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Chambres pour une phrase en fuite est un livre d'engouffrements. Une histoire irrésolue de rupture et de défaite, de lâchetés et de gestes brisés. Ni théorie, ni récit, ni fiction, ce texte s'en remet aux mouvements et aux écarts de la prose poétique pour mettre en mots l'énigme d'un désir - un désir de fuite, un désir de perte. Car au commencement du langage, il n'y a pas d'avènement, pas de naissance, mais une séparation totale, sans début ni fin. Néanmoins, la narratrice de cet essai poétique a tenté, un jour, de rompre pour mettre un terme à une relation. Ce jour-là, elle s'est trouvée devant l'impossibilité de nommer l'amour, la mort, l'abjection que cet événement a fait surgir. Elle cherche depuis l'envers du dire, une crypte pour une phrase givrée, rocailleuse, poisseuse, chantante. Elle trouve refuge dans l'errance et l'insensé, dans les abstractions de la langue. Elle devient l'antre d'une phrase ; une phrase qui la fait et la traverse, des confins de son sexe jusqu'à l'orée de sa gorge. Traitresse du bon sens, agente déraisonnable, la phrase l'entraine dans les dédalles d'une architecture pavée de propositions, de postulats et de quelques leurres. « La Rupture est survenue au moment de l'intransitivité du verbe, à l'instant même où j'ai été incapable de dire. Je suis partie sans émettre un son, sans qu'un mot ne soit prononcé. Quand je suis revenue de cet exil, NOUS n'existait plus. TOI et MOI s'étaient disloqués, brisés ; disséminés par le vent du désamour. Depuis, j'essaie de mettre en ordre les mots afin d'offrir un récit qui se tient. En te quittant, ma syntaxe est partie en vrille. Le sens m'a déserté. Je réalise aujourd'hui que ma langue a organisé ma fuite. »
La littérature n’est pas un simple divertissement : elle transforme nos vies, même professionnelles. Dans Par-dela les livres, un collectif d’auteurs issus de milieux variés — avocats, psychiatres, musiciens, comptables.
Dans cet essai alliant rappels historiques et concepts sociologiques, Philippe Bernier Arcand se penche sur un phénomène observable depuis plusieurs années et qui semble prendre de l'ampleur : la volonté de certains mouvements de droite de se positionner comme « rebelles » face à une prétendue hégémonie de la pensée progressiste. Du « convoi de la liberté » aux discours ridiculisant le mouvement Woke ou conspuant les militants contre l'antiracisme, de plus en plus de gens se réclament de valeurs conservatrices et, du même souffle, s'identifient comme des résistants qui défieraient le pouvoir, les médias et - plus généralement - ce qu'ils perçoivent comme un véritable règne du politiquement correct. Traditionnellement associée à des valeurs progressistes, la figure du rebelle, par le truchement d'une argumentation parfois hasardeuse, aurait aujourd'hui changé de camp. Comment expliquer un tel renversement de paradigmes ? Qu'est-ce que cette propension à s'identifier à la rébellion dénote ? Quels impacts ce positionnement a-t-il sur les débats de société ? Ce sont ces questions et toute la part d'équivoque qu'elles comportent que Philippe Bernier Arcand analyse dans Faux rebelles : Les dérives du « politiquement incorrect », un essai qui invite à ouvrir les débats plutôt qu'à les fermer.
Malgré les progrès féministes, l'égalité hommes-femmes n'est pas encore atteinte, particulièrement dans la sphère domestique. De plus en plus de femmes et d'hommes sont prêt-e-s à se l'avouer : la répartition des tâches comme nous la concevons actuellement est inégale. Si nous sommes égaux, je suis la fée des dents propose des pistes de solutions concrètes et bienveillantes afin d'équilibrer la charge mentale. Voici un essai novateur qui offre des outils pratiques pour ceux et celles qui souhaitent que les choses changent. Et si l'égalité des sexes commençait dans les foyers et passait par le modèle que nous transmettons inconsciemment aux enfants ?