FeniXX réédition numérique (Ouest-France)
« Songez donc ! À Kemper, autour de la boule sur son bureau, l'Aotrou lui avait indiqué de la pointe de son crayon le tracé à parcourir. Elle l'avait suivi, retenant son souffle, pour constater qu'elle ferait presque le tour du monde ! Elle, Jabel, qui n'avait jamais été à l'école et ne parlait pas le français ! » Jabel a jusque-là usé sa vie à gratter la terre des autres. Lorsque son bon à rien et ivrogne de mari trépasse, elle découvre la liberté : celle de travailler comme elle l'entend, de dépenser son argent comme bon lui semble et, surtout, de se rendre à l'autre bout du monde, sans savoir où il se situe. C'est loin, très loin, mais là-bas elle a un fils, une bru et un petit-fils qui vient de naître...
« Partout où il passait, tout le monde savait ou devinait que, depuis la mort de ses premiers enfants, le couple Corfa, traînant à sa suite le dernier fils, Ronan, fuyait et cherchait à éviter tout contact avec ceux qui l'avaient connu autrefois, jeune et plein d'espoir. » Ronan, à l'âge où l'on s'éveille à la complexité des sentiments, est couvé par une mère qui ne veut pas croire au miracle : ce dernier fils, une mort précoce le lui enlèvera, comme elle a emporté ses autres enfants. Puisque tous lui promettent une vie brève, le petit garçon s'amuse à adresser des pieds de nez au Destin. Est-ce le meilleur moyen de rester en vie ? Confession d'un matin de Pâques est le roman de la fatalité détournée, sur fond de chronique de la vie de petites gens dans le Nord Finistère de l'immédiat avant-guerre et des premières années de l'Occupation.
« J'ai refusé l'indifférence. Courageusement, j'ai dit : - Autrefois on partageait tout, même un cornet vanille. Mais il m'a écartée de son regard, comme si j'étais une intruse. - Je manque de sommeil, a-t-il répondu, sèchement. J'étais anéantie par son accueil. Il m'effrayait. Je m'effrayais moi-même de tant d'amour. Je me serais damnée pour lui, je me serais vendue aux enchères, aux barbares, à ceux de la grande ville. Je me serais traînée à ses pieds, j'aurais dormi devant sa porte, partagé ses restes... j'aurais tout subi. » La vie de Swann Génési, enfant mal aimée, bascule le jour où elle rencontre Vincent, adolescent frondeur, dont la mère est incarcérée à la prison de Rennes...
Une présentation touristique générale de la ville de Biarritz. « Copyright Electre »
Derrière leurs grands yeux rêveurs, les poupées anciennes cachent une histoire industrielle et sociale fascinante.
Découvrez l'histoire méconnue des Spitfire aux couleurs françaises, ces avions légendaires de la Seconde Guerre mondiale.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Une description de la plage codée sous le nom de Utah où se déroulèrent une partie des opérations du débarquement du 6 juin 1944. « Copyright Electre »
S'attache à comprendre et à raconter la vie des femmes de l'île de Ré de 1800 à 1914. Contrairement aux femmes des autres îles, et par tradition, les Rétaises ne sont pas seulement femmes de marins ou veuves entourées de familles décimées par la mer, elles sont aussi, sur leur île, à la fois femmes de champ et cultivatrices. Elles ramassent le sart et le sel. Elles sarclent les vignes... « Copyright Electre »
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Une description générale de l'ensemble des plages où eurent lieu les opérations du 6 juin 1944. « Copyright Electre »
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L'histoire maritime, comme toute histoire, est avant tout humaine : de Colbert comme de Duquesne, de Maurepas si injustement décrié comme de Suffren, de l'humble charpentier anonyme comme du célèbre ingénieur Sané, du puissant armateur malouin comme du modeste pêcheur, dépend le destin maritime de la France. De Colbert à la veille de la Révolution française, la continuité cahoteuse de la flotte de guerre finit par imposer un outil militaire performant au service d'un État enfin soucieux de son économie maritime, de la richesse de ses colonies, de l'entretien de ses gens de mer. À partir de recherches originales, Jean Meyer et Martine Acerra démontrent, à travers son histoire, que la Marine française n'a pas connu que des revers.
