Éditions Emmanuelle Collas (Anne Carrière)
Plongez dans Espoir, le récit autobiographique poignant de Djaïli Amadou Amal, où elle révèle son parcours unique entre Cameroun et Égypte, ses combats contre les mariages forcés et son ascension comme voix féministe majeure.
Athènes, 1944 : Sofia, 16 ans, voit son rêve de liberté basculer dans la guerre civile grecque. Un roman puissant sur l’engagement, la résistance et le destin des femmes face à l’Histoire.
Nord-Cameroun, 2026. Binta, Habiba et Djamilah fuient leur société conservatrice pour rejoindre Douala, rêve d’émancipation et de liberté.
Plongez dans le destin bouleversant de Zena, jeune résistante crétoise dont la course effrénée dans les montagnes de 1941 à 1945 incarne la révolte et la quête de liberté. Un roman poignant, entre histoire et poésie, signé Bruno Doucey.
Boussoura et Seini, couple moderne à Yaoundé, voient leur vie basculer quand ce dernier devient lamido, roi tout-puissant d’une chefferie camerounaise.
De Istanbul à Berlin, en passant par Paris et Bucarest, Voyage en grand écran est une odyssée cinéphile où chaque salle obscure devient une porte vers l’inattendu.
Un père et son fils se retrouvent piégés dans une maison de campagne pendant le confinement, entourés de voisins étranges et de phénomènes inexplicables.
1978, Leningrad. Irina, soprano au destin flamboyant, croise la route de Walid, étudiant algérien en quête de Napoléon. Leur histoire d’amour, aussi intense que brève, bascule quand Walid doit fuir l’URSS.
De la Grèce à Alger, en passant par la Toscane et la Corse, La Méditerranée les pieds dans l’eau mêle récits de voyage et recettes gourmandes.
Entre secrets de famille, filiation et droits des femmes, une saga familiale captivante dans l’Italie rurale des années 1970. Un très beau roman dont le suspens nous tient en haleine.
Au nord du Cameroun, trois femmes peules refusent le silence. Ramla, arrachée à son amour pour épouser un homme déjà marié, Hindou, contrainte d’unir sa vie à un cousin violent, et Safira, épouse bafouée.
Le livre Ce livre commence au seuil de l'an 2000. Le célèbre écrivain, prix Nobel de littérature, Albert Camus, débarque à Mykonos dans les Cyclades et retrouve la Méditerranée qu'il a tant aimée. Mais l'époque n'est plus la même. Il est accompagné d'une jeune journaliste, Ariane Dariva, qui y voit l'opportunité pour l'écrivain d'achever son roman Le Premier homme. Sous un soleil implacable, dans une ambiance dionysiaque, Camus tente de réconcilier les souvenirs de sa vie passée avec un présent qui ne le concerne plus. Parmi ceux qui l'accueillent, Ariane cherche le mythe ; un scientifique hérétique tente de justifier son regard sur le monde ; un écrivain raté est en quête d'inspiration. Tous aspirent à l'accomplissement. Cet été grec n'est pas seulement un pari sur le temps perdu. C'est un voyage vers les Cyclades et la lumière, réconciliant la vie et la mort. Un roman léger, joyeux, irrévérencieux sur l'adolescence éternelle, les femmes, la littérature, la philosophie et les aspirations de chacun..L'auteur Dimitris Stefanakis est né à Kéa, une île des Cyclades en Grèce, en 1961. Après des études de droit à l'Université d'Athènes, il devient traducteur littéraire (John Updike, Magaret Atwood, E.M. Forster, Joseph Brontski ou encore Prosper Mérimée) avant de publier en 2000 son premier roman. Auteur de cinq livres acclamés dans son pays, c'est avec Jours d'Alexandrie (éd. Vivianne Hamy, 2011), qu'il s'est fait connaître en France, où il a reçu le prix Méditerranée étranger 2011. .Le mot de l'auteur : C'est à l'âge de dix-sept ans que j'ai lu L'étranger pour la première fois, et j'ose dire que ce fut une vraie apocalypse. Ce mélange de philosophie et de morale dans un style presque télégraphique a suscité en moi une émotion profonde. Puis, j'ai relu plusieurs fois ce roman, ainsi que toute son oeuvre. Dès lors, Albert Camus est devenu mon maître, mon ami, une source d'inspiration. Quand, en 1994, est paru Le Premier homme, texte inachevé qui parle de son enfance sous le soleil de la Méditerranée, cela m'a donné une idée. Et si je le faisais revenir dans le monde des vivants, ne serait-ce que dans les pages d'un livre, peut-être pourrait-il terminer ce roman ? C'est ainsi que Camus est devenu le héros de mon roman, voyagant à travers le temps et débarquant en plein dans notre époque. Dans Un été grec avec Camus, l'auteur du Premier Homme et moi partageons la même passion pour le soleil, la littérature et la Méditerranée grâce à la générosité du temps tout-puissant.
