Hachette Fictions
Bavière, hiver 1932. La famille Kluger célèbre Noël dans l'allégresse et se réjouit du prochain mariage de Lexa avec Moritz Weissman, un jeune et talentueux chirurgien. Mais l'esprit festif se délite rapidement : la montée fulgurante du parti national-socialiste d'Adolf Hitler, nommé chancelier en janvier 1933, fissure peu à peu la société. Ce qui n'était encore qu'un grondement politique s'insinue dans les foyers, les amitiés, les consciences... Au fil des mois, le quotidien de Lexa se transforme. Ses frères adhèrent au parti nazi et rejettent Moritz, dont le patronyme juif suscite des réactions de plus en plus haineuses. Bientôt, l'hôpital le licencie et les Kluger pressent Lexa de rompre. La jeune femme assiste aux déchirements d'une nation entière, reflétés par l'ébranlement de sa famille, autrefois unie. Pour ne pas sombrer, elle doit apprendre à naviguer entre loyauté, amour et survie mentale. Sally Carson s'inspire de son expérience personnelle pour livrer un récit d'une impressionnante clairvoyance, publié quelques années avant le conflit qui a ravagé l'Europe et le monde. Roman de l'amour à l'épreuve de l'idéologie, du courage face à l'endoctrinement, ce texte puissant expose une question profondément intime : que fait-on lorsque ceux que l'on aime en viennent à défendre l'inacceptable ?
Il n'y a pas de réparation possible pour ce qu'il m'a fait. J'aimerais qu'il ait la trouille. J'aimerais qu'il crève de peur, tout le temps, au travail, chez lui. Partout. J'aimerais que cette peur ne le quitte pas, jamais, collante et poisseuse. J'aimerais que le moindre bruit le fasse sursauter, qu'il regarde derrière son épaule en permanence, qu'il soit prêt à chaque fois qu'il sort à devoir défendre sa vie, qu'il hurle de terreur dans son lit. Je voudrais qu'il se sente comme ça, à chaque seconde. En fait, c'est exactement ce que je voudrais qu'ils ressentent tous. Exorde, Protocole, Ataraxie, Rigor et Thémis sont toutes d'accord sur une chose : la peur doit changer de camp. Et pour cela, tous les moyens sont bons. Ensemble, elles ont fondé une société secrète, « Cabale ». Leur but : punir les hommes coupables de violences sexistes et sexuelles, de manière proportionnelle à la faute commise. Lorsqu'un chanteur célèbre est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel, la police se saisit de l'affaire. Alice, l'une des enquêtrices, comprend rapidement qu'il ne s'agit pas d'un acte isolé. Alors que les crimes de Cabale se multiplient, l'étau se resserre. En s'approchant de la vérité, Alice découvre que celle-ci pourrait tout ébranler, y compris ses propres convictions. Polar haletant et résolument féministe, Cabale nous invite à questionner la légitimité de la vengeance et de la violence lorsque la justice est défaillante.
Un polar nordique haletant, porté par un regard lucide sur les questions de société Dans les rues d'Umeå, tout au nord de la Suède, l'atmosphère est lourde d'inquiétude. De nombreux habitants ont été victimes de violentes agressions. Les soupçons se portent immédiatement sur trois jeunes migrants récemment arrivés dans le pays. Tandis que les tensions montent au sein de la population, le corps d'une femme est découvert, sans vie, flottant dans les eaux du fleuve qui traverse la ville. L'enquête prend une tournure inattendue lorsqu'un dimanche matin, le principal suspect se présente sur la grande place d'Umeå, vêtu d'un gilet explosif. Les inspecteurs Charlotte von Kilnt et Per Berg devront mettre de côté leurs problèmes personnels pour résoudre cette affaire aussi complexe que brûlante. Le temps presse et les citoyens réclament justice.
« Tu n'aurais pas dû prendre ce qui ne t'appartient pas. » Le corps d'Eleanor Bruton est retrouvé sur une île des Hébrides écossaises. Sous son apparence ordinaire, elle dissimulait son lien à une société secrète. Sa vie tout entière était dédiée au décryptage d'un code secret, inclus dans un mystérieux morceau d'étoffe. Depuis plus d'un siècle, deux sororités s'affrontent dans l'ombre pour s'emparer de ce tissu. Ce dernier renfermerait la clé pour retrouver le Livre des merveilles, un manuscrit médiéval égaré depuis des siècles. De leur côté, les Caths sont convaincues que la prise de pouvoir des femmes passe par le maintien de leurs rôles traditionnels et la manipulation des hommes. À l'inverse, les Larks veulent permettre à leurs soeurs d'exercer leur influence au grand jour, en brisant le plafond de verre du silence et de la soumission. Au coeur de cet affrontement impitoyable, les destins de la jeune Dr Anya Brown, chercheuse surdouée, et de l'inspectrice Clio Spicer, chargée d'enquêter sur la mort d'Eleanor Bruton, vont se croiser.
