FONDS
Sonia Salzères est de retour. Son père, le grand soyeux lyonnais, revit soudain. Elle a découvert le monde, connu le plaisir de quelques étreintes... qu'importe tout cela ? Leur alliance aussitôt se ressoude, intacte, sans faille. Seuls survivants d'une dynastie ravagée par la guerre et les haines, le père et la fille n'ont cessé de vivre une passion réciproque, jalouse et inaccomplie. Autour de ce couple ambigu, d'autres êtres tentent d'exister, de participer à leur entente ou de briser l'amour des origines. N'est-ce pas en vain ? Les cernant tous, Lyon, belle et ombrageuse, la cité des passions tues, exacerbées. Qu'est donc cette première alliance qui unit le père et sa fille ? Une fatalité tragique et innocente qui écrase les uns et fait courir les autres à leur propre perte ? Une prison ? Ou bien un bonheur fou ? photo : G.Popovic
Sonia Salzères est de retour. Son père, le grand soyeux lyonnais, revit soudain. Elle a découvert le monde, connu le plaisir de quelques étreintes... qu'importe tout cela ? Leur alliance aussitôt se ressoude, intacte, sans faille. Seuls survivants d'une dynastie ravagée par la guerre et les haines, le père et la fille n'ont cessé de vivre une passion réciproque, jalouse et inaccomplie. Autour de ce couple ambigu, d'autres êtres tentent d'exister, de participer à leur entente ou de briser l'amour des origines. N'est-ce pas en vain ? Les cernant tous, Lyon, belle et ombrageuse, la cité des passions tues, exacerbées. Qu'est donc cette première alliance qui unit le père et sa fille ? Une fatalité tragique et innocente qui écrase les uns et fait courir les autres à leur propre perte ? Une prison ? Ou bien un bonheur fou ? photo : G.Popovic
Dans ce livre, Valéry Giscard d'Estaing, loin des polémiques et des partis, tire de son expérience et de ses réflexions des propositions pour le futur de la France. "Je retrouve aujourd'hui la vie et les activités quotidiennes comme si je ne les avais pas quittées, et avec elles le grand courant porteur qui traverse les saisons, les plantes, les animaux, les êtres, et, tout au bout, moi-même... Mon espoir est que l'opinion française choisisse d'entrer dans son histoire future, lorsque la parenthèse actuelle sera refermée, à partir d'une vision située dans son avenir, et non à partir de ses affrontements ou de ses frustrations du présent. C'est l'objet de ce livre : concevoir un un dessein national conciliant la générosité et l'efficacité et répondant aux aspirations de deux Français sur trois. Je veux servir la cause d'une France libérale et réconciliée."
Dans ce livre, Valéry Giscard d'Estaing, loin des polémiques et des partis, tire de son expérience et de ses réflexions des propositions pour le futur de la France. "Je retrouve aujourd'hui la vie et les activités quotidiennes comme si je ne les avais pas quittées, et avec elles le grand courant porteur qui traverse les saisons, les plantes, les animaux, les êtres, et, tout au bout, moi-même... Mon espoir est que l'opinion française choisisse d'entrer dans son histoire future, lorsque la parenthèse actuelle sera refermée, à partir d'une vision située dans son avenir, et non à partir de ses affrontements ou de ses frustrations du présent. C'est l'objet de ce livre : concevoir un un dessein national conciliant la générosité et l'efficacité et répondant aux aspirations de deux Français sur trois. Je veux servir la cause d'une France libérale et réconciliée."
