FeniXX réédition numérique (Foyer culturel de l'Houtland)
Elle a bien vécu au Ryveld, la géante "Rosalie", même si son existence a été aussi éphémère que moindrement glorieuse. Pourtant, les histoires de géants, et autres savants traités mythologiques, n'en font absolument aucune mention. Est-ce par mépris, par manque d'information, ou encore par indifférence ? Allez savoir ! De toute façon, une telle attitude, de la part de nos érudits, ne peut que nous faire réagir. Déjà, l'Association des amis du Ryveld ne nous a pas attendus, puisque qu'elle s'emploie, afin que personne n'en ignore, à ressusciter tout bonnement "Rosalie". Mais comment était la première du nom ? Michel Loosen a entrepris une véritable enquête auprès des anciens et, bribe par bribe, a pu se faire une idée, enrobée d'une bonne dose d'imaginaire, d'une "Rosalie" plus vraie que nature, autant que mythique à plaisir. Chose extraordinaire, dans ce sympathique coin ignoré de Flandre, naît, sous nos yeux étonnés, une véritable et authentique légende. Pourtant, quelques Reuses des environs vont se gausser de "Rosalie" et, de nouveau, l'écraser de leur mépris. Cependant, aussi grandissimes qu'ils soient, combien de ces géants, à la tête remplie de chimère, peuvent bénéficier d'une vraie légende du genre de celle répondant à la définition officielle, que nous aimons citer : "Légende : représentation de faits ou de personnages réels, accréditée dans l'opinion, mais déformée ou amplifiée par l'imagination, la partialité." "Rosalie" répond aux normes et mérite une entière réhabilitation. Le lecteur, à son tour, se laissera prendre au jeu et suivra "Rosalie" au cours de sa fameuse et unique sortie dans les années trente, où commence la véritable légende de Rosalie, la géante du Ryveld !
Cette oeuvre, d'une grande dame de notre littérature régionale, semblait être tombée dans l'oubli. Un exemplaire, vieux de 65 années, a été découvert à Douai, et c'est avec joie que le Foyer culturel de l'Houtland a pu en rééditer une centaine d'exemplaires. Ceci a été possible grâce à la bienveillante autorisation de Mr Xavier Bartillat, directeur délégué de la Librairie Plon à Paris. Qu'il soit ici vivement remercié. Quant aux lecteurs, ils retrouveront avec plaisir les coutumes, le folklore, et la poésie de Cassel où se déroule l'intrigue du roman "Le carnaval d'été".
Agnès nous propose des histoires drôles, des histoires savoureuses, et des moments vécus, racontés avec humour, tendresse, ou sérieux selon le cas. Des histoires vraies, que l'on apprend uniquement, parfois à ses dépens, à l'École de la vie. La vie, remplie de souvenirs qui sont notre mémoire... Que les "Histoires de mon village" soient également l'histoire des petites gens de chez nous, des gens "sans histoires" !
Professeur et conférencier à la retraite, Albert Deveyer, que l'on ne présente plus car il est connu partout en Flandre, en Artois et ailleurs, nous a confié un important ouvrage que nous avons le plaisir et l'honneur de vous proposer au moment de la Foire agricole, commerciale et artisanale d'Hazebrouck 1995. Quoi de plus naturel, vu que les textes, rassemblés sous le titre "À travers la Flandre", sont - en grande partie - ceux publiés dans les catalogues de la dite Foire, de 1960 à 1985. Ces écrits étaient attendus, chaque année, lus avec grand intérêt par des milliers de personnes. Les voilà de nouveau à la disposition d'un public d'anciens, qui se souviendront avec tendresse, et de nouveau arrivés capables de s'enthousiasmer pour la Flandre, ils l'ont prouvé à maintes reprises. À tous merci et que l'auteur, Albert Deveyer, reste et demeure notre maître à tous.
