Michel Wieviorka
Michel Wieviorka
L'introduction éventuelle de statistiques ethniques en France donne lieu à d'âpres débats. Leurs partisans pensent qu'elles renforceront l'unité nationale en facilitant la lutte contre les discriminations. Leurs adversaires craignent qu'elles n'accroissent les divisions en favorisant le repli communautaire. Pour que la discussion progresse, les auteurs de l'ouvrage ont organisé des rencontres entre partisans et adversaires des statistiques ethniques dans trois grands pays aux pratiques très différentes : les États-Unis avec leurs comptages ethno-raciaux, la Russie avec ses dizaines de nationalités et le Brésil qui classe la population selon la couleur de la peau. L'ouvrage souligne la diversité des solutions retenues, de leurs fondements historiques et des problèmes qu'elles soulèvent. Il ouvre paradoxalement la voie à une pacification du débat français.
Les journalistes font-ils le jeu des terroristes ? Que des bombes éclatent à Paris, qu'un Boeing soit détourné sur Beyrouth, et la presse est montrée du doigt. La recherche du sensationnel et la surenchère que se livrent les media feraient des journalistes des pousse-au-crime, des complices objectifs plutôt que des témoins impartiaux. Dans leur livre fouillé et nuancé, deux sociologues, Michel Wieviorka et Dominique Wolton, passent cette thèse au crible et s'interrogent sur la nature cachée du terrorisme. Leur conclusion, fruit de mois de recherches et de confrontations avec des journalistes, n'absout pas ceux-ci de tous les péchés. Elle montre néanmoins les dangers d'une éventuelle censure. Museler la presse, ce serait miner la démocratie et faire le jeu des terroristes, à coup sûr cette fois.
Comment l’État, le patronat et les mouvements de consommateurs redéfinissent-ils les conflits sociaux ? L’État, le patronat et les consommateurs de Michel Wieviorka offre une analyse percutante des enjeux de pouvoir derrière la consommation.
La question des origines interroge les ressorts les plus profonds de l'être humain. Il faut s'avoir d'où l'on vient pour savoir qui l'on est. D'où le besoin individuel de s'ancrer dans une lignée ; d'où le besoin collectif de se créer un mythe fondateur ; et d'où le besoin universel d'expliquer l'origine du monde. Les réponses à ces questions de la psychologie, avec Sophie Marinopoulos (1re partie), de la sociologie, avec Michel Wieviorka (2e partie) et de la cosmologie, avec Étienne Klein (3e partie). En guise d'épilogue, tous trois confrontent leurs points de vue dans une dernière partie.
Recul des projets collectifs et fin des grands récits, silence des intellectuels, mort du grand écrivain : ces images de déclin ne résistent pas à l'examen attentif des initiatives qui s'ébauchent aujourd'hui, L'idée d'une fin de l'engagement ne mérite en aucune façon de détenir le monopole. La figure du militant sacrifiant son existence à des lendemains qui chantent est certes révolue. Mais émergent ou se redéploient des pratiques qui renouvellent la citoyenneté, notamment autour d'enjeux culturels, sous des formes moins utopistes et tout aussi actives. L'individu contemporain s'engage, mais autrement : sans sacrifier sa subjectivité à une organisation ou à une idéologie. Un engagement qui autorise, en somme, le dégagement, telle pourrait être la formule de demain. L'avenir de l'engagement dépend de la capacité des acteurs à répondre à un défi crucial : comment favoriser la rencontre du bas et du haut, des mobilisations sociales ou culturelles et de l'intervention politique et intellectuelle ? Et avant tout, comment articuler les deux principales logiques de l'engagement : fermeté éthique et volonté active, raison et conviction ? Michel Wieviorka.
Et si la théorie du capitalisme monopoliste d’État n’était qu’un mythe politique ? Critique de la théorie du «Capitalisme monopoliste d’État» déconstruit, chiffres à l’appui, l’une des doctrines phares du Parti communiste français.
