Quartz
Il existe, en chacun de nous, une part fragile et essentielle qui ne peut être déposée sur d'autres épaules ou en d'autres coeurs. C'est cette partie-là de nous, cette part « indélégable », qui rend le soulèvement de chacun·e unique et irremplaçable. «Personne, écrit Thoreau, ne peut être moi à ma place ». C'est à partir de cette vérité que nous agissons. À partir de là que nous dénonçons et que nous désobéissons. Ce livre est né d'une impulsion collective, militante, citoyenne initiée par la marche du 13 octobre 2024, à Rouyn-Noranda. Il prend sa source dans tous nos moi indélégables, au nom de la dignité humaine. Il met de l'avant la colère, l'espérance et l'indignation en un collage de photos, de témoignages et de textes citoyens dans leur état brut. « Ces actions, cette désobéissance, ce livre, je les fais parce que je refuse de m'agenouiller devant toute forme d'effondrement et parce que je persiste à croire que nous sommes encore capables de belles choses. » - ANAÏS BARBEAU-LAVALETTE
Arsenic mon amour, c'est un dialogue engagé, enraciné dans une « actualité » vieille de plus de 40 ans. Jean-Lou David et Gabrielle Izaguirré-Falardeau, deux jeunes citoyen.nes de Rouyn-Noranda, décident de ne pas se fermer la gueule, malgré la loi du silence et de la company qui pèse sur la ville. Ils arrivent, à force d'humanité et de rigueur, à nuancer le rapport trouble qu'ils entretiennent avec la fonderie, ce monstre de ferraille et d'argent qui trône chez eux en roi et maître.
Et si votre prénom avait pu tout changer ? Michelin raconte l’histoire vraie et drôle d’un homme qui, né dans une famille de fermiers, a failli s’appeler Michelin.
Suzanne, hantée par le « moment qui n’existe pas » de sa césarienne, plonge dans une quête obsessionnelle pour retrouver ce qui lui a été volé.
Quand Francine, 63 ans, s’efface dans la démence, sa fille Isabelle Rivest tente de la retenir par les mots.
Que racontent nos révoltes ? Dans cette correspondance punk et acidulée, Geneviève Béland et Henri Jacob échangent sur la suite du monde. Véritable appel à l'indignation et à la mobilisation, LA DERNIÈRE SI ON LA PERD dépeint certes un monde qui ne tourne pas rond, mais déploie contre vents et marées de nombreuses pistes de solution. Car « sans rêves, il ne resterait que les cauchemars. »
Savons-nous où nous habitons vraiment ? La simple expression « regarder dehors » a-t-elle encore un sens en ces temps étriqués ? La voracité extractiviste est sans frein. Devant le peu d'échos que ça suscite en ce presque-pays, l'auteur se risque à tirer quelques fils - blancs ou barbelés, c'est selon - des cagoules idéologiques sous lesquelles nous nous croyons en sécurité.
En écho à l'album Boom Boom de Richard Desjardins - à l'occasion du 25e anniversaire de sa sortie -, treize auteurs et autrices, comme autant de chansons, joignent leurs voix en une oeuvre célébrant le grand poète et auteur-compositeur-interprète québécois. BOOM BOOM donne à voir à la fois les univers littéraires propres aux écrivains et écrivaines conviés.es à la fête, mais aussi l'importance qu'a pu prendre l'artiste dans notre imaginaire collectif. Les mots de Desjardins agissent comme étincelle de départ de nouvelles, récits, prises de parole et autres élans du coeur qui forment à leur tour un magnifique brasier. Parmi les thèmes abordés, chers à Desjardins : l'amour, bien sûr, la passion, mais également la violence, qu'elle soit domestique ou politique, l'injustice sociale, l'Abitibi, la poésie. En guise de prélude et de postlude, des hommages poétiques au grand poète et ami signés respectivement par Marjolaine Beauchamp et Sonia Cotten. De plus, Richard Desjardins nous raconte son Boom Boom dans une entrevue punk et amicale qu'il a accordée à Sonia Cotten.
Cinq amis, un rêve fou : construire leur maison de leurs mains et y vivre ensemble. Entre les embûches administratives et les éclats de poésie, Si nous restons têtus raconte leur quête acharnée d’un chez-soi à inventer.
Les Michelines, nées dans les années 50, n'ont pas nécessairement eu la vie dont elles rêvaient. Et ce n'était pas faute de rêver. Après le succès de Michelin, Michel-Maxime Legault poursuit sa réflexion identitaire en marchant cette fois dans les traces de femmes de sa famille. Il tente de comprendre les petites et grandes tragédies de sa mère et de sa tante dont les trajectoires de vie ont pu dévier du chemin auquel elles aspiraient. Car ça ne se passe pas toujours comme ça devait se passer.
Onze voix, onze lettres pour dire l’exil, l’amour, la rupture, et ce pays qu’on porte en soi malgré tout. Prendre pays rassemble des récits intimes et puissants, où chaque mot est une promesse ou un adieu.
Et si un lac pouvait raconter bien plus que son reflet ? Ce lac de Jonathan Hope est une plongée littéraire dans les mots et les silences, où une ville sans nom et son plan d’eau deviennent le miroir de nos propres limites.
Isabelle écrit à Éli, son fils autiste, des mots qu’il ne lira jamais. Entre l’hôpital et le centre d’hébergement, ce roman bouleversant explore l’amour maternel à l’épreuve de l’absence et de la résilience.
Telosphobie invite le lecteur dans un monde où une entreprise pharmaceutique tentaculaire aurait le monopole du marché lucratif de la vie et de la mort. La telosphobie est cette angoisse déclenchant chez le sujet un besoin irrépressible de fuite, une envie soudaine de disparaitre, de se dérober à la souffrance. Elle se matérialise également dans un désir obsessionnel de vie, même lorsque l'avenir du monde semble condamné. La telosphobie est la peur de toutes les fins. Telosphobie invite ses lecteurs sur les terrains glissants que sont le droit à mourir, le droit de donner ou non la vie et la privatisation du don d'organes. Claude Boulianne soulève avec habileté ces questions délicates et actuelles dans un roman choral où l'on se joue de la vie et de la mort.