FeniXX réédition numérique (Calmann-Lévy)
Un tueur mystérieux s’attaque aux géants de la publicité française. Entre suspense et satire mordante, Meurtres dans la pub plonge le lecteur dans les coulisses d’un milieu où l’argent.
Découvrez comment les plus grands chefs révolutionnent l’art culinaire avec des accords audacieux et des produits méconnus.
Myriam, déchirée entre un mariage sans amour et une passion interdite, affronte le poids des renoncements et des silences.
Découvrez l’origine des grands mythes occidentaux à travers une enquête captivante : de Mélusine à Dracula, en passant par l’Atlantide et le roi Arthur, Véronique Maurus retrace leur naissance et leur impact sur notre imaginaire.
Une vieille fille solitaire s’échappe dans une pension mystérieuse, où chaque résident semble prisonnier de ses propres chimères. Entre rêve et réalité, ce roman psychologique explore les méandres de l’imagination et la quête désespérée de vérité.
La terre ne tourne plus rond à Rochecolombe. On dirait que les habitants ont perdu le nord. Faute de naissances, le maire inscrit sur les registres des états civils fictifs. Au musée, le Père Victor rêve sur un passé dont la plus belle relique demeure la fesse d'une héroïque citoyenne. Sidonie la douce provoque chez ses amants, au moment de l'amour, un soupir qui pour être de plaisir n'en est pas moins le dernier. Et Antoine, le maître d'école, ne rêve que d'une semaine des quatre Sidonie... Même la fête locale semble compromise. Tout dérape, y compris les majorettes, dont le verglas complique les évolutions, les musiciens de la fanfare et les marchands de barbe à papa. Pourtant, ce jour-là, à l'hôtel des frères Fenouil, la rencontre de deux amoureux va rendre à Rochecolombe son équilibre. Le monde de Daniel Apruz est plein de rires et de larmes, de tendresse et de cruauté, de rêves et de cauchemars. Ce monde poétique et cocasse, qui ne ressemble à aucun autre, n'en demeure pas moins à l'image du nôtre.
Une pianiste marche le long de la Seine vers l'église Saint-Julien-le-Pauvre où elle s'apprête à jouer les Variations Golberg de Bach. Quelle a été sa vie ? Yves-Michel Ergal la raconte en adoptant le rythme même des trente variations. Ainsi se découvrent les harmonies d'une existence tendue vers l'accomplissement d'un art et les dissonances dans les amours, parfois ambigus, qu'elle a connus à l'adolescence, au cours de sa traversée des clubs musicaux - tel le Navire ; enfin à Boston où elle acceptera de se voir ramenée au rôle de répétitrice pour un jeune homme aux yeux verts, Gregory.
Denis, journaliste animalier et séducteur impénitent, se lance dans une quête estivale aussi drôle que désordonnée : retrouver deux Anglaises croisées à Roissy, dont l’une lui rappelle Sigourney Weaver.
Dans une petite ville où chacun a son histoire, Léonard le Balayeur danse en balayant les rues et séduit Geneviève, tandis qu’Élie Toubaron prédit l’avenir dans ses rêves.
Saint-Victorin, années 1930. Sous le regard strict de tante Adelina, les dimanches familiaux cachent bien des secrets : entre apparences bourgeoises et passions interdites.
Et si un arbre poussait dans votre tête ? Jérôme, héros rêveur et solitaire, part à la rencontre de l’amitié et de l’amour dans un Ardèche fantastique, où les arbres grimpent sur les murs et les maisons.
« Un soir de février 1994, je la revis chez elle. On était dans sa « jungle ». Près de son lit, une grande photographie de l'amant chinois, sur les murs, un fouillis de cartes postales épinglées. Elle a fermé les yeux, et elle m'a dit : « Mets-toi à mon bureau, prends un stylo et écris. Écris ce que je vais te dicter. Vite, écris. » « Les yeux toujours fermés, elle dictait des mots qui, mis bout à bout, devenaient des phrases, un texte, une histoire arrachée à sa nuit. » Inspiré d'une longue amitié avec Marguerite Duras, figure la plus célèbre et la plus controversée des lettres françaises, ce texte s'apparente à ce que le XVIIIe siècle aurait appelé un « éloge », le XIXe, une « confession », et que nous qualifierions volontiers aujourd'hui de « lettre d'amour ».