De Paris à Marseille, en passant par Lyon et Nice, Le tour de France des cuisines du monde vous embarque dans un périple gourmand où chaque ville révèle ses saveurs venues d’ailleurs.
« Appelle-moi Ange ou Angelotti, comme tu préfères. » L'autre essaie de sourire. « Moi, c'est P'tit Louis. Tout le monde m'appelle comme ça. Même mes bourreaux... » Ange et P'tit Louis sentent qu'ils se ressemblent. Un même désir de vivre. Une même volonté de ne pas abdiquer devant les pourris, les corrompus, les lâches. Cette secrète harmonie les réunit, sans un mot, et la nuit s'écoule. Sept Juifs et deux résistants raflés par la milice de Paul Touvier attendent la mort dans un placard au siège de la milice à Lyon. Parmi eux, un homme chante Tosca, l'opéra de Puccini, l'air de celui qui va mourir à l'aube. Avec ce court roman, implacable et troublant, Murielle Szac nous livre un huis clos sur le fil du rasoir entre résistance et liberté. Un texte édifiant sur l'antisémitisme de la milice française en 1944 qui résonne fortement aujourd'hui.
LE LIVRE Tbilissi, Géorgie, 9 avril, jour de commémoration nationale. C’est l’anniversaire de mariage entre Guéna et Mila, d’origine arménienne, qui, follement amoureux, se sont mariés il y a vingt ans. C’est aussi l’anniversaire de Mila, même si tous semblent l’avoir oublié tant ils sont obnubilés par leurs soucis. Guéna essaie de surmonter une nouvelle journée dans sa vie ratée. Mila, qui ne lui fait plus confiance, tente de planifier un avenir sans lui. Zéma, leur fille, qui travaille pour la police, a décidé que la vengeance était le seul but qu’elle se fixait dans la vie. Le fils, Lazaré, déteste les riches et se sent des idéaux socialistes. Il rêve de devenir un rappeur célèbre tout en étant livreur. Tous doivent survivre à cette journée, qui convoque les conflits, les drames et les espoirs ainsi que les démons et les fantômes du passé, dans Tbilissi où ils ont cru pouvoir bâtir une vie meilleure mais où ils se heurtent à l’histoire soviétique, gangrénée par la corruption, la violence et les magouilles politiques, et où ils sont déçus par l’Occident dont ils ont tant rêvé. D'une rare actualité, Le Bunker de Tbilissi d’Iva Pezuashvili est un roman explosif, au ton rageur, cynique et déjanté, sur la période post-soviétique où les liens intrinsèques avec la Russie sont, comme en Ukraine, extrêmement complexes et privent la Géorgie d'un avenir serein alors qu'elle se trouve aux portes de l'Europe. . L’AUTEUR Iva Pezuashvili, né en 1990 en Géorgie, cinéaste et auteur engagé, a gagné le prix de littérature de l'Union européenne 2022 pour Le Bunker de Tbilissi.
