Delachaux et Niestlé (réédition numérique FeniXX)
L'oeuvre de Michel Fain est une oeuvre riche, complexe et audacieuse, à la pointe évolutive de la psychanalyse française de ces trente dernières années. En plus d'être un des piliers de l'École française de psychosomatique, elle a beaucoup contribué à la théorie du rêve, de l'hystérie, de la latence, et des stades précoces de l'OEdipe dans les configurations cliniques les plus diverses. Sa description rigoureuse de brefs moments cliniques - le bercement de l'enfant, la censure de l'amante, les néobesoins ou les rouleurs de mécaniques - allie toujours la finesse de l'observation, la rigueur méthodologique, et l'originalité du développement théorique. Le présent ouvrage reprend les travaux d'un colloque de 1998 sur cette oeuvre exceptionnelle, dans trois domaines privilégiés : l'équilibre du système sommeil-rêve et de la vie fantasmatique ; l'apport de ses formulations sur la psychosomatique de l'enfant ; l'identification hystérique et les deux temps de la vie psychique, du traumatisme à l'interprétation. En seconde partie, l'ouvrage comporte une bibliographie de l'oeuvre de Michel Fain, ainsi que cinq articles inédits.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Comment les gens expliquent-ils ce qu'ils font ou ce que font les autres? Comment, à partir des informations dont ils disposent, infèrent-ils d'autres informations sur ce qu'ils ne savent pas? TEXTES DE BASE s'adresse principalement à tous ceux qui désirent approfondir un domaine ou une thématique dans le champ de la psychologie et des sciences de l'éducation. L'objectif de la collection est de rendre accessibles à un large public des textes importants, pour la plupart disséminés dans des revues spécialisées et le plus souvent écrits en langue étrangère. Introduits et commentés par le directeur de l'ouvrage, les textes présentés constitueront un appui précieux pour les activités d'enseignement en psychologie et en pédagogie. Les textes de base s'efforceront, en outre, de regrouper les principales contributions à l'étude d'un problème donné ; ils se caractériseront par un souci d'ouverture et de confrontation des différentes perspectives.
Une théorie vivante, c'est une théorie qui, partie de l'expérience clinique, se développe au fil de l'élaboration de son auteur d'une façon quasi autonome, foisonne en concepts nouveaux remarquables, et permet aux analystes de mieux se repérer dans leur pratique face à des cas difficiles. C'est une théorie qui donne envie à de nombreux auteurs de la discuter, de s'y référer et de poursuivre un travail théorique personnel. Bref, c'est une théorie qui ressemble au discours vivant d'André Green, riche en affects et en créativité. Pour introduire à l'oeuvre d'André Green, un colloque eut lieu en mars 1994 à Annecy, avec la participation de nombreux analystes suisses et français. Ce colloque, constitué de plusieurs exposés sur différents aspects de son oeuvre discutés très librement par André Green lui-même, est un moyen d'approche précieux pour aborder l'ensemble de sa théorie. Les sujets abordés sont nombreux : le langage, l'affect, l'interprétation, la mère morte et le narcissisme, la tiercéité, la psychosomatique, l'hallucination négative, etc.
Comment l’enfant passe-t-il de l’action à la pensée ? La formation du symbole chez l’enfant de Jean Piaget explore la genèse de la fonction symbolique, clé du développement cognitif.
Parallèlement aux théories et aux discours scientifiques concernant la maladie mentale, existent des discours profanes par lesquels s'exprime tout un univers d'opinions, d'intentions, de sentiments, mais aussi d'images et de symboles. Ce sont ces discours de sens commun qui sont analysés dans le livre de Marie-Noëlle Schurmans. L'auteur ne prétend pas en formuler une description exhaustive, mais tente de transmettre au lecteur, spécialiste ou non, une grille d'analyse qui lui permette d'interroger ses propres conceptions de la différence et de la « folie ». Cette étude très détaillée démontre l'existence, dans la structure des représentations sociales de la maladie mentale, de mécanismes de nature anthropologique, qui préexistent à la conceptualisation scientifique. Elle dévoile ensuite les conditions socio-historiques qui ont entraîné l'émergence du concept de maladie mentale dans le champ médical, sa légitimation progressive et son emprunt par le discours profane. Elle montre enfin comment ces dimensions s'insèrent dans les savoirs spécifiques d'ensembles sociaux distincts et met en lumière la coloration dont sont chargées, dans un groupe concret (les enseignants primaires), les représentations de la maladie mentale.
