Les Intranquilles
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Paula, une jeune esthéticienne, quitte la banlieue parisienne pour s'installer en bord de mer avec Tom, son compagnon jardinier. Dans cet appartement, elle espère un nouveau départ loin des odeurs et des bruits de la tour HLM où elle a grandi. Mais son quotidien est hanté par le souvenir des femmes de sa famille. Enfermée chez elle avec sa chienne Scarlett, Paula sombre dans une angoissante obsession domestique. À travers son regard myope ou la fenêtre inexplicablement sale de son salon, elle contemple l'immeuble voisin brûler et un secret ressurgir. Par une langue obsessionnelle et hirsute, Décolorer sa fille scande une vie réglée comme une liste de course qui glisse vers une inquiétante étrangeté. Dans une tension diffuse et une ambiance irrespirable, ce roman explore la filiation féminine, la charge domestique intériorisée et dissèque ce que la précarité fait aux femmes. « L'écriture la plus intéressante que j'ai vue depuis longtemps. [...] Soixante-huit premiers romans et une révélation : retenez bien son nom, elle s'appelle Lucie Bérard. » Olivia de Lamberterie, Télématin, « Charnel, obsessionnel, incandescent. » Alice Develey, Le Figaro Littéraire « Une quête d'émancipation particulièrement réussie. » Fanny Imbert, France Inter « L'héroïne de Lucie Bérard s'émancipe dans un premier roman poignant. [...] Et nous là-dedans ? Touchés au coeur. » Arnaud Cathrine, La Tribune du Dimanche « Le premier roman de Lucie Bérard est de ceux que l'on a envie de lire d'une traite. » Thomas Messias, Slate « C'est drôle, brutal, parfaitement ajusté. Bérard ne disserte pas sur l'héritage féminin : elle le fait sentir dans les cheveux, les muqueuses, les culottes, les placards, les produits ménagers. » Nicolas Gary, Actualitté « Un bijou de premier roman. » Incipit, Léonard Desbrieres « Un style captivant et magnétique. » Philippe Touron, Librairies Gallimard « L'écriture est hypnotisante. » Agathe Cèbe, Librairie La Belle Image « Inventif, obsédant, profond, bouleversant. » Sarah Gastel, Librairie Adrienne
Par l'auteur de Photo sur demande, Prix Goncourt du premier roman 2025. Pour devenir mannequin, il y a des formulaires sur le site des agences. Il faut envoyer trois photos. Il est demandé de renseigner sa taille, son poids et la couleur de ses yeux. Une réponse d'ici quelques semaines à deux mois est promise aux candidats. Léo est représenté par l'une d'elle. Il explique à Simon que pour être retenu, il est nécessaire d'avoir les bonnes images, le bon look, la bonne démarche. Qu'il n'y a pas d'autre moyen que de d'apprendre à faire bonne figure. Le deuxième livre de Simon Chevrier chronique une année à courir les castings de maison de couture. À travers l'attente et les espoirs souvent déçus, il donne à percevoir l'implacable regard d'un adolescent sur lui-même, son corps et celui des autres garçons. Un roman d'autofiction initiatique porté par une écriture d'une grande maîtrise et une immense sensibilité.
Ce livre a commencé le jour où mon chat est mort. Dix-huit années d'ordinaire partagé. Puis plus rien. Chaque tentative d'écriture s'arrêtait après trois phrases. Trois phrases sur la mort de mon chat. Interrompues par la sensation d'empiéter sur l'ordre convenu des chagrins, interdites par la honte, la hiérarchie tacite des deuils, par cette idée tenace que la mort d'un animal est anecdotique. Écrire Grave, c'était accepter de ne pas être raisonnable, accepter de ne pas réduire la mort d'un animal à un détail attendrissant. C'était comprendre que l'écriture est aussi une manière de tenir à quatre pattes parmi les vivants.