« Un sourire éclaire les traits de la femme. Elle repense au feu. Les tableaux empilés qui gondolent, cernés de flammes ambrées virevoltantes. L'odeur âcre du vernis fondu. Un mur de chaleur. La peinture qui part en fumée. Elle revoit précisément cette toile, fendue en son centre. Elle revoit le brasier qui la consume, jusqu'à ce que les verres de vin, les quartiers de melon et les tranches de jambon soient réduits en débris calcinés sur le sol de l'atelier. Elle sait que les flammes ont entièrement dévoré Le Festin. Elle sait surtout que c'est elle qui a mis le feu. » 1920, dans un village reculé de Provence. Le célèbre peintre Savinien Goubert vit reclus avec sa nièce, Suzanne. L'arrivée de Joseph, jeune journaliste britannique qui espère écrire un article sur le peintre, vient perturber l'équilibre de cette maison silencieuse. Si Joseph a été invité, il n'a pourtant pas l'impression d'être le bienvenu. Goubert est-il vraiment l'auteur de l'invitation ? Joseph souhaitait percer les secrets du mystérieux peintre, mais c'est Suzanne qui se révèle fascinante. La jeune femme cuisine et fait le ménage pour son oncle, elle prépare son atelier, nettoie ses pinceaux et crée l'environnement idéal pour qu'il puisse travailler. Elle n'est jamais allée plus loin que le village voisin. Mais dans son regard froid, Joseph entrevoit une étincelle vive et dangereuse...
« Je savais pourtant que quelque chose clochait. On remarque des détails, quand on est domestique. C'est une nécessité. » Le soir du 18 mai 1910, tous les yeux sont rivés au ciel, attendant l'approche de la comète de Halley. Au Bout du Monde, une île de Cornouailles coupée du continent par les marées, l'excentrique vicomte de Tithe Hall se livre à des préparatifs frénétiques pour l'apocalypse qu'il croit imminente. Persuadé que la comète répandra des gaz toxiques, il ordonne que son manoir soit entièrement calfeutré avant la tombée de la nuit. Ce que le maître des lieux n'a pas prévu, c'est que le danger ne vienne pas du ciel... mais de l'intérieur. Le matin, il est retrouvé mort dans son bureau hermétiquement fermé. Tous les regards se tournent vers Steven Pike : nouveau valet de pied, fraîchement sorti de maison de correction, il se retrouve au mauvais endroit, au mauvais moment. Son alliée improbable ? Miss Decima Stockingham, la redoutable matriarche de la famille, âgée de quatre-vingts ans. Vulgaire, indisciplinée mais dotée d'un esprit acéré, elle adore le chaos et les énigmes, et un meurtre est exactement le frisson qu'elle attendait. Entre passages secrets, vieilles histoires de famille et peur grandissante, ce duo improbable devra découvrir la vérité avant que la comète ne disparaisse... ou que le véritable meurtrier ne frappe à nouveau.
Et si vous vous retrouviez perdue en mer... avec votre aventure d'un soir ? Zeke n'est en ville que pour le week-end, le temps de racheter la péniche de son défunt père. Quant à Lexi, elle n'a pas une minute à consacrer aux rencontres car elle aide sa meilleure amie, Penny, à s'occuper de sa fille. Pourtant, quand leurs chemins se croisent, leur attraction réciproque est indéniable. Lexi se laisse vite convaincre d'oublier les tracas du quotidien. Passer une nuit avec un inconnu à bord d'un bateau semble être la parenthèse dont elle a besoin. Et puis, Zeke est d'accord avec elle : aucun des deux ne compte se revoir. Mais un malentendu, et quelques verres de trop, viennent bouleverser leurs plans : personne n'a vérifié que le bateau était bien amarré. Au matin, Zeke et Lexi découvrent qu'il n'y a plus, autour d'eux, que des miles et des miles d'eau. Avec pour seules ressources quelques provisions et un solide sens de l'improvisation, ils doivent trouver un moyen de rentrer. Mais survivre côte à côte, jour après jour, réserve bien de surprises : on a le temps d'apprendre à se connaître... et peut-être de tomber amoureux.
