thomas et d'Aristote, à certaines objections ou lieux communs entendus ou lus plus ou moins régulièrement, qui empêchent de commencer à vouloir connaître la pensée de frère Thomas. Il s'agit de mettre en évidence la grande richesse, pour l'intelligence et le coeur humains, de sa pensée philosophique, de ses analyses, de ses manières de poser les questions et d'interroger le réel.Un préambule pour une introduction à la philosophie de Thomas, telle est essentiellement l'intention de ces quatre études et non pas une introduction à la philosophie thomasienne purement et simplement. Elles cherchent ainsi à définir l'esprit d'un apprentissage philosophique qui a aussi en lui tout ce qui convient pour aider à un apprentissage théologique et spirituel, mystique même.Jean-Baptiste Échivard, du Foyer Marie Jean, docteur en philosophie, a enseigné de nombreuses années en classe de Terminales et à l'IPC-Facultés libres de Philosophie et de Psychologie. Il a publié une dizaine d'ouvrages de philosophie, en particulier une introduction à la philosophie à partir des thèmes du programme de Terminales.
À la charnière de la Belle Époque et de notre modernité incertaine, Freud de Chantal Moubachir explore la pensée du père de la psychanalyse.
Dix-sept stories en short où Christian Laborde célèbre le corps féminin avec une langue musicale et sensuelle.
Découvrez Descartes, l'ouvrage de référence qui retrace le combat intellectuel et philosophique d'un des plus grands esprits de l'histoire.
Roman Jakobson, figure majeure de la linguistique et du structuralisme, voit sa pensée décryptée par Elmar Holenstein. Ce livre révèle comment la phénoménologie husserlienne a inspiré son approche révolutionnaire du langage et de la culture.
Et si la nature était douée de sens ? Essai sur l'intelligibilité de la nature explore cette idée audacieuse : l'ordre, la raison et la vérité existent dans les choses avant même que nous les pensions.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme". Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme. C. S. Lewis (1898-1963), philosophe et professeur de littérature à Oxford puis Cambridge, est l'auteur notamment des Chroniques de Narnia.
"J'insiste ici sur le fait qu'il faut prendre ses responsabilités face au suprémacisme blanc et, plus précisément, aux productions culturelles qui donnent l'impression d'aborder des questions de race, de genre et de classe alors qu'elles se contentent de réaffirmer des idéologies de domination. Ne voulant pas m'en tenir à ce spectacle désolant, j'aborde aussi ce qui nous permet de créer des liens en dépit des différences, en insistant sur les schémas propices aux transformations positives. Surtout, je m'efforce de m'affranchir, dans ma pensée et mon écriture, des frontières qui nous racialisent toutes et tous à l'excès. Trouver le moyen de dépasser la race n'est pas seulement l'objectif de la pensée critique, c'est le seul chemin menant à la longévité émotionnelle, le seul chemin vers l'émancipation."
Culture insurgée (Outlaw Culture) est un ouvrage majeur de bell hooks. La vingtaine d'essais inédits en français qui le composent se situe sur le versant des études culturelles, de la critique sans concession de certaines dérives de la pop culture, principalement la musique et le cinéma. Comment les oeuvres produites par des personnes non blanches sont-elles reçues, perçues, interprétées ? Comment des femmes transgressives sont-elles transformées en produits culturels ? Comment repérer les partis pris sexistes jusque dans des oeuvres labellisées féministes ? D'Ice Cube à Spike Lee en passant par Jean-Michel Basquiat ou Madonna, de La Couleur pourpre à Bodyguard en passant par Boyz N the Hood , sont abordées de multiples représentations, dont celles des femmes noires par les hommes noirs, des couples interraciaux, de la parentalité noire, mais aussi le white gaze, le backlash antiféministe, la dégradation des femmes dans le rap gangsta, le capitalisme culturel, et plus largement les rapports de domination, sans que jamais bell hooks ne cesse d'affirmer un chemin d'émancipation qui tient en trois mots : montrer, combattre, changer.