Comment réinventer le voyage de Philéas Fogg imaginé par Jules Verne ? Un monde inimaginable près de la côte bling-bling de Miami. Des habitudes alimentaires étranges au Malawi. Une attirance fatale à la fin d'un déjeuner au pied de la montagne Rouge à Tenerife, Léonard de Vinci et Rimbaud ont-ils goûté l'afélia et les loukoums du Troodos à Chypre ? Comment contourner l'interdiction de se rendre en Corée du Nord. Les oranges de Malte. L'art de découvrir un manoir normand en pleine cordillère des Andes. Voici quelques titres évocateurs du voyage au long cours de Pierre Bignami et William Navarrete, dont les escales sont nombreuses, non exhaustives et aventureuses. Départ de Nice, retour à Nice. Un voyage culinaire et gastronomique, qui nous conduit de la Ligurie à la Sardaigne, en Italie et en Sicile, de Malte à la Grèce et à la Turquie, sans oublier Chypre et Israël, puis l'Arabie, le Malawi ou la Réunion, l'Inde, le Vietnam et la Corée du Sud, le Mexique, Cuba, la Colombie, le Pérou ou la Bolivie, Tahiti, la Nouvelle-Orléans et la Floride, puis le Canada, ou encore les Iles Canaries, le Maroc, le Portugal et l'Espagne, enfin l'Autriche et la Pologne avant de revenir dans les Alpes Maritimes. Un itinéraire plutôt surprenant, où la littérature et l'Histoire sont toujours au rendez-vous. Sous forme de nouvelles ou de récits, Le tour du monde en 80 saveurs est une invitation à la découverte des couleurs, des odeurs, des goûts et des saveurs par deux gourmands complices, curieux et vagabonds. Explorateurs de cuisine et de gastronomie, en solo ou en duo, ces deux chroniqueurs des saveurs d'ici et d'ailleurs racontent anecdotes et souvenirs cumulés en trente ans autour du monde. Un voyage heureux et généreux, subjectif et drôle, dont les récits finissent toujours par une recette à la Perec, facile et qui donne envie.
Ouahab a grandi en France. À la demande de son père, il se rend en Algérie où il a tout à découvrir. Son demi-frère, Abderrahmane, berger aux fréquentations douteuses, ne voit pas son arrivée d’un bon œil. Rahma, sa demi-sœur à la lame affûtée, véritable ciment de la famille, est partagée entre la raison, l’amour et la liberté. Le père, ombrageux et déjanté, surveille la fratrie. Il y a aussi les bêtes, véritables personnages qui non seulement se battent, mais entraînent les hommes dans leurs combats. Cette histoire familiale, habilement construite, nous emmène dans l’Algérie des années 2000, celle de la ville autant que celle de la ruralité avec les ranchs familiaux et les road trips de de l’autre côté de la frontière. Grâce à un humour décapant et à une écriture enlevée, flamboyante et maîtrisée, l’auteur aborde avec une aisance remarquable des thèmes lourds de sens, tels que la relation avec le père et les liens du sang, l’immigration dans les deux sens, la religion, le rôle des femmes et les moyens de leur émancipation ailleurs qu’en Occident, les relations entre hommes et bêtes, les espoirs perdus et le sentiment amoureux.
Après la mort de son père, Minga apprend que sa mère, Joséphine, a disparu dans des circonstances mystérieuse en Afrique de l’Est, où elle travaillait pour une ONG. Pour tenter d’en savoir plus, elle se rend dans le camp de Bidibidi, au nord de l’Ouganda, où vivent les populations fuyant la guerre civile qui fait rage au Soudan du Sud. Elle découvre que tout tourne autour d’une femme : Rose, dont la mémoire hante chaque recoin du camp. Si elle veut savoir le fin mot de l’histoire, Minga doit trouver Rose. Avec Les Femmes de Bidibidi, Charline Effah raconte comment les survivantes des violences domestiques ou des viols de guerre tentent de se reconstruire et réinventent l'amour loin de la brutalité des hommes qui les ont mal aimées. Brisant les tabous, elle nous livre un roman bouleversant et universel sur le corps des femmes. Le roman de la réparation. Charline Effah est née au Gabon. Aujourd’hui à Paris, cheffe d’entreprise le jour, elle écrit la nuit. Pour Les Femmes de Bidibidi, Charline s’est rendue sur place au nord de l’Ouganda.