Première lecture. Pour enfants dès 6 ans. Les frères Trois Plumes adorent l'histoire de l'affreux géant Wendigo, un ogre monstrueux au coeur de glace. Ça leur donne des idées. Et s'ils se déguisaient en Wendigo pour faire peur aux filles ? Comme les autres titres Premières lectures 2* de la collection Hatier Poche, elle comporte une intrigue découpée en chapitres pour pouvoir faire des pauses et rendre la lecture plus facile, à partir de 6 ans. Pour les élèves des classes de CP et de CE1.
Pourquoi les Juifs suscitent-ils une haine si tenace à travers les siècles ? L’Antisémitisme expliqué aux jeunes de Michel Wieviorka, sociologue de renom, offre une analyse claire et accessible des origines.
2013. Trois personnages hors du commun, Alice Zagury, Oussama Ammar et Nicolas Colin créent The Family, une structure originale et sans précédent en France, à la fois incubateur et accélérateur de startups. Des centaines d'entreprises vont naître de cette aventure unique, mélange de modernité technologique, de vitalité économique et d'inventivité. Les candidats entrepreneurs qui passent dans les locaux de The Family sont porteurs d'idées qu'ils ne savent pas vraiment réaliser : ils sont accueillis et aidés. Il se constitue grâce à The Family un écosystème où se croisent entrepreneurs et investisseurs, dans un rapport totalement renouvelé. Mais The Family connaît une trajectoire tumultueuse : initialement tissée de relations quasi fusionnelles entre ses fondateurs, elle finit déchirée par les mensonges et les trahisons de l'un d'entre eux. Elle survit, au terme d'incroyables péripéties. Ce livre raconte cette saga. C'est aussi un récit historique et une analyse sociologique du passage à l'économie du numérique.
Une évidence s'impose aujourd'hui au sein des discours : la gauche va mal. Ce livre veut dans une approche nouvelle et moins concentrée sur l'actualité, montrer le réel sens d'une politique de gauche. En s'intéressant à ses racines ainsi qu'à ses objectifs premiers, l'auteur veut montrer comment cette politique s'est transformée et en est arrivée-là, afin de donner ensuite des moyens, des idées pour qu'elle puisse renaître véritablement. Pour ce faire, la gauche doit envisager de nouvelles perspectives dans un paysage politique qui n'est plus celui de ses belles années et ne plus s'appuyer sur les thèmes classiques qui sont aujourd'hui ceux de presque tous les partis. Réinventer au lieu de recopier les mêmes idées. Ca n'est que comme ça que la gauche pourra se relever. Michel Wieviorka est sociologue, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.
Plongez dans L’universalisme dans la tempête, un essai percutant où Michel Wieviorka et Régis Meyran analysent les défis contemporains de l’universalisme face au racisme, à l’antisémitisme et aux dérives identitaires.
La vieillesse, un naufrage, la fin de vie, un tabou ? Plus nécessairement. C'est un sujet qu'on aborde désormais dans la société civile ou à partir des sommets de l'État. L'approche peut-être délibérative : des citoyens réfléchissent tout en élevant leur propre niveau d'analyse (ex: Convention Citoyenne sur la Fin de Vie, la CCFV), ou engagée : la MGEN demande à ses militants de faire avancer ces dossiers, le Conseil National auto-proclamé de la Vieillesse (le CNaV) et autres associations ébauchent un mouvement de vieux. Démocratie, éthique, mobilisation : notre société apprend à mieux penser et affronter le vieillissement et la mort. Michel Wieviorka et Régis Meyran livrent ici le résultat d'une recherche parmi les mutualistes (MGEN), les « citoyens » (CCFV) et les « vieux » (CNaV). Régis Meyran est doctorant en anthropologie sociale et ethnologie. Il est à la fois chercheur associé au CANTHEL, éditeur et journaliste spécialisé dans les sciences sociales. Michel Wieviorka est un sociologue français et dirige la collection "Voix et regards" aux éditions de l'Aube.
' Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort. ' L'humour juif, c'est d'abord l'autodérision, une arme puissante face au malheur. Poussé à l'extrême, il devient universel. Et, raison à l'appui, il en dit long sur l'absurdité de la condition humaine. Michel Wieviorka a retenu pour cet ouvrage des histoires juives bien choisies, inédites ou peu connues. Il s'intéresse à leur contenu et à leurs personnages hauts en couleur. Surtout, il les contextualise, dans leur cadre familial, social, politique, historique, pour comprendre de quoi l'humour juif est le nom. En dégageant le sens de ces histoires, ce livre apporte un éclairage original, plus général qu'il n'y paraît, sur la question juive, sur l'évolution de la diaspora et sa relation avec l'État d'Israël, sur son histoire, ses drames, mais aussi sa créativité culturelle. L'âge d'or de l'humour juif, durant la seconde moitié du XXe siècle, notamment aux États-Unis et en France, a également été un âge d'or du monde juif. Son dépérissement actuel en dit long.
' Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort. ' L'humour juif, c'est d'abord l'autodérision, une arme puissante face au malheur. Poussé à l'extrême, il devient universel. Et, raison à l'appui, il en dit long sur l'absurdité de la condition humaine. Michel Wieviorka a retenu pour cet ouvrage des histoires juives bien choisies, inédites ou peu connues. Il s'intéresse à leur contenu et à leurs personnages hauts en couleur. Surtout, il les contextualise, dans leur cadre familial, social, politique, historique, pour comprendre de quoi l'humour juif est le nom. En dégageant le sens de ces histoires, ce livre apporte un éclairage original, plus général qu'il n'y paraît, sur la question juive, sur l'évolution de la diaspora et sa relation avec l'État d'Israël, sur son histoire, ses drames, mais aussi sa créativité culturelle. L'âge d'or de l'humour juif, durant la seconde moitié du XXe siècle, notamment aux États-Unis et en France, a également été un âge d'or du monde juif. Son dépérissement actuel en dit long.
En France, les juifs sont inquiets, ils constatent que l'antisémitisme dans le pays s'étend et revêt un tour meurtrier. Les musulmans, eux, sont soupçonnés de passivité ou de compréhension pour le djihadisme, leur intégration bute sur le racisme et les discriminations, et leur seule existence sur notre territoire a relancé les passions relatives à la laïcité. Enfin, notre république est en crise, impuissante bien souvent à se conformer à son propre idéal d'égalité et de fraternité. Il est temps de transformer cette crise en débat et de repenser le vivre-ensemble. C'est ce que propose ce livre, à partir d'une hypothèse originale : les juifs et les musulmans, au-delà de ce qui les sépare, ne sont-ils pas les mieux placés pour réfléchir à l'aggiornamento du modèle républicain français ? Pour permettre à la France de mieux affronter les grands périls actuels - le terrorisme, le racisme, la haine et l'intolérance - et pour préciser les contours d'un nouveau modèle à même de conjuguer les valeurs démocratiques et le respect ou la reconnaissance des particularismes ? Farhad Khosrokhavar est spécialiste de la question de l'islam et de la radicalisation, Michel Wieviorka de la violence et de l'antisémitisme. Tous deux montrent par l'exemple comment musulmans et juifs peuvent contribuer à rebâtir activement notre république.
