L'Astre Bleu Edition
Quand son père est emmené par les gendarmes, le Toine se retrouve seul et abandonné.... Par un très vieux soir de guerre, le Toine voit son père descendre l'allée gelée des premiers grands froids de janvier. Il est mené par deux gendarmes et un autre homme vêtu d'un long manteau de cuir sombre. Il ne le reverra jamais. Dès lors, Le Toine est orphelin. Il grandira mais dans son esprit, il va rester petit. Dans son village en Auvergne d'altitude, sa vie suivra un parcours délicat. Pourtant, c'est avec une lointaine et douce indifférence qu'il en reconnaîtra le chemin. Il entend parler de la mer... ou l'océan, il ne sait pas très bien. Il se dit qu'il aimerait bien la rencontrer, la mer... ou l'océan. Il attend d'être seul, le soir, pour dans ses rêves l'imaginer. Quand il la verrait, cette étendue d'eau si vaste que les bateaux eux-mêmes s'y perdent, il saurait bien la reconnaître... Le Toine, c'est un être qui, comme la terre et d'autres êtres en ce lieu un peu rond des montagnes d'Auvergne, souffre. Mais il regarde les souffrances de ses grands yeux étonnés, la tête un peu penchée, comme un qui, du monde, chercherait encore à s'émerveiller. Lui sera-t-il donné, au long de cette vie pas toujours très bien traitée, de le trouver enfin, le sentier qui mène à la mer-océan ? Le parcours initiatique rempli de poésie d'un jeune autiste. EXTRAIT Ça le prenait sans crier gare. Dans sa tête il ne voyait que ça. Un soleil immense succédait à la peine intense. Un soleil généreux comme s'il y avait soudain place en lui pour la miséricorde des dieux. Les coups redoubleraient, plus tard, mais dans ces moments-là, il s'en foutait pas mal des coups à en pleuvoir. Avant même que la première lumière matinale ait nettoyé le ciel de sa dernière étoile, Le Toine par les champs rejoignait la montagne. Elle avait été son refuge lorsque, soudainement, les bras de son père vinrent à lui manquer. De mère, il n'était pas question. Le jour de sa naissance, elle s'était enfuie. Il n'en avait jamais plus entendu parler. Le père, pour un temps, d'un seul parent en avait fait deux. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE [...] une poésie onirique dense et pesante qui vient s'installer sur nos yeux comme un voile de douceur, une lenteur s'installe, on apprécie chaque mot, chaque description, chaque élément au travers du regard du Toine, au travers du regard de l'enfance, on est transporté, baladé, un peu chahuté aussi mais toujours cette sensation d'être ailleurs, l'écriture de l'auteur à quelque chose d'apaisant, d'intemporel, on se retrouve dans une bulle [...] - Blog Les Songes d'une Walkyrie À PROPOS DE L'AUTEUR Ce livre est un premier livre, écrit d'instinct, fait de notes brèves et précises, le filet d'une musique qui s'écoule, lentement, sans la prétention d'être bruyante, comme une neige de septembre. Dansons au fil de cette musique, même si l'Histoire des hommes ne sait pas toujours nous y inviter d'un pas souple et léger. Pierre Geneste en est l'auteur, et que nous importe son parcours !