"Pendant la moitié de mon existence, j'ai vécu une double vie. Épouse et mère comme la majorité des femmes, et auteur-metteur en scène de cinéma et de télévision. Dans Arrête ton cinéma !, j'essaie de raconter à mes lectrices et lecteurs bien-aimés les coulisses du petit monde remuant, passionnant, amusant mais aussi cruel du show-biz. Voici mes souvenirs les plus drôles de personnages cocasses et redoutables, de producteurs fauchés ou même carrément voleurs, de metteurs en scène talentueux ou ringards et contents d'eux, de comédiens charmants mais parfois jaloux à en battre leur femme, actrices également, de stagiaires souffre-douleurs, de stars capricieuses, de chefs opérateurs amoureux, etc. S'y mêlent des anecdotes quelquefois folles picorées ça et là. Voici mes premiers pas de réalisatrice résolument ignorante dans les Saintes Chéries, les explosions de dynamite d'Erotissimo qui faillirent faire sauter l'ouest de Paris, la course tous les matins pour retrouver le jeune premier d'"Elle court elle court, la banlieue" qui ne dormait jamais au même endroit, mes chevilles brûlées comme des brochettes d'agneau les premiers jours du tournage de "Vas-y maman", etc. Et puis un jour, il n'y a pas si longtemps, j'ai piqué une grosse colère contre ceux qui détruisent la magie du cinéma français, et j'ai quitté le show-biz pour toujours (quoique naturellement on ne doive jamais dire : Fontaine...). En attendant, je souhaite que la lecture de ce livre vous surprenne et vous fasse rire. Couverture : photo Hervé Bruhat / Rapho
Plongez dans les coulisses hilarantes et impitoyables du cinéma français avec Arrête ton cinéma ! de Nicole de Buron. Ce récit autobiographique drôle et piquant révèle les dessous du show-biz, entre stars capricieuses et producteurs roublards.
Stupeur. Petite Chérie, votre cancresse de fille cadette, décide de passer triomphalement son bac. Boulot d'enfer et angoisse pour toute la famille. Victoire. Joséphine réussit son examen. Tous les espoirs d'études brillantes lui -vous- sont permis. Non. Car votre héritière est tombée amoureuse d'un Marin Tatoué et veut courir les océans en faisant du charter sur une goélette. En attendant, à elle LES PETITS BOULOTS. Vendeuse de frites et de saucisses sur une plage bretonne. Vendeuse de chaussures. Chiffonnière aux Puces de vos vieilles et moins vieilles affaires-que-vous-ne-jetez-jamais.Téléphoniste chez son père. Enquêtrice de choc pour trois Instituts de sondage. Etc. Etc. Petite Chérie passe aussi son permis de conduire et s'empare de votre chère vieille 2CV. Vous, vous allez à pied. Ou dans d'exotiques taxis. Pendant ce temps-là, Fille Ainée casse le nez de la directrice qui essayait de violer Monsieur Gendre. Qui se retrouve chômeur. Justine se remet à travailler. Dactylo à domicile pour de curieux auteurs. Représentante de produits de beauté. Puis se lance dans les relations publiques. Devient une Superwoman. Monsieur Gendre, complexé, veut divorcer. Petit Garçon fait du cinéma et tombe amoureux. Vous courez de l'un à l'autre. Et le Marin tatoué ? Petite Chérie vous réserve là une dernière surprise. Photo Flammarion
Stupeur. Petite Chérie, votre cancresse de fille cadette, décide de passer triomphalement son bac. Boulot d'enfer et angoisse pour toute la famille. Victoire. Joséphine réussit son examen. Tous les espoirs d'études brillantes lui -vous- sont permis. Non. Car votre héritière est tombée amoureuse d'un Marin Tatoué et veut courir les océans en faisant du charter sur une goélette. En attendant, à elle LES PETITS BOULOTS. Vendeuse de frites et de saucisses sur une plage bretonne. Vendeuse de chaussures. Chiffonnière aux Puces de vos vieilles et moins vieilles affaires-que-vous-ne-jetez-jamais.Téléphoniste chez son père. Enquêtrice de choc pour trois Instituts de sondage. Etc. Etc. Petite Chérie passe aussi son permis de conduire et s'empare de votre chère vieille 2CV. Vous, vous allez à pied. Ou dans d'exotiques taxis. Pendant ce temps-là, Fille Ainée casse le nez de la directrice qui essayait de violer Monsieur Gendre. Qui se retrouve chômeur. Justine se remet à travailler. Dactylo à domicile pour de curieux auteurs. Représentante de produits de beauté. Puis se lance dans les relations publiques. Devient une Superwoman. Monsieur Gendre, complexé, veut divorcer. Petit Garçon fait du cinéma et tombe amoureux. Vous courez de l'un à l'autre. Et le Marin tatoué ? Petite Chérie vous réserve là une dernière surprise. Photo Flammarion
Joëlle et Eric, son mari, sont deux vrais fous de maisons. Ils ont le virus. Après la batisse en banlieue et la ferme normande, la fièvre ne les lâche pas. Ils se lancent dans un projet insensé : construire de A à Z, sur un terrain pentu de la côté de l'Esterel, ce qui sera la maison de leurs rêves. Alors les ennuis commencent. Magazines de déco trompeurs, maisons-témoins sinistres, devis contradictoires, architectes illuminés ou têtus, entrepreneur dépressif, maçon jouant la fille de l'air avant le "hors d'eau"... rien ne leur est épargné. Faut-il ou non une piscine ? Doit-on échanger cacahuètes et apéritifs avec les voisins ? A quoi sert-il de hanter les vide-greniers ? Plus proche de Laurel et Hardy que de Le Corbusier, le couple se pose, entre autre, ces questions existentielles. Son histoire, confondue avec celle d'une maison improbable, rejoint le "fantasme manoir" de tout le monde. Elle est triste à pleurer de rire.