D’où vient le racisme ? Dans le passé, les sciences sociales ont largement contribué à l’invention et à la diffusion du phénomène. Aujourd’hui, les bons sentiments, les jugements à l’emporte-pièce ne sauraient tenir lieu d’analyse. Pour comprendre, il faut aussi savoir. Ce livre novateur montre d’abord, grâce à une documentation érudite, l’évolution des modes d’approche qui, depuis plus d’un siècle, ont été élaborés dans le monde entier afin de penser le racisme. Préjugés, discrimination, ségrégation, violences : chacune de ces formes élémentaires du racisme est, dans un deuxième temps, étudiée dans sa spécificité. Enfin, l’auteur met en évidence les processus qui favorisent l’extension du racisme, en particulier la déstructuration politique ou sociale et le réflexe d’identité communautaire. C’est dire que, avec le recul et les outils de la réflexion, Michel Wieviorka éclaire de manière originale les tensions qui travaillent en profondeur la société française. Il s’efforce, en fait, de délimiter ce qu’est vraiment l’espace du racisme.
Que reste-t-il du modèle EDF, mis en place en 1946, de cette formule que beaucoup ont cru et voulu exemplaire ? En quarante ans, celui-ci a subi bien des chocs, il a été bousculé, complexifié et affaibli, du dedans de l'entreprise, et du dehors plus encore, ne serait-ce qu'avec l'entrée en lice de nouveaux acteurs, syndicats et mouvement antinucléaire notamment. Que reste-t-il du modèle EDF, mis en place en 1946, de cette formule que beaucoup ont cru et voulu exemplaire ? Que subsiste-t-il de cet ensemble intégré de relations entre les dirigeants d'une grande entreprise nationale et divers acteurs, CGT, appareils d'État, clientèle industrielle et domestique, etc. ? Où sont désormais la toute confiance dans la science, la raison et le progrès, l'identification à la Nation, l'adhésion à la notion de service public, qui apportèrent sa cohésion au modèle EDF ? En quarante ans, celui-ci a subi bien des chocs, il a été bousculé, complexifié et affaibli, du dedans de l'entreprise, et du dehors plus encore, ne serait-ce qu'avec l'entrée en lice de nouveaux acteurs, syndicats et mouvement antinucléaire notamment. Son avenir semble incertain. Au fil d'une longue et exigeante recherche, Michel Wieviorka et Sylvaine Trinh ont d'abord organisé une série de rencontres où tous les acteurs impliqués ont eu l'occasion de vivre avec les dirigeants de l'entreprise des débats approfondis. Ils ont ensuite encouragé les dirigeants d'EDF à analyser eux-mêmes leur action et à réfléchir sur leur attachement au modèle de 1946, aussi bien que sur leur capacité de le rénover. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Par sa démarche novatrice, par les questions qu'il pose, par les réponses qu'il apporte, ce livre est beaucoup plus qu'une monographie d'EDF, déjà décisive. Il renouvelle, de façon originale, la méthode de la sociologie des organisations, dont il élargit l'espace ; en même temps, il aide à comprendre la crise de la social - démocratie à la française et les changements qui affectent nos entreprises - en particulier dans le secteur public - entrées dans l'ère des stratégies et en quête d'un management à la fois mobilisateur et rationnel.
La " diversité " désigne la variété de profils humains qui peut exister au sein d'une société (origine de pays, de région, de quartier, culture, religion, âge, sexe, apparence physique, handicap, orientation sexuelle, diplômes, etc.). Elle soulève de très délicates questions car il est aisé de voir dans toute imputation de particularisme une marque de racisme, de discrimination ou de stigmatisation. Ces débats qui ont pour sujet la diversité sont en permanence sous-tendus par une opposition entre deux pôles philosophiques principaux : l'un républicain, l'autre multiculturaliste ? une opposition qui, lorsqu'elle se radicalise, exerce des effets de crispation et de paralysie sociale.Comment articuler en bonne intelligence les valeurs universelles du droit et de la raison, et le respect des différences ? Michel Wieviorka, spécialiste des questions de différence et de diversité, dresse un état des lieux édifiant et donne les nouvelles clés pour vivre ensemble dans le respect des différences. Une politique de la diversité a besoin de s'appuyer non pas sur des préjugés ou des informations journalistiques, mais sur des connaissances solides. Michel Wieviorka propose de nouvelles pistes, énumère les expérimentations qui pourraient être envisagées, fait le point sur les expériences novatrices et sur les impasses avérées en matière de diversité, en France et à l'étranger.