Plongez dans Mauvaises mères, un thriller psychologique haletant où une fête d'anniversaire tourne au cauchemar. Qui est la victime ? Qui est le meurtrier parmi ces femmes aux secrets inavouables ?
Vingt-quatre heures. Deux affaires. Une profileuse prête à se battre pour que justice soit faite. Dans sa chambre d'hôtel, la capitaine de gendarmerie Mina Lacan ne trouve pas le sommeil. Dans quelques heures, elle devra livrer un témoignage crucial devant la cour d'assises de Toulouse. Le procès ? Un violeur en série qui a échappé à la police pendant plus de dix ans. Tandis qu'un avocat de la défense s'acharne à décrédibiliser son travail, Mina retrace l'enquête rigoureuse menée par son équipe de profileurs, qui a démontré l'implication de l'accusé dans quarante-trois affaires. Les victimes, présentes dans la salle, comptent sur sa parole pour que justice leur soit enfin rendue. Pendant ce temps, en région parisienne, le major David Hutin, de la brigade de Limours, sollicite l'expertise de Mina pour démêler une affaire de féminicide. Après une nuit en cellule, un mari nie avoir tué sa femme. Parviendra-t-elle à faire parler sa maîtresse ? Préparez-vous à suivre une journée décisive, où chaque minute compte. Après Avant que ça commence et Serrer les dents, La Boule au ventre est une immersion dans un moment clé du processus de justice, qui est aussi une redoutable épreuve pour les victimes, et les témoins.
Je tiens d'une main tremblante les quelques notes écrites par mon mari. Ma vision se brouille. Seuls cinq petits mots émergent de ce trouble : « je te dois la vérité. » Lorsque Ellen entraîne son mari Robert dans un séjour à Malaga, répondant à l'invitation de leur amie d'université Lucy, elle imagine que cela leur permettra de resserrer les liens de leur couple. D'avoir du temps à eux. Mais elle constate le contraire. Robert est de plus en plus distant tandis que Lucy se comporte de façon très troublante. Il semble lui cacher des choses, peut-être une relation ? Mais elle sait que si elle oblige Robert à parler, elle devra elle-même dire ce qu'elle cache depuis des années... Et si ce voyage idyllique en Espagne signait la fin de leur mariage ?
« Ils contemplaient les montagnes depuis si longtemps qu'elles avaient viré au mauve. Alors Roberto commença à chanter, et Elena n'avait jamais entendu une voix aussi belle. Elle était douce, comme du velours, mais aussi grave et profonde, comme le vent. » Tout le monde l'appelle Hélène, même sa mère. Pourtant la jeune femme, qui a grandi à Andorno Micca, un petit village d'Italie du Nord, peine à se reconnaitre dans ce prénom français. C'est en tant qu'Elena qu'elle a appris à aimer, à souffrir, qu'elle s'est révoltée et qu'elle s'est battue pour ce qui comptait à ses yeux. En 1930, ses parents Erminia et Bruno, quittent Andorno Micca et rejoignent la France : dans l'Italie fasciste de Mussolini, le travail se fait rare, les droits individuels aussi. Elena et sa petite soeur Francesca sont confiées à leur grand-mère Luisa, car leurs parents ne toucheront la prime sur la natalité que si elles sont élevées en Italie. Un jour de 1931, alors qu'elle se rend au lavoir pour battre du linge, Elena rencontre un garçon de son âge, Roberto. Celui-ci a été recueilli par son oncle et sa tante, car ses parents aveugles ont été emmenés par le gouvernement. Il a un rêve : devenir chanteur d'opéra. Pour lutter contre la solitude qui les entoure tous deux, les enfants tissent peu à peu des liens indéfectibles, que la seconde guerre mondiale elle-même ne parvient pas à briser. Lorsqu'Elena se sent triste, en colère ou perdue, Roberto la console en lui chantant des airs en des langues qu'elle ne comprend pas. Quand à la fin du conflit Roberto ne lui revient pas, Elena, installée à Cannes avec sa famille et naturalisée française, chute dans un doute insupportable : qu'est-il arrivé à l'homme qu'elle aime ?