Joëlle et Eric, son mari, sont deux vrais fous de maisons. Ils ont le virus. Après la batisse en banlieue et la ferme normande, la fièvre ne les lâche pas. Ils se lancent dans un projet insensé : construire de A à Z, sur un terrain pentu de la côté de l'Esterel, ce qui sera la maison de leurs rêves. Alors les ennuis commencent. Magazines de déco trompeurs, maisons-témoins sinistres, devis contradictoires, architectes illuminés ou têtus, entrepreneur dépressif, maçon jouant la fille de l'air avant le "hors d'eau"... rien ne leur est épargné. Faut-il ou non une piscine ? Doit-on échanger cacahuètes et apéritifs avec les voisins ? A quoi sert-il de hanter les vide-greniers ? Plus proche de Laurel et Hardy que de Le Corbusier, le couple se pose, entre autre, ces questions existentielles. Son histoire, confondue avec celle d'une maison improbable, rejoint le "fantasme manoir" de tout le monde. Elle est triste à pleurer de rire.
Une plage de Nieul-Sur-Mer, près de La Rochelle. Une maison à Rambouillet. Un quartier pauvre de Lyon. Autour de ces lieux de mémoire, Nicole Avril se raconte pour la première fois. Elle découvre les parfums d'algue et d'iode, le goût du sel, et l'appel de l'horizon. Elle explore les jardins de son père, dignes des « jardins d'Allah », qui mélangent les fleurs, le maïs, les fruits juteux et tendres. La douleur surgit dès la cinquième année, quand la petite fille est soignée pour un « joubi » (joue-bis) qui lui déforme le visage. Elle connaît l'hôpital, l'odeur de l'éther, le froid et la peur. La douleur se manifeste aussi plus tard, lors de l'adolescence, à Lyon, avec le premier amour. Chaque vie est unique, et, en même temps, ressemble à n'importe quelle vie. Le récit de Nicole Avril ne dit pas autre chose. Il évoque en quelques touches une France d'après-guerre presque oubliée, et, avec des mots justes, la figure d'un père régnant sur des jardins qui ne flétriront jamais.
Une plage de Nieul-Sur-Mer, près de La Rochelle. Une maison à Rambouillet. Un quartier pauvre de Lyon. Autour de ces lieux de mémoire, Nicole Avril se raconte pour la première fois. Elle découvre les parfums d'algue et d'iode, le goût du sel, et l'appel de l'horizon. Elle explore les jardins de son père, dignes des « jardins d'Allah », qui mélangent les fleurs, le maïs, les fruits juteux et tendres. La douleur surgit dès la cinquième année, quand la petite fille est soignée pour un « joubi » (joue-bis) qui lui déforme le visage. Elle connaît l'hôpital, l'odeur de l'éther, le froid et la peur. La douleur se manifeste aussi plus tard, lors de l'adolescence, à Lyon, avec le premier amour. Chaque vie est unique, et, en même temps, ressemble à n'importe quelle vie. Le récit de Nicole Avril ne dit pas autre chose. Il évoque en quelques touches une France d'après-guerre presque oubliée, et, avec des mots justes, la figure d'un père régnant sur des jardins qui ne flétriront jamais.