Les auteurs de ce livre, tous membres du CADIS, ont mobilisé des connaissances qui portent aussi bien sur l'expérience concrète de la différence culturelle que sur les débats qu'elle suscite, en France et à l'étranger. Depuis des années, ils étudient les mouvements sociaux, l'islam, le genre, l'ethnicité, le racisme, la dérive des quartiers en difficulté, la violence, la crise du système scolaire, et s'interrogent sur la modernité et la démocratie. Ils livrent ici le meilleur de leur réflexion en réponse à la question essentielle : comment vivre ensemble avec nos différences ?
Dès qu’il est question des Juifs et de l’antisémitisme, mais aussi, aujourd’hui, du conflit israélo-palestinien, les passions s’exacerbent. La confusion et l’excès s’installent. Tout se mêle alors pour aboutir à des discours de haine et éventuellement à des passages à l’acte : les vieux clichés, la Shoah, l’existence d’Israël, le drame palestinien, la vie politique nationale, la projection sur le sol français de logiques globales et de violences dont l’épicentre se trouve au Proche-Orient. Le phénomène n’est pas neuf. Il s’est ébauché en même temps que la société française, à la sortie des Trente Glorieuses, se transformait en profondeur. Il renaît à l’extrême-droite dès la fin des années 70, avec la négation des chambres à gaz, à gauche de la gauche et au sein de populations issues de l’immigration au début de ce siècle. Les attentats du Hamas en Israël, et la suite, à Gaza, au Liban, l’ont démultiplié. La thèse du « nouvel antisémitisme » impute la haine des Juifs presque exclusivement à la gauche radicale et à l’islam, dans l’ignorance de ses autres sources et manifestations, taxées de résiduelles. Et la réflexion nécessaire se perd dans les outrances et les carences. Il est temps de faire appel à la raison, au souci de la vérité, au respect de la connaissance, au débat sur le fond aussi, tous malmenés. D'où ce livre, qui entend analyser, comprendre comment l'antisémitisme vient occuper une place renouvelée dans notre pays, comment il se déploie au cœur d’une vie intellectuelle et politique en perdition. Sociologue de renommée internationale, connu pour ses travaux sur le racisme, la violence, le terrorisme et l’antisémitisme, ainsi que sur les mouvements sociaux et la démocratie, Michel Wieviorka est directeur d’études émérite à l’EHESS.
The Family, fondée par Alice Zagury, Oussama Ammar et Nicolas Colin, a révolutionné l'écosystème des startups françaises entre 2013 et 2025. Plus qu'un simple accélérateur, c'est un mouvement culturel qui a misé sur l'audace, le partage et l'empathie pour accompagner plus de 160 startups. The Family a favorisé la diversité, cassé les hiérarchies, et permis à des entrepreneurs venus de tous horizons de transformer leurs idées en succès. Mais cette aventure hors du commun a aussi connu des crises, des scandales financiers et des remises en question, révélant les défis éthiques et structurels de l'innovation à l'ère numérique. Un récit captivant, entre utopie, résilience et désillusion. Interprétation humaine Durée : 10H21
Déclin des systèmes et des partis classiques, mise en cause de la représentation politique, montée du populisme et des nationalismes, emprise des fake news, tentation de la violence... : force est de constater la fragilité, aujourd'hui, de la démocratie. Alors que soufflent les vents mauvais de l'extrémisme, de l'autoritarisme, du racisme, de l'antisémitisme, du terrorisme, comment défendre ce bien commun qui nous semblait acquis mais ne l'est pas ?Face à ces maux qui minent nos sociétés et qu'il décrypte en profondeur, Michel Wieviorka interroge la place et le rôle des sciences humaines et sociales. Il y invite le meilleur de sa discipline - la raison, la connaissance de l'histoire, l'imagination sociologique, l'esprit critique - à se mettre (se remettre ?) au service de l'idéal démocratique.Pour une démocratie de combat est un ouvrage pionnier qui conjugue une orientation authentiquement citoyenne, des propositions théoriques et méthodologiques exigeantes et des pistes concrètes pour une démocratie vivante et active. Indispensable en ces temps de perte de repères, de fureur et de démoralisation : à coup sûr un livre de référence.
