Julliard (réédition numérique FeniXX)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Gitan, orphelin, fils de prostituée, Valentin est voué à l'errance. Qui voudrait s'embarrasser du Simploque, bon à rien, pas même à mendier ? On aimerait qu'il passe à la trappe, mais la mauvaise herbe est tenace. On croit que le gitan est parti, qu'il est loin déjà, alors qu'il se sera mis d'accord avec son ombre : va faire un tour, moi je reste. On le voudrait plus loin, qu'il déguerpisse, ouste ! On le voudrait mort, fini, cassé, les bras en croix, la langue pendante. Et, même mort, fini, cassé, on l'assassinera encore, et le faire mourir trois fois ne suffira pas. Car le gitan a plus d'un tour dans son sac, vieux traficoteur ! Voleurs de poules et ensorceleurs, on dit tout et son contraire, mais seuls les gitans savent de quoi sont capables les gitans. Capables de tout. Tio égorge les femmes par dépit. Légitimus protège les petits va-nu-pieds qu'il fait travailler sur la décharge. Grâce à Gina, la fille de joie qui lui offre son coeur, Valentin survivra. Né pour donner la parole aux siens, il les sauve en endossant leurs peines et leur cruauté. Ainsi va-t-il, nourrissant la légende et la grandeur des gitans.
On peut imaginer un personnage - comme dans une fiction de Jorge Luis Borges - qui possède la mémoire absolue. Du moins il le croit. Une amie lui parle un jour de l'histoire d'un homme, fusillé dans un fauteuil rouge, sur une digue. Elle ajoute qu'il a, lui-même, raconté cette histoire terrible, un jour qu'ils visitaient ensemble l'île de Noirmoutier. L'auteur ne conserve aucune mémoire de l'épisode. Et, par la suite, il entreprend d'examiner toutes les défaillances repérables de cette mémoire absolue. Il retrouve alors la robe jaune safran de l'apiculteur, dans Les pirates du lac Mélar, ainsi que le roman de Monsieur Rumann, dont il avait oublié le nom. Il comprend peu à peu le sens de l'énigme, et les raisons de cette forme d'amnésie.
Le 16 juillet 1962, Michel Siffre spéléologue et géologue, lauréat de la Fondation de la Vocation, descendait dans le gouffre du Scarasson à cent trente mètres de profondeur, où loin de toute lumière solaire et par une température inférieure à zéro, il avait décidé de rester soixante jours. Soixante jours sans horloge : la notion de temps était abolie. Michel Siffre devait appeler la surface pour signaler le rythme de sa vie; ses correspondants enregistrèrent, sans lui donner d'informations, ses messages. L'expérience qui, sur le plan scientifique, a donné des résultats d'un intérêt particulier, a été troublée par le fait qu'outre les souffrances dues au froid, à la solitude, à l'obscurité, à l'humidité, des chutes de pierre mirent constamment les jours de l'explorateur en danger. Cependant, il ne fut jamais question de mettre fin à la tentative et c'est un être exténué qui revit le jour le 17 septembre. Il croyait être le 20 août. Il n'avait eu pour compagnon qu'une araignée.
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Reconnu comme l'un des plus grands poètes, Paul Éluard (1895-1952) eut une vie de roman. Tuberculeux, il connaît très jeune l'existence des sanatoriums suisses. Il y rencontre une jeune femme russe, étrange et fascinante, Gala. Puis, il rejoint le mouvement surréaliste, dont il devient une figure de proue aux côtés de Breton, Aragon, Soupault, tout en gardant sa liberté d'écriture. Il travaille avec les plus grands artistes de son temps, Picasso, Poulenc, Max Ernst, Dali. Ce dernier lui prendra Gala, le laissant inconsolable. Inséparable de l'histoire intellectuelle du début du siècle et de sa formidable effervescence, la vie d'Éluard l'est aussi de l'Histoire et de ses mouvements politiques. Éluard adhère au Parti communiste tout en préservant sa liberté d'action. Il devient alors le poète engagé et résistant, l'inoubliable auteur de "Liberté, j'écris ton nom". S'appuyant sur de nombreux témoignages inédits, Violaine Vanoyeke nous offre le portrait d'une époque majestueuse et d'un homme généreux et sensuel, aimant le jeu et la provocation, sincère et attachant, en un mot humain.