« Elle sait qu'elle n'oubliera jamais ces journées du début du mois de septembre 1978. Les cris et le vacarme brutal l'attirent sur le balcon, et son regard se fait de plus en plus audacieux tandis qu'elle observe ces inconnus qui atténuent, lui semble-t-il, son isolement. Elle éprouve un sentiment de communion avec eux, ce qui ne lui était jamais arrivé auparavant ; et cette complicité s'élargit jusqu'à englober les platanes, témoins malgré eux des mêmes événements. » Septembre 1978. A Téhéran, le mouvement de contestation contre le régime du Shah monte en puissance. Depuis son balcon, Minou, jeune Iranienne enceinte de son deuxième enfant, voit les files interminables de manifestants défiler dans sa rue. Son mari Hassan est parti en Suède, où il s'occupe les démarches nécessaires pour la faire venir à son tour avec leur fils de cinq ans, Nima. La jeune femme laisse sa porte ouverte pour que des manifestants puissent trouver refuge chez elle lorsque la police les disperse. Un jour, Vandad fait irruption dans son séjour. Ils deviennent amis, et bientôt Vandad lui présente une camarade, Akram. Retirée dans son appartement, espace liminaire entre la révolution et la douceur familiale, Minou assiste aux bouleversements qui ébranlent l'Iran en 1979, puis observe depuis la Suède les suites sanglantes de la révolution. Une vingtaine d'années plus tard, elle n'a oublié ni sa patrie, ni ceux qu'elle a perdus durant cette période troublée. Et elle n'est pas la seule à souffrir encore du déracinement et d'un deuil difficile.
Une marque au fer rouge représentant un fil barbelé : c'est là le détail glaçant qui interpelle le capitaine Hyppolyte Lebon lorsqu'il examine le corps d'une jeune prostituée ukrainienne, sauvagement assassinée à l'arme blanche, près de la gare de l'Est à Paris. Les doutes se multiplient : cette travailleuse du sexe, aurait-elle été tuée pour avoir tenté d'échapper à ses souteneurs ? Ce crime servirait-il d'exemple pour dissuader celles qui projetteraient de fuir ? Très vite, un indice oriente Lebon vers l'Est de la France, à Villerupt. Cette ville de Lorraine n'est pas anodine : elle est le point de rencontre entre trois frontières, celles de la France, de la Belgique et du Luxembourg. Mais surtout, elle est la ville où Lebon a grandi, et qu'il a quittée dix-huit ans plus tôt, après des événements tragiques... Son passé s'invite douloureusement dans son enquête lorsque Marie, son amour d'adolescence, est également retrouvée morte chez elle, à Villerupt. Comment Marie, une pharmacienne sans histoires, serait-elle impliquée dans le meurtre de la jeune prostituée de Paris ?
« Salma, elle, aimait entendre sa fille évoquer Jaffa. Sa maison lui manquait terriblement. Elle avait passé la première année à Naplouse à rêver de leur retour et ne cessait de voir la route qui serpentait vers le haut de leur colline, le salon et les chambres, miraculeusement préservés. Tout serait resté en l'état. Jusqu'au panier de linge qu'elle n'avait pas eu le temps d'étendre, abandonné par terre. Mais elle n'était pas dupe. Elle savait que leur villa avait été rasée. Que d'autres jardiniers détachaient les feuilles brunies d'autres orangers, et que les nouveaux propriétaires utilisaient le bois des vestiges de leur verger pour cuire leur pain. Pourtant, son coeur battait encore la chamade quand, avec la fougue d'une historienne, sa fillette vantait les délices des énormes pamplemousses de Jaffa, que l'on saupoudrait de sel ou de sucre selon leur degré de maturité. » Naplouse 1963. A la veille du mariage de sa fille Alia, Salma lit son avenir dans le marc de café. Elle choisit de ne pas révéler ce qu'elle y voit : une vie troublée pour Alia et ses enfants, une vie de voyages et de dispersions. Bientôt, avec le déclenchement de la Guerre des Six-Jours de 1967, la vie de la famille Yacoub bascule. Tandis que Salma part en Jordanie, Alia et son mari Atef s'installent au Koweit où naissent leurs trois enfants. Et pour les générations suivantes, ce sera Beyrouth, Boston ou Paris... Qu'est-ce qu'un foyer lorsqu'on n'a plus de maison ou de patrie ? Cette question avec laquelle se débat la famille Yacoub hantera chaque génération.
A l'adolescence, Annie, Laura, Gina et Sara étaient inséparables, jusqu'à ce qu'un incident tragique fasse exploser le quatuor. Sara disparue, les trois amies se sont éloignées, mais, lorsque la maison de Gina est détruite dans un incendie, Annie n'hésite pas à l'héberger tandis qu'elle est en voyage à l'étranger. Dans cette immense maison, Gina a la désagréable sensation d'être observée. Matt, l'homme dont elle a toujours rêvé, avec lequel elle file le parfait amour, essaye de la rassurer, mais rien n'y fait. Et Son malaise ne cesse de s'accroître quand elle rencontre Mary, l'employée de maison d'Annie. Le comportement étrange de la jeune femme éveille les soupçons de Gina. Cependant, quand Mary se retrouve à la rue et l'implore de l'héberger, elle est incapable de refuser. Gina comprend peu à peu que les apparences sont trompeuses mais peut-être est-il déjà trop tard...
