La Contre Allée
Une femme armée d'un fusil, sur une terrasse, doit prendre une décision.Cette femme, c'est Odessa. Elle nous entraîne dans le fil de ses pensées : une enfance dans la ville de Saint-Nazaire, entre la Soucoupe et les Chantiers, aux côtés de son frère Sasha, à qui elle voue une admiration sans borne ; une adolescence en marge et la quête d'un avenir ; et puis cet appel : la Louisiane, pour témoigner, documenter la violence - climatique et politique - de l'ouragan Katrina.Qu'est-ce que l'effondrement du vivant et le changement climatique provoquent dans sa chair, dans son corps ? Comment cela s'inscrit-il intimement, loin des constatset des chiffres ? Comment cela s'incarne-t-il concrètement pour elle qui y est si sensible ?Au récit d'Odessa se mêle la voix de Sasha qui, avec ses dessins et ses poèmes, offre la perspective d'un ailleurs. Odessa y cherchera de la force pour ce qu'elle a à accomplir.À PROPOS DE L'AUTRICE?Sophie G. Lucas est née en 1968 à Saint-Nazaire. Aujourd'hui nantaise, elle est l'autrice d'une oeuvre qui révèle une veine sociale et documentaire remarquable dans le champ de la poésie contemporaine. Elle est également l'autrice du roman Mississippi, "la Geste des ordinaires" (La Contre Allée, 2023, nominé pour le prix Wepler, le prix Révélation d'automne de la SGDL, le prix [du métro] Goncourt, le prix littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire...).
Plongez dans Mutines, le roman poignant de Perrine Le Querrec, où trois jeunes filles enfermées dans une école de préservation en 1934 se révoltent pour reconquérir leur liberté.
Lucienne, 67 ans, opérée du cœur, décide qu’il est temps de vivre pour elle. Au volant de sa décapotable rouge, elle quitte tout pour un road-trip libérateur vers Paris.
Et si le plus grand talent du football avait détesté ce sport ? Découvrez l’histoire vraie et mystérieuse d’Eliseo Alegre, star malgré elle d’un village patagon où le ballon rond dicte les destins.
Porté comme il le serait par une vague, il oublie le prix de sa propre existence et se remet en marche. Du moins c'est ce qu'il croit à son réveil, lorsqu'en ouvrant les yeux il est, quelque temps encore,un enfant sans passé. Il croit ne plus souffrir d'être séparé de sa mère. Il n'y pense plus et marche d'un pas presque assuré. Son allure s'accélère.Chaque enjambée le rapproche de la Yadrânska.Soudain plongé dans la tourmente de l'Histoire, Dinko prend la fuite avec la complicité de sa mère et s'engage alors dans un long périple peuplé de rencontres marquantes, de rêves et de visions fugitives qui le relient, le temps d'un songe, à ses origines.Quelle vie, quel horizon pour un enfant lorsqu'il est confronté à la violence des adultes ?Quelle est la place de l'enfance dans un monde en guerre ?À PROPOS DE L'AUTRICE?Tine Laclos a vécu plusieurs vies pour ne pas en perdre une miette, aujourd'hui assagie, elle enseigne les lettres modernes en région parisienne."Les Enfants d'Ossibova" est son premier roman.
Plongez dans Bord'eLLes, un essai poétique et politique où trois femmes explorent leur quotidien, leur corps et leur émancipation.
Et si la maternité n’était pas un rôle figé, mais un état à réinventer chaque jour ? Jenny Dahan ose briser les tabous et interroge, avec une poésie crue et une sincérité rare, la possibilité d’être mère sans renoncer à sa liberté.
Plongez dans Paysages voraces, une dystopie captivante où Marir Tomé, historienne rebelle, défie les dogmes d'une société empoisonnée par la peur et le jaune.
Et si nos décisions dessinaient nos visages pour l’éternité ? Il n’y a pas de chiffres dans les rêves explore avec humour et absurde la famille, le hasard, et ces choix qui nous définissent.
Et si le coaching devenait un levier pour la mission de l’Église ? Ce livre explore comment développer ses talents et transformer les défis en opportunités, sans jamais perdre de vue la dimension spirituelle.
Un homme, survivant d’un accident, erre sous un soleil de plomb à travers une Méditerranée en feu. Comme un grand animal obscur est une plongée hypnotique dans l’errance, où chaque pas brouille les frontières entre réalité et hallucination.
Entre le lit et le monde, Au pieu capture l’éternel combat : comment se lever quand tout semble trop lourd ? Ce poème-fleuve, à la fois drôle et désespéré, donne voix à nos résolutions toujours reportées et à l’appel irrésistible du repos.
