Le Livre de poche
Pour ne plus subir les attaques des caïds de CM 2, Julie a décidé de prendre des cours de judo. C'est là qu'elle rencontre un étrange serpent ayant le pouvoir magique de déclencher le rire chez tous ceux qu'il effleure. Les Tarzans du CM 2 n'ont qu'à bien se tenir, car non seulement Julie n'est plus seule, mais elle est maintenant dotée d'une arme redoutable !
Il y a peu encore, José traînait sur le port de Séville à ne savoir que faire. Et le voici à Madrid, au palais de l'Infante, côtoyant les grands de ce monde et ami du peintre Diego Velasquez. Une ombre au tableau cependant : la tristesse de sa maîtresse. Comment lui rendre le sourire ? Et une curiosité le taraude : qui est cette belle jeune fille mélancolique qu'il a rencontrée et qu'entoure tant de mystère ? Pour le découvrir, il est prêt à l'aventure...
Delphine et Bernadette, deux petits rats de l'Opéra de Paris, ont poussé la porte interdite qui mène sur les toits... Une histoire qui risque bien de leur coûter leur carrière de danseuse.
Quelle chance ! Voici qu'en flânant dans les arènes de Fréjus, Marc est tombé en plein tournage d'un péplum digne de Ben-Hur ! Il a même pu se glisser dans la masse des figurants. Mais pourquoi l'équipe ne fait-elle jamais de pauses ? Et comment les décorateurs ont-ils réussi à métamorphoser ainsi le paysage ? On se croirait vraiment dans la Fréjus antique ! Pauvre Marc, il ne croit pas si bien dire : il s'est tout simplement égaré dans l'Empire romain, à l'époque de Trajan...
1930, Nord de la France. Michel Doutreval, jeune médecin idéaliste, défie les conventions d’un milieu médical corrompu et carcan.
Le « chroniqueur matutinal » de France-Inter donne ici de nouvelles preuves (s'il en était besoin) de sa profonde et ricanante inadaptation à la modernité de l'époque. Que peut-on attendre d'un homme qui tourne en dérision les valeurs sacrées du travail stressant et du temps gagné à tout prix ? Qui brocarde ouvertement l'ENA et le système Socrate de désorganisation de la SNCF ? Qui ne parvient pas à admettre qu'une dame nonagénaire se voie refuser l'accès des toilettes ? Qui déplore que le célèbre Andy Capp, héros d'une BD anglaise, ait cessé de fumer sur ordre de la police sanitaire ? Qui ne trouve aucun réconfort à l'idée d'être enterré dans un cercueil écologiquement correct ? Qui cite Montaigne, Anatole France et Alexandre Vialatte ? Ces chroniques sont à lire comme un témoignage inquiétant de la persistance - à l'aube du troisième millénaire ! - du mauvais esprit. Et du bon français.
Six personnages de notre temps... Robert Pons, Alain Dumaine, Solange de..., Samuel Benson, Paul Santier, Roland Borain. Six destins à l'image des années 1949-1962 où se situe le roman. Des conquêtes se défont, des vérités se minent, des rêves finissent dans l'ennui. En revanche, les tragédies mêmes prennent l'allure de petits caprices. C'est que tous les tigres sont désormais de papier. Les six personnages ne se rencontrent pas ; ils vivent chacun leur solitude ou leurs malentendus, reliés par les ivresses et les malaises de leur époque, et aussi par l'unité que leur donne la prose d'Alain Bosquet, toute d'introspection et de lyrisme sardonique. Les Tigres de papier, un roman ample et vrai qui condamne les simulacres de notre temps mais chante les surprises de sa spontanéité.
Il est peu de premier livre dont, si vite, je me sois senti aussi proche. Je comprends mal ordinairement l'angoisse des villes et des brumes froides. L'angoisse de Bruxelles, il me semble, c'est d'avoir envie de fuir Bruxelles. Au contraire, pour l'angoisse en plein soleil qui fait le sujet de L'Erreur, je la comprends mieux, car il n'y a pas de fuite possible ; elle n'est pas nostalgie, mais impossibilité. Si l'âme défaille à Gênes, à midi, elle veut en même temps demeurer sous ce ciel. Dès lors c'est l'affrontement, sans complaisance. Le sujet de L'Erreur est justement cet affrontement et comment un homme, né pour vivre, peut trouver au-delà d'une certaine mort une deuxième vie. Il n'est pas, à mon sens, de sujet plus grand. La langue fière et droite, à peine distante, de Daniel, ajoute encore au beau secret de ce livre, qui n'est pas de ceux qu'on choisit mais plutôt de ceux, rares, qui choisissent leurs lecteurs.