Paris, 1907. Albert arpente les rues du XIe arrondissement dans un état de panique absolue. Marthe, la fillette de 12 ans qu'il accompagnait à un spectacle de music-hall à Ba-Ta-Clan s'est évaporée. Albert et Marissi, la mère de la petite, se rendent au commissariat pour signaler la disparition. Fugue, rapt, mauvaise rencontre, accident... le mystère est total pour le scrupuleux commissaire Georges Hacquart et les limiers de la Sûreté chargés de l'affaire. Alors qu'une réforme judiciaire prévoyant l'abolition de la peine de mort est en cours, l'enquête piétine et l'opinion publique gronde. Alimenté par les révélations de journalistes peu scrupuleux, le feuilleton de cette disparition va tenir la France en haleine pendant plusieurs semaines... jusqu'à son dénouement final.
Angleterre, 1903. Giles, le duc de Stainton, fuyant les contraintes de la vie à Ashmore, est reparti en Egypte pour achever ses fouilles, laissant derrière lui son épouse Kitty et son jeune fils. Kitty tente de reprendre les rênes du domaine et d'imposer son autorité à la famille, tâche presque impossible tant chacun dissimule des secrets. Rachel et Alice, les jeunes soeurs du duc poursuivent des amours clandestines et son frère Richard s'est lancé dans les affaires. A cela s'ajoute une affaire criminelle qui rompt la confiance parmi les domestiques. Kitty aura-t-elle la force suffisante pour prendre enfin sa place de duchesse, pour maintenir la Maison à flot et empêcher son mariage de se déliter ?
Branle-bas de combat à Tigliobianco ! Le paisible village sort de sa torpeur lorsque le maire décide de démolir la maison de la vieille Pénélope, récemment décédée, pour construire un supermarché. Les habitants, farouchement opposés au projet, décident de trouver un héritier à Pénélope pour sauver sa maison. Quand, contre toute attente, apparaît Maximilien, jeune chef étoilé de Taipe, fils d'une cousine de Pénélope, on pense que la maison est sauvée. Mais c'est sans compter les ruses du maire et la convoitise d'une décoratrice qui veut mettre la main sur les trésors de Pénélope pour sauver sa boutique. Maximilien pourra-t-il faire le choix de rester à Tigliobianco et de faire vivre l'héritage de Pénélope, aidé par Azzurra, une charmante parfumeuse ?
"Alors c'était ça, un père. C'était ça, aimer son fils. C'était aller jusque-là, dépenser tout le carburant sans se soucier du retour, c'était pouvoir envoyer se faire foutre les lois, la morale, le bien et le mal, c'était accepter de prendre tous les risques, de mentir, de côtoyer la merde, d'y plonger la gueule, d'entraîner dans cette tourmente tous ceux qui pouvaient être utiles, quelles que soient les conséquences pour eux. C'était compromettre son âme, aller jusqu'à la mort. Se perdre tout entier. C'était ça." Pourquoi l'inspecteur Klébert, ancien guide de montagne des Alpes Maritimes, quitte-t-il l'hôpital, où son fils de 15 ans vit ses derniers instants, pour se rendre à l'aéroport de Nice ? Pourquoi ce père aimant et dévoué abandonne-t-il son enfant au moment même où sa place est auprès de lui ? Quelle consolation du ciel attendre en cette heure tragique ? Personne ne doit savoir.
Lorsque Charlotte von Klint fuit Stockholm avec sa fille pour s'installer à Umeå et rejoindre la brigade criminelle sous le commandement de Per Berg, elle s'attend à y trouver calme et sérénité. Mais, alors que l'hiver n'en finit pas et que la neige ensevelit Umeå, les événements tragiques s'enchaînent. Un adolescent se suicide. Une femme est retrouvée morte chez elle, assassinée. Et une jeune fille disparaît sans laisser de trace. Sans que la police comprenne pourquoi, le mystérieux trafic de drogue qui sévit depuis peu à Umeå semble être le dénominateur commun de ces trois affaires. Charlotte et Per s'engagent alors dans une course contre la montre pour retrouver l'adolescente disparue avant qu'il soit trop tard.