La linguistique générale décryptée par trois experts : une synthèse accessible des dernières avancées en phonologie, morphologie et syntaxe.
Découvrez Entre les roses et les lis, un recueil de contes de Noël intemporels où Charles Dombre mêle poésie, spiritualité et tradition protestante. Une lecture idéale pour redécouvrir la magie et la profondeur des fêtes de fin d’année.
Et si l'apprentissage passait avant tout par le jeu ? Initiation à l'activité intellectuelle et motrice par les jeux éducatifs révèle comment Ovide Decroly et ses collaborateurs ont révolutionné la pédagogie en plaçant le jeu au cœur de l'éveil.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Constitue une approche à plusieurs voix des enjeux fondamentaux qui mettent aux prises la symbolisation et les bases matérielles de toute réalité psychique. « Copyright Electre »
Comment l’enfant passe-t-il de l’intelligence sensori-motrice à la pensée symbolique ? La formation du symbole chez l’enfant de Jean Piaget explore cette transition fondamentale, en analysant imitation, jeu et rêve.
Et si la femme détenait la clé d’un monde plus humain ? Dans La mission de la femme, Paul Tournier interroge le déséquilibre de notre civilisation, dominée par la raison et l’efficacité masculine.
Deux Marseillais, un voyage en Irlande et des souvenirs à partager sans fin. Les sucres d’orge mêle humour, tendresse et authenticité pour raconter l’aventure d’un périple où l’amitié et les paysages se répondent.
Et si la violence était le moteur caché de nos sociétés ? Violence et puissance interroge cette force ambiguë, tantôt créatrice, tantôt destructrice, au cœur des rapports humains.
Bien des conceptualisations partent du préjugé que le conflit est néfaste pour la société, les groupes ou les individus. La théorie développée dans cet ouvrage, prend le contrepied de cette idée, et soutient que le conflit est, aussi, le principal moteur du changement et de l'innovation. Du conformisme à la conversion, les influences sociales relèvent toutes d'une divergence d'opinion, de jugement ou de comportement, introduite par quelque individu ou par quelque groupe. Qui introduit la divergence, et à propos de quoi, sont les deux facteurs qui orientent les significations de ce conflit, sur le plan relationnel et sur le plan cognitif. Les effets d'influence, manifestes ou latents, sont la conséquence de l'élaboration du conflit par ceux qui y sont confrontés. De nombreuses études expérimentales illustrent cette théorie. Les unes, menées en laboratoire, abordent les influences sociales sur des jugements perceptifs, et sur des fonctionnements cognitifs tels que le raisonnement. D'autres, plus proches du terrain, s'interrogent sur les conflits qui mènent au changement d'attitude, à propos de thèmes de grande pertinence sociale, comme l'avortement, la contraception, le tabagisme, le racisme ou la xénophobie.
