Documents, Actualités, Société
« L'histoire de Paris 2024 a d débuté il y a plus de dix ans. On a été 6, puis 50, puis 4 000 et, quand Céline Dion s'est mise à chanter L'Hymne à l'amour le soir du 26 juillet 2024, nous étions des millions. C'est l'histoire d'une victoire collective. Celle d'un grand projet qui nous a obligés à travailler ensemble et à nous mettre au service de quelque chose qui nous dépassait. C'est une histoire qui raconte bien plus que la construction d'une édition des Jeux, et c'est pour ça que j'avais envie de la partager. Avec Paris 2024, notre pays a eu l'audace d'imaginer des choses qui n'avaient jamais été faites : les premières cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques hors d'un stade, les premiers Jeux au coeur d'une ville, le premier marathon ouvert à tous, le premier Parc des champions, les premiers carrés de supporters, la première vasque qui s'envole... Au moment où le monde entier nous regardait, on a redécouvert notre joie de vivre et notre capacité à accomplir de grandes choses. On a redécouvert la France qui chante, la France qui danse, la France qui se parle, la France qui s'aime. On a été fiers. Fiers de nos athlètes, fiers de notre patrimoine, fiers de nos artistes, fiers de notre panache, fiers de notre diversité, fiers d'être français. » L'immense succès des Jeux Olympiques et Paralympiques n'aurait pas été possible sans la personnalité de Tony Estanguet, un mélange rare de détermination et d'humilité. Sans les valeurs qu'il a acquises dans sa famille de passionnés de nature et dans le petit club sportif des Pyrénées qui l'a vu grandir. Sans ce qu'il a appris sur la rivière : les mouvements d'eau sont imprévisibles et il faut les utiliser plutôt qu'essayer de les contrer. Sans ce qu'il a appris en tant qu'athlète : on n'accomplit rien de grand en reproduisant ce qui a déjà été fait. Tony Estanguet a peu l'habitude de se confier. Mais l'engouement du monde entier pour ces Jeux lui a donné envie de raconter son aventure olympique. Il nous emmène dans les coulisses de cet été où la France est devenue invincible.
Il y a peu, le Mémorial de la Shoah acquiert 98 photos retrouvées par deux collectionneurs. Ce reportage inédit détaille les étapes de la première arrestation massive de Juifs à Paris, il y a quatre-vingt-cinq ans. Cette rafle du 14 mai 1941 est peu connue du grand public. C'est pourtant la première étape de l'entreprise d'élimination des Juifs dans la France de Vichy. Des hommes, originaires d'Europe de l'Est, reçoivent de la préfecture de police une convocation sous la forme d'un billet vert pour « examen de situation ». Ne se doutant de rien, plus de la moitié s'y rend. 3 747 hommes se présentent dans différents lieux (commissariats, casernes, gymnases) de Paris. Ils seront transférés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande (Loiret) où ils resteront un an, avant d'être déportés à Auschwitz. Bouleversantes, les photos de cette souricière ainsi que de ses protagonistes : les officiels allemands, les policiers français, et les familles qui font leurs adieux. Troublantes aussi, quand on découvre qu'elles ont été prises par Harry Croner, photographe au service de la propagande nazie. Un témoignage précieux alors que les photographies de la « solution finale » en France sont quasi inexistantes. De la rafle du Vél d'Hiv, qui a emporté 13 000 personnes, il ne subsiste à ce jour qu'une seule image.
Jérôme Cordelier poursuit l'histoire des chrétiens aux prises avec les grands bouleversements du XXe siècle. Il nous plonge dans la période charnière qui court de la guerre d'Algérie jusqu'à Mai 68, en passant par Vatican II et la déclaration Nostra Ætate. À travers une enquête fouillée et nourrie de témoignages, de portraits vivants et d'archives, Jérôme Cordelier met en lumière l'implication - parfois conflictuelle - des chrétiens face aux changements économiques, politiques, culturels et sociaux des Trente Glorieuses. Ce livre interroge la place et l'engagement des croyants dans une société en pleine mutation et éclaire les débats d'aujourd'hui. Une grande histoire de passion entre terre et ciel où s'entre choquent, dans un duel fratricide et fécond, humanité et spiritualité.
Mars 2023. Le GIGN intercepte un go fast qui file vers l'Espagne. À son bord, non pas de la cocaïne, mais 120 kilos de bébés anguilles. Les civelles, espèce protégée, revendues à prix d'or en Asie, sont la cible d'un juteux trafic international aux mains des triades chinoises. Contrebande de fauves et d'animaux de compagnie, pillage de nos forêts, pêche illégale, déchetteries clandestines, arnaque à la rénovation énergétique, vente au marché noir de pesticides frelatés... En Europe, la France est devenue la plaque tournante de la criminalité environnementale. Presque aussi rentable mais beaucoup moins risquée que les trafics de drogues, d'armes ou que la traite d'êtres humains, elle est en plein essor. Pour la première fois, Marc Lomazzi dévoile les coulisses des enquêtes de la gendarmerie, des douanes, de la police de l'environnement, de la brigade vétérinaire ou de la répression des fraudes en guerre contre l'écodélinquance.
