Joseph Peyré
Joseph Peyré
Artazu, village basque, 1953 : entre pelote, angélus et fandangos, Jean Iribarren quitte tout pour l’Amérique. Berger parti affronter les blizzards du Nevada, il découvre l’exil, la solidarité et la lutte pour survivre.
1935, Sahara. Autour d’un puits perdu, vingt-trois méharistes attendent le retour des pillards pour une confrontation décisive.
Entre les montagnes basques et les déserts du Nevada, Jean le basque raconte l’exil poignant d’un jeune berger parti conquérir l’Ouest américain.
J'ai parcouru tous les chemins de mon pays, disait Joseph Peyré. En voici l'itinéraire, témoignage porté sur les terres et sur les paysages du Béarn et du Pays Basque. Ce visage de ma terre, tel qu'il s'est constitué pour moi avec le temps, mes raisons d'en dépendre, de l'aimer, de lui rester fidèle, tel est le sujet de ce livre dit encore Joseph Peyré, né à Aydie, sur les côtes béarnaises. C'est à Aydie que se résument toutes les découvertes de l'enfance à l'abri de l'école paternelle. De là, partent toutes les explorations qui, peu à peu, enseigneront à l'adolescent, la mesure de son territoire et, déjà, ses secrets. Plus tard, ayant vécu lui-même en trois lieux clés qui en commandent les routes : Saint-Jean-de-Luz au Pays Basque, Pau sur le Gave, et le village maternel d'Aydie, il lui a plu de marier l'expérience, au goût personnel qu'il a de sa terre pour en fixer, dans les pages d'une sensibilité érudite, le visage intemporel.
L'Escadron blanc fait revivre l'aventure exemplaire d'un bataillon de légionnaires à la poursuite d'un rezzou, en plein coeur du Sahara. On retrouvera dans ce beau roman épique, où la cruauté du désert évince les charmes de l'exotisme, l'illustration parfaite des drames coloniaux, tels qu'ils furent en vogue dans les années trente. Joseph Peyré, maître incontesté du genre, a su réunir magnifiquement le réalisme tragique et l'idéalisme héroïques.
Les ombres des alpinistes morts en voulant conquérir le Cervin reviennent hanter, dans les années 30, l'aventure du guide Jos-Mari et de sa cliente Kate qui comptait sauver son couple en défiant avec son mari la montagne... (Publié en 1939.)
Sang et Lumières (Prix Goncourt 1935) n'est pas seulement un roman tauromachique. Dans les plis de l'habit de lumière de Ricardo Garcia, le "Greta Garbo masculin" de la corrida, se cache un autre drame: l'intense solitude d'un dieu déchu, les préparatifs de son suicide dans les arènes.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un récit sur le désert saharien par Joseph Peyré qui nous plonge dans des aventures à la poursuite de Saint-Exupéry ou Duveyrier.
"Brécourt n'a pas eu son combat. Mais, n'ayant pas reçu cette grâce dont le dieu des armées voulut au dernier jour, et pour le consoler, donner au moins l'espoir à son coeur de soldat, il a été recueilli, Sahara éternel, par son désert resté intact.".
"Ces récits ne sont pas du temps d'aujourd'hui mais d'avant juillet 1936, du temps de ma vie d'Espagne." J.P.
"La pluie ruisselait. Un falot jaune cherchait les hommes. Avec les autres, le Chef à l'étoile d'argent se leva de la boue." J.P.
"Un homme enjamba le parapet, sauta sur les rochers en contre-bas de la terrasse, se dissimula quelques secondes au pied du mur de soutènement qui se dérobait aux vues du Fort, écouta. Mais aucune des formes parmi lesquelles il était tombé, et qui faisaient corps avec la pierraille dont elles imitaient la couleur, n'avait bougé." J.P.
"Il ne s'agit pas ici d'un chemin de mémoire, mais d'un climat demeuré en moi aussi vivace que si je n'avais pas vieilli." J.P.
"Autour de lui, les hommes qui embarquaient se bousculaient, jetaient à terre leur bardas. Il reconnaissait avec joie l'odeur du soldat. En arrière, il n'y avait plus que la terre telle que se la disputent les hommes dans la paix. Bussières retournait à son destin, à sa vraie vie : celle qui l'attendait au pays des Pavillons Noirs, la vie élémentaire, et rude, et fraternelle, des guerriers." J.P.
"Nul passant, nulle voix ne troublait la solitude de North Front par cette soirée de fin d'hiver. Les coups de mine de la défense souterraine s'étaient tus. Calmé pour quelques heures, le remous éternel du vent laissait la brume des deux mers se refermer sur la langue de terre qui joint Gibraltar à l'Espagne."Joseph Peyré
Récit des émeutes d'Oviedo, en 1934, préludes à la guerre civile d'Espagne.
"Il faut beaucoup aimer la vie, la deviner profondément, la subir dans chacune de ses cellules pour écrire un livre pareil". Préface de J.Kessel