Freud, un enfant de l'humour ? Ma vie n'a d'intérêt que dans son rapport avec la psychanalyse affirmait, voici un siècle, ce grand praticien et théoricien de l'humour que fut Freud. Aussi, de ce point de vue, ne peut-on que s'interroger sur la relative mésestime en laquelle il a tenu son livre Le mot d'esprit et sa relation à l'Inconscient, bien que cet ouvrage, écrit et paru en même temps que les Trois essais sur la théorie sexuelle, ait contribué, à l'évidence, aux fondements de la science nouvelle. Pourquoi semblable dépréciation ? Comment comprendre une telle réserve de la part d'un défricheur, familier de terrains autrement plus aventureux et osés ? Quels mystères recèle donc l'histoire juive pour que le maître, après s'être tu pendant vingt-deux ans, éprouve cependant la nécessité d'y revenir dans ce petit article, tout autant énigmatique que constitue l'humour ? C'est que le livre de 1905 appartient aussi aux matériaux de l'auto-analyse et que, à travers le mot d'esprit juif, dans cet effort pour s'approprier son histoire, le fils Freud s'est trouvé ici directement confronté à l'énigme de son identité. Une identité inscrite dans la judéité qui, si elle renvoie bien entendu à Jacob, son vieux juif de père, ouvre, plus sûrement encore, sur sa belle et jeune mère Amalia, conquise par son premier fils. De fait, à côté des motifs politiques justifiant une telle retenue - éviter à la psychanalyse l'étiquette de science juive - il faut envisager l'existence de mobiles proprement intimes. En se livrant à l'analyse de cet humour juif, qui le séduit tant et qu'il a hérité de son père, Freud découvre, caché derrière ce dernier, le personnage majestueux de la mère des premiers temps. Ainsi - et bien qu'il s'en défende - c'est à l'élaboration métapsychologique du lien à la mère des origines, que Freud nous convie et nous conduit, à travers l'humour dont elle constitue indéniablement la matrice.
La plupart des grands psychologues se sont interrogés sur l'âge de la reconnaissance de soi dans le miroir, et ont recueillis de très nombreuses observations naturalistes. Depuis quelques années, ce problème a fait l'objet de diverses recherches expérimentales qui ouvrent de nouvelles perspectives sur la manière d'appréhender ce thème. On trouvera dans cet ouvrage une sélection de recherches expérimentales et une présentation de points de vue théoriques qui nous ont paru le mieux illustrer les conceptions actuelles des psychologues sur ce thème.
Et si l’inconscient humain dépassait largement le cadre terrestre ? De la Psychanalyse à la cosmo-analyse propose une plongée audacieuse dans les névroses collectives et les influences cosmiques qui façonnent notre psyché.
L'homme, par nature, aspire à l'aventure. Il naît avec cet élan qui le pousse sur le chemin de la vie. Mais l'aventure, ce n'est pas une vie sans peurs, sans échecs, sans problèmes, sans déchirements intérieurs, très douloureux parfois. Car toute aventure se complique sans cesse, et exige constamment des efforts plus grands, devant des obstacles imprévus, devant de nouveaux risques, devant de nouveaux choix. L'aventure de la vie c'est un perpétuel jeu de quitte ou double, un risque toujours renouvelé, un pas hasardeux sur une voie à sens unique, sans se retourner et sans s'accrocher à l'aventure finie, au passé. De nombreuses embûches jalonnent ce parcours ; elles se nomment : peur de perdre ce que l'on a, désir de sécurité, envie de se résigner, fuite dans le rêve, hésitation, capitulation, normalisation. L'aventure de la vie, c'est un dosage, un équilibre harmonieux de ces pulsions contradictoires qui sont en nous, un choix chaque jour réaffirmé, un libre engagement sur le chemin de la confiance. C'est, avant tout, l'aventure de la foi, car on ne peut jamais être sûr, on peut seulement croire. Croire que l'aventure de la vie, c'est aussi l'aventure du bonheur.
La psychanalyse a le grand mérite d'avoir fait sortir le psychisme de la métaphysique de l'âme. Est-elle, pour autant, une science ? Toutes les disciplines touchant l'homme, si elles veulent se donner le statut de sciences, doivent définir ce qu'elles entendent par réalité, et prendre des précautions épistémologiques, à savoir distinguer les trois champs constitutifs de la connaissance - clinique, théorique, ontologique - et respecter les règles propres à chacun d'eux. Cette méthode, appliquée à la psychanalyse, en fait une nouvelle connaissance, alliant de manière originale rigueur et humanisme : une science de l'homme. L'auteur s'emploie à le montrer, tout en mettant en évidence les difficultés que rencontre la psychanalyse, à l'heure où l'idéologie bio-comportementale occupe le devant de la scène. Il tire les conséquences du lien nécessaire entre science et humanisme sur la pratique psychanalytique, et montre ce qui la différencie des multiples thérapies qui ne cessent de se proposer.