« Une nouvelle monographie exceptionnelle sur le camp d'Auschwitz-Birkenau qui montre la souffrance, la solitude, la faim, la mort, le respect des valeurs, l'empathie ou encore la vie intérieure des déportés. Piotr M. A. Cywi ski a réuni des centaines de témoignages afin de nous présenter un portrait complexe, troublant et particulièrement réaliste de personnes qui ont vécu l'enfer sur terre. »Barbara Engelking, directrice du Centre de recherche sur la Shoah Depuis la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un travail titanesque a été accompli pour établir les faits, la chronologie et l'ampleur de l'un des plus grands crimes de l'Histoire. Mais derrière ces données se cache une réalité humaine difficilement concevable aujourd'hui. Auschwitz met les voix des survivants au premier plan afin de nous donner un aperçu de leur vécu. À travers une trentaine de chapitres thématiques tels que la faim, la solitude et la peur, mais aussi la résistance, l'amour et l'espoir, ces écrits évoquent ainsi les émotions, les réactions et les expériences des rescapés. S'appuyant sur des centaines d'archives en plusieurs langues - procès-verbaux, entretiens ou récits autobiographiques -, cet ouvrage nous offre une vision singulière et approfondie de la condition humaine au sein de l'univers concentrationnaire. À une époque où les derniers témoins de ces événements disparaissent, Auschwitz est un livre aussi bouleversant que nécessaire.
TÔT OU TARD, LA VIE S'EN VA. À PEINE A-T-ON LE DOS TOURNÉ QU'ELLE S'EN EST DÉJÀ PEUT-ÊTRE ALLÉE. IL NOUS FAUT DONC VEILLER SUR LES MORTS, ENTRETENIR LA FLAMME, FAIRE EN SORTE QU'ILS NE SOIENT JAMAIS OUBLIÉS. » Aux Cahiers du cinéma pendant plus de vingt ans, puis directeur de la Cinémathèque française, Serge Toubiana est un témoin privilégié de l'histoire du cinéma français. Dans On ne connaît du film que la scène des adieux, il revient sur les éloges qu'il a écrits pour ses chers disparus, au fil du temps. Des antidotes à l'oubli dans lesquels on lit toute l'admiration et tout l'amour qu'il a pour ces cinéastes, acteurs et actrices, hommes et femmes de cinéma qu'il a connus pour la plupart personnellement. Suivant un ordre chronologique dicté par le hasard de la mort, depuis celle déterminante de François Truffaut en 1984, jusqu'à celle de David Lynch, en passant entre autres par Maurice Pialat, Simone Signoret, Orson Welles, Jacques Demy, Michel Piccoli, Claude Chabrol, Jean-Pierre Bacri, Marguerite Duras, Gaspard Ulliel et Tonie Marshall, Serge Toubiana nous offre des textes ciselés et émouvants en hommage aux hommes et femmes qui ont marqué le cinéma et la culture des quarante dernières années.
2013. Trois personnages hors du commun, Alice Zagury, Oussama Ammar et Nicolas Colin créent The Family, une structure originale et sans précédent en France, à la fois incubateur et accélérateur de startups. Des centaines d'entreprises vont naître de cette aventure unique, mélange de modernité technologique, de vitalité économique et d'inventivité. Les candidats entrepreneurs qui passent dans les locaux de The Family sont porteurs d'idées qu'ils ne savent pas vraiment réaliser : ils sont accueillis et aidés. Il se constitue grâce à The Family un écosystème où se croisent entrepreneurs et investisseurs, dans un rapport totalement renouvelé. Mais The Family connaît une trajectoire tumultueuse : initialement tissée de relations quasi fusionnelles entre ses fondateurs, elle finit déchirée par les mensonges et les trahisons de l'un d'entre eux. Elle survit, au terme d'incroyables péripéties. Ce livre raconte cette saga. C'est aussi un récit historique et une analyse sociologique du passage à l'économie du numérique.