Née à Budapest (Hongrie), Christine Arnothy, tout en faisant de solides études classiques, se passionne dès l'enfance pour la littérature et la langue françaises. C'est ainsi qu'elle vient tout naturellement se fixer en France quand, avec ses parents, passant la frontière à pied, elle quitte la Hongrie. Les seuls biens qu'elle emporte avec elle sont, cousus dans son manteau, les feuillets qu'elle a écrits tandis qu'elle vivait la guerre à Budapest. Ces feuillets du temps du siège seront publiés sous le titre : J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir. Le Grand Prix Vérité a couronné ce récit unanimement célébré par la critique, traduit dans le monde entier et devenu livre scolaire dans plusieurs pays. En 1957, paraîtra une suite autobiographique : Il n'est pas si facile de vivre. Christine Arnothy commence alors une brillante carrière d'écrivain français, notamment avec ses romans : Le Cardinal prisonnier, La Saison des Américains, Le Jardin noir (Prix des Quatre Jurys), Aviva, Chiche !, Un type merveilleux, J'aime la vie, Le Bonheur d'une manière ou d'une autre et avec un recueil de nouvelles : Le Cavalier mongol (Grand Prix de la Nouvelle de l'Académie française). Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, ainsi que des oeuvres pour la radio et la télévision. Elle a publié un pamphlet sous le titre : Lettre ouverte aux rois nus. Son nouveau roman : Toutes les chances plus une est paru en septembre 1980.
Dans un bar de province où se croisent destins brisés et espoirs tenaces, Chez l'Espérance plonge le lecteur au cœur d'un monde de marginaux, de rêves inassouvis et de résilience.
De la jeune Hélène du Rempart des béguines au petit enfant muet d'Allegra, tous les héros de Françoise Mallet-Joris ont laissé dans notre mémoire un souvenir qu'elle a su rendre inoubliable. En suivant Dickie-Roi, « L'Archange de la Chanson », une toute jeune fille, Pauline, va connaître une véritable éducation sentimentale. Aux couleurs de la tendresse, de l'humour et de la lucidité, Dickie-Roi est le roman de notre époque et de ses mythes.
Dans il n'y a pas de drougés heureux, le docteur Claude Olievenstein nous raconte d'abord son enfance et son adolescence. Né à Berlin en 1933, d'une famille juive émigré à Paris, son itinéraire le projette à tous les carrefours significatifs de notre temps. Devenu psychiatre, il traverse plusieurs de ces mouroirs livrés aux bureaucrates qu'étaient les asiles des années 50 et 60. La révolte où le jettent le conformisme pontifiant, le fréquent sadisme de l'univers hospitalier d'une part, et les travaux qu'il entreprend d'autre part sur le LSD, le rapprochent alors d'une jeunesse qui trouve, dans les stupéfiants, un moyen privilégié où satisfaire son besoin radical d'absolu. Pour conseiller les « toxicos », et tenter de les sortir de leur prison infernale, le docteur Olievenstein crée, en 1971, le centre Marmottan où s'élabore, dans l'action, tout un ensemble thérapeutique original. C'est pour une médecine plus humaine et plus chaleureuse que plaide ce livre lucide, profond et généreux, jalonné de portraits et de récits saisissants.
La célèbre comédienne Liliane Berg pleure au casino de Monte-Carlo. Plus ses jetons s'accumulent, plus elle s'abandonne au désespoir. Elle voudrait fuir sa chance. Son amant, comédien lui aussi - mais il a vingt ans de moins qu'elle - la regarde jouer et gagner. Pour Gabriel, Liliane est le symbole de la réussite. D'une trop grande réussite. Parfaite, brillante, superbe, elle l'agace. Auprès d'elle, il a l'impression d'être un raté. Si elle pouvait cesser d'exister... Il lui reste juste cette nuit pour agir.
Née à Alger en 1937 de père et de mère inconnus, Albertine Sarrazin est élevée par l'Assistance publique jusqu'à l'âge de quatre ans où elle est adoptée, puis emmenée en France. A la suite d'incidents provoqués par son « ardeur à vivre », elle est placée dans une maison d'éducation surveillée, d'où elle s'échappe au moment des épreuves du baccalauréat. Elle monte à Paris, y vit en hors-la-loi, est arrêtée et condamnée en 1955 à sept ans de réclusion après un hold-up. En 1957, elle s'évade, rencontre Julien Sarrazin qu'elle épouse plus tard en prison ; puis c'est la libération, deux arrestations encore... En 1964, une autre vie s'annonce pour elle après la parution de L'Astragale et de La Cavale en 1965 qui obtiennent un grand succès de librairie. La Traversière est publiée en 1966, et bien accueillie également. Albertine Sarrazin meurt le 10 juillet 1967 au cours d'une opération chirurgicale. Le prix des Quatre-Jurys a été décerné à ses deux premiers ouvrages, L'Astragale et La Cavale.
