FeniXX réédition numérique (Fourbis)
Je suis mort, j'occupe un cercueil... Je suis calme, serein. Une idée suivie de sa décomposition. Comme les corps, les idées se décomposent. Je n'en parlerai pas, elles se déferont d'elles-mêmes. « Copyright Electre »
Prose des sables est une collection de textes qui se partagent sur le thème du sable et du désert. Mais l'ensemble de ces petites proses n'est pas composé dans un souci d'exégèse stricte. Il prolonge davantage certaines lectures faites dans la délectation, se développant librement au fil des goûts de l'auteur en matière de poésie, littérature et cinéma. Prose des sables se rapproche plutôt de l'essai personnel dans lequel la continuité de l'analyse ne s'éloigne jamais de l'expérience intime et du sentiment. Cette promenade dans les sables de la mémoire nous invite, à retrouver Hopper, Ungaretti, Dubuffet, Munch, Antonioni, Jünger, Hoffmann, Eberhardt, Gaspar, Saba...
Un chant du Japon à la manière de l'auteur. « Copyright Electre »
Trois études, la première est consacrée à Mozart, la seconde à Van Gogh et la troisième à Rainer Maria Rilke. Elles interrogent la biographie au regard de l'oeuvre ou l'oeuvre au regard de la biographie. Elles tendent à démontrer que l'une et l'autre quoique bien évidemment contemporaines mènent chacune leur vie propre. « Copyright Electre »
Entêtements : ainsi m'a-t-il semblé possible de nommer, plutôt que pensées par exemple, ces aperçus ou intuitions, hybrides de répulsions et de désirs, sommations de l'âme ou réactions émotives de l'intellect choses mentales donc, mais qui ne sont si manifestement dues ni à la réflexion ni au raisonnement que l'on serait en peine de leur donner forme conceptuelle dans le moment où l'on en est saisi. Elles en viennent pourtant à occuper tellement la pensée que celle-ci va être contrainte de les traduire en paroles avant même d'avoir pris conscience que les dire ainsi revient maintenant, pour elle, à se dire. Et c'est encore après coup qu'elle s'avisera que toutes procèdent d'un même esprit d'insoumission, et que celui-ci, retrouvé en autrui, fonde ce que Hlderlin nomme la vie de l'esprit entre amis, ici traduite en communisme de pensée, dans lequel le politique ne se distingue pas du poétique. La révolte qu'inspire le spectacle de l'état de choses est un équivalent du regard neuf de l'artiste sur le monde extérieur. Les « horribles travailleurs » s'y confondent. Dionys Mascolo
Texte autobiographique destiné, lors de son écriture en 1888, à ses seuls proches, qui raconte les journées d'émeute de juin 1848, auxquelles il participa en compagnie de son frère. La transportation de Jacques-Eugène Leiris, après un passage à Belle-Isle-en-Mer, se poursuivra en Algérie. « Copyright Electre »
Une suite poétique tendre dans les méandres du jazz, de l'amour et du regard écrit au plus près. « Copyright Electre »
Ce « poème lyrique », suivant les termes en cours dans les théâtres de musique et les lois du genre, est né d'une commande des Semaines Musicales Internationales d'Orléans. Il a été créé les 2 et 3 décembre 1994 au Carré Saint-Vincent, Scène Nationale d'Orléans et du Loiret. Musique de Patrice Mestral.
Franchir devient rêve - La bibliothèque, l'étouffement. Volumes rangés, verticaux, pierres, inertes - Attendre. « Copyright Electre »
Vingt-deux lettres, un an de correspondance, de mots que l'on écrit recroquevillé sous la lampe, en faisant semblant de croire que l'autre est là. « Copyright Electre »
Poème en trois parties : Le Mal-entendu; La Reprise; L'Exil. « Copyright Electre »
Un premier recueil de poèmes. L'étudiante japonaise n'aimait pas les sushi mais le poisson hirimo l'aimait d'un amour dévorant. Ainsi naissent les passions contrariées : de l'insistance d'un poisson cru et d'une méduse aux yeux creux. Une pluie fine dans un verre à moutarde. Le vinaigre s'émeut. « Copyright Electre »
Aujourd'hui/j'ai suivi le sommeil/dehors/en rêvant/dans la rue/et le rêve a coulé/sur le trottoir/glissé/d'une langue épaisse/sauve/il fait du mortier/je pourrais/s'il le fallait/le transcrire/mais je n'ai rien de plus à dire/que lui... « Copyright Electre »
Napoléon : « Commander, c'est parler aux yeux. » Les regards de la foule convergent sur l'empereur, l'officiant ou l'oeuvre d'art et lui confèrent une aura. Ainsi se cristallise un culte. À l'inverse, dans le panopticon carcéral de Jeremy Bentham, tous les prisonniers sont exposés au regard centrifuge du surveillant. Ces deux dispositifs optiques renvoient à deux types de société qu'ont analysés, chacun de son côté, Benjamin et Foucault. Mais dans la scène inaugurale de L'Épiphanie chrétienne ou dans l'icône byzantine, le culte et l'exposition ne sont-ils pas indissociables ? Tout comme dans ce phénomène majeur du XIXe siècle qu'est l'Exposition universelle. Zola et Manet ont leur mot à dire sur cet éclairage global du monde et sur le « déclin de l'aura » de l'oeuvre d'art que Benjamin associe à la naissance de la photographie. Enfin, Warhol confirme de manière éclatante les thèses de Benjamin sur l'image reproductible ; mais il annonce aussi le culte de la seule exposition en notre présente époque de souveraineté de la technique. B.M.