L'odorat est souvent perçu comme un sens mineur, qui nous ramène à une animalité oubliée. Pourtant les odeurs sont partout, tout le temps. Depuis notre naissance et même un peu avant, nous sentons chaque fois que nous respirons, plus de 20 000 fois par jour. Quoique largement inconscient, ce phénomène impacte toutes les strates de notre existence. Sentiment d'identité, mémoire, émotions, alimentation, sexualité, rapport à l'autre et à l'ensemble du Vivant : notre nez se mêle de tout. Fascinée depuis toujours par cette dimension secrète et silencieuse du monde, Sarah Bouasse explore la diversité de ses enjeux dans nos vies en croisant son expérience personnelle avec son parcours de journaliste dans l'univers des odeurs, au contact de parfumeurs et de scientifiques de tous bords. Dévoilant la richesse insoupçonnée de ce qui se joue au milieu de nos figures, elle nous invite à lever le nez pour redonner à l'odorat sa juste place dans notre expérience du monde. À la fois émouvant et instructif, ce livre intime à la portée universelle éclaire la part de l'invisible dans nos vies à tous.
« N'aurais-je donc vécu toutes ces années que pour me mettre à table ? » Depuis sa plus tendre enfance, Jean-Robert Pitte trouve dans la nourriture une source de bonheur inépuisable. Sa vocation de cuisinier ayant été contrariée, il n'en a pas moins acquis une connaissance encyclopédique de la gastronomie et un goût prononcé pour les « saveurs sublimes ». Convaincu qu'il faut bien manger pour bien vivre, il raconte dans Souvenirs friands les plats qui l'ont le plus marqué, des plus simples - l'humble oeuf à la coque, les petits pois frais, le gratin dauphinois ou la ratatouille - aux plus élaborés - le lièvre à la royale, le homard ou la purée aux truffes. Ce livre est une ode au pouvoir de la bonne chère : pouvoir de rassembler dans la joie, de délier les langues et de ravir les palais... Des recettes accompagnent chaque chapitre afin que tous puissent mettre en pratique les plaisirs de la table.
28 249 kilomètres parcourus 698 jours de course 40,5 kilomètres par jour de course 9,2 kilomètres/heure de vitesse moyenne 4 continents traversés d'ouest en est 16 paires de chaussures usées 2 poussettes 0 blessure Alors qu'elle travaille comme directrice financière à Singapour, Marie Léautey, 42 ans, décide de tout quitter pour réaliser son rêve : un tour du monde en courant. Elle s'engage alors dans une incroyable aventure de 825 jours, sur presque 30 000 km, l'équivalent de 698 marathons, soit six marathons par semaine, en traversant l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud et l'Océanie. Elle établit ainsi deux records du monde dont le tour du monde en courant le plus rapide pour une femme. Dans ce livre, elle nous raconte son parcours aux allures de voyage initiatique, ses rencontres, ses sensations, son goût pour le nomadisme, le plaisir de découvrir le monde au rythme de ses foulées, mais aussi ses moments de peur ou de doute. Avec une volonté et un optimisme à toute épreuve, Marie Léautey nous embarque dans une folle aventure, où l'effort passe presque inaperçu, où la course est envisagée comme un mode de vie, et non une simple performance.
Génocides, crimes contre l'humanité, crimes de guerre, disparitions forcées, actes de torture à caractère politique... Depuis le procès de Nuremberg, la lutte contre l'impunité des crimes les plus graves a changé la manière dont nous envisageons les conflits et la valeur des vies humaines. En France, cette révolution philosophique s'est accompagnée d'un bouleversement juridique à la fin des années 2000. Notre droit pénal permet désormais de poursuivre en France les présumés auteurs de ces crimes même s'ils sont étrangers et ont commis les faits à l'étranger sur des victimes étrangères. Depuis 2012, cette mission revient à une structure inédite, le « pôle Crimes contre l'humanité, crimes et délits de guerre », où la magistrate Aurélia Devos a oeuvré pendant dix ans. Avec d'autres magistrats déterminés, elle a inlassablement tenté de démontrer les responsabilités individuelles au coeur de crimes de masse commis au Rwanda, en Syrie, au Liberia ou aujourd'hui en Ukraine. Pour cela, elle a écouté les victimes, mais aussi rencontré leurs bourreaux. Elle grave leur témoignage dans cet ouvrage qui nous entraîne au coeur d'une incroyable aventure humaine et judiciaire. Pour enfin rendre justice et pour réaffirmer que la France n'est pas un refuge pour les criminels qui tentent de fuir leur pays.
C'est une voix devenue blanche qu'on entendra ici. Pierre Seel se souvient : la déportation dans les camps nazis, la torture et l'humiliation, puis l'enrôlement forcé - comme Alsacien - dans l'armée allemande, le front de l'Est, l'évasion et la capture par les Russes.Mais il se souvient aussi de son retour de guerre : le mur de réprobation dressé devant lui, l'homosexualité inavouable, la décision de mener une existence « comme les autres », le mariage et la vie réglée.Qu'aura-t-il fallu pour que, un beau jour d'avril 1982, il choisisse de briser cette apparence et pour que son long silence devienne un long combat pour la vérité ?Dans le récit de cette vie rompue, on lira l'aveu poignant d'un homme qui voudrait, simplement, que justice lui soit enfin rendue.