Les récits policiers écrits en français, entre le début du XXe siècle et la Grande Guerre, sont devenus des classiques du genre. Apparus entre 1905 et 1913, les personnages de Fantômas (Marcel Allain et Pierre Souvestre), Rouletabille (Gaston Leroux) et Arsène Lupin (Maurice Leblanc) sont inséparables de ce qu'on a appelé la Belle Époque. C'est à cerner les caractéristiques des origines du genre du roman policier français à énigme, que s'attache cet ouvrage. Revue et profondément remaniée, cette nouvelle édition d'un essai d'un des meilleurs connaisseurs du domaine, reprend sa place au sein des nombreuses, et inégales, publications de ces quinze dernières années : celle d'un classique qui retiendra l'attention tant des amateurs de polars, que des chercheurs.
Les regards complices qu'échangent la mère et l'enfant ; le regard d'attention de l'élève dans la classe ; la fuite du regard chez l'autiste ; la dilatation pupillaire ou le clignement des paupières face à un stimulus intéressant ; les stratégies exploratoires des mouvements oculaires au cours de la lecture ; etc. Que peuvent donc avoir en commun ces diverses conduites qui impliquent le regard ? Les psychologues ont, jusqu'ici, adopté deux attitudes distinctes face à cet objet d'étude : soit ils se sont penchés sur les dimensions cognitives de la perception visuelle, soit ils ont examiné les composantes sociales des regards. L'ouvrage d'Alain Brossard présente, tout d'abord, un bilan des multiples recherches effectuées dans ces deux grands domaines de la psychologie, en mettant un accent tout particulier sur les aspects socio-interactifs des regards dans les mécanismes de communication interindividuels. Il propose ensuite, dans une perspective profondément nouvelle, d'articuler ces deux orientations, et notamment d'intégrer la problématique du statut et de la fonction des regards dans celle, plus large, du développement des processus cognitifs.
Le sens est au coeur de l'expérience charnelle, sensuelle, émotionnelle, de la rencontre ; il est dans l'intentionnalité du désir, qui oriente les forces libidinales, et il est aussi dans les productions verbales signifiantes. Comment le corps, dans ses composantes biologiques, et le fonctionnement proprement psychique, contribuent-ils à l'émergence et au développement de ce sens ? Et comment ce dernier organise-t-il, à son tour, les grandes fonctions que sont le rêve, la mémoire, la perception, la représentation, la conscience, le langage ? C'est autour de ces thèmes que dialoguent, dans cet ouvrage, un neurologue et une psychanalyste : ils se fondent, certes, sur deux démarches différentes, mais ils s'appuient aussi sur les traits communs de leur longue expérience clinique respective, et ils acceptent de dépasser les limites de leur discipline propre, pour coopérer réellement, et faire surgir une voie originale d'exploration de la personne humaine, dans son unité psychosomatique.
Le monde infantile nous est devenu étranger, depuis qu'en son parcours l'amnésie nous a frappé. L'auteur demande donc à l'enfant lui-même de nous laisser entr'apercevoir, jalon après jalon, l'ensemble de son développement. En centrant sur le désir cette tentative d'appréhension d'une complexité mouvante, constituée de paradoxes, il fait apparaître une cohérence inattendue entre les thèmes de psychanalystes aussi divers que S. Freud, M. Klein, R. Spitz, D.N. Winnicott, ou A. Freud et M. Mahler, ainsi que d'auteurs tels que J. Piaget, H. Wallon et P. Malrieu, parmi d'autres. Les premiers chapitres suivent la découverte progressive de l'imaginaire, à travers les inter-relations de l'enfant, et celle de ses conditions de structuration jusqu'aux niveaux les plus évolués de symbolisation. La dynamique vitale du désir se découvre alors, fondée sur la séparation radicale entre conscient et inconscient. Elle ne s'achève donc pas avec l'enfance, mais seulement à la mort, écartelant l'être humain pendant toute son existence, à la recherche de sa propre vérité, toujours au-delà de son statut actuel, et donnant sens à sa vie. Destiné à compléter le texte, un glossaire-index se présente comme un document supplémentaire par son étendue et sa forme synthétique. Sa lecture offre, parallèlement aux définitions, un rappel et un regard nouveau sur les thèmes entrevus. En outre, elle déborde ce second tome d'une série qui en annonce cinq : l'auteur nous entraîne déjà ici vers l'élaboration des mécanismes défensifs et structurants, que le désir de l'enfant le conduit à forger au cours de son évolution.