Aram, alias Warum, est un trentenaire bisexuel dans le Milan des années 1980. Depuis trois ans, il est fou amoureux de Stefano, qu'il appelle Fifi. Cette relation reste pourtant platonique. Fifì et Aram finiront-ils par s'aimer sans entraves ? Autour d'eux, des personnages sortis d'un livret d'opéra nous emmènent dans les bars et les boîtes, où le désir homoérotique vient allumer mille flammes chez les hétérosexuels et les prétendus tels.Au fil du roman, on découvre que l'amour que porte Aram à Stefano fait écho à une autre histoire, plus ancienne, celle de l'amour d'Aram pour Chofi, militaire marié et père de deux enfants qu'il a connu à l'armée. Avec Les aventures érotiques de Warum et Saint Aram, Ezio Sinigaglia nous offre un roman somptueux, qui rejoue à sa manière la recherche du temps perdu grâce au burlesque, à la satire et à l'amour triomphant, dans une langue où nous jouissons à chaque mot, à chaque phrase. Et Aram nous emporte et tord le monde. Sinigaglia prend les auteurs qu'il aime : Woolf, Proust ou encore Joyce, et c'est comme s'il les digérait et recrachait sur la page dans une écriture espiègle, vive, explosive et surtout drôle. Comme s'il voulait clore la littérature européenne du xxe siècle par un rire désabusé. Ce qui est surprenant, sans doute à cause de la façon dont l'auteur a repris son texte en vue de la publication récente, c'est la manière dont ce qu'il nous raconte résonne avec les questions contemporaines de la sexualité et de sa socialité : le polyamour, la demisexualité, et le positionnement entre hétéros, homos et bisexuels. Le tout est porté par la puissance de l'écriture et de la narration.
« La défaite n’est pas une option. » Un boxeur, champion du monde poids lourds, né dans les immensités de l’ex URSS, se bat pour son pays, l’Ukraine. Une petite Népalaise des contreforts de l’Himalaya, devenue enfant soldat, accède au sommet des courses d’endurance et remporte le Marathon du Mont-Blanc. Une femme se terre, comme tant d’autres habitants, dans un abri antiaérien aux abords de Marioupol, pour échapper aux frappes russes… Trois personnages en quête de liberté, trois indomptables dont les chemins se croisent, inéluctablement, dans une furieuse envie de vivre. Comment échapper à la vie que les autres, l’Histoire, les guerres ou l’idéologie, ont tracé pour nous ? Sous la plume de Bruno Doucey, romancier, poète et éditeur de poètes, l’esprit de résistance ne cède pas un pouce de terrain à la raison du plus fort. Avec Indomptables, l’écrivain nous offre un sublime roman sur l’effort, le dépassement de soi et la puissance de nos imaginaires.
Faydé, 15 ans, quitte son village des montagnes du Cameroun pour affronter la ville de Maroua, où l’attendent servitude, violences et l’ombre de Boko Haram. Entre espoir et désespoir, ce roman vibrant donne voix aux femmes invisibles du Sahel.
Dans un bordel de Casablanca, Rose, une prostituée déterminée à se débarrasser de son mac, apprend le métier à la jeune Louisa lors d’une soirée orgiaque avec « un prince du Golfe ». Louisa est l’agneau que Rose entend sacrifier sur l’autel de la prostitution pour pouvoir elle-même s’en échapper. Pendant ce temps, sous le dôme de verre du bar de l’aéroport, un quatuor sulfureux, constitué de deux lesbiennes, d’un homosexuel et d’un mac, convolent en étranges noces. L’écriture crue et poétique de Mohamed Leftah transforme ces femmes, souvent décrites comme « laides et terriblement vulgaires » en déesses des bas-fonds qui tentent d’oublier leur destinée tragique en écoutant la voix de la diva libanaise Faïrouz. Mohamed Leftah a signé avec Demoiselles de Numidie une sorte d'enchantement pourrissant. Il est d'une originalité fulgurante, corrosive, mêlant la tendresse la plus épanouie à la description la plus choquante. Un roman qui mérite d'être qualifié de chef-d’œuvre.
Un festival religieux hindou à Darjeeling, une réfugiée népalo-bhoutanaise projetant ses espoirs vers l'Ouest, un marchand de Kalimpong faisant face à un terrible dilemme, une fille de Gurkha essayant de comprendre son père... À travers différentes ethnies ou religions ou encore d'autres révélateurs sociaux, les personnages de ces nouvelles partagent l'aspiration universelle de la survie mais surtout d'une vie meilleure, dans l'amour, la dignité et l'échange. Chaque nouvelle nous met aux prises avec les difficultés quotidiennes des personnages de Parajuly : la relation conflictuelle entre une riche veuve et sa belle-soeur, la soumission des Népalaises dans une société encore patriarcale ou encore le lien d'une fille avec son père. Et l'on retrouve, à travers les générations, le contraste qui persiste entre modernité et tradition et que l'on avait découvert en France dans Fuir et revenir (Éditions Emmanuelle Collas, 2020). Aucune terre n'est la sienne, servi par l'humour et l'esprit caustique de Prajwal Parajuly, nous livre de savoureux moments dans le quotidien des Népalais de la diaspora, ceux dont la culture et la langue sont népalaises mais qui sont dispersés en Inde, au Bhoutan et ailleurs. Une communauté peu connue en France.