Quand le politique et l'intellectuel réinventent la France. Dans ce livre qui sort de l'ordinaire politique et intellectuel, Benoît Hamon et Yannick Jadot, avec Michel Wieviorka, invitent quarante personnalités de la société civile - acteurs sociaux, culturels, économiques, chercheurs - à enrichir le débat public sur des thèmes essentiels de la vie d'aujourd'hui, tels que la réinvention du travail, le sauvetage du projet européen, le digne accueil des réfugiés, l'indépendance de la justice, la confiance en la jeunesse, la démocratie environnementale. Ces analyses, qui s'ajoutent au texte programmatique de Benoît Hamon et Yannick Jadot, ont pour objectif de forger dans notre pays un nouvel espoir, une façon de refonder la politique en liaison avec le mouvement des idées. Rien d'autre, finalement, que le projet de vivre, de penser et de faire ensemble avec bienveillance.
Dimanche 7 mai 2017, 20 heures : Marine Le Pen est élue présidente de la République. Et après ? Durant les six mois qui suivent le séisme de l'élection présidentielle, Michael W. Squirrel, journaliste américain correspondant à Paris, écrit la chronique de la France et de l'Élysée à l'ère Le Pen. Le pays vit deux grandes premières puisqu'il s'agit de l'accession à la fonction suprême, tout à la fois d'une femme et de l'extrême droite. Les articles de Squirrel donnent à voir Marine Le Pen dès son premier discours, le soir de l'élection, et la soirée de la nouvelle présidente, alors même qu'on apprend que son père a été hospitalisé suite à un malaise cardiaque. Ses ministres ? Dupont-Aignan, Wauquiez, Zemmour... Une vie politique inédite se met en place, tandis que le paysage social et économique se dégrade. La violence rôde. Du journalisme comme on l'aime, hyper-documenté, jamais bavard, pas émotif, porté par un réel talent pour l'analyse et une exceptionnelle connaissance de la société française, de ses acteurs et de ses élites.
Notre monde va très mal, va trop vite ? L'injustice et la violence règnent sans partage ? Pourtant, il n'y a aucune fatalité, ni naturelle ni divine, qui mène nécessairement au pire, au déficit de repères, à l'incapacité de nous projeter vers le futur. L'histoire est ce qu'en font les hommes ! D'où l'importance qu'il y a à redonner aux valeurs universelles la place centrale qu'elles méritent, à embrasser dans un même mouvement de pensée la globalité du monde et la subjectivité individuelle. D'où la nécessité aussi de renouveler nos idées et nos concepts et de transformer la crise en débats et conflits producteurs de sens.Un éclairage stimulant sur la vie intellectuelle contemporaine, une pensée profonde tendue vers l'avenir.
Heureux au travail ? Une enquête exceptionnelle dans le quotidien de l'entreprise. Le travail est-il un instrument d'aliénation ou de progrès ? Dans un contexte de crise permanente, dont les grands marqueurs sont le chômage de masse, la pénibilité et la perte de sens, le travail peut-il encore être une expérience heureuse ? Tandis que s'effacent les repères de l'ère industrielle (organisation " scientifique " de la production, poids politique de la classe ouvrière), Travailler au XXIe siècle donne la parole aux salariés et revisite le concept classique de reconnaissance. Comment le travail, au-delà de sa dimension lucrative, peut-il être source de prestige et de gratification personnelle ? Forts de trois ans d'enquête et d'entretiens avec des salariés, des syndicalistes et des cadres dirigeants, les auteurs explorent la réalité complexe du monde de l'entreprise aujourd'hui en France et montrent les vertus de la reconnaissance au travail.