Le féminisme est devenu incontournable : management, publicité, orientation scolaire, langage et écriture, visibilité des réalisatrices et des autrices, parité en politique, temps médiatique consacré aux sportives, violences sexistes et sexuelles... Les femmes n'acceptent plus d'êtremaltraitées et le clament haut et fort. Si le féminisme occasionne des résistances, si la gifle anti-#MeToo est si dure, c'est parce qu'il apparaît pour ce qu'il est : un projet global de transformation des sociétés, de renversement des conservatismes, de dénonciation d'un continuum de violences et d'injustices. « Calmez-vous, madame, ça va bien se passer », telle est l'injonction de ceux qui ont intérêt au maintien de l'ordre établi. Les antiféministes refusent de partager l'espace et le pouvoir avec les femmes. Invités sur les plateaux télé pour vendre leurs pamphlets, ils nous expliquent qu'il ne faut pas nous plaindre : « il y a toujours pire ailleurs »... La revanche patriarcale peut aussi prendre son temps, comme la Cour suprême des États-Unis l'a montré au monde entier en mettant un terme au droit constitutionnel à l'avortement. En attaquant les libertés et les droits des femmes, c'est la démocratie tout entière que l'on fragilise. À travers de nombreux exemples puisés dans l'actualité, cet ouvrage dresse un panorama salutaire des réceptions, positives et négatives, du féminisme aujourd'hui.
« Reviennent alors la rudesse de ces jours, la cruelle répression, les licenciements, la prison, et ce chef, le congédiant, d'une joie mauvaise [...] : "Moi vivant, t'auras plus de boulot !" Il revoyait Simone, lui et leur bébé, brutalement expulsés du logement des Mines, empilant leurs biens dans une charrette à bras, et traversant la cité dans cet équipage, puis errant du logis d'un ami à celui d'un parent ; il repensait à la "Bataille du charbon" gagnée grâce à eux, les ouvriers, il repensait à leur Résistance, ainsi gratifiée. Plus Georges fouillait dans ses papiers, plus il les rassemblait, les relisait, plus le courroux d'alors lui revenait, intact, comme au jour de son arrestation, et plus il y pensait, plus il se disait que, décidément, il lui était impossible d'en rester là. » LE RÉCIT D'UNE INJUSTICE.Plus noir dans la nuit relate une page oubliée de l'épopée des mineurs : la grande grève de 1948, la répression brutale qui suivit. Six morts, deux mille arrestations, autant de condamnations à la prison et des centaines de vies brisées. Norbert, Colette, Jeanne et les autres, qui ont vécu ces grandes heures de la mythologie ouvrière, racontent ici un monde à jamais englouti, un monde terrible et fraternel, et leur fureur d'en avoir été exclus.
Raymond Gurême est l'un des rares survivants d'une page occultée de l'histoire de France : celle de l'internement de familles « nomades » de 1940 à 1946. Né dans une caravane, Raymond marche dans les pas de ses ancêtres sur la piste du cirque familial. Tout disparait brutalement lorsque sa famille est enfermée, sur ordre de la police française dans les camps de Darnétal, près de Rouen, puis de Linas-Monthéry, dans l'Essonne. Là, la famille Gurême vit coupée du monde, sans nourriture, sans hygiène, sans chauffage. Mais Raymond réussit à s'en échapper et entre dans la Résistance. Il ne retrouvera les siens que neuf ans plus tard.Aujourd'hui, ce patriarche d'une famille de 15 enfants et de 150 descendants brise soixante-dix ans de silence pour dénoncer les discriminations toujours vives à l'égard des nomades.Un témoignage exceptionnel pour comprendre la tragédie des tsiganes de France.
Une voix féminine exceptionnelle du journalisme de guerre En 1936, Virginia Cowles a vingt-six ans quand elle se rend en Europe en tant que reporter de guerre. Elle atterrit en Espagne, alors en pleine guerre civile, et témoigne de Madrid assiégée aux côtés d'autres journalistes tels que Martha Gellhorn et Ernest Hemingway. De là, elle se rend sur tous les fronts d'Europe, des tranchées finlandaises assaillies par les Russes à Londres bombardée, en passant par Paris au moment de l'arrivée des troupes nazies. Elle croise les plus grandes figures historiques et journalistiques de son temps mais va aussi à la rencontre des gens ordinaires, paysans, soldats et autres voix anonymes indispensables à son métier. Et se fait le témoin objectif, rigoureux et humaniste des ravages de la guerre. Ce livre est le formidable récit d'une époque charnière de l'Histoire, révélateur des coulisses du journalisme de terrain et oeuvre marquante d'une femme reporter enfin remise à l'honneur.