Depuis une vingtaine d'années, il a été demandé à Charles Le Quintrec, de beaucoup célébrer son pays. Il l'a toujours fait avec amour et générosité. Ces textes épars, dispersés, souvent introuvables, il a voulu les rassembler et, ce faisant, il les a retravaillés de bout en bout. Une sorte d'unité s'est alors fait jour à partir de rapprochements inédits. En vérité, ces pages bretonnes n'ont pas volé leur titre ! La vieille Armorique est ici corps et âme dans la gloire trinitaire d'une terre, d'une mer et d'un ciel indissociables. Dans celle aussi de tous ses enfants et des plus grands d'entre eux : Chateaubriand, Hugo, Hersart de La Villemarqué, Corbière, Max Jacob, Cadou. Chaque page est offrande et se veut ferveur.
Le P-51 Mustang, légende de l'aviation militaire, enfin décrypté dans un guide visuel complet. Découvrez l'histoire technique, les versions et les exploits de ce chasseur emblématique de la Seconde Guerre mondiale.
Saint-Malo 1757 Jean-Marie qui vient d'avoir 17 ans s'embarque clandestinement sur un Terre-Neuva.
Cécité ou provocation se demandera-t-on ? Ni l'une ni l'autre. L'auteur n'est pas aveugle. L'objet même de son ouvrage, qui a pour sous-titre : « de la régression en histoire », est de montrer que l'histoire n'est pas nécessairement un cheminement linéaire vers le mieux, qu'elle n'a pas pour objet assuré l'accomplissement du progrès, que les nations connaissent des alternances de prospérité et de pauvreté, que la liberté, celle des individus comme celle des nations, ne cesse d'être menacée, que la servitude n'est jamais conjurée. Ruine du monde antique, fin du Moyen Âge : les civilisations sont mortelles. L'histoire connaît de longues agonies. Parfois, aussi, elle explose. La catastrophe historique menace. Elle n'est pas inévitable. Le monde est exposé à tomber en servitude ou à basculer dans la guerre. Ni la servitude, ni la guerre ne sont inéluctables. L'âge de la connaissance est à peine commencé. L'homme acquerra dans les cinq ou dix décennies qui viennent des pouvoirs et des savoirs dont il n'a pas idée. Il se pourrait bien après tout que les technologies de la communication désagrègent les murs idéologiques et les totalitarismes policiers et fassent accéder l'humanité à un niveau supérieur d'échange et de dialogue. Il se pourrait qu'elles forment le support matériel d'une renaissance, qu'elles soient l'instrument d'une exaltation nouvelle de l'humain et du divin en l'homme. Il se pourrait bien que l'avenir ne se présente pas si mal.
C'est pour notre plus grand plaisir que... à petits pas, comme il se doit... Lionel Heinic pose les jalons de ces promenades qui, de fontaines en campaniles, de châteaux en abbayes, de calanques de cristal vert en collines drapées dans le lavandin bleu, des craquantes touffes de thym aux lourdes grappes de la vigne, du patron pêcheur au maître charbonnier, des calèches d'antan à (pourquoi pas ?) quelque bonne table ou spécialité gourmande, vont nous permettre de découvrir, à sa suite cette Provence qu'il ne cesse d'arpenter.
Une vingtaine d'années après l'armistice de 1944, alors qu'à Berlin s'est édifié le « mur de la honte », un Français embarque au Havre pour gagner le Canada sur un cargo battant pavillon de la RFA, l'Arcturus, capitaine Ludwig Niehaus. Puissance incontrôlable de la mémoire. Puissance du voyage dans les solitudes de la mer. Sur la route du nord de l'Atlantique surnommée le désert par les marins de la Grande Pêche et qui prend fin, devant Terre-Neuve, dans des paysages d'icebergs, l'Arcturus ne subira pas le sort du Titanic ; mais son passager français va se trouver confronté dramatiquement aux énigmes, aux contradictions de l'âme des peuples. L'Europe vit en 1989 sous un armistice qu'un traité de paix n'a pas encore suivi. Quels démons continuent-ils de la travailler ? Où en est-elle des réconciliations, des fanatismes ? C'est en plein océan que se perçoit et se prête le mieux à la méditation « le silence de la mer ».
Jean-Louis Bayot, médecin brillant et distant, découvre trop tard l’importance des liens humains. Quand un diagnostic brutal le contraint à réévaluer sa vie, il comprend que l’amour et la rédemption ne sont jamais hors de portée.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Intelligente, parfois malicieuse, une petite fille nous fait partager ses émotions devant la vie.