Quand Versailles s’anime après la fermeture des grilles, les fantômes de Louis XIV et de Mme de Maintenon ressuscitent pour un opéra baroque et sensuel. Dans les jardins d’Esther mêle théâtre, histoire et magie, dans une langue envoûtante.
Au début des années soixante-dix, les Français découvraient sur leur petit écran « Les Brigades du Tigre », un nouveau feuilleton policier. Les inspecteurs champions de savate traquant les malfaiteurs à bord de leur De Dion-Bouton allaient connaître un immense succès, confirmé depuis par de nombreuses rediffusions. Aucun livre à ce jour n'a pourtant relaté la véritable et passionnante naissance des brigades mobiles créées par Clemenceau en 1907 pour lutter contre les bandes organisées qui sévissaient impunément sur tout le territoire. Haut responsable de la police judiciaire, Charles Diaz raconte ici cette saga d'une poignée d'hommes attachants, Jules Sébille, dit « le Puritain », le père Faivre ou Jules Belin, apprenti policier et futur tombeur de Landru. De la « bande à Pollet » aux « chauffeurs de la Drôme », de Bonnot au vol de la Joconde, il retrace toutes les grandes enquêtes qui ont forgé la légende des « mobilards » et marqué les débuts de la police moderne. Charles Diaz, né en 1957, ancien chef d'état-major de la P.J., est commissaire principal à la direction centrale de la police judiciaire et chef de l'Office central pour la répression du trafic des armes, des explosifs et des matières nucléaires.
1978 : la France est à la croisée des chemins. Dans La Tragédie du pouvoir, Alfred Sauvy, économiste et démographe visionnaire, alerte sur les dangers de l’immobilisme et propose une refonte audacieuse de notre modèle.
Retrouvez dans Mourir idiot le dernier roman d'Yves Gibeau, où l'auteur, entre rage et tendresse, raconte son retour au village de son enfance et la difficulté d'affronter le temps qui passe.
Tournage de Mazeppa. Le film célébrera l'union sacrée de l'homme et du cheval. Homéric suit le tournage. Au Fort d'Aubervilliers, haut lieu de l'opéra équestre, puis en Normandie où, depuis toujours, les chevaux sont chez eux. Partout ils sont les maîtres du jeu. C'est pour eux que tout le monde s'est réuni : comédiens, techniciens, éleveurs, producteurs et, bien sûr, la troupe de Zingaro dont la figure de proue est Bartabas. C'est un magicien, hypnotiseur de chevaux et, pour l'occasion, réalisateur. Voilà que son préféré, Dolaci, se met à parler sous la plume d'Homéric, en commentant les événements. De son point de vue de quadrupède, mais dans un langage humain. Car ici, les animaux et les hommes sont à égalité. Leur aventure est faite de passions, de déchirements, de violence, de tendresse et de mélancolie puisque le monde du cheval va mourir. Et nous, amateurs amoureux, nous nous laissons porter par l'auteur près de cette nature sauvage où il est bon de rêver.
Dans « Grandes fortunes », Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon entreprenaient un voyage quasi ethnologique à travers le monde secret de la grande bourgeoisie traditionnelle. Il y était question de ces familles dans lesquelles la patine du temps efface les traces des efforts de la conquête, où l'on naît avec un destin tout tracé. Aujourd'hui, ils s'attaquent à la « première génération », celle de ces hommes qui, partis de rien ou presque, sont arrivés à des niveaux de fortune hors du commun. Pour la plupart entrepreneurs, ils expliquent leurs motivations, les raisons de leur ambition, les clefs de leur réussite. Ils s'interrogent aussi sur la transmission de leur patrimoine, sur la manière de créer à leur tour une dynastie, de légitimer l'acquisition du capital « économique » par celle du capital « symbolique », relations, oeuvres d'art, appartenance à des cercles... Comment, en un mot, passer du statut de nouveau riche à celui de grand bourgeois. Pour cela, en effet, il ne suffit pas de détenir plusieurs centaines de millions, voire plusieurs milliards de francs, mais il faut un réseau d'alliances familiales, de relations, un vernis culturel, qui seuls s'acquièrent avec le passage des générations. Ce qui ne va pas toujours sans heurts, car les représentants de la bourgeoisie traditionnelle n'accueillent pas toujours volontiers ces intrus. Fidèles à leur méthode habituelle, les auteurs se sont livrés à une enquête approfondie ; ils ont longuement questionné les « nouveaux patrons », ont eu accès aux informations privilégiées des banques qui organisent leurs successions, ont croisé les sources et les témoignages, pour finalement écrire un document très vivant qui nous plonge au coeur d'un milieu particulièrement fermé.
