Serge Toubiana
Serge Toubiana
TÔT OU TARD, LA VIE S'EN VA. À PEINE A-T-ON LE DOS TOURNÉ QU'ELLE S'EN EST DÉJÀ PEUT-ÊTRE ALLÉE. IL NOUS FAUT DONC VEILLER SUR LES MORTS, ENTRETENIR LA FLAMME, FAIRE EN SORTE QU'ILS NE SOIENT JAMAIS OUBLIÉS. » Aux Cahiers du cinéma pendant plus de vingt ans, puis directeur de la Cinémathèque française, Serge Toubiana est un témoin privilégié de l'histoire du cinéma français. Dans On ne connaît du film que la scène des adieux, il revient sur les éloges qu'il a écrits pour ses chers disparus, au fil du temps. Des antidotes à l'oubli dans lesquels on lit toute l'admiration et tout l'amour qu'il a pour ces cinéastes, acteurs et actrices, hommes et femmes de cinéma qu'il a connus pour la plupart personnellement. Suivant un ordre chronologique dicté par le hasard de la mort, depuis celle déterminante de François Truffaut en 1984, jusqu'à celle de David Lynch, en passant entre autres par Maurice Pialat, Simone Signoret, Orson Welles, Jacques Demy, Michel Piccoli, Claude Chabrol, Jean-Pierre Bacri, Marguerite Duras, Gaspard Ulliel et Tonie Marshall, Serge Toubiana nous offre des textes ciselés et émouvants en hommage aux hommes et femmes qui ont marqué le cinéma et la culture des quarante dernières années.
« Durant les derniers mois de sa vie, un thème motivait secrètement Emmanuèle, dont elle me parlait à peine. C'était trop intime, difficilement formulable, même entre nous. Un jour, elle me dit qu'elle désirait écrire sur le bonheur. J'ignore ce qu'aurait été ce livre et je donnerai cher pour le savoir. Cette question du bonheur la hantait, elle la plaçait au coeur de tout. Le simple fait de poser la question prouvait sa force de caractère et son incroyable sérénité. J'en étais bouleversé. "Et toi, tu vas tenir ?" » Un homme écrit sur la femme qu'il a aimée et perdue. Emmanuèle Bernheim était un grand écrivain. Serge Toubiana raconte leurs vingt-huit ans de vie commune, dans un texte où la sobriété le dispute à l'émotion.
Raconter l'existence d'Helen Scott, c'est ouvrir le livre du rire et de l'oubli : cette femme que plus personne ne connaît aujourd'hui a marqué son entourage par sa fantaisie, son humour, son intelligence. Son destin fut romanesque, mais elle est demeurée dans l'ombre des artistes qu'elle a accompagnés. Serge Toubiana part sur sa trace, et raconte. Les années d'enfance, avec un père journaliste russe, ayant migré aux États-Unis au début du XXe siècle, expédié en URSS pour couvrir les années révolutionnaires, et qui devient agent double. Une adolescence, dans les années 1930, passées dans divers lycées parisiens, où elle fait les quatre cents coups mais apprend le français. Une jeunesse, pendant la guerre à seconder le réseau de la Résistance française. Des convictions communistes, qui la font recruter par un agent soviétique dans les années 1940. Et puis, comme une seconde jeunesse, alors qu'elle travaille au French Film Office à New York, la rencontre « coup de foudre » de François Truffaut. Il vient défendre aux États-Unis Les Quatre Cents Coups, qui ont triomphé à Cannes. Débute une amitié fascinante, tendre et torturée, qui durera 25 ans, où Helen Scott devient indispensable (il est « ma truffe », elle est « ma chère Scottie »). Par une intuition, une sensibilité et une gaieté hors du commun, elle fait rayonner toute la génération de la Nouvelle Vague sur les écrans américains - Godard, Resnais et d'autres. Elle participe à la fameuse rencontre entre Truffaut et Hitchcock, à Hollywood, jonglant entre le français et l'anglais, riant aux plaisanteries tout en les traduisant, instaurant une intimité joyeuse entre ces deux géants. Serge Toubiana, qui est le biographe de Truffaut, passe de l'autre côté du miroir : ces années d'ébullition artistique, mais aussi d'enjeux de carrière, dans un New York bien différent de celui d'aujourd'hui, donnent à ce récit un cadre captivant. Où la grande Histoire est d'abord une histoire de rencontres. Helen Scott repose au Cimetière Montmartre, à quelques mètres de François Truffaut.