Qui ne s'est jamais senti désorienté, sans repères, spectateur impuissant face à la complexité d'un monde déchiré par les idéologies ? Qui ne s'est jamais demandé : à quoi bon lutter ? En réaction à cette perte de sens, les propositions abondent. Elles prétendent dessiner un horizon, des voies de sortie : du développement personnel aux discours réactionnaires en passant par les rêves transhumanistes ou les paradis artificiels en plein désert, ces offres de sens rencontrent un succès certain. Qu'elles soient individuelles ou collectives, qu'elles prétendent offrir les clefs pour aller bien dans un monde qui va mal ou désignent un « ennemi à abattre » selon ses origines, sa culture, sa religion, son identité, au nom de la civilisation ou du progrès... elles sont les nouveaux visages de ce que Nietzsche appelait le nihilisme. Les discours se polarisent et le monde poursuit sa marche inquiétante. Olivier Dhilly débusque ces racketteurs de sens et nous invite à tourner notre regard vers des philosophies d'Occident et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui, pour vaincre la paralysie, les faux remèdes, et nous aider à comprendre comment d'autres voies sont possibles. Car « ce qu'il faut changer ce ne sont pas les choses, mais l'imaginaire des choses » disait Édouard Glissant, et c'est là peut-être la tâche la plus difficile qui nous incombe, mais aussi la plus réjouissante.
Qui ne s'est jamais senti désorienté, sans repères, spectateur impuissant face à la complexité d'un monde déchiré par les idéologies ? Qui ne s'est jamais demandé : à quoi bon lutter ? En réaction à cette perte de sens, les propositions abondent. Elles prétendent dessiner un horizon, des voies de sortie : du développement personnel aux discours réactionnaires en passant par les rêves transhumanistes ou les paradis artificiels en plein désert, ces offres de sens rencontrent un succès certain. Qu'elles soient individuelles ou collectives, qu'elles prétendent offrir les clefs pour aller bien dans un monde qui va mal ou désignent un « ennemi à abattre » selon ses origines, sa culture, sa religion, son identité, au nom de la civilisation ou du progrès... elles sont les nouveaux visages de ce que Nietzsche appelait le nihilisme. Les discours se polarisent et le monde poursuit sa marche inquiétante. Olivier Dhilly débusque ces racketteurs de sens et nous invite à tourner notre regard vers des philosophies d'Occident et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui, pour vaincre la paralysie, les faux remèdes, et nous aider à comprendre comment d'autres voies sont possibles. Car « ce qu'il faut changer ce ne sont pas les choses, mais l'imaginaire des choses » disait Édouard Glissant, et c'est là peut-être la tâche la plus difficile qui nous incombe, mais aussi la plus réjouissante.
Lorsque Vladimir Jankélévitch prononce à la Sorbonne un cours sur « L'Immédiat », en 1959-1960, le contexte est déjà celui d'une époque où les médiations, les étapes et les obstacles, qui nourrissent le mystère, tendent à être supplantés au profit de ce qui se donne sans délai. À rebours de cette tendance, le philosophe pense la fécondité de la lenteur et des détours, pour explorer les différentes facettes de l'immédiat : l'accès immédiat à autrui ou à la vérité est-il possible ? Est-il seulement souhaitable ? Relisant Platon ou Pascal, il donne une leçon magistrale sur le temps et sur l'essence même de la philosophie, définie comme une approche du monde tantôt patiente, tantôt fulgurante. Ce volume, fidèle au style du professeur unique que fut Jankélévitch, est une extraordinaire introduction à sa philosophie. Il est préfacé par Françoise Schwab, ancienne étudiante qui assista à ce cours ; éditrice de ses oeuvres posthumes, elle a écrit sa biographie, Vladimir Jankélévitch. Le charme irrésistible du je-ne-sais-quoi (2023).
Quelles sont les règles à suivre pour vivre bien quand tout va mal ? Guillaume le Blanc cherche des réponses dans les pas de Benjamin et Arendt aux prises avec la catastrophe de l'Holocauste. L'objectif de ce livre est de proposer une éthique de la vie fragile, seule à même de s'opposer au dispositif généralisé de la précarité sociale, économique, politique et existentielle.
Elle qui avait colonisé "le reste du monde", voilà que l'Europe ne serait plus aujourd'hui qu'un "reste". Les Européens eux-mêmes peineraient à savoir d'où ils viennent et où ils vont. Mais existe-t-il une identité européenne ? Au printemps 2024, Peter Sloterdijk a donné au Collège de France sept leçons passionnantes sur ce "continent sans qualités", fournissant des repères peu connus à notre histoire et dessinant les pages de notre avenir. Car la véritable Europe n'a pas disparu, elle se trouve partout où les passions créatrices ont pris le pas sur le ressentiment.