Dans cet essai limpide, Michel Wieviorka montre que si des menaces existent envers la démocratie, l'idée d'un vrai danger permanent et immédiat est beaucoup trop caricatural. La conscience nationale a souvent, dans le passé, porté des projets de modernisation économique et de renforcement de la démocratie ; le populisme n'est pas pure rétraction passéiste, il peut plaider aussi pour plus de participation populaire à la modernité.
Cet ouvrage se propose de construire, de reconstruire un objet - le racisme - qui s'est développé avec l'essor de la modernité et qui trouve un second souffle dans sa crise, voire dans ce que certains considèrent son dépassement postmoderne. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale 1993.) Actes du colloque " 3 jours sur le racisme " organisé par le mensuel Passages et la Maison des sciences de l'homme. Néo-racisme, racisme culturel, institutionnel, symbolique, subtil... en une vingtaine d'années, le concept de racisme n'a cessé de s'enrichir, en même temps qu'un constat s'imposait : le racisme contemporain ne peut plus, ou plus seulement, être pensé dans les catégories de sa période classique. Une inflexion - voire une rupture - s'est produite, au point qu'il faut aujourd'hui s'interroger. Jusqu'où le terme même de racisme est-il encore approprié, quelle continuité y a-t-il entre les doctrines organicistes du passé, et les expressions les plus récentes du phénomène, qui semblent souvent procéder avant tout de références à la différence culturelle ? Cet ouvrage se propose donc de construire, de reconstruire un objet - le racisme - qui s'est développé avec l'essor de la modernité et qui trouve un second souffle dans sa crise, voire dans ce que certains considèrent son dépassement postmoderne. Une telle mise au point ne peut supporter ni l'enfermement dans une seule discipline, ni l'ethnocentrisme. Elle doit prendre en compte, comme dans ce livre, l'épaisseur historique et la diversité du phénomène, et examiner les outils disponibles pour son analyse. Elle doit, enfin, apporter un éclairage utile à ceux qui ne se contentent ni de la bonne conscience de l'antiracisme, ni de celle que peut procurer la critique de l'antiracisme. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale 1993.)
Agressions antisémites, profanations de cimetières, violences verbales: le XXIe siècle est-il celui du retour de l'antisémitisme en France? Michel Wieviorka, entouré d'une équipe de chercheurs, propose la première appréciation rigoureuse et approfondie de l'antisémitisme en France aujourd'hui. Depuis que la rencontre du négationnisme et de l'extrême droite a contribué à relativiser la Shoah, atteignant ainsi le rôle de garde-fou qu'elle jouait contre l'antisémitisme, les inquiétudes se sont considérablement étendues. L'antisémitisme trouve-t-il en France des sources renouvelées, comme on l'affirme? Et si c'est le cas, quelles sont-elles? Combinant avec clarté enquêtes et analyses, faits brûlants d'actualité et rappels historiques, l'ouvrage aborde de front ces questions.L'antisémitisme contemporain serait lié à l'existence d'une importante population musulmane, ou issue de l'immigration maghrébine? L'équipe de Michel Wieviorka a enquêté dans un quartier populaire sensible d'une ville lourdement atteinte par la crise de l'industrie des années 1980 et 1990: Roubaix. L'antisémitisme serait favorisé par la tendance au communautarisme des Juifs de France? L'ouvrage analyse l'évolution de l'importante population juive de Sarcelles. L'antisémitisme devrait beaucoup à la rencontre de l'islamisme et d'idéologies gauchistes ou néogauchistes? Certaines universités constitueraient des espaces privilégiés pour que ces deux courants confluent? L'enquête se poursuit au coeur d'établissements universitaires. L'antisémitisme trouverait dans le climat actuel des raisons de prospérer? Les chercheurs sont allés en Alsace où les profanations de cimetières juifs sont depuis longtemps une spécificité, et où l'existence d'une droite radicale puissante donne à penser que la haine des Juifs peut trouver là un débouché politique.L'antisémitisme serait désormais vivace à l'école? Cet essai se penche sur l'institution scolaire, et sa capacité à affronter des défis nouveaux susceptibles d'en faire un espace qui non seulement accueille, mais aussi coproduit l'antisémitisme. "La Tentation antisémite": deux ans d'enquête pour une réponse nuancée et concrète.