PRIX DES ANCRES NOIRES 2026. PRIX DU ROMAN NOIR HISTORIQUE 2025. EN SÉLECTION FINALE DU PRIX MAISON DE LA PRESSE 2025. « Avec Shell Shock, Michaëla Watteaux, construit une intrigue magistrale. » Sylvie Molines, Courrier Picard Jeanne Duluc, jeune journaliste socialiste et féministe, s'est fait embaucher en ce début d'automne 1925 au Central téléphonique Gutenberg afin d'enquêter sur les difficiles conditions de travail des demoiselles du téléphone. L`une d'entre-elles, Tatiana, est alors sauvagement assassinée. Ce meurtre, qui porte pour signature un masque déposé sur le visage défiguré de la victime, n'est pas sans rappeler celle du « Tueur des Halles », qui terrorise les femmes de la capitale depuis plusieurs mois. L'enquête est confiée à Paul Varenne, inspecteur dépendant à la cocaïne et à l'opium à la suite de ses blessures de guerre. Varenne ne croit pas à l'hypothèse du Tueur des Halles, ni même à la culpabilité de Mangrin, le gardien du Central téléphonique, rescapé des tranchées, sur lequel se portent les soupçons. C'est alors que survient un deuxième meurtre. Dans le Paris des Années folles où se croisent artistes, écrivains, anciens combattants gueules cassées, dans un siècle où les femmes revendiquent l'égalité sociale, Varenne se lance dans une course éperdue pour identifier le tueur en série, alors que d'aucun autour de lui ne semblent finalement pas pressés de voir l'affaire élucidée. « Une intrigue piquante ! » Stéphanie Janicot, Notre Temps « L'autrice signe une enquête riche en rebondissements au coeur du Paris des Années folles, entre intrigues politiques et lutte féministe pour l'égalité sociale. » Amélie Descroix, France Dimanche « Une intrigue prenante. » Laëtitia Chrétien, Groupe Centre France « Un polar choc, décidément. » Thierry Boillot, L'Alsace « Meilleur polar historique du mois » Gérard Collard, Librairie La Griffe Noire « Michaëla Watteaux, documentariste et réalisatrice, compose ici un polar impossible à lâcher... Le lecteur a l'impression de voir défiler les rebondissements d'un film à succès sous ses yeux. Succès que nous prédisons pour Shell Shock ! » Anthony Frot, Librairie Fontaine Villiers, La gazette des librairies Fontaines
Martta, la fille adoptive de Jenny et de Fredrik Barker, revient en Finlande, à Turku, après quelques années passées en Suède. Elle trouve du travail à la Bibliothèque populaire tandis que Robert Barker, le directeur de l'usine de coton, l'introduit dans les milieux mondains. Mais elle est attirée par le charme brut de Juho, son ami d'enfance, ouvrier au chantier naval. La haute société pourra-t-elle faire abstraction de l'origine paysanne de Martta ? Ce deuxième volet de la saga Trois femmes de la Baltique est une histoire d'amour et d'initiation dans la Finlande des années d'oppression. Au début du XXe siècle, l'industrialisation du pays conduit à l'effondrement du système de classes et à des bouleversements sociaux. Tandis que l'autonomie faiblit, une grève générale se profile.
« Mon prénom, c'est la frontière entre la nuit et le jour, je suis la marge. Aurora. J'attends l'aube couchée dans mon lit, les yeux clos. Nous passons trop de temps en position verticale, la tête en haut, les pieds par terre, les épaules courbées, et nos jambes doivent soutenir le tout. Quand je m'allonge, ma langue et mes pensées s'allongent à l'intérieur de moi, mes mots dévient de leur route habituelle, du nord au sud, ils se font plus lents et plus imprévisibles. Certaines histoires ne se racontent qu'à l'horizontale, et je pourrais les écouter comme ça, les yeux clos. Dormir, en revanche, c'est une autre affaire, dormir me terrorise. » Depuis que son amoureux l'a quittée, Aurora ne dort plus : et si, dans son sommeil, elle oubliait de respirer ? Installée à Marseille par hasard, sans enfant ni projet, elle a des amis, mais aucun but. Le jour, elle enseigne sa langue maternelle, l'italien, à des élèves d'âges et d'horizons variés. Épuisée par les insomnies, elle sent peu à peu la frontière entre songe et réalité se troubler. Au centre du sommeil de l'hôpital où elle consulte, elle dérobe sur un coup de folie des DVD contenant les enregistrements du sommeil de trois patients : Ismaël, un garçon aux jambes agitées, André, un marin narcoleptique, et Marius, un vieux luthier qui vit ses rêves éveillé. Dès lors, Aurora n'a plus qu'un souhait : les rencontrer.