De sa naissance en Angleterre à la fin du XIXe siècle à son véritable développement à partir des années 1960, avec l'épopée des joueuses rémoises et les victoires américaines en Coupe du monde et aux Jeux olympiques, ce livre retrace cent cinquante ans d'histoire du ballon rond au féminin. Intrinsèquement liée aux luttes féministes, cette histoire est faite de hauts et de bas, portée par des joueuses courageuses, qui se sont battues pour pouvoir exercer un sport et assouvir leur passion, souvent en dépit de l'avis des gouvernements, journalistes et fédérations de leur époque, qui auraient préféré voir ces femmes à la maison plutôt que sur un terrain. Dans les années 1990, après bien des batailles, le football féminin connaît enfin l'âge de son expansion sur tous les continents et continue aujourd'hui à gagner en puissance. Hubert Artus fait ainsi un tour du monde inédit et mouvementé de l'état de la discipline, des pays africains au Proche-Orient, de l'Amérique latine à l'Asie. Ce livre est nourri d'interviews de joueuses, de coachs et d'agents en activité, ainsi que de futures jeunes stars françaises, explorant ainsi le football féminin de demain, celui de l'égalité salariale et du soft power.
« L'Ukraine n'est pas un bordel ! » fut le premier cri de rage de Femen au moment de l'Euro 2012.Seins nus et couronnées de fleurs, campées sur des talons aiguilles, les Femen transforment leurs corps frêles en instruments d'expression idéologique grâce aux slogans et dessins portés à même la peau. L'humour, la mise en scène, le courage et leur capacité à choquer sont leurs armes.Depuis 2008, cette « bande des quatre » - Inna, Sacha, Oksana et Anna - élabore un féminisme nouveau, radical, spectaculaire. En Ukraine d'abord, puis dans le monde entier, elles luttent pour la condition de la femme mais se battent aussi contre la pauvreté, la discrimination, les dictatures, le diktat des religieux. Les filles escaladent des clochers et des ambassades, font irruption dans des studios de télévision et des bureaux de vote. Passées par la case prison, certaines d'entre elles sont poursuivies pour « hooliganisme » dans leur pays natal et interdites de séjour dans d'autres États. Mais grâce à une couverture médiatique extraordinaire, le mouvement fait des émules en France, en Allemagne et au Brésil. Le centre Femen France, nouvellement créé, se propose de former des activistes pour lancer d'autres actions de protestation dans le monde entier.Inna, Sacha, Oksana et Anna ont choisi la France pour raconter leur incroyable parcours. Elles livrent ici un témoignage exceptionnel et leurs ambitions pour les femmes partout dans le monde.
« Ma sortie du placard pleine et entière date d'à peine deux ou trois ans. Seuls ceux qui ignorent ce qu'être homosexuel veut dire dans ma culture s'en étonneront. J'ajoute à ce "handicap majeur" que je suis fils de mineur, que j'ai grandi à Saint-Étienne et que je suis l'aîné de sept frères et soeurs. Mais ce n'est pas le pire. »Brahim Naït-Balk a grandi dans la honte. Honte de lui-même, de ses désirs et d'une différence qui l'isolait dans sa propre famille : son homosexualité. Comment vivre avec une telle particularité quand on est musulman, aîné d'une famille marocaine pauvre et nombreuse ? Mais surtout, comment s'épanouir quand on grandit dans des cités de banlieue où la virilité est la valeur suprême et où règne la loi du plus fort ? Alors que Brahim, romantique et sensible, ne rêve que du grand amour, il va subir la violence, les agressions sexuelles et les humiliations quotidiennes que lui font endurer les petits caïds des cités. À la honte de Brahim va s'ajouter la peur.Terrorisé, il a longtemps rasé les murs avant de se révolter. À 30 ans, il décide de s'affirmer et de vivre ses préférences amoureuses au grand jour. Les difficultés se multiplient, mais cette fois, il les affronte.Un homo dans la cité retrace le long chemin parcouru par Brahim pour se muer en être libre, tenir debout et prendre son envol.
Dans la Bay Area en Californie, dans les laboratoires du Parti communiste à Pékin, on développe des technologies qui changent nos vies et font peser une menace sur la démocratie. Les entreprises du capitalisme de surveillance savent tout de nous. Grâce aux prédictions sur nos comportements futurs, elles orientent nos choix. L'infrastructure des plateformes numériques et des réseaux sociaux remplace les institutions politiques. C'est une matrice invisible. Dans l'ancien monde, nul n'était censé ignorer les lois. Désormais, les sociétés technologiques se substituent aux parlements, à la justice, aux organes de régulation, et elles imposent leur système. Code is law. La perte de contrôle technologique est l'une des pires menaces qu'affronte l'humanité. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Ce livre est le récit d'un combat. La défense de la démocratie suppose une révolution de nos modes de pensée et d'action et une refondation du secteur des médias. Christophe Deloire raconte de l'intérieur la mobilisation de prix Nobel, de chefs d'État et des plus grands experts.