A Paris, une ruelle isolée qui pourrait bien être l'abrégé d'un monde. Des « étrangers » vivent là : Stavro le Grec, l'Allemand Gambrinus, Vicente l'Espagnol, Véronka de Wy, jeune comtesse hongroise, et d'autres... A la suite d'événements, de drames, chacun recompose son existence, des liens se nouent entre ces « déracinés ». Et le figuier ? Cet arbre famélique tente lui aussi de survivre dans une terre et un climat qui lui sont étrangers. La mort du figuier marquera-t-elle la fin de ce monde ? Des légendes, des contes, un paganisme joyeux, une vive sensualité accompagnent chaque aventure. Par-delà l'histoire, le roman, c'est le livre déchirant de l'homme seul qui a été écrit, inexorable, souvent cruel, mais traversé par ce charme étrange qui fait le prix des livres de Robert Sabatier.
« Inestimables, les pièces volées sont estimées à 19 millions de francs ! » « Ne pas introduire de linge humide dans le sèche-linge. » « Grève illimitée jusqu'à lundi matin. »
Réunit : Le Chemin des étoiles, Les Saucissons et Les Quatre forgerons. Pour les 9-10 ans. « Copyright Electre »
Odette monte en tremblant le grand escalier qui la mène à son premier cours de danse. Avec sa tunique et ses chaussons, elle est désormais « petit rat » de l'Opéra. Quelle chance inespérée d'avoir été choisie pour remplacer une danseuse dans le ballet Sylvia ! Mais son succès fulgurant fait aussi bon nombre de jaloux en coulisses... L'authentique histoire d'Odette Joyeux à « l'âge heureux ». Un témoignage exceptionnel sur le Paris des artistes des années 20.
En vraie fille de marinier, Aline a appris la liberté au fil de l'eau. Aujourd'hui, elle rêve d'autres voyages. Être comédienne, voilà sa vraie vie, mais son père ne veut pas en entendre parler. Il a bien d'autres soucis en tête. Ses larmes grossissent les fleuves depuis que sa femme a quitté la péniche... Cet été-là, Aline embarque une nouvelle fois avec lui. Ensemble, ils vont traverser des régions difficiles, peuplées de silence, où ils doivent lutter pour leurs rêves, des régions douces aussi, où l'amour guette sur le rivage. Au bout du voyage, chacun trouvera sa vérité.
1914, un fort allemand réputé infranchissable. Un pilote français prisonnier, le lieutenant Vallerse, refuse de se soumettre et tente l’impossible : s’évader.
Karam, superbe déesse noire, est la reine d'une tribu africaine ; son courage n'a d'égal que sa beauté. John Vasco est un tueur professionnel sans coeur ni pitié, le meilleur de son temps. Un hallucinant complexe hôtelier se construit en pleine forêt équatoriale, sur deux mille hectares : Jungle Park. C'est là que Karam et John Vasco vont se trouver face à face... Feu d'artifice de passions, de couleurs et d'actions, Jungle est un roman sanglant et sauvage par Claude Klotz, alias Patrick Cauvin, conteur exceptionnel.
"La Duchesse de Langeais" fait partie de l'"Histoire des Treize" dans les "Scènes de la vie parisienne" de "La Comédie humaine". Le roman, dédié à Franz Liszt, met en scène le général de Montriveau et la duchesse de Langeais. La puissance de l'étrange franc-maçonnerie des Treize, dont les membres sont "assez forts pour se mettre au-dessus de toutes les lois, assez hardis pour tout entreprendre", permet à Montriveau de poursuivre celle qui se refuse à lui jusque dans le monastère espagnol où elle se cache. Mais il n'enlèvera qu'un cadavre. Ce récit, le plus riche et le plus complexe de la trilogie des "Treize", éclaire la politique de Balzac, et constitue un admirable portrait de femme coquette, portrait cependant tout chargé de rancune et de vengeance. Derrière la duchesse de Langeais se dessine en effet en filigrane la marquise de Castries, que Balzac aima, qui ne l'aima pas et le fit beaucoup souffrir.