"Être fragile comme un homme et serein comme un dieu : quel exploit !" Sénèque a connu les aléas les plus spectaculaires d'une destinée humaine. Jeune homme, il a été si malade qu'il fut éloigné de Rome pour être soigné dans les sanctuaires d'Égypte. Devenu un écrivain adulé par l'élite romaine, il fut exilé sur une île sauvage à trente ans pour y passer huit longues années de solitude. À son retour à Rome, l'empereur Néron l'éleva au faîte de la richesse et du pouvoir tout en l'associant à ses crimes. Écoeuré, Sénèque finit par tourner le dos au tyran. En s'éloignant de lui, il savait que tôt ou tard l'empereur le condamnerait à mort. Parce qu'il n'écrit qu'en se préparant à mourir, le dernier Sénèque redéfinit l'acte de philosopher autour d'un projet unique : gagner une liberté absolue, faire l'épreuve d'une joie que rien ne peut ébranler, s'installer dans un bonheur si vaste, si stable, que les limites de la vie ne le contiennent plus, de sorte que la mort, finalement, ne le concerne plus.
"Être fragile comme un homme et serein comme un dieu : quel exploit !" Sénèque a connu les aléas les plus spectaculaires d'une destinée humaine. Jeune homme, il a été si malade qu'il fut éloigné de Rome pour être soigné dans les sanctuaires d'Égypte. Devenu un écrivain adulé par l'élite romaine, il fut exilé sur une île sauvage à trente ans pour y passer huit longues années de solitude. À son retour à Rome, l'empereur Néron l'éleva au faîte de la richesse et du pouvoir tout en l'associant à ses crimes. Écoeuré, Sénèque finit par tourner le dos au tyran. En s'éloignant de lui, il savait que tôt ou tard l'empereur le condamnerait à mort. Parce qu'il n'écrit qu'en se préparant à mourir, le dernier Sénèque redéfinit l'acte de philosopher autour d'un projet unique : gagner une liberté absolue, faire l'épreuve d'une joie que rien ne peut ébranler, s'installer dans un bonheur si vaste, si stable, que les limites de la vie ne le contiennent plus, de sorte que la mort, finalement, ne le concerne plus.
Dans les films surtout, dans la musique aussi, dans toutes les sphères de la culture populaire, nous sommes bombardées d'images négatives de la noirité. Paradoxalement, l'influence de stars comme Beyoncé, Spike Lee ou Tyler Perry n'y est pas pour rien. Ces images que nous intériorisons, issues de l'esthétique du suprémacisme blanc, piègent, colonisent et agressent notre psychisme. Elles parlent de la sexualité noire, du désir de l'autre, de la marchandisation de la culture et de l'histoire noires, de la justice et du sexisme, du vécu des personnes racisées dans un patriarcat capitaliste. Nous devons les affronter, créer un espace d'opposition, désapprendre à être séduites par elles. C'est toute la puissance de bell hooks que de nous montrer le chemin : comment quitter la passivité, adopter un esprit de rébellion, aiguiser notre vigilance critique, décoloniser le regard. Cette cause mérite que l'on se batte pour elle.
Ce livre de bell hooks s'attache aux répercussions du racisme, du sexisme et de l'exploitation de classe sur la santé mentale des femmes noires. Mais contrairement à un simple ouvrage de développement personnel, celui-ci ne vise pas seulement à s'en sortir : pour bell hooks, la guérison de soi se manifestera par un mouvement social et politique.
« Je suis pur, je suis pur ! Ces mots que les défunts de l'ancienne Égypte emportaient comme un viatique pour le grand voyage, ces mots ressemblent plutôt à une protestation, ou à la revendication d'un état de droit ; aucun vivant ne peut, de bonne foi, les prononcer. »
« Je suis pur, je suis pur ! Ces mots que les défunts de l'ancienne Égypte emportaient comme un viatique pour le grand voyage, ces mots ressemblent plutôt à une protestation, ou à la revendication d'un état de droit ; aucun vivant ne peut, de bonne foi, les prononcer. »
Le point de départ de la réflexion de Spinoza, c'est son expérience propre : il sait, par l'observation, qu'il a un corps, et il a conscience de ses affects. Mais, si c'est bien là une sorte de connaissance, c'est une connaissance incomplète et douloureuse : avoir conscience, c'est, pour l'être humain, sinon toujours souffrir, du moins pâtir, être contraint, accablé. Selon Spinoza, il importe de se faire de son être propre - et des accidents dont sa vie se compose - une idée comparable à celle qu'un mathématicien a d'une figure et des propriétés qui la constituent. Voilà pourquoi il écrit son Éthique "suivant l'ordre géométrique". À la passion succédera alors l'action, à une nécessité extérieure et contraignante, une nécessité conforme à sa volonté devenue raison. Mais, pour atteindre ce but, une connaissance adéquate des rapports que l'être humain entretient avec l'univers est indispensable. L'Éthique, en un mot, prétend nous élever de la conscience à la connaissance de nous-mêmes, et cette connaissance commence par celle de Dieu.