Un virus a transformé nos vies et ébranlé nos sociétés. Il a dramatiquement aggravé la situation des plus fragiles (les jeunes, les personnes âgées, les femmes et les plus pauvres). Il nous a fait prendre conscience de ce que science et philosophie essayaient de nous enseigner : notre interdépendance vis-à-vis des autres membres de notre espèce et de toutes les composantes de la biosphère. Ce livre, porteur d'espoir, est une invitation à passer à l'action, à faire ensemble ce que nous ne pourrions faire seuls. Et si nous apprenions à prendre soin de nous, des autres et de la planète ? Et si nous étions capables de repenser l'héritage d'Athènes et des Lumières (dont la démocratie, le débat, la citoyenneté et l'éducation) pour le rendre plus inclusif, plus écologique, plus à même de relever les défis des jeunes générations ? En s'appuyant sur des initiatives existantes et sur les développements de l'intelligence collective et de l'intelligence artificielle, François Taddei nous invite à repenser le partage des connaissances, l'exercice de la citoyenneté et à inventer ensemble des futurs souhaitables.
Le calvaire des chrétiens d'Irak et de Syrie est le premier génocide du XXIe siècle. C'est ce que confirme ce document choc, nourri de témoignages et de récits, fruit de nombreux reportages sur place. Daech et les autres groupes islamistes veulent éradiquer toutes les minorités religieuses d'Orient au nom de l'islam radical. Certains États les soutiennent. D'autres ferment les yeux. Rares sont ceux qui les affrontent avec détermination. Les chrétiens et les yazidis sont les premières victimes des violences djihadistes. Laïques ou religieux, riches ou pauvres, ils racontent leur foi, leur détresse, leurs désillusions. Certains ont choisi l'exil. Les autres restent, aidés par de jeunes volontaires français au profil étonnant. Ce livre noir de la persécution donne la parole à ces chrétiens qui souffrent mais qui espèrent, malgré tout.
Que devient une fille de Gaza qui grandit à l'ombre d'un oncle responsable important des services de sécurité du Hamas à qui elle s'oppose violemment ? Que devient-elle quand des soldats israéliens font régulièrement irruption au milieu de la nuit pour obliger son grand-père et d'autres vieillards à sortir en pyjama effacer les graffitis que des jeunes ont tracé sur les murs ? Que devient-elle avec un père musulman libéral aimant la lecture, un grand-père bienveillant qui la cache sous son édredon, dans une société dominée par l'enfermement, la corruption, le machisme, mais aussi par une incroyable humanité ? Elle écrit pour vider ce trop-plein de sentiments contradictoires, elle dresse sur un ton à la fois joyeux et grave le portrait sensuel d'un pays natal passionnément aimé, devenu au fil des ans chaudron des guerres et des intégrismes. Écrivaine, voilà ce qu'elle devient.
NOUS POUVONS TOUS AGIR CONTRE LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE. Le harcèlement scolaire, c'est quoi ? Pourquoi c'est grave ? Comment ça commence ? Qui est victime ? Qui est harceleur ? Les témoins sont-ils complices ? comment détecter un cas de harcèlement ? Comment aider une victime ? Comment contrer le cyber-harcèlement ? Comment éduquer au téléphone portable et réseaux sociaux ? Comment prévenir le harcèlemt ? Qui contacter ? Quels sont les recours juridiques? EN FRANCE, UN ENFANT SUR DIS SERAIT VICTIME DE HARCÈLEMENT À L 'ÉCOLE ET UN SUR CINQ DE CYBER-HARCÈLEMENT; Il est plus que temps d'ouvrir les yeux sur ces pratiques et de s'y attaquer. Enfants, ados, parents, enseignants, victimes, auteurs, témoins, nous pouvons dire STOP ! Un livre à mettre entre toutes les mains
RATÉS, ACCIDENTS, DÉCEPTIONS DES PATIENTS, AFFAIRISME OU ESCROQUERIES, VOICI L'ENVERS DU DÉCOR DU MONDE MERVEILLEUX DE L'ESTHÉTIQUE.Alors que depuis ses débuts la chirurgie plastique ne cesse de connaître des scandales, la médecine esthétique est une véritable bombe à retardement : les produits injectables dont le plus célèbre, le Botox, et tout l'arsenal thérapeutique destiné à rajeunir, sont autant de procédés vendus comme anodins mais qui exposent à bien des inconnues.Quels sont les véritables risques ? Qui sont les victimes des traitements à la mode ? Pour répondre à ces questions, les auteurs ont mené une enquête détaillée et rigoureuse. Ils ont rencontré des dizaines de spécialistes, des usagers heureux ou malheureux, en France et jusqu'en Tunisie, nouvel Eldorado du business de l'apparence.Ce livre salutaire entend lutter contre la désinformation des patients en leur rappelant tout ce qu'ils doivent savoir avant de pousser la porte des cabinets médicaux.
