La Grenade
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Plongez dans La Rosa Perdida, un premier roman envoûtant où réalisme magique et drames humains s’entremêlent sous le soleil brûlant d’un village latino-américain.
Plus qu'un rappeur, Jul est un phénomène. En quelques années, il est devenu le symbole d'une ville, Marseille, et de toute une génération. Authentique, humble, ultra-productif, Jul est l'homme de tous les records dans le monde du rap. Au fil de ses nombreux albums, il a construit un univers unique. Ce dictionnaire, entre hommage et analyse, entend décrypter ce qui fonde le succès et la force d'un artiste hors norme.
Découvrez la première biographie francophone de Frank Ocean, icône secrète de la pop moderne. Plongez dans l’univers d’un artiste qui a révolutionné la musique et inspiré toute une génération, entre quête identitaire et génie créatif.
Aya Nakamura transcende les générations, les cultures, les milieux sociaux, les genres musicaux, et fédère des millions de personnes de tous horizons. Raconter Aya, c'est raconter sa musique et la France d'aujourd'hui. Dans ce dictionnaire, Ismaël Mereghetti retrace cette histoire de succès, décrypte des facettes méconnues de la chanteuse et donne des clés de compréhension de son univers artistique, devenu majeur dans la culture française. Saisir l'inventivité d'Aya Nakamura et ce qu'elle représente, c'est ouvrir une fenêtre sur notre monde.
En débarquant à Tunis en 1907, Ranavalona III, dernière reine de Madagascar, est submergée par les souvenirs de sa jeunesse à Tananarive, ses amours passionnées et la tragédie de son exil forcé. Elle découvre aussi un pays où bat le pouls intellectuel de l'Orient d'alors, avec ses salons de pensée tenus par des souveraines lumineuses. Toutes ont en commun l'amour de la littérature et de la politique, et aux côtés de ces femmes, Ranavalona retrouve son souffle. Dans ce deuxième roman poétique et envoûtant, Hella Feki redonne voix à cette reine qui n'était pas destinée à régner. Un voyage d'un bout à l'autre de l'Afrique, une variation romanesque sur cette figure oubliée de l'Histoire.
En Égypte, on aime dire que deux choses sont éternelles : les pyramides et Oum Kalthoum. Charles de Gaulle la surnommait « la Dame » et Maria Callas, « la voix incomparable ». Mais comment cette jeune fille paysanne, empêchée d'aller à l'école faute de moyens, obligée de se grimer en garçon pour chanter, est devenue une immense diva et icône mondiale ? Ce roman graphique retrace le parcours exceptionnel de la chanteuse égyptienne, symbole de l'émancipation des femmes. G
« Si j'aime Orelsan, c'est que sa musique me touche au coeur. Qu'elle me fait sourire, qu'elle me donne de l'élan. Orelsan a inventé une foule de personnages, reflets en tous genres de notre drôle d'époque, pour en dessiner une fresque caustique et amusante. »Dans ce dictionnaire critique, Nicolas Krastev-McKinnon propose une lecture littéraire, musicale et philosophique de l'oeuvre d'Orelsan, en dessinant les lignes de force d'un univers complexe.
Docker sur le port de Cotonou, Manga porte en lui le rêve de son père : se mesurer à la tour Eiffel, et rejoindre un frère qu'il n'a jamais vu, quelque part dans cette ville mythique qu'est pour lui Paris. Rassemblant quelques milliers de francs CFA, le jeune homme entreprend alors le grand voyage qui doit le mener de son Bénin natal à la France, via le Mali, le Maroc et Gibraltar - une route semée de cruauté et de périls. Parviendra-t-il au bout de son odyssée ? Dans ce monologue puissant de poésie, ce roman écrit en vers, les mots se bousculent, riment, sou-lignent et font entendre l'histoire d'une vie brisée par la migration.
Qui aurait cru qu'une école du rap naîtrait à Boulogne-Billancourt et que ses artistes métamorphoseraient le hip-hop français ? Les Sages Poètes de la Rue, Booba, Ali, LIM, Salif, Mala, Kohndo, Nysay, Mo'vez Lang, Tuerie... tous ont marqué de leur empreinte cet ancien bastion ouvrier, fief de Renault, qui continue d'influencer les nouvelles générations de rappeurs. Pour reconstituer l'histoire de l'école de Boulogne, l'auteur de cette enquête au long cours a interviewé plus de cinquante rappeurs, producteurs et journalistes. Des débuts des Sages Poètes de la Rue dans la zone du Pont-de-Sèvres au triomphe de Booba, en passant par la carrière écourtée de Salif, quel héritage ont laissé ces artistes qui se sont unis puis déchirés ? Truffé d'anecdotes, Boulogne, une école du rap français passionnera le grand public comme les spécialistes.