1971, Pyrénées. Après la mort de sa mère, Jeannot s’enferme avec sa sœur dans la maison familiale et grave sur le plancher les mots de sa folie.
Un cadavre emmuré dans un domaine viticole d'Occitanie, une ancienne gloire de la chanson retrouvée morte dans une cuve : Tessa Marie-Luce, commandante de police, plonge dans une enquête où le passé vengeur donne au vin le goût du sang.
Et si l'amour d'une vie s'écrivait comme une prière ? Nuits de noces est l'hommage poignant de Violaine Bérot à ses parents, unis par une passion aussi interdite qu'absolue.
Et si devenir mère ne passait pas par la grossesse, mais par la réinvention de soi ? Basculement-mère explore avec poésie et force la maternité adoptive, la transmission et la résilience féminine. Un récit intime et universel.
Découvrez la vie méconnue de Vaslav Nijinski, génie de la danse passé de la gloire à l'oubli. Perrine Le Querrec restiture avec poésie et rigueur les trente années d'internement du danseur étoile.
À travers les flots tumultueux du Mississippi, découvrez la saga d’une famille ordinaire, ballottée par deux siècles d’Histoire, de la colonisation à l’ouragan Katrina.
Un conte fantastique pour partir à la découverte de la différence. Au XVIIe siècle, William Davisson, un botaniste écossais, devenu médecin particulier du roi polonais Jean II Casimir, suit le monarque dans un long voyage entre la Lituanie et l'Ukraine. Esprit scientifique et fin observateur, il étudie les rudesses climatiques des confins polonais et les coutumes locales. Un jour, lors d'une halte, les soldats du roi capturent deux enfants. Les deux petits ont un physique inhabituel : outre leur aspect chétif, leur peau et leurs cheveux sont légèrement verts... Olga Tokarczuk s'interroge sur l'Europe par la voix de son narrateur, un étranger pris dans la tourmente de l'Histoire. Perçu comme un danger potentiel, l'autre fait peur. Mais que savons-nous de nos voisins, ceux surtout qui vivent en marge du monde qui nous est proche ? La notion du centre et de la périphérie est-elle la même pour tous ? Qu'en est-il aujourd'hui ? Les observations de William Davisson, l'Européen échoué dans une lointaine Pologne déchirée par les guerres, semblent toujours d'actualité. Une réflexion subtile et non sans humour autour de la perception de l'autre et du rejet de l'inconnu ! EXTRAIT Pendant que Sa Majesté terminait son petit déjeuner et attendait de boire ses tisanes, espérant améliorer ainsi son humeur, je m'étais éclipsé pour aller voir lesdits enfants. J'ordonnai d'abord de leur laver le visage, ensuite seulement je pus les détailler de plus près, prenant toutefois garde de ne pas me faire mordre. À en juger d'après leur taille, ils devaient avoir entre quatre et six ans, mais leur dentition me fit penser qu'ils étaient plus âgés, malgré leur aspect si frêle. La fillette était plus grande et plus robuste que le garçonnet qui, menu et malingre, semblait pourtant bien vif. Mais ce qui me saisit le plus chez eux, c'était leur peau. Elle avait une teinte que je n'avais encore jamais vue - entre le vert céladon et le vert olive. Les touffes de cheveux emmêlés qui leur retombaient sur le visage étaient pourtant claires, mais comme recouvertes d'un dépôt verdâtre, semblable au lichen qui s'empare des pierres et des cailloux. Selon le jeune Opalinski, les Enfants verts - comme nous les avions appelés -, étaient sans doute des victimes de la guerre, nourris dans la forêt par la nature, comme cela se produit parfois, preuve en est l'histoire de Romulus et Remus, les fondateurs de Rome. Le champ d'action de la nature est immense, bien plus grand que celui, somme toute bien modeste, de l'homme. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Une excellente nouvelle aux allures de conte fantastique, qui n'est pas sans rappeler l'univers de l'Estonien Andrus Kivirähk. - Librairie Le Bateau livre Un texte étonnant qui flrite avec le fantastique, et interroge l'altérité... Un texte qui propose une reflexion sur l'Europe, la manière dont elle se dessine et sa capicité à se perpétuer. - Nikola Delescluse, Emission Paludes, Radio Campus À PROPOS DES AUTEURS Romancière et essayiste née en 1962 et installée à Wroclaw, Olga Tokarczuk est l'auteure la plus récompensée et admirée de sa génération, lauréate de nombreux prix (dont le Prix Niké équivalent du Goncourt - pour Les Pérégrins), appréciée autant par la critique que par le public. Margot Carlier est spécialiste de littérature polonaise, enseignante de langue et de civilisation polonaise à l'université Jules-Verne à Amiens, conseillère littéraire aux éditions Actes Sud. Depuis sa rencontre, déterminante, avec Hanna Krall, elle a traduit pratiquement tous ses livres. En 2009, elle a reçu le Prix Amphi pour la traduction de Gottland de Mariusz Szczygiel (Actes Sud).