Un récit de voyage d'une exceptionnelle authenticité qui témoigne de la montée inquiétante de l'intolérance et du fanatisme mais aussi, à travers des rencontres bouleversantes et lumineuses, de la force inépuisable du rêve de fraternité. À peine leur diplôme en poche, Charles et Gabriel décident de faire le tour du monde à vélo. Ils se donnent un an ; leur budget est serré : un euro par personne et par jour. Ils chercheront asile parmi des chrétiens quel que soit l'endroit où ils se trouveront. Partis de Paris, ils parcourront 11 000 km, n'hésitant pas à traverser des pays où l'Église est minoritaire, les chrétiens à peine tolérés et parfois persécutés. Charles Guilhamon retrace pour nous ce voyage étonnant, bourré de péripéties et d'émotions. Il nous entraîne à la rencontre de communautés qui vivent leur foi comme dans les catacombes, à la manière des premiers chrétiens, et connaissent parfois le sort des premiers martyrs : en Irak chez les chaldéens, au Népal au lendemain d'un attentat à la bombe dans une église, dans une communauté catholique clandestine en Chine, chez les nouveaux occupants du monastère de Tibhirine en Algérie, auprès d'un prêtre sans paroissiens en Mauritanie ou de paroissiens sans prêtre en pleine Amazonie.Plus d'info sur le site du projet: www.surlestracesdeschretiensoublies.com et la page Facebook du livre: www.facebook.com/surlestracesdeschretiensoublies.Découvrez également les vidéos: http://blog.lefigaro.fr/corpus
« Cela faisait une quinzaine de jours que les VTTistes tournaient dans le village. Ils avaient tout sillonné, tout monté, et Dieu sait que ça grimpe à Tarnac. Cette nuit de juillet 2008, les cyclistes avaient roulé jusqu'à la ferme du Goutailloux. Le temps était frais, idéal pour une sortie nocturne. Au second virage, à moins que ce ne soit le troisième, il faisait nuit, plus personne ne sait avec exactitude, les cyclistes se sont arrêtés et ont commencé à creuser la terre pour y colmater une vieille souche d'un conifère quelconque. À cette heure-ci, la montagne dort, hormis les biches qui profitent du calme pour se promener, et les cyclistes s'affairaient sans bruit. L'avantage de choisir une courbe, c'est d'être assuré que les voitures vont ralentir. Et pour l'appareil photographique que les agents de la direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) étaient en train d'installer dans le tronc d'arbre mort, cet atout est précieux. Pendant des semaines, l'appareil allait mitrailler automatiquement toutes les plaques minéralogiques de passage. Et quelques sauts de biches, aussi. Ensuite, on n'a plus jamais revu les cyclistes. Ils sont rentrés chez eux, en région parisienne, leur vélo dans le coffre. L'agent de la DCRI me sourit : - Le plus pénible, c'était d'aller relever les bandes et recharger les batteries des caméras. À chaque fois, ça multipliait les risques de se faire gauler. » UNE CONTRE-ENQUÊTE AU COEUR D'UNE AFFAIRE D'ÉTAT.Sur l'affaire de Tarnac - du nom du village où furent arrêtés Julien Coupat et ses proches, suspectés de sabotages de lignes TGV en novembre 2008 -, un récit à la première personne, subtil et documenté.Plus d'infos sur le site: http://magasin-general.fr/ A reçu le 04.10.2012 le Prix des Assises
Le judaïsme vu du côté des femmes, du point de vue dune femme, mais aussi et surtout d'un rabbin, sous la forme d'un dictionnaire réunissant des entrées consacrées aussi bien aux femmes de la Bible et du Talmud qu'à tous les thèmes qui ont trait aux femmes. Esther, Ruth,la reine de Saba, Judith, Bethsabée, Lilith, Eve, bien d'autres encore ; l'adultère, l 'inceste, la polygamie, la contraception, l'avortement, l'héritage, et même... le langage sexiste. Pauline Bebe, consciente des problèmes de la société d'aujourd'hui et sensible aux idées d'ouverture et de tolérance, veut donner une vision nouvelle du judaïsme, dans lequel les femmes sont traitées et considérées sur un pied d'égalité avec les hommes. Au travers de ces biographies de femmes et de l'analyse des grands thèmes liés à la féminité, elle relit toute la tradition juive avec un regard radicalement neuf. Elle montre ainsi qu'il existe un judaïsme qui a assimilé les valeurs de tolérance et d'ouverture et a compris la nécessité d'une adaptation aux sociétés modernes. Pauline Bebe est l'une des rares femmes rabbin en Europe. Après des études d'anglais et d'hébreu, elle a été ordonnée en 1990 à Londres. Elle est rabbin de la communauté juive libérale à Paris.