Tout commença le jour où Victor, le laveur de carreaux, eut l'idée d'emprunter une échelle à son voisin, le facteur Glourat. Sursautant au coup de sonnette, la femme de Glourat s'enfonce une paire de ciseaux dans la cuisse. Accident à la faveur duquel Léone, qui vit avec Victor, devient la maîtresse de Baillet, le commerçant du rez-de-chaussée. N'oublions pas l'échelle... Sous le poids de Victor, un de ses barreaux cède et le pauvre laveur en tombant se tue. C'est un meurtre - le barreau a été scié - et voilà tout l'immeuble en alerte. La vie de cet immeuble, l'histoire des petites gens qui l'habitent, leurs dialogues savoureux, forment, en vérité, la trame de cette chronique familière et drôle. En lisant Pierre Roudy, on ne peut s'empêcher de penser à Raymond Queneau, à Marcel Aymé. C'est dire que l'Espoir au clou ne manque ni d'humour ni de cocasserie.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Sommes-nous dans une utopie cauchemardesque ? Dans un présent accablant ? Dans un futur certain ? Dès le début, cet étrange récit d'amour, fantastique et réaliste, immobile et fiévreux, nous place au coeur d'une énigme. Le narrateur, un jeune peintre faussaire, idéaliste et désespéré, se rend à Venise, dans le palais d'un personnage qui se prétend comte, et pour lequel il a réalisé la copie presque parfaite d'une Madone de Bellini. En récompense, il se voit offrir le spectacle de robots d'amour, de golems féminins, collectionnés par son hôte. Acceptera-t-il, en guise de salaire, l'un de ces êtres d'artifice, plus perfectionné que tous les autres - non pas une poupée-ordinateur, mais une humaine savamment décervelée, privée de toute volonté propre, éternelle car amputée de mémoire, idéalement belle car identifiée à sa beauté ? Chez le jeune homme, le désir l'emporte sur la peur et l'horreur. Il accepte le cadeau. Il va tenter de vivre, avec sa femme artificielle, l'antique rêve humain de possession totale et d'absolu. Cependant, l'« Eve future » ne comblera pas son amant. Le rêve se termine, d'une manière totalement inattendue et pourtant prévisible. En des pages où le fantastique se mêle à l'ironie, La créature met en scène, et comme en miroir, dans un vertige obsessionnel, le rêve d'esclavage et la soif de liberté, la passion de l'authentique et la fascination du faux, la conscience des limites humaines et l'impatience de ces limites. Nous sommes dans la tradition d'Hoffmann et de Villiers de l'Isle-Adam : le fantasme le plus débridé rejoint le réel, et l'invraisemblable atteint au vrai.
Lorsque Cléa Resslingen boit sa première gorgée de cognac, elle a six ans : elle en ressent un bien-être immédiat, une sorte de réconfort. Très vite, l'alcool va devenir pour elle une habitude, une servitude. A douze ans, elle vide les fonds de verre, à seize, elle vole pour se procurer cette « médecine » qui seule la soulage et apaise en elle les vieux démons. C'est que, chez les Resslingen, chacun souffre d'une peine ancienne, inoubliable. Que s'est-il passé il y a plus de vingt ans, par un beau jour d'été, au bord de la rivière ? L'un d'entre eux s'est-il fait l'instrument du destin ? Le malheur a-t-il besoin de prendre appui sur un geste, une parole, pour s'abattre sur nous ? Ou frappe-t-il au hasard, sans préméditation, en aveugle ? Tout le drame des Resslingen tient dans ce questionnement douloureux, obsédant. Inconsolables, prisonniers du souvenir de cette funeste journée qui les a brisés, ils interrogent encore et encore leur mémoire meurtrie...
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3 petits tours et... 40 ans plonge le lecteur dans l’univers intime et décalé d’Annabel Buffet, figure emblématique de Saint-Germain-des-Prés, entre littérature, musique et vie mondaine.
Découvrez Andy, une œuvre signée Monica Bernacchia et Manuela Alessandrini, rééditée par Julliard en version numérique.
1969, un roman audacieux où Roger Rudigoz mêle fiction et réalité avec une ironie mordante. Armande ou le roman explore les illusions de l’écriture et les pièges de la vie bourgeoise.
Découvrez Bostel, un joyau d'humour et d'esprit signé Honoré Bostel, réédité par Julliard dans la collection Humour secret.
Dix-huit récits érotiques où l'imagination et la crudité des mots servent une exploration audacieuse du désir et des fantasmes partagés.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
1968, un roman où l’ombre et la lumière s’affrontent. Et tout soleil amer de Nadine Berthier plonge le lecteur dans une fresque intime et sociale, où les silences et les non-dits pèsent autant que les mots.
Paris, années 1950. Un roman d’André Gillois où intrigues judiciaires et secrets d’État s’entremêlent avec brio. Plongez dans une enquête haletante où chaque indice pourrait renverser l’ordre établi. Qui détient vraiment l’information ?
Dans l’intimité sensuelle d’un hammam, Aux bains de Lesbos de Rebecca Sollis explore les plaisirs interdits et les désirs féminins. Une ode audacieuse à la liberté et à la passion, où chaque page respire l’émancipation et la volupté.
Découvrez les secrets et les paradoxes de l’Arabie saoudite des années 1960 à travers le regard expert de Pierre Lyautey.
Dans un monde où les apparences cachent des vérités insoupçonnées, L'arc-en-ciel de Matho Voltolin explore les destins entrelacés de personnages en quête de sens.
Dans une abbaye dévastée, un mystérieux personnage se prétend prophète et annonce l'arrivée de Christos sur Terre.
20 août 1940, Mexico : l’assassinat de Léon Trotsky marque l’histoire du XXe siècle. À travers une enquête minutieuse, Julian Gorkin révèle les coulisses de ce crime politique et les méthodes implacables de la GPU.
Qui est vraiment l’homme absent ? Ce roman énigmatique, réédité par Julliard, interroge la disparition, l’identité et les silences qui hantent une existence.
1969, un roman culte naît sous la plume de Michel Doury : L’Indo, lauréat du prix Roger Nimier. Entre ironie mordante et désenchantement, ce récit explore les contradictions d’une jeunesse française en quête de sens.
Dans La carapace, Bernard de Kerraoul explore les failles et les masques d’une société bourgeoise en crise. À travers des personnages complexes et une intrigue subtile, ce roman psychologique interroge la quête d’identité et les illusions sociales.
Et si la fin de Rome n’était pas seulement une date, mais le résultat d’un effritement bien plus profond ?