Dimitris Stefanakis
Dimitris Stefanakis
Le livre Ce livre commence au seuil de l'an 2000. Le célèbre écrivain, prix Nobel de littérature, Albert Camus, débarque à Mykonos dans les Cyclades et retrouve la Méditerranée qu'il a tant aimée. Mais l'époque n'est plus la même. Il est accompagné d'une jeune journaliste, Ariane Dariva, qui y voit l'opportunité pour l'écrivain d'achever son roman Le Premier homme. Sous un soleil implacable, dans une ambiance dionysiaque, Camus tente de réconcilier les souvenirs de sa vie passée avec un présent qui ne le concerne plus. Parmi ceux qui l'accueillent, Ariane cherche le mythe ; un scientifique hérétique tente de justifier son regard sur le monde ; un écrivain raté est en quête d'inspiration. Tous aspirent à l'accomplissement. Cet été grec n'est pas seulement un pari sur le temps perdu. C'est un voyage vers les Cyclades et la lumière, réconciliant la vie et la mort. Un roman léger, joyeux, irrévérencieux sur l'adolescence éternelle, les femmes, la littérature, la philosophie et les aspirations de chacun..L'auteur Dimitris Stefanakis est né à Kéa, une île des Cyclades en Grèce, en 1961. Après des études de droit à l'Université d'Athènes, il devient traducteur littéraire (John Updike, Magaret Atwood, E.M. Forster, Joseph Brontski ou encore Prosper Mérimée) avant de publier en 2000 son premier roman. Auteur de cinq livres acclamés dans son pays, c'est avec Jours d'Alexandrie (éd. Vivianne Hamy, 2011), qu'il s'est fait connaître en France, où il a reçu le prix Méditerranée étranger 2011. .Le mot de l'auteur : C'est à l'âge de dix-sept ans que j'ai lu L'étranger pour la première fois, et j'ose dire que ce fut une vraie apocalypse. Ce mélange de philosophie et de morale dans un style presque télégraphique a suscité en moi une émotion profonde. Puis, j'ai relu plusieurs fois ce roman, ainsi que toute son oeuvre. Dès lors, Albert Camus est devenu mon maître, mon ami, une source d'inspiration. Quand, en 1994, est paru Le Premier homme, texte inachevé qui parle de son enfance sous le soleil de la Méditerranée, cela m'a donné une idée. Et si je le faisais revenir dans le monde des vivants, ne serait-ce que dans les pages d'un livre, peut-être pourrait-il terminer ce roman ? C'est ainsi que Camus est devenu le héros de mon roman, voyagant à travers le temps et débarquant en plein dans notre époque. Dans Un été grec avec Camus, l'auteur du Premier Homme et moi partageons la même passion pour le soleil, la littérature et la Méditerranée grâce à la générosité du temps tout-puissant.
Votre rêve se réalise : rencontrer en chair et en os les personnages mythiques de la littérature ! " L'homme de petite taille et bien en chair au large front et aux yeux marron pétillants me fait penser à quelqu'un. Éole prend sa commande en l'appelant monsieur Balzac. Le célèbre Balzac, que je lui demande avec tact ? Évidemment, me répond le patron du café. Je suis impressionné ! Mais aussi choqué. On a affublé Balzac d'un tee-shirt Coca-Cola ! " Chez Éole, le patron du café éponyme, ils sont tous là, auteurs célèbres et personnages mythiques de la littérature, le colonel Chabert, Gatsby, les soeurs Brontë, Raskolnikov, Lolita, Emma Bovary, Julien Sorel et même Beckett... Au café d'Éole, les héros des romans vont et viennent sans crier gare, comme s'ils surgissaient des pages de leur livre pour ensuite y retourner.