Les Petits de ce Monde est une bande dessinée avec des dessins et des mots dedans, ce qui est déjà pas mal, même si l'auteur aurait voulu y intégrer une paire de TN Tiger OG afin d'améliorer l'outfit de chaque lecteur mais la maison d'édition a refusé, prétextant que non, une BD n'est pas un magasin Courir. Les Petits de ce Monde c'est des dessins d'enfant avec des questions d'adulte. Cette BD c'est l'équivalent du monolithe dans 2001, l'Odyssée de l'espace pour le monde de la BD, il y aura un avant et un après, il y aura même un pendant.
Des mecs comme Alain Basile, vous n'en croiserez pas tous les jours et pas à tous les coins de rue.C'est dans son épicerie, La Belle Saison, que j'ai fait sa connaissance. Mon père venait de me mettre à la porte et je vagabondais dans les rues en rêvant d'une vie de bohème. Alain, lui, il en avait rien à faire de la bohème et des lilas sous les fenêtres, sa seule ambition était de devenir millionnaire. Pour réussir, il était prêt à tout et avait besoin d'un associé. C'est tombé sur moi. Mais accuser Alain Basile d'avoir chamboulé mon existence reviendrait à reprocher au Vésuve d'avoir carbonisé Pompéi. Sans lui, je n'écrirais pas aujourd'hui. Si La Sainte Touche raconte les aventures d'un duo improbable avec humour, c'est aussi un pur joyau littéraire, aussi cynique que romantique. Un roman dans la veine de Karoo de Steve Tesich, de la série Breaking Bad et du film Dikkenek.« Un roman déjanté. Ça fait du bien ! » François Busnel, La Grande Librairie« Un texte traversé par l'humour, un sens aigu de la débrouille et un hommage à la littérature. » Télérama« Un roman drôle et bouleversant ! » Le Parisien « Djamel sait emballer les mots comme il faut façon Audiard, matinée de Céline, pour nous emporter dans une histoire haute en saveur. » Paris Match « Une vraie success story ! » Closer
À l'aube de ses trente ans, Hortense voit ses certitudes vaciller. En plein divorce, elle trouve refuge chez sa tante Savanh qui a fui son Laos natal dans les années 1970. De ce pays, l'un des plus bombardés du XXe siècle, elle a rapporté des couleurs et des saveurs, mais aussi un silence qui ne l'a jamais quittée. Cette cohabitation les bouleverse et les langues se délient. Ces deux générations de femmes, de Vientiane à Paris, se racontent et se répondent dans une quête de sens qui aidera Hortense à explorer ses racines. Un voyage qui lui permettra de trouver le chemin vers elle-même. Dans ce premier roman, Phonevilay Khent interroge avec habileté et sensibilité ce qui fait héritage, à travers le récit de l'émancipation d'une jeune femme et l'histoire des luttes de son pays d'origine. Une saga familiale en forme de reconstruction intime et collective.
« Il existe des hontes qu'il est de bon ton d'avoir. J'ai appris à m'en débarrasser. Il existe des hontes universelles qui nous confortent dans notre appartenance au genre humain. Il existe des hontes que l'on traverse, et d'autres qui nous empêchent. Il existe des hontes plus ou moins puissantes, des hontes furtives et des hontes qui s'ancrent. Il existe des hontes si terribles. Des hontes qui foudroient. Et il existe des hontes qui font partie de nos vies simplement parce que nous sommes nées filles. »
« J'ai longtemps cru que je n'avais rien à dire. Et puis je suis tombée sur ces radios. Ce fut comme une révélation. Devenues cartes à explorer, territoires à parcourir, elles ont fertilisé ma mémoire. J'ai interrogé leurs ombres. Mes textes fragmentaires sont devenus tableaux, tentatives pour faire surgir du néant les hommes et la terre dont je viens, Tunisie longtemps fuie dont je refusais l'héritage.» En trouvant un jour des radiographies de sa mère, Mona découvre l'étendue de ses souffrances. Ces clichés l'obsèdent au point de l'obliger à se confronter à son histoire. Celle de Yacine, son père, immigré tunisien bousculé dans la France des années 1960. Celle de Jeanne, sa mère, démunie face à la chute de son mari et à sa violence. Celle de son frère, Elyas, qui n'aura d'autre choix que de disparaître pour se reconstruire ailleurs. Et la sienne, enfin. Puisant sans relâche sa force dans les livres, Mona explore ces vies invisibles entre les deux rives de la Méditerranée. D'un geste d'écriture puissant, Le Tube de Coolidge est l'histoire d'une réconciliation, celle d'une femme avec ses origines, par la grâce de la littérature.