Pépé a 72 ans et la colère en dedans. Colère contre la mort qui le talonne, colère parce qu'il s'est trompé de vie. Un drôle de type. Pétri de contradictions, une sorte d'anar, d'autodidacte, dont les derniers jours sont rongés par cette même colère qui l'a tenu debout toute sa vie. Né dans l'Ouest catholique, il a travaillé dur ce boulanger. Veuf, il tombe malade et ses derniers mois se partagent entre les séjours à l'hôpital et la vie agitée de sa fille Julia mariée avec Simon. Une occasion pour lui d'épier ce couple trop beau pour être vrai. Alors il remâche des pans du quotidien avec Jeanne, si dure au travail, mais qui l'a trompé. Des moments volés avec Miss, trop jeune, rencontrée trop tard et qu'il n'a pas osé retenir. L'histoire de cette mort déraisonnable n'a rien d'un mélodrame. Joëlle Goron sait nous montrer la drôlerie des situations les plus pathétiques. Avec, en prime, une justesse de ton telle qu'on oubliera pas de si tôt la voix de ce vieux jeune homme en colère. Couverture : Jean Hélion, Au cycliste, 1939. Musée National d'Art Moderne; © adagp 1990
Pépé a 72 ans et la colère en dedans. Colère contre la mort qui le talonne, colère parce qu'il s'est trompé de vie. Un drôle de type. Pétri de contradictions, une sorte d'anar, d'autodidacte, dont les derniers jours sont rongés par cette même colère qui l'a tenu debout toute sa vie. Né dans l'Ouest catholique, il a travaillé dur ce boulanger. Veuf, il tombe malade et ses derniers mois se partagent entre les séjours à l'hôpital et la vie agitée de sa fille Julia mariée avec Simon. Une occasion pour lui d'épier ce couple trop beau pour être vrai. Alors il remâche des pans du quotidien avec Jeanne, si dure au travail, mais qui l'a trompé. Des moments volés avec Miss, trop jeune, rencontrée trop tard et qu'il n'a pas osé retenir. L'histoire de cette mort déraisonnable n'a rien d'un mélodrame. Joëlle Goron sait nous montrer la drôlerie des situations les plus pathétiques. Avec, en prime, une justesse de ton telle qu'on oubliera pas de si tôt la voix de ce vieux jeune homme en colère. Couverture : Jean Hélion, Au cycliste, 1939. Musée National d'Art Moderne; © adagp 1990
Antoine Louvier a vingt ans lorsqu'il tue, sans préméditation, sa jeune épouse américaine qui le trompe. A sa sortie de prison, il revient à Nice où il est né. Embauché dans un hôtel, il y fait la connaissance d'une femme mystérieuse, Dominique. Entre eux, c'est l'amour passion, exigeant, absolu et interdit. Les relations ne sont pas permises entre la clientèle et le personnel. Ils s'aimeront donc comme des clandestins, comme des coupables, ce qui n'est pas pour Antoine la meilleure façon de devenir, selon ses voeux, un homme comme les autres, un conformiste. Mais les gens auxquels ils voudraient ressembler n'ont pas le passé d'Antoine et de Dominique, probablement responsable, elle, d'une autre mort. Photo : Philippe Simon. Olympe/Flammarion
Antoine Louvier a vingt ans lorsqu'il tue, sans préméditation, sa jeune épouse américaine qui le trompe. A sa sortie de prison, il revient à Nice où il est né. Embauché dans un hôtel, il y fait la connaissance d'une femme mystérieuse, Dominique. Entre eux, c'est l'amour passion, exigeant, absolu et interdit. Les relations ne sont pas permises entre la clientèle et le personnel. Ils s'aimeront donc comme des clandestins, comme des coupables, ce qui n'est pas pour Antoine la meilleure façon de devenir, selon ses voeux, un homme comme les autres, un conformiste. Mais les gens auxquels ils voudraient ressembler n'ont pas le passé d'Antoine et de Dominique, probablement responsable, elle, d'une autre mort. Photo : Philippe Simon. Olympe/Flammarion