Avoir vingt ans. Rêver sa vie ou vivre ses rêves ?D'un côté ou de l'autre du périphérique parisien, d'origines et de milieux différents, tous sont traversés par les mêmes questions existentielles. Lisa commence à peine sa carrière. Salem, brillant financier, remet en cause sa fulgurante ascension. Matthieu, écrivain du dimanche, se complaît dans son personnage de dilettante. Ronnie se rêve rappeur. Céline, en rébellion contre son milieu, vit une liaison passionnelle. Leurs destins sont liés.Walid Hajar Rachedi dresse avec humour et brio le tableau d'une génération perdue, née dans les années 1980 et ballottée dans un monde où toute recherche de sens semble aboutir au non-sens.Finaliste du Prix Goncourt du premier roman avec Qu'est-ce que j'irais faire au paradis ? (Éditions Emmanuelle Collas, 2022), Walid Hajar Rachedi est un écrivain français né en 1981, de parents algériens. Nos destins sont liés est son deuxième roman.
LE LIVRE: Cuba Spleen ou comment grandir en dictature. William Navarrete, comme tous les Cubains, aurait pu vivre dans l’un des lieux les plus beaux de la planète. Pourtant, son enfance et son adolescence ont été marquées par le pouvoir omniprésent d’un seul homme, Fidel Castro. À partir de cette expérience intime, William Navarrete tire une analyse de la dictature cubaine. Alliant la verve du conteur à la virulence du critique, il nous livre avec Cuba Spleen un récit fort, attachant et plein d’une ironie tragique, qui nous incite à nous interroger sur la menace que représente aujourd’hui la montée des régimes totalitaires. Né à Cuba, écrivain et journaliste, William Navarrete vit en France. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Vidalina (2019) et Le Tour du monde en 80 saveurs (2020), coécrit avec Pierre Bignami, aux éditions Emmanuelle Collas. « Dans notre “Ferme des animaux” orwellienne, nos dirigeants avaient fini par calquer le mode de vie qu’ils prétendaient combattre. Faites ce que je dis, mais ne faites surtout pas ce je fais ! » – William Navarrete
"1940, au nord de la Crète, dans la ville côtière de Chania. La communauté juive de l'île retrouve sur le rivage le rabbin Elias pour célébrer Tashlikh à Rosh Hashana, le nouvel an hébraïque. Rebecca marche au milieu des femmes. Difficile d'échapper aux conversations et aux commérages sur le prochain mariage de Stella avec le Crétois non juif, Yorgos, mais aussi sur la guerre qui a commencé en Europe.Plus à l'est, au pied des Montagnes Blanches, à la taverne de Kournas, le village de la jeune Ariadni, les conversations vont aussi bon train. Metaxas, le dictateur au pouvoir à Athènes, saura-t-il résister à Mussolini et à son allié, Hitler, et qu'adviendra-t-il alors ?Bientôt, sur le vieux port de Chania, le bateau de Nikos et Ioannis, le Tanaïs, est réquisitionné par l'armée grecque. Au sud de l'île débarque Petros, un photographe venu de Varsovie, qui passe son temps à tirer le portrait des habitants de l'île... Rebecca pense à Kostas et Rachel court retrouver Nikos. Malgré la menace, la vie continue... jusqu'au matin du 20 mai 1941, lorsque le IIIe Reich lance sur la Crète une invasion aéroportée, nom de code « opération Merkur », dernière bataille de la campagne des Balkans.Quand résonnent les premières explosions, Stella vient de donner naissance à son premier enfant. Faut-il fuir ou rester ? Où trouver la liberté : dans un mariage de fortune au-delà des océans ou avec un chrétien ? à moins que ce soit dans la résistance à l'ennemi, à tout prix ? Rebecca et son inséparable amie, Rena, rêvent de liberté en Amérique. C'est l'heure pour chaque habitant de l'île de savoir si il est libre de choisir son destin.Avec Eleftheria, Liberté !, Murielle Szac, nous livre un magnifique roman choral et solaire, où derrière chaque histoire personnelle se tisse une histoire partagée, celle de femmes et d'hommes qui vivent en Crète pendant la seconde guerre mondiale. Un épisode méconnu de l'Histoire."