C'est l'histoire d'une enfant, Célia, qui grandit sans père. Sa mère se bat pour l'élever. Elle est aide-soignante, les horaires sont impossibles, la vie est dure, mais elle parvient à inventer des instants de bonheur. Célia, adolescente, se cherche, avec, pour seule boussole, l'espoir de combler le manque d'amour. Il y aura Ryan, puis Eldar. Pâture raconte la trajectoire gâchée d'une enfance interrompue. L'auteur y dénonce la violence des hommes, dont l'absence pèse et la présence écrase. Dans ce roman sans concession et au plus près de la vérité sociale, Alexandre Lamborot se révèle une nouvelle voix littéraire.
Dommage que les murs ne parlent pas. S'ils avaient pu s'exprimer, les murs du Saturne, le bar d'Abdel Mirouche, auraient eu bien des choses à raconter. C'est là-bas que son neveu Bombonne a fait ses classes, entre le comptoir et le flipper, veillant à ce que les verres des clients restent toujours pleins. Les bistrots, c'est une école de la vie, tous les alcooliques vous le diront. Une nuit, à l'occasion d'une partie de cartes clandestine organisée par tonton Mirouche, les célèbres « soirées Wall Street », un nouveau client débarque. Un beau parleur nommé Le Suisse, bien décidé à vivre ses rêves plutôt qu'à rêver sa vie. Quand Le Suisse entraîne Bombonne dans ses aventures, ce dernier se retrouve tiraillé entre les principes inculqués par son oncle et l'envie d'échapper à un destin tout tracé. Jusqu'au coup de trop ? Avec ce nouveau roman, dans la droite lignée de La Sainte Touche, Djamel Cherigui explore l'univers des cafés et des escrocs à la petite semaine. Il y déploie sa fantaisie, son humour et sa tendresse, dans un style inimitable, digne d'un Audiard du Nord.
Au lycée, c'était une bande de copains « normale » que tout unissait. Quinze ans plus tard, il ne reste rien de leur amitié. Quels secrets ont provoqué leur désunion ? Quand Max est accusé de viol en Turquie, les souvenirs que Romy pensait avoir enterrés remontent. Désormais avocate, elle doit le défendre, mais est-il innocent, l'était-il plus jeune ? Et les autres, Omar, Célia, Matthieu, Ludovic et Jean-Baptiste, qu'ont-ils à se repro-cher ? Comment faire aujourd'hui le deuil de son passé ? Trahisons, rancoeurs, ambitions, La Fille de la bande est une fresque humaine captivante, un roman choral sur les conflits de l'adolescence, et leurs répercussions à l'âge adulte.
Tout est personnel dans ce livre, et pourtant rien ne l'est. À travers les épisodes de son histoire intime, Mahir Guven raconte comment une famille devient française jour après jour et décrit son expérience de l'immigration. C'est l'histoire de ses parents réfugiés d'origine turque et kurde, de sa soeur qui pleure de ne pas avoir la peau blanche, d'enfants qui lui lancent des pierres en le traitant de « Saddam Hussein », d'André le professeur de français de sa mère qui va lui donner le goût du savoir. C'est l'histoire de cet adolescent à qui un enseignant conseille de ne pas tenter un lycée général, de ce jeune homme à qui l'on suggère de rester à sa place quand il rêve d'écrire, de cet écrivain français que l'on présente comme turc à la télé allemande, de ce garçon chanceux aussi, toujours encouragé par de bonnes fées. Parce que la naissance de sa fille rend incontournable la question des origines, Mahir Guven revient sur son parcours dans Rien de personnel, un bijou littéraire, non dénué d'humour et habité d'un profond humanisme.