L'idée d'un aménagement global de notre espace vital est relativement neuve : elle est née au XXe siècle d'une réaction contre les désordres du XIXe siècle ; elle concerne aujourd'hui les pays du tiers-monde aussi bien que les pays développés. En effet, les révolutions techniques qui se sont succédé depuis les environs de 1930 ont bouleversé les données antérieures. Elles ont diversifié les ressources, décentralisé le potentiel économique, diffusé les communications de toute nature et permis ainsi la liberté géographiques des activités. Aux États-Unis et en Europe occidentale, l'évolution récente prouve la vigueur des nouvelles tendances : les mégalopoles éclatent, le milieu rural bénéficie de l'exode urbain et les "zones résidentielles privilégiées" sont en pleine expansion. En France même, le recensement de 1982 a révélé une véritable mutation. On peut donc mener désormais partout des politiques tendant à organiser une croissance harmonieuse et à constituer des communautés régionales vivantes, largement autonomes. Les doctrines et les méthodes correspondantes font ici l'objet d'analyses concrètes qui s'appuient sur de nombreuses études régionales, de l'Alsace eu Choletais et des Pays-bas à la Côte d'Ivoire. Tous ces exposés sont d'autant plus accessibles qu'ils sont volontairement exempts de tableaux statistiques et de graphiques. Ils peuvent être lus par tous ceux qui s'intéressent aux problèmes de cadre de vie et à ceux de la décentralisation économique et institutionnelle.
L'idée d'un aménagement global de notre espace vital est relativement neuve : elle est née au XXe siècle d'une réaction contre les désordres du XIXe siècle ; elle concerne aujourd'hui les pays du tiers-monde aussi bien que les pays développés. En effet, les révolutions techniques qui se sont succédé depuis les environs de 1930 ont bouleversé les données antérieures. Elles ont diversifié les ressources, décentralisé le potentiel économique, diffusé les communications de toute nature et permis ainsi la liberté géographiques des activités. Aux États-Unis et en Europe occidentale, l'évolution récente prouve la vigueur des nouvelles tendances : les mégalopoles éclatent, le milieu rural bénéficie de l'exode urbain et les "zones résidentielles privilégiées" sont en pleine expansion. En France même, le recensement de 1982 a révélé une véritable mutation. On peut donc mener désormais partout des politiques tendant à organiser une croissance harmonieuse et à constituer des communautés régionales vivantes, largement autonomes. Les doctrines et les méthodes correspondantes font ici l'objet d'analyses concrètes qui s'appuient sur de nombreuses études régionales, de l'Alsace eu Choletais et des Pays-bas à la Côte d'Ivoire. Tous ces exposés sont d'autant plus accessibles qu'ils sont volontairement exempts de tableaux statistiques et de graphiques. Ils peuvent être lus par tous ceux qui s'intéressent aux problèmes de cadre de vie et à ceux de la décentralisation économique et institutionnelle.
Un adolescent cinéphile, un homme en cavale, des salles obscures. Au programme : l'aventure, la violence, peut-être la mort. Si Philippe n'avait pas rencontré le mystérieux M. Quilby le jour de ses quinze ans, dans la pénombre de l'Excelsior, il ne serait pas devenu si vite adulte. Dans la chaleur de Nice au mois d'août, les trois jours qu'ils vont passer ensemble feront d'eux des complices, des amis pour la vie. Sauf que la vie a parfois plus d'invention que les auteurs de films, et que les hippy-ends y sont plus rares. Adieu les écrans, bonjour la réalité. C'est le sens de ce roman d'initiation, de ce roman tendrement noir qui loin d'ignorer sa dette aux grands créateurs moralistes (Graham Greene, Simenon mais aussi Fritz Lang), la revendique. Couverture : M le Maudit de Fritz Lang. D.R.