Derrière le mythe de Balzac, découvrez l’homme : un travailleur acharné, un rêveur obsédé par son art, un génie qui a sacrifié sa santé et sa vie sociale à l’écriture.
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Vitaliano Brancati. Après leur éducation sentimentale avec les femmes délaissées par leurs maris au front, Giovanni et ses amis oisifs quittent Catane, ville dont "l'histoire est d'abord celle des regards", pour aller à Rome et dans les grands lieux de villégiature italiens, en quête de femmes et d'aventures plus parlées que réellement consommées. Ainsi rêvent-ils, de touristes septentrionales en prostituées sordides, en passant par une poupée de caoutchouc. Mais Giovanni va être regardé par la femme la plus convoitée de Catane, Ninetta dei Marconella. Cet amour va le transporter au point de tout abandonner pour se mettre au travail, guettant les regards de Ninetta dont il effleurera enfin les lèvres dans le train fantôme du luna-park. Ainsi, découvrant le sentiment de l'universel, se retrouve-t-il marié et installé à Milan. Giovanni est assiégé par les milanaises, persuadées de la virilité du don Juan sicilien. Il se laisse aller, dans la peur et l'ennui, à des relations faciles, puis finit par retourner en Sicile. Avant "Le Bel Antonio" et "Les Ardeurs de Paolo", "Don Juan en Sicile" est le premier roman d'une trilogie de Brancati sur le "gallisme" (de "gallo": coq), ces comportements masculins ostentatoires d'affirmation de séduction dont il nous donne la définition: "Mal commun aux hommes du Sud, pour qui le mot "honneur" trouve sa signification la plus élevée dans l'expression "se faire honneur avec une femme", le gallisme consiste principalement à faire croire qu'on détient une extraordinaire puissance virile."
J'ai connu Christophe Colomb avant son engagement dans la marine : il avait déjà la tête d'un clown. Je dis surtout cela pour ses cheveux, rouges jusqu'au coucher du soleil, ses gros yeux bleus de gros poisson et, peut-être, cette façon de raconter des mensonges qui finissent par se réaliser. Malgré notre différence d'âge, c'est lui qui me saluait le premier : il me prenait pour un bon client, toujours dans l'arrière-boutique de son frère, Bartholomeo, à regarder les cartographes tirer la langue et s'appliquer. L'Amérique n'existait pas encore, l'Afrique n'allait pas jusqu'au bout, mais il y avait toujours, de-ci, de là, un détail inédit à glaner pour un explorateur, fût-il néophyte.
Norbert, jeune orphelin perdu dans le froid d’un port de la Baltique, voit sa vie basculer quand le capitaine Haverkamp l’embarque sur le Wotan.
Par Amon, je sais qui tu es, s'écria Douthmosis. Le jour de mes douze ans, mon père divin m'avait offert un éléphanteau blanc. Je m'en étais vite lassé et l'avais abandonné à l'écurie avec les autres, sans m'en soucier... Je ne me souvenais plus de toi. À partir d'aujourd'hui, tu seras mieux soigné. Comme il a raison Douthmosis, l'héritier de Pharaon ! Trompe Blanche l'aidera à triompher d'Ameb, son oncle usurpateur, et à épouser la belle Néfertoum... C'est ce que raconte le flacon magique.
Frédéric, jeune randonneur, bascule dans un royaume nocturne où règne la terreur sous l’emprise du Prince noir et de la Dame rouge. Avec une poignée de rebelles, il affronte les secrets d’une cité asservie pour briser la malédiction.
Ils ne savent pas bien ce qui s'est passé. Voici, au complet, la troupe Sans Pareille, un groupe de bateleurs sans le sou, embarquée pour la Martinique. Chacun de ces comédiens et comédiennes transporte en soi son bagage de rêves et de désirs. Tous, dans leur dépaysement, vont connaître là-bas des situations étonnantes, rencontrer des personnages inattendus, pas toujours très recommandables, tisser un destin...
Sasseneire, alpage maudit des Alpes vaudoises. Depuis des décennies, personne n’ose y monter, terrassé par une peur ancestrale et des rumeurs de malédiction.
À quoi ressemblera ce nouveau siècle qui commence ? Sera-t-il peuplé de robots, d'automates, de fusées ? En tout cas, les poètes de demain sont déjà présents dans ce recueil. Ils ont tous moins de 30 ans et leurs mots nous invitent à entrer en poésie dans l'an 2000.
1755, en Dauphiné. Jean-François, jeune paysan, tire un billet noir et se voit contraint de rejoindre l’armée du roi pour sept ans.