« J'ai fait un rêve. J'étais guéri et on roulait de nuit sous la pluie en voiture. Ma femme était au volant et nos filles étaient derrière. J'ai demandé à Wahiba de s'arrêter et je suis descendu. Je me suis roulé pendant deux minutes dans l'herbe trempée du bas-côté. Quand je suis remonté, tout le monde me regardait comme un fou et Jasmine m'a demandé pourquoi j'avais fait ça. Je me suis retourné et j'ai dit. "Parce que je peux." » Guilhem Gallart a mis plus de deux ans avant d'écrire ces lignes. Ce n'est pourtant pas faute d'y avoir été encouragé. On attendait qu'il raconte sa vie, ses débuts en tant que producteur, son enfance à Toulouse, sa jeunesse à Marseille, sa carrière au sein du groupe mythique Fonky Family, la maladie de Charcot dont il souffre depuis 2015. Mais il fallait déjà se reconstruire, apprendre à vivre entièrement paralysé, retrouver une forme d'équilibre, de sérénité. Et puis écrire un bouquin sur sa vie, lui qui n'aime pas parler de sa personne, il a dû faire mûrir l'idée avant de l'écrire avec ses yeux. Il aime cette nouvelle vie difficile, passionnante et pleine de défis. Il ne la souhaite à personne, mais elle vaut la peine d'être vécue.
Sada avait 18 ans, il est mort un samedi soir de 2011, devant une gare, à la suite d'une rixe entre jeunes. Son grand frère Adama Camara lutte contre l'envie de vengeance qui le ronge, mais la justice traîne, il craque et tire sur les six responsables. Incarcéré avec son autre frère, Daouda, complètement innocent, il va mener un combat depuis sa prison pour le faire libérer. Dans ce livre, il raconte son long parcours en maison d'arrêt, ses amitiés et tensions avec les prisonniers, les surveillants, la justice, le drame terrible qui a détruit une famille, le temps partagé avec sa fille aux parloirs et sa longue marche vers la paix. Ce témoignage choc est une leçon de vie, un livre sincère sur l'absurdité de la violence ordinaire qui gangrène la jeunesse. La tentation de la vengeance détruit, la parole sauve.
Peu après les attentats de Charlie Hebdo, alors que la paranoïa s'empare des esprits, Inès est accusée d'apologie du terrorisme et suspendue par sa hiérarchie. Que s'est-il passé ? Qui a dénoncé cette professeure de philosophie d'origine maghrébine qui s'est toujours identifiée aux valeurs de la République ? En quête de justice et de vérité, la jeune femme va rencontrer une galaxie de personnages et redécouvrir sa mémoire enfouie : l'arrivée de son père en France, l'usine, l'abandon des traditions, le racisme, et ce déracinement qui n'en finit plus de briser les êtres. Fresque sociale et récit initiatique, ce premier roman d'Aïcha Béchir dissèque une société contemporaine fracturée par ses contradictions. Un texte qui n'épargnera personne, mais dont l'intransigeance est nécessaire pour cicatriser ce « nous » blessé.