Aider le destin à rompre les amarres. Ceci n'est pas une histoire. Ou plutôt, ceci n'est pas seulement une histoire. Elle est de celles dont on ne sait pas vraiment comment elle commence, parce que peut-être n'a-t-elle jamais seulement commencé... ou alors sur une note si basse, qu'il ne nous était pas donné de nous en rendre compte. La vie est toujours vécue dans l'attente d'une histoire d'amour. Celle-ci vivra au-delà de son dernier matin, un simple matin de lune. Elle se prolongera dans le silence d'une musique patiente, immesurée. Elle nous emportera, sans conscience d'un quelconque repos du temps, car c'est ainsi que les histoires d'amour abolissent les limites. Il nous arrive à tous, un jour, de monter à bord sans bagage, les mains calées au fond des poches, le regard prêt à suivre n'importe quel horizon, pour le seul plaisir de participer au voyage, en chantonner le refrain, aider le destin à rompre les amarres. Essayer. Plongez dans une histoire d'amour poétique qui vous emportera, sans conscience d'un quelconque repos du temps, car c'est ainsi que les histoires d'amour abolissent les limites. EXTRAIT Tandis que dans le fond du café, s'écoule un temps que l'horloge ralentit, un profond silence s'installe entre Baba Raga, aussi appelé Babaji, et moi. Nul autre mot n'est alors nécessaire. Je me lève. Adresse vers lui un lent, très respectueux signe de tête. De la table voisine, la fille au chemisier de dentelle, elle aussi, se lève. Regarde lentement tout ce qui, dans la condensation du moment, emplit encore l'espace autour d'elle. Ramène en chignon au-dessus de sa tête les cheveux qui, l'instant d'avant, jouaient à ses épaules. Réajuste sa jupe froissée. Fait un signe d'au revoir vers Baba Raga. Se dirige vers la sortie, familière du regard porté sur elle par les hommes dans la salle. Lorsque ma main actionne la poignée de la porte couleur de sable, j'entends battre sur le bord du comptoir, le rythme des doigts de l'Indien. Je m'efface légèrement. La jeune femme me précède. Une fraîcheur de lait frôle et passe la porte retenue par ma main. Ensemble nous retrouvons la pluie, alors que la fraîcheur de lait se dissipe déjà dans l'air mouillé de la rue. Je la regarde s'éloigner comme une lame de vent la rejoint, file sous la fine étoffe de sa robe qui s'envole, offrant ainsi aux passants, la fragilité soyeuse de sa peau dérobée. A PROPOS DE L'AUTEUR Pierre Geneste signe ici son second roman. Il s'agit encore de rêver, de préférence éveillé. Le voyage s'écoule lentement. On y rencontre ce que l'inattendu sait parfois vous présenter de merveilleux, et s'il est souvent question de larguer les amarres, ce n'est après tout qu'une façon comme une autre de savoir recourir au bonheur. Qui, lorsque l'amour s'anime, y verrait une objection ?
Ferdinand vient de perdre son chien et il se retrouve seul à La Salamandre, la maison dans laquelle il a passé toute sa vie d'adulte... Il y a d'abord eu le grand malheur de sa vie... Et puis cette sale histoire à propos des « âmes fêlées » dont il ne veut plus entendre parler. À présent, c'est la solitude que Fernand ne peut plus affronter, et c'est le coeur presque léger qu'il se décide à pousser la porte du Perce-Neige, résidence aux allures accueillantes... Le vieil homme est alors bien loin de s'imaginer quel univers l'attend... un monde où trop souvent se mêlent solitudes et abandons. Et si son arrivée venait bouleverser la donne ? Que tout à coup, les petits vieux faisaient un pied-de-nez à la vie et décidaient de jouer les prolongations ? Bien malgré lui, voilà que le passé de Fernand ressurgit... « La vieillesse, cela doit être doux comme un crépuscule d'été...» Un roman poétique et plein d'espoir sur le grand âge. EXTRAIT Fernand avançait lentement la tête baissée. Il poussait dans le soleil devant lui, l'ombre de sa longue silhouette filiforme et un peu voûtée. Le bitume noir de la route se déroulait sous ses yeux en une bande qui semblait ne pas vouloir en finir. Il malaxait roulée comme une serviette dans son coulant, entre ses gros doigts fripés sa casquette plate à carreaux écossais. Il s'était habillé pour l'occasion de son costume gris clair, celui qu'il tenait toujours impeccablement repassé dans la penderie, protégé sous une cellophane anti-poussière. Par moments, il enfilait, machinal, un pouce dans la boucle d'une de ses bretelles et tirait par-dessus son épaule pour remonter son pantalon qui glissait. Il commençait à faire très chaud et il sentait la moiteur qui traversait sa chemise de tergal et venait coller à sa peau. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Une lecture salutaire par les temps qui courent. - Les citajours de Syldia Un roman plein de tendresse et de poésie pour nos aînés oubliés. Les phrases y sont ciselées, polies, un vrai travail d'orfèvre. Un texte plein de souffle, de vie, plein d'espoir et ça fait du bien en ce moment. Ce Fernand restera longtemps dans ma mémoire. - Les lectures du hibou À PROPOS DE L'AUTEUR Martial Victorain est né en 1965 à Bourg-en-Bresse, dans l'Ain où il grandit à la campagne. Second d'une fratrie de trois, il passe son enfance au coeur d'un jardin d'étoiles, dans un délicieux petit village accroché aux contreforts du Revermont. C'est là, à deux pas des gorges de la rivière d'Ain qu'il se nourrit de choses simples : de la nature, du calme d'hivers enneigés propices à la rêverie et aux lectures. Mais aussi des champs de coquelicots, d'une enfance qui barbouille les genoux de mercurochrome et colore les lèvres au vermillon cerise. C'est là encore, sous ce ciel où paissent des troupeaux de nuages et où veille un berger d'or que naissent ses premières écritures...
Année 2092. Pollution, bouleversements climatiques, surpopulation, montée des eaux, extinction des espèces... La Terre agonise et l'humanité est au bord du déclin lorsqu'un vaisseau expéditionnaire lancé 20 ans plus tôt aborde une planète en tous points semblable à la nôtre. L'atmosphère y est respirable et sa surface couverte d'une végétation luxuriante. Autre monde, autre civilisation, autres moeurs. Les 1200 colons terriens, choisis pour leurs qualités intellectuelles exceptionnelles, pourront-ils compenser les dix-huit siècles d'évolution qui les séparent de leurs hôtes ? Sont-ils prêts à cohabiter avec les autochtones afin de saisir cette nouvelle chance qui s'offre à eux ? Les négociations et la confrontation de deux conceptions complètement opposées s'engagent. Et si la finalité était de rendre le temps aux humains pour qu'ils puissent enfin vivre en harmonie avec la nature dans un monde délivré de toute servitude et compétition ? Un monde qui donnerait un avant-goût du paradis... Un roman d'anticipation qui ouvre la réflexion sur les dérives de nos sociétés modernes. EXTRAIT John Baker ouvrit les yeux. La cabine avait son aspect habituel. Enfin presque, car il éprouva une impression d'étrangeté qu'il ne sut définir. Les différents écrans somnolents avaient interdit une fois pour toutes à l'obscurité de s'installer. Quelques chiffres faisaient vibrer des colonnes et seul le décompte des secondes sur l'horloge centrale affichait une pulsation régulière. La date indiquait 18 avril 2092. Le temps de la Terre, car sur le vaisseau, le temps réel n'avait plus vraiment de sens. On comptait des "journées" de 24 heures pour respecter le cycle biologique mais avec le phénomène de la relativité, ces 24 heures représentaient environ 39 jours terrestres. Environ, car l'accélération ou le ralentissement du vaisseau changeaient ce rapport. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE En bref, Alain Larchier signe un roman d'anticipation qui ouvre avec simplicité et efficacité le lecteur à la réflexion. Un regard à la fois réaliste et sévère sur l'être humain et son autodestruction, ses besoins de s'accrocher sans cesse à quelque chose de matériel ou à un pouvoir fictif, un besoin de contrôle, qui le perd peu à peu. - Walkyrie29, Babelio Et si les plus grandes richesses étaient le temps et la connaissance ? Un livre passionnant. - Denis Arnoud, Lecteurs.com À PROPOS DE L'AUTEUR Né le 2 juillet 1939 à Lyon, Alain Larchier est aujourd'hui retraité, après avoir effectué une carrière dans l'industrie comme ingénieur électronicien, puis Directeur de Recherche. Il a commencé à écrire vers 1987, pour sortir du domaine de la technique. Marié et père de trois enfants, grand père six fois, il vit à Chevinay, près de Lyon. Il partage son temps entre l'écriture, le jardin, la vie associative. Il est également correspondant de presse pour Le Progrès. Le paradis n'est pas si loin est son dixième livre.