Buenos Aires, fin des années 1970. Deux adolescents, unis par leur passion pour les Beatles et le sport, lancent un magazine artisanal. Leur rencontre avec un mystérieux Fangio va tout changer.
À travers les onze nouvelles de ce recueil, Luisa Carnés dresse le portrait de personnages en prise avec un régime totalitaire : des combattant.es, des femmes emprisonnées, prisonnières politiques, des personnes révoltées et engagées dans une lutte sans merci pour recouvrer leur liberté et leur dignité. Des nouvelles écrites par une autrice en exil, réfugiée au Mexique, et qui n'aura de cesse de militer et de lutter pour voir son pays libéré du franquisme. À PROPOS DE L'AUTRICELuisa Carnés [1905-1964] est née à Madrid, dans une famille ouvrière, et commence à travailler dès l'âge de 11 ans. Autodidacte, son apprentissage la conduit vers la littérature et le journalisme, jusqu'à ce qu'elle devienne, selon la critique de l'époque, l'une des meilleures écrivaines des années 1930. S'illustrant notamment dans le genre de la nouvelle, c'est ensuite de son emploi dans un salon de thé qu'elle tire, en 1934, le roman qui la consacre, Tea Rooms (La Contre Allée, prix Mémorable, 2021). Les circonstances historiques, ses engagements sociaux et politiques dans l'Espagne des années 1930, puis durant la guerre civile, son exil au Mexique, et la censure du régime de Franco, ont largement contribué à la «?rendre invisible?» pendant de longues années dans l'histoire de la littérature espagnole.
Et si la mort devenait un sujet de dialogue apaisé ? Sortir au jour raconte la rencontre entre une autrice et une thanatopractrice, où l’humour et la tendresse transforment un tabou en réflexion lumineuse sur la vie, les liens et la transmission.
Traduire, c’est aussi s’engager : Stéphanie Lux lève le voile sur les coulisses d’un métier méconnu, entre doutes, choix politiques et passion des mots. Un essai vivant, féministe et queer, qui redéfinit l’art de la traduction littéraire.
Recueil de textes poétiques ou en prose, On est les gens fait la part belle à la révolte, à l'engagement, au singulier et au collectif. Sophie G. Lucas donne à entendre celles et ceux qui luttent pour leur dignité, qui ont risqué des traversées mortelles en bateau et ne sont jamais arrivé·es, celles et ceux qui ne peuvent plus payer leurs factures, qui se sentent trahi·es et méprisé·es par une société et une classe politique désinvoltes.La lutte, c'est aussi parfois celle menée contre son propre corps, contre sa propre histoire, pour échapper à un avenir tout tracé et espérer encore... Contre l'indifférence et le mépris, Sophie G. Lucas dessine un continuum de la lutte sociale, allant de la Commune aux Gilets Jaunes, en passant par les grévistes de Mai 68. Avec ce souffle militant qui lui est propre, elle montre la beauté et la force de la colère sociale face à la noirceur des quotidiens difficiles. À PROPOS DE L'AUTRICE Sophie G. Lucas est née en 1968 à Saint-Nazaire. Aujourd'hui AESH (accompagnante d'élèves en situation de handicap), elle a été journaliste dans des radios associatives, correspondante locale de presse sur des quartiers populaires, animatrice d'ateliers d'écriture en milieu scolaire et pénitentiaire. Et par-dessus tout, elle écrit des livres, plus ou moins épais, plus ou moins poétiques, qui s'inscrivent dans une littérature de l'intime et dans une veine sociale et documentaire. Son premier recueil, publié en 2007 (Le dé bleu), a reçu le Prix de la ville d'Angers, présidé par James Sacré. Récemment contributrice au recueil Lettres aux jeunes poétesses (L'Arche, 2021), elle est également présente au sein de l'Anthologie de la poésie française (Philippe Torreton, éditions Calmann-Lévy, 2022).