Ce guide, présentant les côtes de Provence dans toute leur diversité géologique et biologique, vise à faire comprendre ce qui rend si attachants et si divers leurs splendides paysages littoraux. Rocheuses sur presque toute leur étendue, ces côtes font alterner la blancheur de leurs calcaires, le somptueux amarante de leurs rhyolites, ou les nuances du rose au brun de leurs roches métamorphiques. Une flore très particulière, résistante aux agressions du vent et du sel, décore les falaises maritimes. Celles-ci, d'une hauteur souvent exceptionnelle, permettent de découvrir et d'interpréter de vastes panoramas où la géologie et la végétation se répondent. Quelques sites dunaires, localisés mais d'une extrême richesse, des marais et étangs salés à précieuse avifaune, ajoutent à la diversité des milieux littoraux, et permettent de comprendre que la faune et la flore provençales soient parmi les plus remarquables de notre pays. Outre ces milieux émergés originaux, les étages littoraux immergés ne sont pas moins divers, et d'une beauté particulière liée à la température relativement élevée de la mer et à la pureté des eaux. Le lecteur est invité à découvrir, durant de courtes plongées, le monde fertile des herbiers de Posidonie et de leurs hôtes, ainsi que la faune chatoyante, mobile ou fixée, des récifs. Bien que très menacée par des aménagements touristiques dévastateurs et par une urbanisation qui a dépassé en beaucoup de points les limites de l'acceptable, avec les pollutions qui en résultent nécessairement, la côte provençale offre tout de même quelques havres de paix aux amateurs de nature, et ce guide permet de les découvrir. [...]
Le concept de fonctionnement mental présente, de nos jours, une importance théorique et clinique. Depuis les travaux de Wallon, Freud et Piaget sur les conditions psychiques du processus de sublimation, le concept de fonctionnement mental a acquis une certaine spécificité, grâce aux études psychologiques et psychanalytiques, cherchant à mieux circonscrire les concepts de psychique et de pensée. Actuellement, une telle problématique oblige à reconsidérer l'importance de la première topique freudienne et, plus particulièrement, celle du préconscient. Dans le champ de la clinique, une telle perspective aboutit à une meilleure compréhension, entre autres, des maladies psychosomatiques et des états dits limites. Conjointement, dans le champ de la recherche théorique, elle suscite un ensemble de travaux sur les origines du psychisme. Ce recueil de textes a pour objectif de rassembler, et de reconsidérer, les données théoriques et cliniques nous permettant de formuler des hypothèses sur les origines, le développement, et les conditions de fonctionnement de l'activité mentale.
En 1869, Tolstoï vient d'avoir 40 ans. Il vit avec sa famille à lasnaïa Poliana et écrit Guerre et Paix. Alors que ce livre est un triomphe, une crise déchire son existence, entraînant une catastrophe psychique où il risque de perdre la vie. Pourtant il écrit encore Anna Karénine, où se nouent les thèmes de l'érotisme, de la cruauté et de la mort ; c'est un texte-témoin travaillé, par la lutte qu'il livre contre la menace de l'effondrement et du suicide. À l'issue de cette crise, Tolstoï décide de renoncer à la création littéraire. C'est la transformation dont le germe, de tout temps, était dans mon âme, écrit-il dans Confession. Interrogeant à la fois la vie et l'oeuvre de Tolstoï, l'auteur se propose d'éclairer l'origine et le devenir de cette crise, qui a pris la forme d'une dépression mélancolique, et tente de saisir son rapport au processus créateur.