Le récit poétique d'une fugue entre soeurs. En gravissant cette montagne ramollie, ce matin-là, nous étions à la maternité, Lilie. Tu avais quelques heures et je t'arrachais au sein écrasant de notre mère. Bientôt, dans une allée du parc Monceau, tu te jetterais dans mes bras ; je les fermerais à double tour sur tes frêles épaules et alors, plus jamais je ne te laisserais partir. Je voulais du velours pour toi, Lilie. Toujours. Qu'il ne t'arrive jamais rien. Je te voulais le monde à tes pieds, petite soeur. Te le servir sur un plateau de « grâces » matinées, dorées au soleil de nos enfances. Par transparence, tu étais ce monde idéal ! Je te voulais tous les jours de la vie, toutes les aurores et tous les crépuscules infinis. Des éclairs et des clairs de lune, des ciels zébrés d'or, oxydés, mélangés d'éclats d'onyx et de coulées de cuivre. Je te voulais tout l'amour du monde, Lilie. Je t'étouffais, je crois. Suivez Ester et Lilie dans leur périple étourdissant et regardez le monde à travers leurs yeux d'enfants. EXTRAIT C'est ce matin-là que j'ai pris ma décision, définitive, irrévocable. J'y avais déjà songé la veille alors que nous étions encore allongées sous la meule de pâturin, mais la venue imprévue de Cornélius cherchant Galipette avec sa flûte enchantée, m'avait écartée de mes pensées. Ce matin, celles-ci revenaient avec force et conviction, et désormais rien ne pourrait plus jamais me faire changer d'avis. Immédiatement, j'ai décidé de mettre Lilie au courant. Cette grande nouvelle risquait fort de chambouler nos existences communes, de modifier la face cachée de la lune et l'avenir du monde. Mais j'étais décidée. Je l'ai secouée doucement : - Lilie, réveille-toi. Lilie. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Roman initiatique, concentré de rêves, joyau de spontanéité, Lilie-Miracle est un remède garanti pour tous les névrosés résistants aux bienfaits de la méditation. - Blog d'Agnès Karinthi À PROPOS DE L'AUTEUR Martial Victorain est né en 1965 à Bourg-en-Bresse, dans l'Ain où il grandit à la campagne. Second d'une fratrie de trois, il passe son enfance au coeur d'un jardin d'étoiles, dans un délicieux petit village accroché aux contreforts du Revermont. C'est là, à deux pas des gorges de la rivière d'Ain qu'il se nourrit de choses simples : de la nature, du calme d'hivers enneigés propices à la rêverie et aux lectures. Mais aussi des champs de coquelicots, d'une enfance qui barbouille les genoux de mercurochrome et colore les lèvres au vermillon cerise. C'est là encore, sous ce ciel où paissent des troupeaux de nuages et où veille un berger d'or que naissent ses premières écritures...