Depuis que le soleil ne se lève plus, la vie s'éteint à petit feu. Rosie craint pour la santé de son grand-père Edmond, qui pousse des quintes de toux à arracher des séquoias. Du haut de ses treize ans, elle décide de trouver un moyen de ramener le soleil et part sur son vélo Harley à sa recherche. Mais sa bonne volonté ne suffit pas. Après avoir échoué à convaincre Noé, l'homme le plus riche du monde, de l'aider, elle se lance dans une épopée qui lui fera croiser la route de Crépuscule, un paria au grand coeur, Aube, son ange gardien, Vénus, la femme la plus belle du monde, le fameux Famos, Ilra la magicienne et son mari le Chat Cinno, Momo le pêcheur, un sonneur de cloches et même des éléphants footballeurs.Mais qui va réussir à réveiller le soleil ?Dans ce premier roman lumineux, Oxmo Puccino s'empare de l'énergie de la jeunesse pour pointer l'urgence écologique, la vanité de la célébrité, le vertige des passions. Avec humour, poésie et tendresse, il nous offre surtout une histoire d'amour et d'amitié, une quête initiatique entre Le Petit Prince et Tim Burton.« Tel un botaniste de l'imaginaire, Oxmo Puccino plante les graines de demain dans une langue chantante, aux aspirations écologiques. » Livres Hebdo « C'est comme si Jules Verne avait posé le pied sur une planète inconnue - dans la tête d'Oxmo, là où le Soleil ne se couche jamais. » L'Obs« Avec Les Réveilleurs de soleil, le rappeur Oxmo Puccino réussit en beauté son entrée sur la scène littéraire, entre onirisme et surréalisme. » L'Express« Le premier roman du rappeur, et poète, Oxmo Puccino, déjà publié et approuvé comme tel, est une bonne et belle surprise. » Le Point« Entre le petit Prince et Tim Burton » La Grande librairie« Un roman formidable à découvrir d'urgence ! » France Inter, La bande originale
José a un projet fou pour changer de vie. Il a repéré dans un monastère de manuscrits rares, et il sait par son ami Michel, relieur au chômage, qu'ils peuvent valoir une fortune. À bord d'un vieux Renault Trafic, le tandem se lance alors dans son périple jusqu'en Haute-Savoie. L'un espère rembourser ses dettes, l'autre payer des études à sa petite soeur. Mais les déconvenues se multiplient, et la belle aventure vire en une traversée du désert qui révèle José et Michel à eux-mêmes. Riche de dialogues savoureux et de situations rocambolesques, Le Radiateur est un road trip plein d'humanité, une ode à la déconnexion et à l'amitié.
Suis-je noir ? C'est la question que s'est posée Charles Cédric à son arrivée en France. Lui qui est encore étudiant découvre qu'on le considère davantage comme « Noir » que comme Charles ou Cédric. Que signifie cette étiquette ? Des années plus tard, à travers cet essai brillant, drôle aussi, il déconstruit cette manie de nommer « noire » toute personne à la couleur de peau foncée. Il en retrace les origines, en révèle l'absurdité, étudie l'hégémonie des Noirs américains, l'invention du concept de « Noir » et le mal que provoque sa perpétuation... Il pose et répond à des questions essentielles : peut-on combattre le racisme avec les armes du racisme ? Et si nous avions tout faux en qualifiant les gens de « Noirs » ou de « Blancs » ? Un livre qui rassemble, invite à réfléchir et à construire un futur de paix. G
« Tu es comme une bougie que l'on a oublié d'éteindre dans une chambre vide », ainsi commence l'une des chansons d'Oxmo Puccino. Comment ne pas faire le parallèle avec le début de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust où le narrateur raconte ses rêveries dans son lit, enfermé dans sa chambre ? À l'occasion du centenaire de la disparition de son ami littéraire Marcel, Oxmo Puccino a souhaité lui rendre hommage en se soumettant à son fameux questionnaire. Les trente-quatre réponses de ce livre dessinent un autoportrait d'Oxmo Puccino. On y découvre son rapport à la vie, à la poésie du présent, à la patience, les coulisses de son métier d'artiste, l'importance des absents dans son quotidien, le respect des souvenirs, la sacralité de l'amitié et même une passion tardive pour la pêche.
C'est l'histoire d'un petit garçon dont le père disparaît. L'histoire d'un adolescent qui grandit avec sa mère courage dans une banlieue triste. Celle d'un jeune homme qui entre un jour dans une salle de boxe. Il n'y connaît rien. Il a peur. Il apprend à boxer, à prendre confiance en lui, à mordre la vie. De peur de finir pauvre, il va s'obliger à poursuivre des études pour devenir ingénieur et boxeur professionnel en même temps. Du lundi au vendredi, il développe des logiciels, le samedi, il croise le cuir aux Canaries, à Venise ou Donetsk jusqu'à monter sur le toit du monde en devenant champion. Des matchs truqués en Italie aux bars clandestins en Thaïlande, des valises de billets en Ukraine à l'excellence cubaine, Brice Faradji raconte dans un style sincère et authentique son long voyage dans l'univers du Noble Art. D'ordinaire, ce sont les écrivains qui se fascinent pour la boxe, voici le livre d'un écorché vif devenu écrivain.
De sa fenêtre, Salim regarde la mer, le mouvement des vagues, et enfin il se sent vivre. Ici, à Alger, le soleil brille mais le quotidien est gris. Pas de boulot. Pas de perspective ni d'espoir. Il n'y a que des mauvaises cigarettes, des mauvaises bières et des mauvaises nuits. C'est la désillusion, et Salim ne veut pas être un désillusionnaire de plus. Il va partir, prendre la mer et rejoindre l'Europe, pour y libérer son énergie et réaliser son envie d'avenir. Mais comment faire ? Avec Brûleurs, Neïla Romeyssa signe un premier roman intense, coup de poing, furieusement poétique.
