FeniXX réédition numérique (J. Bertoin)
Enfin le guide d'un écrivain qui n'a aucun sens de l'orientation ! Au plaisir des terrasses, de Lipp aux Deux-Magots du Flore au Bonaparte, la déambulation dans les rues, sur les places et parmi les livres se poursuit, immuable et changée. Saint-Germain-des-Prés est encore et toujours la capitale parisienne de la conversation. Lui-même bavard comme pas un, Salim Jay a glané les propos des natifs et de tous ceux qui choisissent de vivre, de rire, d'écrire ou de peindre à l'ombre du célèbre clocher. Plutôt que de se cantonner aux seules « figures légendaires », le promeneur attentif et amical s'attache aux personnages, parfois discrets, qui nous introduisent dans les coulisses « germanopratines » de naguère à demain.
A partir de l'étude des archives judiciaires de Paris au XIXe siècle, l'auteur, magistrat, dessine la théorie paradoxale et souvent provocatrice du crime, comme réalité fondatrice de la ville. « Copyright Electre »
Le samedi soir, seul en couple, en famille, on écoute le silence de la machine sociale stoppée jusqu'au surlendemain. Mais, pour autant, tous ne s'ennuient pas. C'est en effet ce soir-là que le temps n'est plus compté, que les passions s'allument et que l'on cultive son jardin secret. Odile Ambry est partie à la découverte d'une France multiple, parfois solitaire, parfois conviviale et chaleureuse. Sur les pas des amis d'autrefois, elle nous dépeint le tableau d'un pays en pleine mutation. Dans une passionnante enquête qui nous emmène de Strasbourg (sur le marbre des Dernières Nouvelles d'Alsace) à Toulouse (chez les lesbiennes du Bagdad Café), de Redon (le Fest-Noz) à Auxerre (le Club que vous savez...), en passant par les squatts de la capitale, l'auteur piste les noctambules de tout poil. Cassant l'image d'Épinal d'une France jacobine, ces tableaux impressionnistes du samedi soir n'ont rien d'une nature morte...
Comment échapper à la justice et à la police, quand une cour d'assises vous a condamné à la réclusion perpétuelle pour un cambriolage commis sans violence et sans armes ? Comment cacher à tous - femme, enfants, amis collègues... - un passé encombrant et toujours susceptible de remonter à la surface ? Au prix de quels sacrifices ?
Berlin-Est, 1989 : la chute du Mur révèle l’ampleur du système de surveillance le plus sophistiqué de l’histoire. L’Empire des mouchards plonge au cœur des archives secrètes de la Stasi, où chaque citoyen était un suspect.
1992, Sarajevo sous les bombes. L'Europe à l'épreuve des Balkans dissèque l'incapacité de l'Europe à empêcher la guerre en Yougoslavie, révélant ses failles face à l'histoire et à l'avenir. Un essai percutant sur les limites du rêve européen.
Entre histoire biblique et conflits modernes, Le Jourdain : chronique d'un fleuve retrace le destin mouvementé d’un fleuve mythique, miroir des tensions et des mémoires partagées au Proche-Orient.
Décembre 1989, Timișoara. Derrière les caméras, une révolution se joue-t-elle vraiment ? Timisoara, mon amour dépeint avec ironie et cynisme les coulisses d’un événement historique transformé en superproduction cinématographique.
Pour ceux de l'extérieur, avec une pointe de mépris, ils ont « les nouveaux ronds-de-cuir », immobiles, anonymes. Mais ils s'appellent Mumu, Paulo, François ou Emmanuel. Ils servent l'État, cloîtrés dans les règlements et les circulaires. Les uns se fabriquent un monde de rêve pour échapper au poids des dossiers et à l'amertume poisseuse de l'appareil paperassier. D'autres, Machiavel au petit pied, rampent vers leur seuil d'incompétence... L'auteur tend ici un miroir aux bureaucrates de tout poil. Il guide ses lecteurs dans les couloirs de forteresses aux murs recouverts de cartes postales, d'armoires et d'étagères, peuplées d'« agents » qui travaillent, aiment et souffrent, incarnant une France immobile qui fait de changer.