Un roman intimiste sur le deuil, sur la peur de l'oubli et sur les souvenirs... «?À peine quelques heures après sa mort, une nouvelle perspective se dévoile. L'homme qui a été mon père devient autre que mon père, une distance s'intercale entre lui et moi, subtile, mais bien présente. Je me débarrasse d'un prisme et je regarde Raïf comme je ne l'ai encore jamais vu.?» Arthur a perdu son père il y a deux ans. Il replonge dans le film de ses dernières heures, les frontières temporelles s'effacent et les souvenirs s'enchaînent depuis sa plus tendre enfance. Son père dans le potager, son père coupant du bois pour la cheminée, son père à ses côtés dans les moments importants de sa propre vie. Les lectures partagées, sa philosophie qu'il inculquait à ses fils. Et les vacances en Syrie où il découvre un « autre » père, attaché à ses origines. Arthur a-t-il accordé suffisamment de place dans sa vie à cette part de son histoire personnelle ? C'est maintenant, par son silence absolu, que Raïf lui dit tout. « L'apparition de l'oubli » nous interroge et explore ce que la traversée du deuil change en chacun de nous. Découvrez un roman extrêmement touchant qui aborde les différentes facettes du deuil, propres à chacun, et qui pourtant ne peuvent que parler à la plupart d'entre nous. EXTRAIT Dans mon ignorance béate, je salue ensuite ma mère et je m'en vais. «?À bientôt?», dis-je en descendant les marches qui traversent le jardin. Adieu. Malgré la violence de ses dernières heures, mon père s'est évaporé sous mes yeux sans que je m'en rende compte. Il était malade depuis un moment, plusieurs mois. Son état ne faisait qu'empirer et pourtant je ne voyais rien. Il était malade. Puis il est mort. Entre les deux, aucune prise de conscience, aucun éclair de lucidité, que dalle. Même lorsqu'il se momifiait, quand j'embrassais ce visage blafard, alors que je touchais de mes mains ce corps de bois mort, j'étais incapable d'envisager sa disparition. Faut-il être à ce point aveugle pour ne pas voir son père mourir?? CE QU'EN DIT LA CRITIQUE "La plume d'Alexis est sublime. Les mots s'alignent avec une harmonie parfaite et sans fausse note. Beaucoup de poésie dans les descriptions. L'émotion est là. Ce récit est intimiste, empli de pudeur." - Ma voix au chapitre "Au fil du processus du deuil, nous plongeons dans son passé, nous le suivons dans les quelques jours entourant le décès de son père et dans les mois qui ont suivi. C'est une bel hommage très bien écrit et qui se lit facilement. " - Dromdeche sur Babelio À PROPOS DE L'AUTEUR Alexis Sukrieh est né à Caen et travaille dans l'informatique à Paris depuis vingt ans. Rien ne le prédisposait à l'écriture, mais lorsqu'il a perdu son père, d'abord sidéré, puis transformé par le deuil, il vécut comme une épiphanie littéraire. Il lui fallait écrire, jeter sur le papier ses émotions, ses souvenirs, et peindre du mieux possible le portrait de cet homme qu'il croyait immortel. A travers ce cheminement, il s'est découvert une passion pour le récit narratif et il a cherché à faire de l'histoire d'un double imaginaire la catharsis de son deuil. L'apparition de l'oubli est son premier roman. Pour suivre ses actualités, retrouvez-le sur son site : alexisukrieh.com
Un dessin réapparait mystérieusement, et Alex et Sophie se voient entrainer malgré eux dans une course-poursuite effrénée... Au téléphone, Sophie est allée droit au but : " Nous sommes brocanteurs, comme notre célèbre confrère de France 3 dont les aventures se tournent souvent tout près de chez nous. On adore la série, Louis est comme un ami. Mais dans la région, le seul à posséder ce que vous cherchez, c'est Alexandre Signamarchaix, mon époux. » Et voilà comment notre héros croise la route de Victor Lanoux sur le tournage d'un épisode de Louis la Brocante. Mais avant de poursuivre la sienne, il va devoir se sortir d'un mauvais pas lors de la foire de L'Isle-sur-Sorgue, La Mecque des Antiquités. En cause, une copie vendue par erreur et convoitée