Jocelyne Saucier
Jocelyne Saucier
« Une maison sur le bord d'un lac, des murs chargés de livres, un dépôt à mon compte bancaire chaque quinzaine et Marthe ce matin encore avec un pain tout chaud enroulé dans un carré de papier kraft, que demander de plus. L'urbain que j'étais se découvre des zones inexplorées. Comment ai-je pu être aussi longtemps ignorant de moi-même? » Patrice, dans son Clova à flanc de rails et de forêt, a réinventé sa façon d'être libraire. La nuit, les doigts sur le clavier, il alimente sa boutique virtuelle, correspond avec sa toile d'invétérés du livre rare et précieux. Le jour, il emballe les paquets que le train emportera vers le reste du monde. Et ça fonctionne, un univers prévisible et doux comme la tartine matinale. Jusqu'à l'arrivée de Gladys et de son cortège funèbre. Une nouvelle se déroulant dans l'univers du roman À train perdu de Jocelyne Saucier.
C'est sur un train qui sillonnait les régions reculées du nord de l'Ontario qu'est née Gladys. Avec sa fratrie et les enfants de la forêt côtoyés au fil des haltes, elle a vécu sur les rails des années de pur ravissement. A rencontré l'amour. Qu'est-ce qui a poussé cette optimiste forcenée, devenue une femme âgée, à se jeter sur un train puis un autre, échappant à toutes les tentatives pour la ramener à la maison ? La question obsédera ses amis proches et lointains, de même qu'un certain activiste des chemins de fer qui n'en démordra pas : quelqu'un, quelque part, doit savoir ce qui a conduit Gladys si loin de Swastika.
Norco, ville minière abandonnée. 21 enfants, une explosion, un secret enfoui depuis des décennies. Les héritiers de la mine mêle destins familiaux et quête de vérité dans un roman choral aussi puissant que poignant.
Plongez dans Il pleuvait des oiseaux, un roman bouleversant où trois vieux ermites, cachés au cœur des forêts ontariennes, apprivoisent la liberté et la mort.
Vingt-et-un enfants, un père prospecteur, une mine abandonnée et un secret enfoui depuis des décennies.
Une famille de 21 enfants gravite autour d'une mine à l'abandon. En soi, ce n'est pas banal. Surtout que le groupe sème la terreur partout. Mais il y a plus: un drame est survenu qui les concerne tous. Quelqu'un est mort dont on veut taire l'identité. Un secret insupportable.
Plongez dans Jeanne sur les routes, un roman captivant de Jocelyne Saucier où l’amour impossible rencontre l’histoire mouvementée du communisme en Abitibi dans les années 1930.
Au cœur de la forêt ontarienne, Tom et Charlie, deux octogénaires marginaux, voient leur solitude bouleversée par l’arrivée d’une photographe et d’une fugitive.
« Une maison sur le bord d'un lac, des murs chargés de livres, un dépôt à mon compte bancaire chaque quinzaine et Marthe ce matin encore avec un pain tout chaud enroulé dans un carré de papier kraft, que demander de plus. L'urbain que j'étais se découvre des zones inexplorées. Comment ai-je pu être aussi longtemps ignorant de moi-même? » Patrice, dans son Clova à flanc de rails et de forêt, a réinventé sa façon d'être libraire. La nuit, les doigts sur le clavier, il alimente sa boutique virtuelle, correspond avec sa toile d'invétérés du livre rar...
Notre famille est l'émerveillement de ma vie et mon plus grand succès de conversation. Nous n'avons rien en commun avec personne, nous nous sommes bâtis avec notre propre souffle, nous sommes essentiels à nous-mêmes, uniques et dissonants, les seuls de notre espèce. Les petites vies qui ont papillonné autour s'y sont brûlé les ailes. Pas méchants, mais nous montrons les dents. Ça détalait quand une bande de Cardinal décidait de faire sa place. - Mais combien étiez-vous donc ? La question appelle le prodige et je ne sais pas si j'arrive à dissimuler ma fierté quand je les vois répéter en choeur, ahuris et stupides : - Vingt et un ? Vingt et un enfants ? Les autres questions arrivent aussitôt, toujours les mêmes, ou à
Notre famille est l'émerveillement de ma vie et mon plus grand succès de conversation. Nous n'avons rien en commun avec personne, nous nous sommes bâtis avec notre propre souffle, nous sommes essentiels à nous-mêmes, uniques et dissonants, les seuls de notre espèce. Les petites vies qui ont papillonné autour s'y sont brûlé les ailes. Pas méchants, mais nous montrons les dents. Ça détalait quand une bande de Cardinal décidait de faire sa place. - Mais combien étiez-vous donc ? La question appelle le prodige et je ne sais pas si j'arrive à dissimuler ma fierté quand je les vois répéter en choeur, ahuris et stupides : - Vingt et un ? Vingt et un enfants ? Les autres questions arrivent aussitôt, toujours les mêmes, ou à
C'est sur un train qui sillonnait les régions reculées du nord de l'Ontario qu'est née Gladys. Avec sa fratrie et les enfants de la forêt côtoyés au fil des haltes, elle a vécu sur les rails des années de pur ravissement. A rencontré l'amour. Qu'est-ce qui a poussé cette optimiste forcenée, devenue une femme âgée, à se jeter sur un train puis un autre, échappant à toutes les tentatives pour la ramener à la maison ? La question obsédera ses amis proches et lointains, de même qu'un certain activiste des chemins de fer qui n'en démordra pas : quelqu'un, quelque part, doit savoir ce qui a conduit Gladys si loin de Swastika.