Un adolescent cinéphile, un homme en cavale, des salles obscures. Au programme : l'aventure, la violence, peut-être la mort. Si Philippe n'avait pas rencontré le mystérieux M. Quilby le jour de ses quinze ans, dans la pénombre de l'Excelsior, il ne serait pas devenu si vite adulte. Dans la chaleur de Nice au mois d'août, les trois jours qu'ils vont passer ensemble feront d'eux des complices, des amis pour la vie. Sauf que la vie a parfois plus d'invention que les auteurs de films, et que les hippy-ends y sont plus rares. Adieu les écrans, bonjour la réalité. C'est le sens de ce roman d'initiation, de ce roman tendrement noir qui loin d'ignorer sa dette aux grands créateurs moralistes (Graham Greene, Simenon mais aussi Fritz Lang), la revendique. Couverture : M le Maudit de Fritz Lang. D.R.
"Une silhouette portant le treillis réglementaire de War Correspondent se tenait là, en conversation avec quelqu'un que l'angle dérobait à ma vue. Les slacks tombant sur les rangers de campagne, la ceinture serrant la taille, l'étoile blanche cousue sur la manche ne trompaient pas. C'était l'uniforme d'un journaliste ou d'un photographe accrédité auprès de l'US Army. Mais le relâché élégant, la forme blousée que prenait la vareuse à l'évasement, et surtout la chevelure blonde frôlant les épaules ne laissaient guère de doutes : une femme. Vue de profil, elle me parut très belle. Une lumière étrange venue du hall adoucissait ses contours. On lui aurait donné trente-cinq ans, peut-être moins. Ses gestes rapides, son sourire étaient plutôt d'une continentale : elle portait un uniforme américain, mais quelque chose en elle trahissait l'Européenne. A un mot de son interlocuteur invisible, elle rejeta la tête en arrière, comme pour rire, et sa main vint glisser dans sa chevelure libre. L'éclairage, mais était-ce seulement l'éclairage, soulignait à distance une peau très blanche. Une blancheur de statue à jamais descendue du socle. Je ne pouvais entendre ce qu'elle disait, mais le mouvement des lèvres me parut correspondre à du français." Prix Femina 1993
"Une silhouette portant le treillis réglementaire de War Correspondent se tenait là, en conversation avec quelqu'un que l'angle dérobait à ma vue. Les slacks tombant sur les rangers de campagne, la ceinture serrant la taille, l'étoile blanche cousue sur la manche ne trompaient pas. C'était l'uniforme d'un journaliste ou d'un photographe accrédité auprès de l'US Army. Mais le relâché élégant, la forme blousée que prenait la vareuse à l'évasement, et surtout la chevelure blonde frôlant les épaules ne laissaient guère de doutes : une femme. Vue de profil, elle me parut très belle. Une lumière étrange venue du hall adoucissait ses contours. On lui aurait donné trente-cinq ans, peut-être moins. Ses gestes rapides, son sourire étaient plutôt d'une continentale : elle portait un uniforme américain, mais quelque chose en elle trahissait l'Européenne. A un mot de son interlocuteur invisible, elle rejeta la tête en arrière, comme pour rire, et sa main vint glisser dans sa chevelure libre. L'éclairage, mais était-ce seulement l'éclairage, soulignait à distance une peau très blanche. Une blancheur de statue à jamais descendue du socle. Je ne pouvais entendre ce qu'elle disait, mais le mouvement des lèvres me parut correspondre à du français." Prix Femina 1993
"Je déteste cet homme qui n'a cherché qu'à m'humilier en étalant ses richesses. J'ai l'impression, moi, le roi, de n'être rien à côté d'un parvenu qui possède tout, les terres, les demeures, l'or, et qui s'est même attaché les plus beaux esprits du moment." 17 août 1661. Le surintendant Fouquet donne une fête éblouissante au château de Vaux-le-Vicomte. Erreur fatale : Louis XIV est jaloux et Fouquet se retrouve en prison. Cette malencontreuse soirée aura une conséquence inattendue : le jeune roi décide de bâtir le château de Versailles. Pour réaliser ce projet colossal, il devra s'entourer des meilleurs artistes- dont Le Nôtre et François de Francine.