Mila et June, deux jeunes soeurs militant pour le climat, ont décidé d'infiltrer un pôle d'innovation, Eldorado industriel et financier de la surconsommation et paradis fiscal. Leur but : récolter les preuves de l'impunité avec laquelle Maven Corporation a décidé de détruire la nature et l'humain. Au cours de leur enquête, Mila croise la route de Temel, un photographe mondialement connu, chargé de créer pour Maven Corporation une banque photographique publicitaire. Spectateur privilégié de l'activité de l'entreprise, il en est le témoin passif. Quant à June, elle découvre l'amour avec Sihem, une militante infiltrée elle aussi. Ces rencontres vont ébranler les deux jeunes soeurs. Et plus le temps passe, moins Mila ne sait jusqu'à quel point elle est capable de suivre June qui, avec Sihem, a décidé de tout détruire. Temel, lui, est renvoyé à sa vie antérieure et à l'amour de l'art qui le caractérisait avant qu'il se réfugie dans ce paradis artificiel. Ce combat contre Maven Corporation fait vaciller chacun des personnages et les oblige à comprendre où se trouvent les frontières de l'éthique et de la moralité. Car les militants ont beau vouloir se dresser contre la Corporation, s'ils se perdent eux mêmes en chemin, tout cela n'aura servi à rien. « Sikanda de Cayron nous livre un point de vue nécessaire : celui d'une jeune femme de son temps. » Figaro Madame
"2020. Nedjla, 20 ans, étudiante, vit à Istanbul avec sa mère. Ses amis la prennent pour une « féministe enragée » mais, plus pragmatique, elle est résolument indépendante et largue son copain attitré. Cependant, elle s'est construite uniquement par rapport à la figure paternelle, et son père vient de mourir. Qui était-il en réalité ? Elle décide de se plonger dans son dernier livre pour y trouver des réponses. Comment être persan ? Comment être français ? Que se passe-t-il lorsqu'un chercheur en anthropologie d'Istanbul débarque en France dans les années 1960 ? Pour mener ses recherches, Oktay a choisi de s'établir dans une petite ville de l'est de la France, où il souhaite s'imprégner du paysage et étudier les usages français afin d'en tirer un livre.Marxiste convaincu mais amateur de Sade et de quelques romanciers français classiques, il élabore des outils inspirés de ses maîtres. Mais, pris dans le flux de la vie locale, il réalise très vite qu'il faut prendre en compte la fin de l'empire français. Il s'interroge alors sur les nouvelles de l'indépendance algérienne et les bouleversements sociaux. Et, après une longue enquête, il choisit de se concentrer sur ce qui l'intrigue le plus chez les Français : la façon dont un peuple avance et développé, selon les critères anthropologiques, vit la période des vacances. Fuite en avant, nature et contemplation, rencontre et désoeuvrement, que faire des enfants ? Et il tombe amoureux.Timour Muhidine nous livre, avec La Fille de l'ethnographe, un roman social, décalé sur les Français sous le regard de l'étranger. Deux générations, deux manières de penser et de regarder l'autre, qu'il soit turc ou français. Le quotidien, le politique, la sexualité, le corps ou l'amour : tout est passé au crible de l'humour noir. Jubilatoire !"