Suite à un accident, Mustapha vit des heures sombres et, très vite, il perd tous ses repères : épouse, famille, travail, amis. Alors qu'il est sans espoir, cette épreuve va le conduire dans les profondeurs de son être, les souvenirs de sa vie affluent et petit à petit l'aident à lui trouver un nouveau sens. Des années 1970 à nos jours, de Drancy à Casablanca, Mustapha Zem brosse une fresque familiale tendre et chatoyante. Avec humour et autodérision, il raconte le destin d'un enfant obéissant, d'un adolescent qui se cherche et d'un adulte qui va, en n, se poser les bonnes questions. La révélation d'un écrivain
Cet été-là, il n'a jamais fait aussi chaud. Alex s'apprête à fêter ses treize ans dans une relative indifférence, coincé entre une mère qui a enterré ses rêves et un père obnubilé par les simulations aériennes. Son seul horizon est la nationale qui longe son village. Heureusement, il y a Jérôme et Sophie, ses meilleurs amis, et les eaux turquoise des Caraïbes, l'ancienne carrière de la commune, un îlot de fraîcheur où ils passent leurs après-midi. Mais quand son père se retrouve au chômage, tout se met à dérailler. Sa mère a des envies d'évasion et Marko, la brute du quartier, décide de privatiser les Caraïbes. Alex ne va pas se laisser faire, il est déterminé à sauver cet été et cette famille. Ce premier roman drôle et amer est un cri de rage contre la monotonie et l'ennui, contre cette vie trop étriquée pour les rêves, contre la croyance que jamais rien ne peut changer.
Pandorini, monstre sacré du cinéma français, vient de mourir. Le monde médiatique s'agite. Sur les plateaux télé, les commentateurs se succèdent, on raconte, on rend hommage. Une femme se souvient. L'acteur hante ses pensées depuis quatorze ans. Elle en avait dix-neuf, elle commençait sa vie d'adulte en douceur, portée par ses rêves. Pandorini lui en a vendu. Lui en a volé, aussi. Elle n'a jamais oublié. Bientôt, les langues vont se délier et la jeune femme va réaliser qu'elle n'a pas vécu une histoire d'amour. Elle était sous emprise. Avec une écriture sincère, vive, à fleur de peau, Florence Porcel plonge la plume dans la plaie. Elle s'inspire d'un épisode de sa vie pour raconter la destruction de l'innocence d'une jeune adulte par un homme de pouvoir.
Ils ont dix ans, pas un sou en poche et vouent un culte au cinéma, aux patates à la braise et au Coca-cola. Pour étancher cette soif de découverte et gagner quelques pièces, ces cinq débrouillards récupèrent dans une benne, métaux, cartons et bouteilles consignées pour les revendre à un ferrailleur pas très honnête. Mais la concurrence fait rage, les Gitans et Momo le clochard se servent aussi. Alors en attendant de grandir, ils traînent dans le faubourg avec Lachance, leur chat, et s'interrogent sur l'origine du monde, sur ce couple qu'ils ont vu tout nu au sommet de la colline à l'arbre seul. Abdelhafid Metalsi signe un texte poignant, tendre, dans la veine de La vie devant soi de Romain Gary, de La guerre des boutons et des 400 coups. « Un western urbain tendre et drôle.» Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo
Quel est le point commun entre un trader racontant son premier baiser et son suicide dans un même souffle, un quadra désabusé s'imaginant une nouvelle vie le temps d'une rencontre dans le métro, et un ex-écrivain noyant sa peine dans des films ? La réponse est Saccharoses. Trois mecs. Trois histoires. Et si c'était la même ? On ne ressort pas indemne de Saccharoses : vous n'oublierez ni le destin de Qaïs et de Bonbon, ni le style à couper le souffle qui porte ce roman. « Centré sur trois inconnus qui se croisent dans le métro (un trader paumé, un quadra désabusé et un ex-écrivain qui se noie dans les films), ce récit révèle une voix. Il dynamite la langue, impose son style: moderne et percutant. » Femme Actuelle