"Je déteste cet homme qui n'a cherché qu'à m'humilier en étalant ses richesses. J'ai l'impression, moi, le roi, de n'être rien à côté d'un parvenu qui possède tout, les terres, les demeures, l'or, et qui s'est même attaché les plus beaux esprits du moment." 17 août 1661. Le surintendant Fouquet donne une fête éblouissante au château de Vaux-le-Vicomte. Erreur fatale : Louis XIV est jaloux et Fouquet se retrouve en prison. Cette malencontreuse soirée aura une conséquence inattendue : le jeune roi décide de bâtir le château de Versailles. Pour réaliser ce projet colossal, il devra s'entourer des meilleurs artistes- dont Le Nôtre et François de Francine.
A Paris, aujourd'hui. Nathalie et François ont trente ans, de l'argent, un passé de viveurs. Ils inventent des jeux, prennent l'un sur l'autre des paris amoureux. Un soir, Nathalie met François au défi de conquérir une belle inconnue : Sylvia. L'entreprise de séduction tourne étrangement : de Paris à New York, le jeu s'endiable, le libertinage ouvre sur les abimes de la passion. Un homme, deux femmes. La jalousie, les miroirs, la cruauté, jettent le trio dans la nuit des masques, où chacun devient pour l'autre une proie. De la légèreté à la noirceur, cette comédie sensuelle, placée sous le signe de Lubitsch et de Laclos, est aussi le roman du déchirement amoureux, un apprentissage de la nuit.
A Paris, aujourd'hui. Nathalie et François ont trente ans, de l'argent, un passé de viveurs. Ils inventent des jeux, prennent l'un sur l'autre des paris amoureux. Un soir, Nathalie met François au défi de conquérir une belle inconnue : Sylvia. L'entreprise de séduction tourne étrangement : de Paris à New York, le jeu s'endiable, le libertinage ouvre sur les abimes de la passion. Un homme, deux femmes. La jalousie, les miroirs, la cruauté, jettent le trio dans la nuit des masques, où chacun devient pour l'autre une proie. De la légèreté à la noirceur, cette comédie sensuelle, placée sous le signe de Lubitsch et de Laclos, est aussi le roman du déchirement amoureux, un apprentissage de la nuit.
Le mouvement régionaliste a été stimulé, sinon engendré, par les développements du progrès technique. On peut dire, sans excès, qu'il est apparu à l'âge du chemin de fer et qu'il s'est épanoui à l'âge de l'automobile, l'extension de relations courantes entraînant l'élargissement des horizons de la vie quotidienne. Ce mouvement répond à trois autres exigences : mieux répartir les tâches des pouvoirs publics, « décoloniser la province » en offrant à ses élites des responsabilités effectives, libérer les citoyens de l'anonymat jacobin ou concentrationnaire en les enracinant dans un paysage et une histoire. C'est pourquoi, au-delà des vicissitudes politiques et administratives, la question régionale demeure d'une actualité permanente en France comme dans le reste de l'Europe. Les solutions qu'elle appelle et qu'expose ici J.-F. Gravier seront, sans doute, différentes selon les traditions et les structures ; mais elles impliquent toutes une répudiation explicite du système napoléonien, une décentralisation générale des pouvoirs de décision et, finalement, une nouvelle idée de la société. Ce livre vient à son heure pour faire le point sur l'un des problèmes majeurs de l'avenir national.
Le mouvement régionaliste a été stimulé, sinon engendré, par les développements du progrès technique. On peut dire, sans excès, qu'il est apparu à l'âge du chemin de fer et qu'il s'est épanoui à l'âge de l'automobile, l'extension de relations courantes entraînant l'élargissement des horizons de la vie quotidienne. Ce mouvement répond à trois autres exigences : mieux répartir les tâches des pouvoirs publics, « décoloniser la province » en offrant à ses élites des responsabilités effectives, libérer les citoyens de l'anonymat jacobin ou concentrationnaire en les enracinant dans un paysage et une histoire. C'est pourquoi, au-delà des vicissitudes politiques et administratives, la question régionale demeure d'une actualité permanente en France comme dans le reste de l'Europe. Les solutions qu'elle appelle et qu'expose ici J.-F. Gravier seront, sans doute, différentes selon les traditions et les structures ; mais elles impliquent toutes une répudiation explicite du système napoléonien, une décentralisation générale des pouvoirs de décision et, finalement, une nouvelle idée de la société. Ce livre vient à son heure pour faire le point sur l'un des problèmes majeurs de l'avenir national.