Freya Lockwood et sa tante Carole viennent de créer leur agence de chasseuses d'antiquités. Mais les débuts sont difficiles car les clients sont rares. Jusqu'à ce que le vol d'un tableau au musée maritime de Lowestoft, doublé de la découverte d'un corps à l'arrière du bâtiment, lance Carole et sa nièce dans une nouvelle chasse au trésor palpitante. Les indices les mènent à bord d'une croisière culturelle en mer Rouge. A leur plus grande surprise, Freya et Carole retrouvent une ancienne connaissance : un agent du FBI qui se fait passer pour un membre de l'équipage. Il est sur la piste dangereuse du Collectionneur, figure légendaire à la tête d'un trafic international d'antiquités depuis plus d'un siècle. Rapidement, les deux affaires s'entremêlent. Le risque n'a jamais été aussi grand pour Freya et Carole car le Collectionneur est prêt à tout pour garder son identité secrète.
Londres 1898. Quinn Le Blanc, redoutable arnaqueuse, n'a que cinq jours pour réussir l'impossible... piéger un aristocrate dans les filets du mariage et dérober la fortune de l'une des plus riches familles d'Angleterre. Sous les traits de la débutante la plus séduisante de la Saison, Quinn pénètre le cercle intime de la famille Kendal, aussi mystérieuse que charismatique. Entraînée peu à peu dans leur orbite, elle comprend qu'elle n'est pas la seule à jouer un jeu de dupes. Pourquoi, alors que les Kendal ont toujours évité de se montrer en société, le duc décide-t-il soudainement de se marier ? Que peut bien cacher sa soeur, l'insaisissable Victoria ? Et qui est cet homme au gilet de soie bleue qui observe les moindres faits et gestes de Quinn ?
La mort du chasseur d'antiquités Arthur Crockleford est-elle vraiment accidentelle comme le prétend la police ? Freya, sa disciple, et Carole, son amie de toujours, en doutent fortement. Pour elles, il a été assassiné. Pour preuve une mystérieuse lettre qu'Arthur leur a adressée, truffée d'indices, les mène à un week-end d'antiquaires au manoir Copthorn, dans le Suffolk. Alors Freya, formée autrefois par Arthur, va replonger, avec tout son flair, dans le monde de la chasse aux antiquités qu'elle avait quitté vingt ans plus tôt. Au manoir Copthorn, Carole et elle comprennent très vite que les antiquités sont des contrefaçons et que leur présence n'est pas la bienvenue. Et si le meurtrier d'Arthur se cachait parmi les participants ? Et s'il s'apprêtait une deuxième fois à frapper ?
« Le corps de l'homme, cambré, est enroulé dans l'écharpe rouge de Sophia. Un bras blanc se découpe dans la lumière, sa main rugueuse repose par terre. Sa tête est renversée, sa gorge ouverte, ses cheveux noirs glissent et scintillent à la lumière. Le corps de Cyril est dans la position d'un danseur désarticulé. Un filet de sang coule d'une plaie béante sous sa gorge. Sophia hurle jusqu'à ce qu'elle réalise qu'il ne pourra plus la prendre par le cou et serrer jusqu'à ce qu'elle étouffe. Ni ce soir, ni jamais. » Un homme égorgé est découvert à l'issue d'un spectacle féérique organisé sous chapiteau par une association de défense des femmes. Lorsque la capitaine Coralie Gignac apprend que ce dernier était un malfrat, condamné pour violences sur son ex-épouse, elle soupçonne dans un premier temps cette dernière, et ce d'autant plus que la photographe de l'association, Diane Choinière, a détruit certains clichés pris pendant la soirée. L'affaire se corse lorsqu'un deuxième meurtre survient, et lorsque l'impulsive Diane se mêle de l'enquête, mettant systématiquement les pieds dans le plat. La rivalité entre la policière froide et méthodique et la photographe maladroite et incontrôlable menace alors de mener l'enquête dans le mur. Car, visiblement, quelqu'un règle ses comptes au milieu de cette course folle.
Jenny Malmstrm, une jeune veuve intelligente et pétillante, vit avec son père pasteur près de Turku au sud-ouest de la Finlande. En cette fin du XIXe siècle, le pays est en plein essor industriel, ce qui se traduit dans la ville de Turku par la présence économique dominante d'une fabrique de coton dirigée par Frederik Barker, un industriel conservateur. Courtisée par Kosti Vanhanen, ardent défenseur des travailleurs, Jenny s'investit activement dans la défense des droits des femmes et des ouvriers. Elle se heurte frontalement à Barker, tandis que le trouble s'installe, malgré tout, entre eux deux. Lorsque le père de Jenny meurt, celle-ci se retrouve seule et va devoir prendre son existence en main et faire un choix. Historiquement très documenté, ce récit romanesque, ponctué de rebondissements, est un véritable page-turner !