Nous avons tous entendu parler, au moins une fois, de l'utilisation qui a été faite des images subliminales dans les salles de cinéma américaines, pour augmenter les ventes de certains produits de consommation. Nous avons, probablement, entendu aussi que les images subliminales pouvaient être utilisées à des fins de propagande. Ces utilisations sociales ont soulevé débats et interrogations. La question de la perception subliminale n'est pas nouvelle, mais la recherche en psychologie a considérablement progressé depuis une quinzaine d'années. De quels faits empiriques dispose-t-on aujourd'hui ? Quelles sont les explications proposées ? Les textes rassemblés dans cet ouvrage permettent de lever certaines des incertitudes ou des interrogations relatives à ces questions, en distinguant ce qui relève de la rumeur et ce qui relève de la connaissance scientifique. Mais la perception subliminale n'est qu'un phénomène mental parmi d'autres qui échappent à la conscience. En effet, plusieurs activités perceptives et cognitives opèrent, sans que les sujets en aient conscience. Aussi, une large place est-elle faite aux processus de connaissances implicites en psychologie cognitive et en psychologie sociale. Outre la mise en évidence des effets dûs aux traitements non conscients, les textes choisis fournissent des éléments d'analyse, pour mieux aborder les problèmes conceptuels, méthodologiques et théoriques, liés à l'étude des processus non conscients et de leurs effets sur le comportement.
Depuis que l'évolution démographique a amené la société à se pencher sérieusement sur le problème du vieillissement, la psychologie a semblé se tenir quelque peu à l'écart du mouvement. Certes, sur le terrain, les psychologues, comme les autres intervenants sociaux, étaient confrontés au problème du vieillissement humain, mais leur pratique a, essentiellement, consisté à transposer, dans ce domaine, les techniques et analyses développées dans le cadre de l'étude de l'enfant et de l'adulte. Cela explique l'aspect un peu éclectique et empirique, qui se manifeste dans l'abord des aspects psychologiques du vieillissement. L'ouvrage de M. Cariou se présente comme une réponse à ces problèmes. Après avoir analysé les apports et les limites des différents courants de la psychologie, il met en place une perspective théorique, qui permet de recadrer les problèmes liés au vieillissement, à la fois dans leur propre contexte, et par rapport à l'ensemble du cycle de vie. Il fonde ainsi une véritable psycho-gérontologie, dans laquelle peut être reconnue la spécificité des phénomènes liés à l'avance en âge, et l'articulation de ceux-ci avec l'ensemble de l'évolution psychologique de la personne.
Quelles sont les difficultés que rencontrent les enfants de 4 à 10 ans, pour comprendre et produire les énoncés de leur langue maternelle ? Quelles stratégies psychologiques mettent-ils en oeuvre pour accéder à une maîtrise véritable de la langue, et quelles sont les étapes de cette évolution ? Jusqu'à ce jour, ces questions avaient été quelque peu négligées par la psychologie scientifique, qui s'était surtout intéressée à la phase initiale de l'acquisition du langage (de la naissance à 4 ans). Les travaux rassemblés dans Psycholinguistique de l'enfant, ont pour objet principal de combler cette lacune. Ils montrent, avec beaucoup de précision, comment les enfants francophones accèdent à la maîtrise de trois domaines syntaxiques : celui de l'expression des rôles d'agent et de patient dans des structures simples et complexes (phrases actives, passives, emphatiques, etc.), celui des pronoms, en particulier des pronoms personnels et relatifs, celui, enfin, de quelques structures de subordination. Élaboré avec la collaboration d'une vingtaine de chercheurs francophones, Psycholinguistique de l'enfant rassemble l'essentiel des données expérimentales recueillies en ces domaines, en langue française, au cours des dix dernières années. Il réalise une synthèse des connaissances acquises et souligne aussi l'ensemble des problèmes d'acquisition du langage non résolus à ce jour. Face à la montée de nouvelles conceptions réductionnistes en sciences humaines, cet ouvrage se veut résolument axé sur la psychologie du développement ; il se termine par un chapitre-plaidoyer, démontrant la nécessité de la poursuite et du développement de la psycholinguistique de l'enfant.