Le point de départ de la réflexion de Spinoza, c'est son expérience propre : il sait, par l'observation, qu'il a un corps, et il a conscience de ses affects. Mais, si c'est bien là une sorte de connaissance, c'est une connaissance incomplète et douloureuse : avoir conscience, c'est, pour l'être humain, sinon toujours souffrir, du moins pâtir, être contraint, accablé. Selon Spinoza, il importe de se faire de son être propre - et des accidents dont sa vie se compose - une idée comparable à celle qu'un mathématicien a d'une figure et des propriétés qui la constituent. Voilà pourquoi il écrit son Éthique "suivant l'ordre géométrique". À la passion succédera alors l'action, à une nécessité extérieure et contraignante, une nécessité conforme à sa volonté devenue raison. Mais, pour atteindre ce but, une connaissance adéquate des rapports que l'être humain entretient avec l'univers est indispensable. L'Éthique, en un mot, prétend nous élever de la conscience à la connaissance de nous-mêmes, et cette connaissance commence par celle de Dieu.
"Banni de sa communauté juive d'origine, influencé par les courants de pensée novateurs de son temps - au premier rang desquels le cartésianisme - Spinoza (1632-1677) consacra une vie retirée à la production d'une oeuvre philosophique dont l'influence considérable n'a pas cessé de se faire sentir. La radicalité de ses conceptions fait du spinozisme une philosophie qui est encore, à bien des égards, devant nous. La sélection du présent coffret répond au seul objectif pédagogique d'introduire à cette philosophie, sans prétention à l'exhaustivité." Patrick DUPOUEY "Tous les textes ont été traduits du latin par Patrick Dupouey, dans le respect du sens original. L'écriture austère de Spinoza, qui vise à la seule vérité et non à l'agrément, n'a pas à être enjolivée. N'ont été apportés que les aménagements strictement nécessaires, toujours minimes, pour rendre audible l'écriture de Spinoza. Éric Pierrot, par sa lecture, restitue parfaitement la logique du propos et nous permet une compréhension plus aisée de cette pensée fondatrice de la philosophie moderne." Claude COLOMBINI FRÉMEAUX
"Banni de sa communauté juive d'origine, influencé par les courants de pensée novateurs de son temps - au premier rang desquels le cartésianisme - Spinoza (1632-1677) consacra une vie retirée à la production d'une oeuvre philosophique dont l'influence considérable n'a pas cessé de se faire sentir. La radicalité de ses conceptions fait du spinozisme une philosophie qui est encore, à bien des égards, devant nous. La sélection du présent coffret répond au seul objectif pédagogique d'introduire à cette philosophie, sans prétention à l'exhaustivité." Patrick DUPOUEY "Tous les textes ont été traduits du latin par Patrick Dupouey, dans le respect du sens original. L'écriture austère de Spinoza, qui vise à la seule vérité et non à l'agrément, n'a pas à être enjolivée. N'ont été apportés que les aménagements strictement nécessaires, toujours minimes, pour rendre audible l'écriture de Spinoza. Éric Pierrot, par sa lecture, restitue parfaitement la logique du propos et nous permet une compréhension plus aisée de cette pensée fondatrice de la philosophie moderne." Claude COLOMBINI FRÉMEAUX
« La majorité des hommes sont trop facilement enclins à suivre tout ce qui s'accorde avec l'opinion générale. » À dix-sept ans, Henry David Thoreau compose ses premiers essais. Entre 1834 et 1837, de son entrée à l'université de Harvard à sa rencontre avec Ralph Waldo Emerson, son futur ami et mentor, Thoreau forge sa pensée, bien décidé à faire entendre une nouvelle voix philosophique. Ce volume contient l'« autoportrait du futur » de l'auteur de Walden et de La Désobéissance civile, déjà prompt à « refuser les fausses valeurs de la civilisation : la mode, l'argent, les honneurs, les richesses, le pouvoir, la réputation, les villes, l'art, l'intellectualisme, le succès, les mondanités ; et à vouloir les vraies valeurs de la nature : la simplicité, la vérité, la justice, la sobriété, le génie, le sublime, la volonté, l'imagination, la vie », selon les mots de Michel Onfray.