" Le IIIe millénaire s'est-il engagé sous le signe de l'antipolitique ? La question mérite assurément d'être posée, tant semble primer, à tous les niveaux, le contraire du politique : la violence et la guerre ; les tendances au repli communautaire, nationaliste, religieux ; l'incapacité de faire progresser la construction de vastes ensembles régionaux ; l'unilatéralisme des puissants, auquel ne peut que répondre l'extrémisme des plus faibles ; le capitalisme débridé et, finalement, le désenchantement de ceux qui, désabusés, s'éloignent purement et simplement de la politique, et s'abstiennent comme citoyens. " M. W. Le politique, ébranlé, est sommé de se transformer. Il doit à la fois s'efforcer de se rapprocher des citoyens et s'adapter aux nouveaux enjeux de la mondialisation, dans le respect des valeurs universelles et la reconnaissance des particularismes. C'est ainsi, en circulant constamment du " global " au " local ", que de prestigieux intellectuels venus de huit pays confrontent leurs points de vue sur la crise et la renaissance du politique.
" D'immenses transformations modifient la planète, et les outils disponibles pour penser ces phénomènes évoluent à grande vitesse. En quelques années, ma génération de chercheurs en sciences sociales a vécu l'effondrement du fonctionnalisme, le triomphe, puis le déclin du structuralisme, l'apogée, puis l'affaiblissement du marxisme, les succès de l'interactionnisme symbolique, la montée en puissance de diverses variantes de l'individualisme méthodologique, le retour du thème du Sujet, etc. Il y a là non pas une crise, mais une mutation dans nos façons de réfléchir et d'aborder un monde en changement. Cette mutation concerne toutes les disciplines du savoir, et pas seulement les sciences sociales, mais celles-ci sont en première ligne, et appelées à jouer un rôle central. L'objectif de ce livre est d'abord de mettre en valeur les instruments d'analyse les plus prometteurs. Il est ensuite d'étudier à leur lumière des phénomènes tels que les mouvements sociaux, la diversité, la mémoire, la violence, le terrorisme ou encore le racisme, afin d'appréhender dans toute son épaisseur le monde dans lequel nous vivons. " M. W.
Le racisme s'est considérablement transformé au fil des temps, et la distance est grande entre ses expressions classiques, qui se réclament de la science, et ses formes contemporaines, qui se réfèrent de plus en plus à l'idée de la " différence " et de l'incompatibilité des cultures. Mais comment en rendre compte ? Dans cet ouvrage, Michel Wieviorka formule les questions que suscite l'actualité du racisme, et présente les outils d'analyse qui peuvent contribuer à y répondre - en particulier par une présentation particulièrement claire des doctrines racistes et des théories qui entendent les expliquer. L'auteur montre que le phénomène est aujourd'hui lié à la grande mutation des sociétés occidentales - fin de l'ère industrielle, crise des institutions et des systèmes politiques, fragmentation culturelle, rôle accru des médias. Il examine, enfin, l'action antiraciste, ses difficultés, ses carences, les débats qu'elle suscite. Offrant un bilan documenté et exigeant des connaissances disponibles, ce livre ouvre la voie à la réflexion, préalable indispensable à l'action.