Comme Mario Levi, Dimitris Stefanakis peut écrire qu'il a essayé de saisir l'âme d'un monde englouti depuis très longtemps ... Comme lui, il y a merveilleusement réussi, et son roman, généreux, est aussi une formidable invitation au voyage. La Vie Symphonie historique, érotique, Jours d'Alexandrie nous immerge dans la première moitié du XXe siècle. Où qu'ils soient, ses multiples personnages gardent un lien viscéral avec Alexandrie, Babel des temps modernes. Trois figures emblématiques en sont les chefs d'orchestre : Antonis Hàramis, le Grec issu des milieux pauvres d'Athènes, devenu l'industriel du tabac le plus riche d'Égypte, Élias Khoùri, le Libanais manipulateur et polyglotte, et Yvette Santon, sa complice, une femme libre d'origine française... Chronique de trois générations, chacune épouse une période de l'histoire mondiale, jusqu'à l'accession au pouvoir de Nasser avec les nationalisations qui s'ensuivent... Dimitris Stefanàkis est né en Grèce en 1961. Ses traductions –; Bellow, Updike ou Mérimée –;, comme ses romans ont enthousiasmé les lecteurs. De Jours d'Alexandrie, il écrit : Au cours des premières décennies du XXe siècle, alors qu'ils s'adonnaient aux plaisirs terrestres et spirituels, les Alexandrins ont réussi à ériger une cité occidentale au cœur de l'Orient, à mener une vie hors des normes', ensemencée par tous les courants de l'avant-garde européenne. J'ai tenté de mettre en exergue ce miracle d'un quotidien inscrit dans un univers multiracial harmonieux au cours d'une période qui commence à l'aube de la Première Guerre et se termine au début des années soixante. Alexandrie est ainsi le kaléidoscope où l'on observe la montée et la chute du fascisme et du nazisme, le déclin des empires navals, l'émergence du chauvinisme et certainement la genèse des problèmes qui secouent encore le Proche-Orient. On voyage de Constantinople à Marseille, en passant par Smyrne, Athènes, Paris, Berlin, Munich, car il était indispensable d'explorer l'histoire du XXe siècle, Alexandrie figurant le tableau vivant du siècle dernier. Ce fut la patrie perdue d'esprits internationalistes de toutes origines, le parfum extatique de la Méditerranée. J'ai souhaité transmettre une atmosphère pour que le lecteur perçoive quelques vignettes et, peut-être, l'âme d'un monde englouti depuis très longtemps. Ce livre a reçu le Prix Méditerranée étranger 2011.
Un tycoon tout-puissant, croisement d'Onassis, de Krupp et de Citizen Kane, et un roman absolument fascinant. Le Point Qui fut Basil Zaharoff ? Un marchand d'armes d'origine grecque, un financier redoutable, un espion ? Tout cela et bien plus, probablement. Une figure de l'ombre, machiavélique, manipulateur, qui sut infléchir le cours de l'Histoire, simplement pour assouvir son goût du pouvoir allié à l'argent. Paris, veille de la Seconde Guerre mondiale. Au Café de la Paix, un jeune journaliste, Philippe Thébaut, rencontre quotidiennement Miguel Tharabon, un vieil anarchiste espagnol ami de Basil – décédé trois ans auparavant –, et objet de tous leurs entretiens. Obsédé par les histoires extravagantes qui auréolent l'aventurier génial, il entend faire la lumière sur le personnage. Au fil des rendez-vous, il prend la mesure de l'influence du Grec sur les événements politiques et diplomatiques qui jalonnèrent les années 1880 à 1930, et fait émerger une autre facette, inattendue et capitale : sa passion, exclusive, inconditionnelle et clandestine pour María del Pilar, duchesse de Marchena, mariée contre son gré à un Bourbon d'Espagne fou. Fresque historique aux allures de roman d'espionnage, Film noir multiplie les éclairages sur les zones d'ombre de celui que la presse de l'époque avait surnommé L'Agent de la mort . Et dessine le portrait paradoxal d'un intrigant des plus charismatiques, engendré, littéralement, par les soubresauts d'une Europe et d'un monde dirigés par les grandes puissances trop sûres d'elles pour voir se profiler le déclin des empires coloniaux qu'annonce le XXe siècle... En suivant les stratégies mégalomanes de Basil, le lecteur, fasciné, touche du doigt le processus inéluctable de l'Histoire.