Une suite poétique inspirée par le fragment 3 d'Héraclite : Taille du soleil, la largeur d'un pied d'homme. « Copyright Electre »
Et la voilà passée, elle a fait son travail, sans rien me demander, du don beauté aveugle, sans savoir qu'elle donnait. « Copyright Electre »
Une analyse en quatre temps du mystère de Délie de Maurice Scève. Le corps de Daphné, L'anagramme du désir, Les emblèmes et leur temps, Les larmes pré baroques dessinent ici la carte de l'un des plus beaux paysages de la poésie française « Au centre heureux, au coeur impénétrable » Lettre et image dizain et emblème Délie relance l'espace figural du Moyen Âge, et nous atteint au coeur du présent. Tension sans résolution et sans repos, le poème est pris entre deux mouvements opposés. Élucidation il s'agit de la définition du désir et obscurcissement, suscitation d'opacité et de mystère. Suite discontinue d'instant où l'obscur engendre l'illumination, où l'Amour, « maraviglioso grammatico », métamorphose la mort et la vie. J. R.
Quatre essais consacrés depuis 1983 au poète, essayiste et traducteur. « Copyright Electre »
« Il y a toujours un livre et un crâne qui se rentrent l'un dans l'autre... » écrit Huguette Champroux. L'économie comme la violence d'une langue abrupte quoique savante font de ce poète un personnage à part dans une modernité où il est temps de la découvrir et de lui donner sa place.
Des textes qui ont pour thème la difficulté d'aimer. « Copyright Electre »
La question de l'image et du son a été traitée par l'auteur dans une trilogie, dont voici le volet central. « Copyright Electre »
Un homme regarde son existence sur une table de montage. Parfois le flux s'interrompt, l'image avance, recule, se fixe sur un plan déterminé : souvenir, visage, objet. Des épisodes familiers (enfance dans une ville de province) alternent avec des séquences inquiétantes (guerres, extraits d'actualités). Articulé selon le rythme heurté des interviews radiophoniques, le récit prend la forme d'un dialogue factice, monologue dédoublé, ressassé. L'interlocuteur intervient en « voix off » pour s'adresser au narrateur anonyme. Celui-ci devient l'observateur silencieux qui ne cesse de s'interroger sur ces lieux et visages. Il imagine des noms, des métiers (géologue, marin, voleur d'enfants) et tente de retrouver les éléments d'une biographie à travers une généalogie improbable.
Réunit 3 essais consacrés à la poésie et à sa traduction et deux nouvelles versions de traductions poétiques. Le premier essai consacré à Homère et à l'Odyssée est suivi d'une traduction de la Quatrième bucolique de Virgile. Vient ensuite un essai sur Nerval et sa traduction des Poèmes de Heine, une nouvelle version française de The love song of J. Alfred Prufrock de T.S. Eliot. « Copyright Electre »
Je commence un pays qui est sans contour/et qui est sans limite ni description/et n'admet ni parenté ni cause/simplement tendu sur la relation. « Copyright Electre »
Oscarine Bosquet fait partie de cette toute nouvelle génération de poètes pour lesquels la notion même de poésie est en mouvement, tant sur le plan des tournures que sur celui des thèmes, et dans l'imbrication que commande la forme même du poème - en quoi se manifeste la radicale singularité des écritures du vers. Ce qui peut, ici, se constater dans ce qu'il y a, à la fois, de plus neuf et de plus ancré.
Premier recueil. La mer ressasse/un mot perdu/Tu tends l'oreille/Des cris d'enfants/les cris des mouettes/Grondant dessous/la mer rumine/sans trêve un mot/de langue morte... « Copyright Electre »
Entre saison chaude et mots froids, Propositions d'été induites par des énoncés d'hiver invite à une traversée poétique où Jean Daive interroge l'équilibre entre temps et langage.
Denis Roche, figure majeure de l'avant-garde littéraire, défie ici les codes du roman avec une prose audacieuse et un dialogue tendu entre l'auteur et son personnage féminin.
Un poème fulgurant né d’un hiver 1986-1987, où chaque vers résonne comme une quête intime et universelle.
Un des tout derniers écrits de l'auteur avant sa disparition brutale en 1991. Dans ce court récit, il se remémore à la faveur d'un souvenir d'enfance ses premières visites au musée du Louvre en compagnie de sa soeur et, à travers la fantasmagorie de son regard d'enfant, son premier contact avec le monde de l'art. « Copyright Electre »
Alors Ferdinand Cheval, facteur à Hauterives, auteur du « Palais Idéal » dit : « Je cultive mon clos pour que les visiteurs qui me prennent beaucoup de mon temps trouvent tout en harmonie avec le palais et je les accompagne en détail j'explique ce qu'ils voient ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.