par tous. Qui est donc ce receleur aux multiples identités prêt à tout pour se l'approprier ? Un nouvel épisode... ou plutôt, une page qui reste encore à tourner. Plongez dans ce roman passionnant qui nous emporte dans le monde particulier des brocantiers et des antiquaires, truffé de secrets, de combines et de découvertes extraordinaires... EXTRAIT Andrew Bradford s'éloigne, suivi par l'instituteur et Maggy, la productrice de la BBC. Ils disparaissent tous les trois derrière le car-régie. « Flûte ! Il s'en va ! - Qui ça ? - Mais l'instituteur à qui j'ai vendu le dessin de poisson. Il en cherchait un pour les gamins de sa classe, en Aveyron. » Signa se fige : « Quel dessin ? Quel poisson ? - Une truite. D'ailleurs, je te remercie ! Tu n'avais pas indiqué de prix comme tu le fais d'habitude. Il a essayé de me jouer du violon mais je suis fière de moi, j'ai quand même réussi à en tirer deux cent cinquante euros. C'est bien, non ? » Signa est stupéfait : « Tu as vendu La Truite au fusain ? - J'ai fait une gaffe ? Deux cent cinquante, ce n'était pas le bon prix ? - La Truite, où tu l'as trouvée ? - Dans l'armoire, avec les gravures. C'est moi qui l'ai rangée au départ du Grenier. » Signa se prend la tête entre les mains. « Oh, non ! Ce n'est pas possible ! - Mais Alexandre, qu'est-ce qui se passe ? »
Accompagnez Nicolas dans la fin de ses explorations, ses aventures et ses recherches, jusqu'à son retour dans son pays, devenu méconnaissable. La vie de Nicolas, délaissé volontaire, fut sans cesse décorée d'explorations et de recherches, de douces et dangereuses aventures, appelée vers d'autres paysages toujours plus séduisants. Vieillissant, il rentre chez lui avec quelques regrets. Hélas son pays qu'il croyait aimer est devenu un peuple d'étrangers où il ne comprend plus rien, malgré ses douceurs et ses espoirs. Il parcourt des campagnes, fait des rencontres, mais ses propres mots sonnent faux, dépassés. Malgré une éternelle lueur d'émerveillement dans les yeux, il ne semble pas avoir vécu une vie qui l'aurait rassasié au long de ses solitudes. Quelques prises de conscience prennent des couleurs obscures... En dépit de tout ça, il va fonder une nouvelle famille. Mais comment résister à l'appel toujours plus pressant d'un ailleurs ? Un face à face un peu déroutant avec un rebelle abandonné par la fougue de sa jeunesse et perdu face à l'immensité d'un nouveau monde. Mais finalement, nous sommes tous des loups à la recherche incessante d'une meute toujours trop lointaine... Les gens heureux sont-ils sincères ? L'avenir semble soudain sombre aux yeux de Nicolas, auparavant si émerveillé et aventureux, rentré au pays pour fonder une nouvelle famille dans son pays, lui auparavant si émerveillé et aventureux. Parcourez ce roman d'aventures qui suit un loup solitaire en quête de sa meute. EXTRAIT Il se lève pourtant quelques minutes plus tard, à peine moins fatigué que la veille. Avec l'enthousiasme d'un matin sans école, il passe sa chemise qui n'en finit pas de sécher sur un tas de bois. En secouant les derniers retours de ses regrets et sa chevelure qui avait dû être blonde, il enfile ses chaussures aux semelles de caoutchouc qui ont ce matin plus de kilomètres que sa dernière voiture, prend son sac de toile brune en le jetant sur son épaule d'un geste rapide, et sort de l'abri de berger abandonné qui l'a protégé de la fraîcheur. Un abri de vieilles pierres sèches envahies de ronces, d'orties et d'odeurs tenaces. Une petite caselle, une vieille gariotte pour berger du Quercy, au temps du bonheur simple, au temps des chants du coq sur un tas de fumier, des fromages de chèvre de nos mémés, du vin nouveau de l'automne. Souvenirs tous perdus aujourd'hui dans le brouillard des supermarchés, dans la sonnerie exaspérante des portables ou sur la table basse d'un salon suspect de banlieue. Car la génération Y, les "Millennials" ne savent plus rien de nos mémés ! Dommage ! Où vont-ils maintenant ? Et comment ? Et pourquoi si vite ?