Quand Malek part à Lille pour rendre visite à Ali, son cousin récemment arrivé d'Algérie, il fait la rencontre d'Atiq, un jeune Afghan en exil. Ce dernier est à la recherche de son frère jumeau Wassim, qu'il veut empêcher de faire justice lui-même contre les Américains, contre le Destin. Cette rencontre précipite pour Malek l'envie d'aller voir le monde de ses propres yeux, de ne plus se fier aux discours rapportés. En route vers le monde arabe, à Tarifa, il rencontre Kathleen, jeune Londonienne dont il tombe amoureux et dont le père, humanitaire, a disparu à son retour d'Afghanistan. Paris, Kaboul, Grenade, Londres, Alger, Le Caire. C'est la même histoire que Malek se raconte et s'entend raconter, celle d'un ailleurs fantasmé qui n'existe plus ou n'a peut-être jamais existé, d'une nostalgie. Un Paradis. Avec Qu'est-ce que j'irais faire au Paradis ?, Walid Hajar Rachedi nous embarque, dans un roman émouvant, haletant et plein d'humour, dans une quête existentielle, identitaire et mystique, prenante et voyageuse, qui donne du souffle à ce roman jusqu'à l'ultime dénouement à Londres, où les récits et les destins vont tragiquement converger à la veille de l'élection présidentielle américaine de 2004.
Comment Sembouyané et son ami d'enfance Idy, tous deux originaires d'un petit village d'Afrique de l'Ouest, un écrivain mondialement connu et une jeune orpheline se retrouvent-ils sans identité sur les routes de la migration et de la clandestinité ? Au fil d'une terrible et intense odyssée entre la côte occidentale de l'Afrique et la Méditerranée, Khalil Diallo nous conte l'histoire de Sembouyane et de ses compagnons d'infortune et nous embarque dans le flux de ces milliers de migrants prêts a traverser le désert et la mer dans l'espoir d'un avenir meilleur. Rien ne leur sera épargné mais, malgré les désillusions et les souffrances, il est toujours possible de rêver, de prendre une décision et de se battre pour son droit inaliénable et universel a la dignité. Dans une langue lyrique et poétique, ou le réalisme magique n'est jamais loin, L'Odyssée des oubliés dresse un tableau sans concession de l'Afrique d'aujourd'hui et nous livre cependant un roman d'exil et d'espoir.
Recherche pour meurtre, Sean, adolescent de 17 ans, est en fuite. Il est amoureux de May, sa soeur jumelle, rescapée comme lui d'un terrible accident d'avion au Viêtnam a l'âge de 2 ans. Le village ou les enfants adoptés ont grandi est sous le choc. La presse parle de folie criminelle. Pour défendre Sean, l'avocat commis d'office déterre une affaire jamais élucidée qui change a jamais la vie de son jeune client. May se lance alors dans une quête vertigineuse des origines en compagnie de Julien, ancien militant pacifiste. Sur les routes du Viêtnam, leur périple les mènera de révélations en révélations au coeur de l'amour d'une mère. Un roman d'investigation inspire de l'histoire vraie du Babylift, opération d'évacuation d'orphelins a la fin de la guerre du Viêtnam en avril 1975.
Les 700 aveugles de Bafia retrace les trajectoires de deux femmes qui n'auraient jamais du se rencontrer : Damienne Bourdin, jeune Marseillaise, médecin des troupes coloniales fraîchement arrivée en Afrique pour travailler auprès du Dr Jamot, et Débora Edoa, infirmière auxiliaire indigène, princesse Ewondo. Nous sommes en 1929 au Cameroun. Le Dr Eugène Jamot, grand nom de la médecine tropicale, dirige la Mission permanente de prophylaxie de la maladie du sommeil. À la tête d'une armée de médecins français et d'infirmiers indigènes, il tente de lutter contre la terrible maladie. Malheureusement une bavure médicale survient dans une subdivision sanitaire, qui produit plusieurs centaines d'aveugles, induisant au passage une revolte indigene. Damienne Bourdin, l'héroïne principale, se voit confier par Jamot la responsabilité d'exfiltrer l'infirmière Débora Edoa, dont la présence sur les lieux de la révolte est sur le point de compliquer la donne en provoquant une guerre tribale. Ce magnifique roman nous ramène dans l'Afrique-Équatoriale de l'entre-deux guerres sous administration française, au fond d'une forêt sauvage dans laquelle sévit la trypanosomiase. Avec un immense talent, l'écrivain camerounais Mutt-Lon, prix Ahmadou Kourouma 2014, nous invite à redécouvrir à la fois l'oeuvre colossale du Dr Jamot dans sa lutte contre la maladie du sommeil et à nous plonger au coeur de l'affaire des 700 aveugles de Bafia au Cameroun, que la grande Histoire semble soucieuse d'occulter.