Comment devenir un·e bon·ne lecteur·rice ? Dans cette méthode de lecture insolite et décalée, petit Ouvroir de Lectures Potentielles, Eduardo Berti propose 135 exercices pour lire d'une nouvelle façon. Avec des instructions tour à tour drôles, émouvantes, réconfortantes, sérieuses, ou plus hasardeuses, vous êtes invité·es à une grande leçon de désapprentissage littéraire et serez amené·es à lire dans le mauvais ordre, à mélanger les histoires, à bousculer les classiques, ou encore à inventer des auteur·rices. À PROPOS DE L'AUTEUR Eduardo Berti est né en Argentine en 1964. Membre de l'Oulipo depuis 2014, il est l'auteur d'une oeuvre traduite en une dizaine de langues. Marqué par la transmission mémorielle et la littérature de l'exil, il se joue des codes et des genres, avec inventivité et créativité. Après Inventaire d'inventions (inventées) (2017), Un père étranger (2021), Un fils étranger (2021) et Une présence idéale, traduit en anglais (USA) et en espagnol (Espagne, Argentine, Chili, Uruguay), Mauvaises méthodes pour bonnes lectures est son cinquième ouvrage à La Contre Allée.
Trois destins de femmes, trois époques, une même quête de liberté. La Morelle noire de Teresa Moure tisse l’histoire de Christine de Suède, d’Hélène Jans et d’Inès Andrade, trois héroïnes qui défient l’ordre patriarcal avec audace et poésie.
De courtes histoires composent ce roman de la ville si particulier, le premier texte d'Amandine Dhée, où l'on découvrait alors avec jubilation ce ton décalé et cet humour parfois corrosif qui lui sont propres. Dans Du bulgom et des hommes, l'autrice-narratrice, dans un monologue adressé directement au lecteur ou à la lectrice, décortique avec humour des situations absurdes auxquelles sont confronté.e.s la plupart des citadin.e.s d'une grande ville. Vieilles dames armées, super-héros souterrains, conseillers municipaux inspirés... sont autant de personnages inventés pour mieux saisir l'absurdité de ce monde. À la façon d'un documentaire animalier, Amandine Dhée passe au crible les comportements humains en milieu urbain. Au risque de se répéter, c'est jubilatoire, que l'on soit citadin ou non ! À PROPOS DE L'AUTEURE Amandine Dhée est écrivaine et comédienne. L'émancipation, notre rapport à autrui et à notre environnement de vie sont les thèmes récurrents qui marquent son travail, distingué par le prix Hors Concours pour La femme brouillon en 2017. Son besoin d'exploration des formes l'amène régulièrement sur scène pour partager ses textes lors de lectures musicales ou encore pour y interpréter un rôle dans l'adaptation de ceux destinés au théâtre.
« Ce texte est né d'une envie de dire comment l'écriture et la traduction s'entrelacent et s'entrechoquent. Je suis partie d'une étrangeté propre à mon parcours : au lieu de ramener une culture autre « chez moi », vers ma langue maternelle - le russe - je suis « sortie de chez moi » pour traduire vers ma langue d'adoption, le français. Cette « sortie », qui était aussi une entrée dans la culture française, m'apparaît comme un déracinement fondateur, une hérésie, certes, mais hérésie est presque une anagramme de heureuse : il en faut pour tout travail sur la langue, sur le langage. Depuis quelque temps, des fragments de poèmes se glissent dans mes proses et parallèlement, j'ose traduire des vers d'auteurs qui me sont chers. Dans ce texte, je me suis donné la liberté de réfléchir au sens de ces accidents. Ils se sont toujours produits en rapport à un mouvement à travers la ville (en l'occurrence, Paris) : des miettes semées à travers ces déambulations pour ne pas retrouver le chemin. »Luba Jurgenson À PROPOS DE L'AUTEURELuba Jurgenson, née à Moscou en 1958, vit à Paris depuis 1975. Écrivaine, traductrice, universitaire, elle enseigne la littérature russe à Sorbonne Université et codirige la collection Poustiaki aux éditions Verdier. Vice-présidente de l'association Mémorial France, elle a notamment traduit, entre autres, Nina Berberova, Vassili Grossman, Marina Tsvetaeva, Ivan Gontcharov, Sofia Tolstoï, Boris Akounine, Vladimir Toporov, Varlam Chalamov, Dimitri Chostakovitch, Alexandre Soljenitsyne...
Bassoléa, jeune femme en révolte contre un monde destructeur, s’invente un refuge souterrain : une véranda sous terre.
Au bord d’un lac gelé de l’Ontario, une femme en quête de sens croise la route d’Arden et Jeff, deux soigneurs d’animaux sauvages.
Et si on pouvait enregistrer et revivre ses rêves à l’infini ? Bertrand Nef, étudiant à l’EPFL, croit tenir l’invention du siècle avec son attrape-rêves électronique.
Dix ans après avoir fui la maison familiale, une femme revient affronter ses parents et les non-dits d’un passé lourd de secrets. Le bercail est un huis clos familial aussi tendu que poétique, où la folie rôde et les mots frappent juste.