Qui Alfred Hitchcock recherche-t-il, à Nice, juste après la guerre ? Pourquoi le coeur d'Iréna, l'adolescente de San Francisco, cesse-t-il un jour de battre, à sa propre demande ? Quel secret un lycéen arrêté et conduit dans un centre de redressement détient-il en ces deux mots rituels : Bientôt Vancouver ? Pourquoi la rentrée dans Mademoiselle Julie de Nina Wolf, la célèbre comédienne, demeure-t-elle sans lendemain ? Une lettre -"Quand vous lirez ceci, cela voudra dire que je suis morte."- et la vie du docteur Guersant bascule. Une autre, adressée au courrier des lecteurs d'un magazine de cinéma par un cinéphile au pseudonyme étrange ("Boulevard du crépuscule") et c'est la tragédie. Parfois l'irruption d'un drame transforme nos existences vouées aux seconds rôles et les projette, un instant, en pleine lumière. C'est cet instant qu'illustre chacune de ces nouvelles, dix petits films à suspens. Sur ces brèves rencontres, au soleil d'une île bretonne, dans la grisaille d'une chambre d'hôtel ou la pénombre des salles obscures veillent quelques fantômes bien-aimés : ceux de Simenon, de Zweig, de Stevenson, de Pierre Véry, sans oublier celui, adorable, de Mrs. Muir.
Qui Alfred Hitchcock recherche-t-il, à Nice, juste après la guerre ? Pourquoi le coeur d'Iréna, l'adolescente de San Francisco, cesse-t-il un jour de battre, à sa propre demande ? Quel secret un lycéen arrêté et conduit dans un centre de redressement détient-il en ces deux mots rituels : Bientôt Vancouver ? Pourquoi la rentrée dans Mademoiselle Julie de Nina Wolf, la célèbre comédienne, demeure-t-elle sans lendemain ? Une lettre -"Quand vous lirez ceci, cela voudra dire que je suis morte."- et la vie du docteur Guersant bascule. Une autre, adressée au courrier des lecteurs d'un magazine de cinéma par un cinéphile au pseudonyme étrange ("Boulevard du crépuscule") et c'est la tragédie. Parfois l'irruption d'un drame transforme nos existences vouées aux seconds rôles et les projette, un instant, en pleine lumière. C'est cet instant qu'illustre chacune de ces nouvelles, dix petits films à suspens. Sur ces brèves rencontres, au soleil d'une île bretonne, dans la grisaille d'une chambre d'hôtel ou la pénombre des salles obscures veillent quelques fantômes bien-aimés : ceux de Simenon, de Zweig, de Stevenson, de Pierre Véry, sans oublier celui, adorable, de Mrs. Muir.
Voici un livre. Au fil des pages, les textes de mes chansons défilent au pied cadencé et dans l'ordre chronologique. Ou si vous préférez, avec ses masques et ses plumes, voici le carnaval de Nougar(i)o, mon école de samba sémantique. Ces couplets ne sont nés que du besoin organique que j'avais de chanter. Ici, je pose le micro et me livre à l'imprimerie silencieuse. Sur l'écran de papier, je vous projette mon cinémot. C.N. Couverture : illustration de Claude Nougaro. Photo : Philippe Lévy
Voici un livre. Au fil des pages, les textes de mes chansons défilent au pied cadencé et dans l'ordre chronologique. Ou si vous préférez, avec ses masques et ses plumes, voici le carnaval de Nougar(i)o, mon école de samba sémantique. Ces couplets ne sont nés que du besoin organique que j'avais de chanter. Ici, je pose le micro et me livre à l'imprimerie silencieuse. Sur l'écran de papier, je vous projette mon cinémot. C.N. Couverture : illustration de Claude Nougaro. Photo : Philippe Lévy