"À 5 ans, venu de Paris, avec ma mère, je me suis retrouvé dans l'ambiance d'un "bistrot d'fosse" avec, pour camarades de jeux, les gosses des cités, polonais pour la plupart. J'ai donc essayé de restituer, par petites touches, la vie d'un estaminet, les jeux et les "exploits" des garnements que nous étions. Mais aussi les événements de 1936, tels que je les ai vécus, l'invasion allemande, les combines sous l'Occupation, la Libération, mes débuts, puis les diverses étapes de ma carrière au fond. Avec, en plus, un éclairage différent sur cette époque, en raison de mes activités extra-professionnelles : responsable local, départemental et national des employés, techniciens, agents de maîtrise affiliés à la C.G.C., délégué de ce personnel, membre du Comité d'établissement et des OEuvres sociales. Et encore, candidat gaulliste aux municipales et aux législatives, président d'une association franco-polonaise, correspondant de la Voix du Nord à Oignies. À travers ces diverses expériences, j'ai beaucoup appris et j'ai conservé, comme ligne de conduite, la tolérance et l'objectivité. Ce qui me vaut aujourd'hui l'estime et l'amitié des hommes que j'ai cotoyés - alliés ou adversaires d'hier - et que je rencontre parfois lorsque je quitte ma Thiérache d'adoption pour revenir en terre minière où sont accrochées mes "véritables racines". Petit Parigot projeté dans les mines, au moment du Front populaire, l'auteur décrit, à l'aide d'anecdotes joyeuses ou tristes, parfois drôles, toujours véridiques, les diverses étapes d'une vie marquée profondément par l'environnement minier. Un témoignage authentique sur une époque à jamais révolue depuis l'arrêt définitif des molettes de la Fosse 9 d'Oignies, le 21 décembre 1990.
... "Ses oeuvres récentes : "Éléments-Terroirs-Clefs" (1977), "Haute Tension" (1979), "Village" (1986), "L'ordre établi" (1991), ont révélé un extraordinaire façonneur de mots, d'images, de sons, d'ombres et de lumières, un poète puissant et sensible, exceptionnellement doué, dont l'écriture et l'inspiration sont à la fois très modernes et très respectueuses des meilleurs souvenirs de l'héritage du passé. Sa notoriété dépasse à présent largement le cadre régional et s'étend à tout l'hexagone. Mais voici que, tel un prestidigitateur sortant des lapins de son chapeau, Pierre Descamps tire aujourd'hui, de ses réserves et nous livre des choses étonnantes, -détonantes : deux recueils de vers de jeunesse comprenant quelque 75 poèmes ici réunis sous les titres "FLAGRANTS DÉLITS" et "VILLE OUVERTE", le premier composé en 1954, le second en 1955, il y a donc près de quatre décennies, l'artiste n'ayant alors que 25 ans environ. Et ces textes sont déjà, à mon avis, d'une remarquable qualité ! Décidément, Pierre Descamps n'a pas fini de nous surprendre !"...
Ce livre a vu le jour d'abord en 1923, quelques années après la "Grande Guerre", celle que l'on appelle à présent la "Première Guerre Mondiale" car, hélas, il en a fallu une deuxième, encore plus meurtrière, avant que l'on ne commence à se comprendre et à faire la paix. Une paix à laquelle Bailleul a contribué, mais à quel prix ! Le Titre, "l'Agonie de Bailleul", en effet, en dit long : la cité a tout bonnement été détruite à 100 % à la fin de la guerre, ce n'était plus qu'un champ de ruines. C'est incroyable et pourtant vrai. Qui de nos jours s'en souvient encore ? Combien de jeunes savent, en arrivant à Bailleul, que cette ville si agréable à voir doit sa beauté à la folie des hommes. Entre Bailleul d'avant 1914 et celui, sacrifié, de 1918, que d'horreurs, que de misères ! Avec la réédition de "L'Agonie de Bailleul", publié il y a tantôt 70 ans, on suivra l'auteur, Lucien Détrez, sur ce champ de bataille, ou toute pitié était abolie, mais que l'Histoire nous oblige à regarder avec sang-froid car l'Avenir, toujours, est à recommencer.