Pendant plus d'un quart de siècle, Pierre Jakez Hélias a proposé à ses lecteurs des chroniques hebdomadaires en deux langues, le breton et le français. À tout propos et même hors de propos. Les sujets sont d'humeur et de rencontres, à la fortune du pot. C'est noté sur le chaud, au hasard des lieux, des temps et des personnages, dans le souci de mettre en mémoire des impressions fugitives - on ne sait jamais -, de relater des anecdotes significatives ou des scènes insolites comme de méditer sur des problèmes de civilisation ; non point pour tenter de les résoudre mais pour en porter un témoignage subjectif avec le recours, quelquefois, à certains livres qui ont laissé en lui des traces durables. C'est assez dire la variété de la matière. Il n'en reste pas moins que c'est là le terreau dont l'écrivain n'a cessé de nourrir ses ouvrages. On ne saurait manquer de l'y reconnaître.
Le travail au noir bien ordinaire est très présent dans l'univers des Français. Pourtant, ce phénomène de société est mal connu. Sans doute des économistes et des sociologues y ont consacré des études ces dernières années. Mais personne encore n'avait tenté de pénétrer dans ce monde mystérieux pour le décrire de l'intérieur. C'est ce qu'a fait Guy Delorme. Il a rencontré des acteurs de l'économie cachée qui exercent une activité parallèle : peintres, dactylos, coiffeurs, professeurs, extras de l'hôtellerie, employées de maison, gardiennes d'enfants, mécaniciens... Des travailleurs au noir, en général peu enclins aux confidences, parlent de leur deuxième profession. Ce sont leurs histoires que Guy Delorme raconte au cours d'un voyage dans l'économie souterraine avec une étape dans le quartier du Sentier et Chinatown (le 13e arrondissement) à Paris, hauts lieux de l'emploi clandestin dans la confection. Si Guy Delorme condamne cette forme d'exploitation, il ne répond pas à la question classique : faut-il punir ou blanchir le (petit) travail au noir ? Ou plutôt, il apporte une autre réponse : d'abord connaître.
Été 1899 : le tout-Paris est à Rennes ! Jaurès boit un bock au café de la Paix, Barrès se promène au Thabor, l'hôtel Moderne sert 150 couverts par repas, Sarah Bernhardt annule ses représentations, Casimir Périer visite le Mont Saint-Michel, les marchands de volailles des Lices majorent leurs prix de 12 %, on supprime la procession du 15 août, les journalistes parisiens vont à mi-forêt à bicyclette, les télégraphistes rennais envoient 5 780 000 mots dans le monde entier, et Gaston Leroux qui n'est pas encore l'auteur de Rouletabille fait des comptes rendus d'audience. Cet été, pour être dans le ton ce n'est pas à Bayreuth qu'il faut se montrer, mais à Rennes... Rennes-la-Placide, Rennes qui s'apprêtait comme tous les ans à somnoler dans sa paix provinciale engourdie par la chaleur de l'été, Rennes qui vivait au ralenti et qui est bouleversée, réveillée, révélée par l'Affaire, Rennes où il ne se passait rien et que la Cour de Cassation a choisie comme théâtre du second procès Dreyfus, Rennes qui va vivre du 5 juin au 10 septembre des jours d'angoisse, de fièvre, de bruit et de fureur... Du lycée, où est jugé celui que les uns appellent « le traître » et les autres « le martyr », au faubourg d'Antrain, où les dreyfusistes sont accueillis par le professeur Victor Basch, de la place Sainte-Anne, où se retrouvent les antisémites, au café de la Comédie, où s'échangent les potins en marge du procès, c'est toute une ville jusque-là sans histoire qui est saisie par l'Histoire, Rennes qui le temps d'un été devient « l'endroit du monde d'où il va sortir le plus de bruit »...
Lorsque la Manufacture d'isolants et objets moulés de Vitry, branche de la C.G.E., lui confie une Direction commerciale, Fernand Bouquerel entame alors sa véritable carrière, industrielle et commerciale, prenant conscience, une conscience aiguë, de la globalité de la vie de l'entreprise. C'est dans cet esprit qu'il écrit son premier ouvrage, « Les études de marché au service de l'entreprise » (P.U.F.), maintenant un classique (4 vol., 3e édition). Suit un « Que sais-je ? », consacré aux « Études de marché », dont une 6e édition (1985) dit également le succès. Puis, ce sera « Management » (Dunod) et « Innovation commercialisation » (Pergamon Press France), grands classiques de la gestion. Ingénieur de l'École Breguet, diplômé du C.P.A., Fernand Bouquerel est titulaire du Grand Prix de l'Académie des Sciences Commerciales, membre de cette Compagnie, professeur au C.P.A. et dans d'autres institutions, fondateur de l'A.P.C.E.I. « C'est un mariage difficile que celui de l'histoire et de l'économie politique. Nous avons là deux disciplines qui demandent à la fois rigueur scientifique d'une part, sensibilité et intuition d'autre part. « L'ambition de F. Bouquerel était grande qui consistait à partir des premiers mécanismes de L'échange, tel qu'il était pratiqué dans les tribus primitives, pour en arriver aux hypermarchés et à la gestion formatée de la production, aux multinationales... Cette ambition, il l'a réalisée pleinement... », a dit Guy Brana de l'ouvrage ici publié.