« C'est un homme. Elle se l'est dit ainsi, d'un bloc. Ce mot-là, « homme », dès qu'elle l'a vu. Il occupait entièrement le cadre de la porte. Un homme. Massif. Plus homme qu'une pierre est pierre. Cette phrase comme un coup que par la suite elle recevra chaque fois, s'imposant, comme cet homme-là. » Isabel préfère le silence aux longs discours, quitte à paraître farouche ou même hostile. Quitte à prendre des décisions subites, que parfois elle ne s'explique pas elle-même. Ainsi, lorsqu'elle quitte son mari sur un coup de tête, avec sa fille et deux valises, elle ne sait pas vraiment où elle souhaite aller, ni ce qu'elle compte faire de cette soudaine liberté. A Poullic, en Bretagne, elle loue une chambre chez Violette, une vieille dame qui l'aide à retrouver peu à peu le goût de vivre. Isabel commence à travailler à la bibliothèque municipale et, en parallèle, amorce une correspondance avec un homme dont elle ne sait rien, sinon qu'il purge une longue peine à la maison d'arrêt de Poissy. De la correspondance aux rencontres, à ce parloir où ils vont se retrouver face à face, il n'y a qu'un pas. Mais celui-là est décisif. Le silence, il va falloir le briser.
« Elle repensait à ses illusions d'écolière, quand elle et ses camarades rêvaient de mariage, cette porte magique à franchir pour quitter le confinement de l'enfance et goûter à la liberté de la « vraie vie ». Avec le recul, elle prenait conscience que cette liberté n'avait duré que le temps de la saison des débutantes. Cela avait pris fin avec son mariage. » Angleterre, 1903. Giles, le nouveau duc de Stainton, gère le domaine familial d'Ashmore et délaisse Kitty, son épouse. Enceinte, celle-ci n'ose pas s'opposer à Maud, sa belle-mère, qui continue à prendre toutes les décisions concernant la vie au château. Pendant ce temps, les deux jeunes soeurs de Giles connaissent leurs premiers émois. Nina, la grande amie de Kitty, fréquente quant à elle des femmes aux idées féministes, ce qui met à mal la relation avec son mari.
Après la mort de ses parents dans l'épidémie de choléra de 1832, Nora Beady est élevée à Londres par Horace Croft, un chirurgien excentrique. La jeune fille se moque éperdument des conventions : elle n'a de patience ni pour le piano, ni pour les travaux d'aiguille ou pour les conversations de salon. Ce sont l'anatomie et les dissections qui la passionnent. Au XIXe siècle, la pratique de la médecine est interdite aux femmes, mais, dans la clinique privée du Dr Croft, Nora est une assistante des plus fiable - et des plus secrète. Jusqu'à l'arrivée du nouveau chirurgien résident, le Dr Daniel Gibson qui ne se doute pas que Nora est plus qualifiée que lui. Lorsqu'elle fait une découverte dont les conséquences médicales sont importantes, elle est confrontée à un choix impossible. Rester dans l'ombre et laisser les hommes s'attribuer le mérite de son travail, ou montrer enfin ce qu'elle est et risquer de devoir en assumer les conséquences.
1847. Nora Beady est la seule étudiante de la prestigieuse université de médecine de Bologne. Son ambition de devenir chirurgienne, à une époque où la place des femmes est auprès des enfants, dérange les hommes qui l'entourent. Ses succès sont chaque fois minimisés et elle n'a pas droit à la moindre erreur, au risque de renforcer l'idée que les femmes ne sont pas faites pour la médecine. Sa rencontre avec Magdalena Morenco, seule femme à exercer la médecine à l'hôpital de Bologne, bouleverse sa vision des choses. Ensemble, elles travaillent avec acharnement à l'amélioration des techniques de césarienne. Cette opération chirurgicale est extrêmement dangereuse et les recherches sont éreintantes, mais le plus difficile est de faire face aux réactions masculines virulentes ; les hommes sont nombreux à refuser que leurs épouses soient opérées, qui plus est par des femmes. Confrontée à des résistances de toutes parts, Nora doit faire un choix crucial lorsque la vie d'une de ses patientes dépend de cette opération. Si elle réussit, son travail pourrait changer le monde. Mais en cas d'échec, elle risque de tout perdre : des vies précieuses, sa carrière et l'avenir des femmes en médecine.