"L'amour du cinéma se joue dans l'enfance. Pour moi ce furent les westerns, les péplums ou les films comiques avec Jerry Lewis. Mon premier souvenir de cinéma remonte à La strada, que j'ai vu avec mes parents à l'âge de six ans. Depuis, le cinéma est entré dans ma vie. Il n'en est plus jamais sorti. J'ai grandi avec lui et lui m'a vu grandir. Les années 60 furent politiques, mais surtout celles de l'éveil aux nouvelles vagues. J'ai aimé les films de Godard, Truffaut, Resnais, Bertolucci, Milos Forman, qui m'ouvraient une fenêtre sur le monde. J'ai mûri avec Antoine Doinel, alias Jean-Pierre Léaud, mon alter ego. Les années 70 furent des années de formation en fréquentant la meilleure école : celle des Cahiers du cinéma. Aux côtés de Serge Daney, j'ai appris à "voir un film" et à écrire sur le cinéma. Ainsi j'ai multiplié les rencontres avec des cinéastes, dont je tente de brosser le portrait. François Truffaut, dont le souvenir est intact, plus de trente ans après sa disparition en 1984. Mais aussi Godard, Marco Ferreri, Jean Eustache, Wim Wenders, David Lynch, Scorsese, Clint Eastwood, Maurice Pialat... Les acteurs aussi : Micheline Presle, Alain Delon, Isabelle Huppert, Gérard Depardieu ou Michel Piccoli. C'est ce parcours subjectif avec le cinéma, de l'enfance à l'âge adulte, dont j'ai voulu faire le récit."Serge Toubiana
Le cinéma est intrinsèquement lié au partage dans la communauté éphémère et aléatoire des salles obscures. Serge Toubiana le sait mieux que quiconque, pour avoir dirigé Les Cahiers du Cinéma et plus tard la Cinémathèque française. Dans cette vie consacrée entièrement au 7e art, il revient sur quelques rencontres particulièrement importantes, dans des portraits de cinéastes ou d'actrices ou acteurs qui sont autant de coups de cœur. Du coup, le lecteur voit ses propres souvenirs se réveiller ou sa curiosité s'animer, pris d'un irrésistible désir de voir ou revoir les nombreux films évoqués ici avec enthousiasme et érudition. Ces exercices d'admiration, fondés sur la générosité, suscitent un appétit d'images. C'est le temps de voir. Journaliste et critique de cinéma français, Serge Toubiana a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma et directeur de la Cinémathèque française.
Les huiles essentielles sont d'incroyables alliées naturelles au quotidien ! Au sein de la collection Mes essentielles, dirigée par Jean-Charles Sommerard (aromatologue passionné et fondateur de Sevessence), et en collaboration avec Michel Faucon (docteur en pharmacie et aromatologue), découvrez pour votre maison toutes les vertus nettoyantes, purifiantes et assainissantes des huiles essentielles.Parce qu'il est le reflet de notre personnalité et de notre vie, notre intérieur mérite d'être chouchouté. Ma maison saine avec les huiles essentielles propose un programme complet, pièce par pièce, pour nettoyer, assainir et parfumer son intérieur, au naturel. o Mes basiques faits maison pour une maison saine - Les 6 essentiels du nettoyage au naturel et comment les utiliser au quotidien : argile blanche, vinaigre blanc, bicarbonate de soude, cristaux de soude, savon noir et savon de Marseille - Fabriquer mes produits ménagers de base : liquide vaisselle, nettoyant multisurface, détergent, lave-vitres et détartrant sanitaire - Entretenir mon linge : lessiver, adoucir et repasser o Ma maison saine, pièce par pièce - Cuisine, salon, chambre, salle de bains, bureau, jardin et plantes d'intérieur : à chaque pièce ses recettes de produits nettoyants, désodorisants et parfums d'ambiance ! o L'avis du pharmacien : la caution et les recommandations de Michel Faucon pour une utilisation " santé " de l'HE et booster son immunité en toute sécurité o Les 12 HE star : une fiche technique par huile essentielle, qui résume les vertus spécifiques de ces pros de l'entretien de la maison !
Grand âge, mode d'emploi. Les livres sur les personnes âgées se répartissent en deux catégories : les littéraires et les techniques. Écrit à la première personne, d'une plume légère et élégante, celui-ci est avant tout un mode d'emploi. Mais un mode d'emploi qui n'a rien d'abstrait ni de théorique : il s'enracine dans une histoire d'amour entre une fille et sa mère, et s'incarne dans l'accompagnement d'une très vieille dame pleine d'humour et incroyablement présente. Avec des parents entrés dans la grande vieillesse, l'affection, l'amour ne sont plus suffisants. Quand les petites cellules de la mémoire disparaissent, que les échanges s'appauvrissent, que la dépendance physique s'accentue, on ne peut plus se comporter comme avant. Comment aborder cette période ? Au fil des jours, l'auteur apprend, sur le tas, à combattre la résignation et la passivité devant l'inéluctable et, de récits en anecdotes, nous fait part de ses découvertes. Il est difficile, parfois ardu de devenir la mère de sa mère ; mais il est possible de construire ces nouvelles relations et même de les enrichir. Deux écueils majeurs sont à éviter : l'ennui et l'agacement. Que faire ? Ne pas demander à quelqu'un ce qu'il ne peut plus vous donner, ne pas se lasser de répéter et répéter encore ; apprendre à raconter davantage, trouver les mots qui apaisent, faire appel à l'expérience des autres... Mais on ne peut donner que ce qu'on est - " On guérit avec ce qu'on est " écrivait Jung... Donc il faut se nourrir au dehors, vivre sa vie, engranger et venir déposer dans les vieilles mains usées la moisson recueillie. Plus profondément, pour rendre la vieillesse de l'autre plus douce, il n'y a pas d'autre choix qu'avancer sur son propre chemin, essayer d'acquérir un coeur plus ouvert, un peu plus de sagesse, et cela passe par un travail sur soi-même. Fondée sur l'altruisme et la réflexion, c'est une magnifique leçon de vie et, à travers sa mère, de fin de vie que donne ici Dominique Raoul-Duval.