Grâce à la littérature, aux récits d'explorateurs ou encore à la cartographie, les cités disparues n'ont cessé de nourrir notre imaginaire. Mais avant d'être de mystérieux vestiges du passé, ce furent des espaces riches, créatifs et avant-gardistes, dont nous sommes les heureux héritiers. À travers trois continents et plus de huit mille ans d'histoire, Annalee Newitz nous fait pénétrer au coeur de quatre cités d'autrefois: Çatal Hyük, en Turquie, une des premières villes de l'histoire de l'humanité; Pompéi, en Italie, avec sa vie politique étonnamment moderne; Angkor, au Cambodge, célèbre pour ses techniques agricoles révolutionnaires, et Cahokia, aux États-Unis, avec son culte spirituel singulier. Aux côtés d'archéologues, d'urbanistes, de scientifiques et d'historiens, Annalee Newitz nous embarque dans ce voyage passionnant jusqu'aux racines de nos civilisations, mettant en relief les problématiques actuelles, pour éclairer notre réflexion sur les villes d'aujourd'hui et celles de demain.
30 mars 2014. Les résultats des derniers bureaux de vote sont tombés. Boris Ravignon, issu des rangs de l'UMP, vient de remporter la mairie de Charleville-Mézières. Au même moment, Didier Herbillon, socialiste, savoure sa réélection à Sedan. Peu avant minuit, les deux hommes s'appellent pour se féliciter. En apparence, tout les oppose ; pourtant, ils vont sceller un pacte. Car les deux maires font face à un énorme défi : les Ardennes subissent un recul sans fin depuis les années 1970. Les industries sont parties, les villes se sont vidées, le chômage atteint des records, faisant de la région l'un des deux départements les plus pauvres de France, oubliés des politiques et des médias. Ce livre se propose de raconter de l'intérieur le combat contre le déclin d'un territoire. C'est une chronique d'un quart de siècle d'initiatives locales dont les héros sont des chefs d'entreprise qui ne veulent pas mourir, des hommes politiques qui préfèrent s'unir pour être plus forts, des rockers aux ambitions folles. En racontant l'histoire d'une région française particulièrement sinistrée, les auteurs signent une enquête qui se lit comme un roman, avec des personnages attachants et audacieux lancés dans une bataille titanesque : sauver les Ardennes.
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l'embauche de José Manuel Durão Barroso, l'ancien président de la Commission, par la banque d'affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l'élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l'exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d'échecs, de l'économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie. Il est facile de dresser un acte d'accusation implacable contre l'Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l'Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l'Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu'un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l'Union nous a apporté à l'heure où elle n'a jamais paru aussi fragile, menacée de l'extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l'intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes. Dans ce livre percutant, l'un des meilleurs spécialistes de l'Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d'une planète au bord de l'abîme.
Emmanuel Macron a été porté au pouvoir par l'exigeant espoir d'un renouveau de la vie politique. Aujourd'hui, la chute de sa popularité est vertigineuse. En jetant sur les faits un regard lucide et informé, Roland Cayrol montre la part d'excès de ce retournement de l'opinion, en même temps que la responsabilité du président lui-même. En quelques mois, Macron aura redistribué les cartes d'un jeu politique dont les Français ne voulaient plus et mis en oeuvre,au pas de charge, des réformes dans des secteurs importants de la société. Mais, comme le rappelle Roland Cayrol, « on ne change pas la société par décret». Le véritable défi d'Emmanuel Macron reste de proposer un projet politique lisible, de transformation de la société française à cinq ou dix ans, et surtout d'inventer les moyens pour que les citoyens s'investissent dans cette transformation, qu'ils ont eux-mêmes voulue en le portant à la présidence. Ce qui est en jeu avec le macronisme, c'est la capacité des sociétés libérales européennes, aujourd'hui sous la menace populiste, à construire un avenir désirable. Politologue reconnu, directeur de recherche associé au Centre d'études de la vie politique française (Cevipof-Sciences Po), Roland Cayrol compte parmi les observateurs les plus perspicaces des mutations que traversent aujourd'hui nos démocraties. Il est l'auteur d'une oeuvre importante sur l'opinion et la vie politique française.