Une photographe du Herald Tribune part réaliser un reportage sur la région québécoise du Témiscamingue, dont les forêtsont été ravagées par de gigantesques incendies au début du XXe siècle. Elle y trouve une communauté de marginaux fantasques et solitaires, dont Tom et Charlie, deux vieillards qui ont survécu à l'incendie et vivent en ermites au fond des bois. D'abord méfiants puis déterminés à aider la photographe dans son enquête, les deux hommes voient leur quotidien chamboulé. Et, soudain, lorsque arrive Marie-Desneige, octogénaire énigmatique tout juste échappée de sa maison de retraite, la vie, puis contre toute attente l'amour, reprend peu à peu ses droits. Superbe récit, lumineux et tendre, Il pleuvait des oiseaux nous entraîne au plus profond des forêts canadiennes, où le mot liberté prend tout son sens, et l'émotion, brute et vive, jaillit à chaque page.
Une photographe du Herald Tribune part réaliser un reportage sur la région québécoise du Témiscamingue, dont les forêtsont été ravagées par de gigantesques incendies au début du XXe siècle. Elle y trouve une communauté de marginaux fantasques et solitaires, dont Tom et Charlie, deux vieillards qui ont survécu à l'incendie et vivent en ermites au fond des bois. D'abord méfiants puis déterminés à aider la photographe dans son enquête, les deux hommes voient leur quotidien chamboulé. Et, soudain, lorsque arrive Marie-Desneige, octogénaire énigmatique tout juste échappée de sa maison de retraite, la vie, puis contre toute attente l'amour, reprend peu à peu ses droits. Superbe récit, lumineux et tendre, Il pleuvait des oiseaux nous entraîne au plus profond des forêts canadiennes, où le mot liberté prend tout son sens, et l'émotion, brute et vive, jaillit à chaque page.
Qui Alfred Hitchcock recherche-t-il, à Nice, juste après la guerre ? Pourquoi le coeur d'Iréna, l'adolescente de San Francisco, cesse-t-il un jour de battre, à sa propre demande ? Quel secret un lycéen arrêté et conduit dans un centre de redressement détient-il en ces deux mots rituels : Bientôt Vancouver ? Pourquoi la rentrée dans Mademoiselle Julie de Nina Wolf, la célèbre comédienne, demeure-t-elle sans lendemain ? Une lettre -"Quand vous lirez ceci, cela voudra dire que je suis morte."- et la vie du docteur Guersant bascule. Une autre, adressée au courrier des lecteurs d'un magazine de cinéma par un cinéphile au pseudonyme étrange ("Boulevard du crépuscule") et c'est la tragédie. Parfois l'irruption d'un drame transforme nos existences vouées aux seconds rôles et les projette, un instant, en pleine lumière. C'est cet instant qu'illustre chacune de ces nouvelles, dix petits films à suspens. Sur ces brèves rencontres, au soleil d'une île bretonne, dans la grisaille d'une chambre d'hôtel ou la pénombre des salles obscures veillent quelques fantômes bien-aimés : ceux de Simenon, de Zweig, de Stevenson, de Pierre Véry, sans oublier celui, adorable, de Mrs. Muir.
Qui Alfred Hitchcock recherche-t-il, à Nice, juste après la guerre ? Pourquoi le coeur d'Iréna, l'adolescente de San Francisco, cesse-t-il un jour de battre, à sa propre demande ? Quel secret un lycéen arrêté et conduit dans un centre de redressement détient-il en ces deux mots rituels : Bientôt Vancouver ? Pourquoi la rentrée dans Mademoiselle Julie de Nina Wolf, la célèbre comédienne, demeure-t-elle sans lendemain ? Une lettre -"Quand vous lirez ceci, cela voudra dire que je suis morte."- et la vie du docteur Guersant bascule. Une autre, adressée au courrier des lecteurs d'un magazine de cinéma par un cinéphile au pseudonyme étrange ("Boulevard du crépuscule") et c'est la tragédie. Parfois l'irruption d'un drame transforme nos existences vouées aux seconds rôles et les projette, un instant, en pleine lumière. C'est cet instant qu'illustre chacune de ces nouvelles, dix petits films à suspens. Sur ces brèves rencontres, au soleil d'une île bretonne, dans la grisaille d'une chambre d'hôtel ou la pénombre des salles obscures veillent quelques fantômes bien-aimés : ceux de Simenon, de Zweig, de Stevenson, de Pierre Véry, sans oublier celui, adorable, de Mrs. Muir.