Au XVIe siècle, la découverte du Nouveau Monde bouleverse les représentations des Européens. La rencontre avec de nouvelles cultures et de nouveaux rites se fait souvent dans l'hostilité, voire dans la violence. Montaigne propose, avec Des cannibales et Des coches, une autre manière de penser le monde. À travers une argumentation rigoureuse, il tend un miroir critique à ses contemporains et ouvre une réflexion sur l'altérité : que signifie « civilisé » ? Qui est véritablement le « barbare » ? Qui sommes-nous dans le regard de l'autre ? o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes ; o Objet d'étude : La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ; o Prolongements : Les arts « premiers » - Parcours de lecture (corpus de textes). Classe de première.
Le pourquoi et le comment, c'est bien cela, la philosophie : chercher l'enjeu philosophique de chaque expérience vitale, mais aussi l'enjeu vital de chaque notion philosophique ! Ce fil rouge dans tous les dédales de la vie et de la pensée humaine guide les chroniques quotidiennes de philosophie du « Pourquoi du comment », sur France Culture, dont ce livre est un recueil en forme de table d'orientation. S'orienter, dans la vie, grâce à la philosophie, mais aussi dans la philosophie, à partir de la vie. Comment pourrait-on faire autrement ? Ce volume regroupe des textes qui interrogent demain, hier et aujourd'hui, pour toutes et tous.
Le pourquoi et le comment, c'est bien cela, la philosophie : chercher l'enjeu philosophique de chaque expérience vitale, mais aussi l'enjeu vital de chaque notion philosophique ! Ce fil rouge dans tous les dédales de la vie et de la pensée humaine guide les chroniques quotidiennes de philosophie du « Pourquoi du comment », sur France Culture, dont ce livre est un recueil en forme de table d'orientation. S'orienter, dans la vie, grâce à la philosophie, mais aussi dans la philosophie, à partir de la vie. Comment pourrait-on faire autrement ? Ce volume regroupe des textes qui interrogent demain, hier et aujourd'hui, pour toutes et tous.
Il n'est pas une branche du savoir de son temps qu'Aristote n'ait étudiée : de la logique à la rhétorique en passant par la dialectique, de la physique et la chimie à la cosmologie, de la métaphysique et la théologie aux mathématiques, de la politique et l'éthique à la psychologie, sans oublier le très important corpus biologique et le recueil des différentes constitutions qu'il avait compilées avec ses élèves. On redécouvre aujourd'hui l'importance du « maître de ceux qui savent » tant pour l'Occident chrétien que pour l'Orient islamique, et l'on trouve un fondement aristotélicien à presque toutes nos sciences dites « humaines ». Cette édition comprend la totalité des oeuvres authentiques d'Aristote, ainsi que la traduction inédite en français des Fragments. Elle comporte en outre une introduction générale, des notices de présentation pour chaque groupe de traités, un index des notions et un index des philosophes, qui permettent à tous, néophytes ou familiers, de redécouvrir Aristote.
Il n'est pas une branche du savoir de son temps qu'Aristote n'ait étudiée : de la logique à la rhétorique en passant par la dialectique, de la physique et la chimie à la cosmologie, de la métaphysique et la théologie aux mathématiques, de la politique et l'éthique à la psychologie, sans oublier le très important corpus biologique et le recueil des différentes constitutions qu'il avait compilées avec ses élèves. On redécouvre aujourd'hui l'importance du « maître de ceux qui savent » tant pour l'Occident chrétien que pour l'Orient islamique, et l'on trouve un fondement aristotélicien à presque toutes nos sciences dites « humaines ». Cette édition comprend la totalité des oeuvres authentiques d'Aristote, ainsi que la traduction inédite en français des Fragments. Elle comporte en outre une introduction générale, des notices de présentation pour chaque groupe de traités, un index des notions et un index des philosophes, qui permettent à tous, néophytes ou familiers, de redécouvrir Aristote.
Zadig est un modèle de vertu et d'intégrité, gonflé d'enthousiasme, avide de découvrir le monde. Mais la fortune, tour à tour favorable ou cruelle, s'amuse à perturber le voyage initiatique du jeune homme. De Babylone en Égypte, l'errance de Zadig le confronte à l'injustice et à la méchanceté des hommes. Dans ce conte philosophique, satire féroce des moeurs et des institutions françaises du siècle des Lumières, Voltaire déroule la destinée chaotique d'un apprenti philosophe à la recherche du bonheur.