Ces vingt-quatre récits rapportent des faits authentiques. Certains de ces sauvetages ont acquis la notoriété, d'autres sont demeurés anonymes. Tous mettent en exergue l'héroïsme d'individus qui ont trouvé, le plus souvent, pour toute récompense d'avoir accompli leur devoir. Ces récits de sauvetage sont passionnants, prenants ou émouvants, parfois savoureux. Ils se veulent aussi un hommage rendu à ces hommes et à ces femmes qui s'efforcent, sans relâche, de sauver des vies humaines menacées par ce qu'on appelle les éléments déchaînés, quelquefois aussi par l'imprudence, l'insouciance ou la présomption.
De 1793 à la fin de l'Empire, durant vingt années, de nombreux « mercenaires » de la mer, ces corsaires de la Petite Course en Manche, ont cru que la fortune les attendait au coin de quelque cap de cette côte d'Angleterre, ou encore en quelque baie de ces îles normandes bizarrement restées britanniques... Des cotres, des lougres, des chasse-marée de Dunkerque, Fécamp, Cherbourg ou Morlaix, vont sillonner le « Channel » en quête de quelque gros brick pansu, renfermant dans ses flancs ces richesses insoupçonnées venues des paradis d'outre-mer... Il en est résulté une partie longue et difficile à jouer, tant pour les armateurs que pour les équipages. Faire le récit d'un « coup de peigne » se réduit-il à l'histoire d'un audacieux vol à la tire, toléré voire encouragé, ou encore la simple évocation d'un « coup de panache » à la française ? Vingt années de guerre entre la France et la nation qui connaissait le mieux l'art de la guerre sur mer, c'est-à-dire l'Angleterre, n'ont pas permis de répondre à cette question.
Nous sommes comme ça peut-être, nous sommes comme ça parfois. Il faut dire que la vie nous joue des tours.
Tous les récits, ici rassemblés, nous ramènent à « l'esprit d'enfance », où l'irréalité se métamorphose en une authenticité troublante « plus vraie que nature ». si le songe était plus vrai que la réalité ? si les fées erraient à la brume automnale aux bords du lac endormi ? si le faible était vengé ? si le pauvre bossu se transformait en chevalier étincelant ? si l'amour triomphait de la haine ? la bonté du mépris ? la droiture de la perversion ? la beauté de la laideur ? si vraiment « il était une fois » où tout devenait clarté. Eh bien, il est une fois dans notre vie une porte chargée de pampres, dans une forêt profonde, elle s'ouvre sur un mystérieux horizon, qui s'occupe de nos misères et nous insuffle, en une fraîcheur inégalée, le merveilleux, ce rescapé des temps édéniques. cette porte, le génie de l'imaginaire bourguignon se charge de l'entrouvrir. Lentement pénétrons après lui dans cette forêt et apprenons que l'univers des enchantements et de la justice existe réellement.
De la prise de la Bastille au défilé de la Victoire, cent trente années ont été nécessaires pour accorder la France avec la date du 14 juillet. Malgré la Fédération nationale de 1790, le Directoire se méfie du symbole révolutionnaire. Les empereurs préfèrent leur 15 août, les Bourbons restaurent la Saint-Louis, la monarchie de Juillet jongle entre la Bastille et les Trois Glorieuses, la seconde République essaye un 4 mai consensuel : en vain. La grande date survit dans les mémoires. Mais lorsqu'en 1880, les Républicains vainqueurs décrètent la fête nationale du 14 juillet, il faut ruser et contourner. L'incarnation de la République dans la rupture insurrectionnelle entre l'ancienne et la nouvelle France divise. La commémoration disparaît, au profit de la fête militaire et populaire dont les versions parisiennes et provinciales, citadines et paysannes évoquent une Bastille intemporelle et une Révolution sans révolutionnaires. Inutile : la droite monarchiste tente de placer Jeanne d'Arc, la gauche sociale dénonce la fête d'une bourgeoisie repue. Il en est ainsi jusqu'à la Guerre. La Patrie, sacralisée par le sacrifice, prend alors le relais des valeurs de la République. La fête du régime devient la fête de la France. Elle n'est plus contestée, elle est désormais revendiquée.