Paris, 1907. Un concert de musique française salle Érard (au programme : César Franck, Vincent d'Indy, Ravel et Debussy). Dans la salle : Debussy en personne, quelques aristocrates mélomanes, un député noceur, une bourgeoise qui tient salon, un critique en vue, une célèbre demi-mondaine... et une mystérieuse jeune femme habillée en blanc qui attire tous les regards. Sur la scène : une vingtaine de musiciens sous-payés, dirigés par un chef d'orchestre ambitieux et vaniteux. Promené de personnage en personnage, le lecteur partagera les espoirs ou les déceptions des uns, les drames cachés des autres, se glissant dans toutes les couches de la société parisienne à la Belle Époque. Et sur cette toile de fond haute en couleurs se jouera le destin entrecroisé de Claire Desormeaux, « la dame en blanc », et de l'altiste Daniel Gaigan, le seul interprète véritablement rigoureux de l'orchestre. Tout en suivant la valse-hésitation entre deux êtres écorchés vifs, Alain Gnaedig jette un regard ironique mais tendre sur la difficile coexistence du génie et de la médiocrité, du goût convenu et des grandes passions - à commencer par la passion de la musique.
Ces « souvenirs intimes » furent écrits pour Picasso, qui ne les lut jamais. Fernande Olivier fut la compagne du peintre de 1905 à 1912, d'où le premier intérêt de ces souvenirs qui donnent de Picasso l'image - surprenante aujourd'hui - d'un jeune Espagnol pauvre, timide, amoureux transi. On découvre avec étonnement que Fernande a hésité longtemps avant d'habiter avec lui et qu'il y a eu brouille au cours de leur liaison, brouille racontée à Gertrude Stein dans des lettres inédites. Mais « Souvenirs intimes » commence bien avant la rencontre avec Picasso. Un autre intérêt de ce livre réside dans la touchante histoire de l'enfance de Fernande, abandonnée par ses parents, élevée par une tante hostile qui la terrifie à tel point qu'un jour, ayant oublié l'heure, elle ne retournera plus à la maison, parce que rentrer après 6 heures entraînerait « le couvent ou la maison de correction ». Traumatisée par sa première expérience sexuelle, elle raconte son mariage forcé, sa frigidité, les moeurs faciles des artistes, son travail comme modèle posant pour les grands maîtres de l'époque que le musée d'Orsay a tirés de l'ombre : Cormon, Carolus Duran, Boldini. Fernande se livre tout entière avec une candeur et une fraîcheur qui donnent d'elle une image attachante, retraçant le portrait véridique et terrible d'une condition féminine au début de ce siècle.
Pour devenir un adulte capable d'affronter les décisions et les choix cruciaux de l'existence, il faut faire ses adieux à l'enfance et renoncer au paradis illusoire de ses premières années. Le livre du Dr Alain Braconnier balaie un certain nombre d'idées reçues sur l'adolescence. Non, tout ne se joue pas avant six ans, loin s'en faut. Non, l'adolescence n'est pas « l'âge ingrat ». La fameuse « crise d'adolescence. » constitue en réalité un moment clé du développement intellectuel et affectif. Il s'opère, durant cette période, une seconde naissance qui signe l'entrée dans le monde adulte. En se libérant des modèles parentaux, chacun construit son identité. Et surtout, si dire adieu à l'enfance est un passage obligé, si les éternels enfants sont éternellement malheureux, il n'y a pas d'âge pour sortir de l'enfance. À la lecture de ce livre, chacun saura s'il en a fini avec sa propre enfance.
Alexandrie, les femmes, les amis légendaires : Georges Moustaki ouvre son livre de souvenirs comme une boîte à musique.
Dans l’ombre d’un couple parisien en apparence idéal, Gabrielle, comédienne passionnée, et François, avocat brillant, voient leur amour se consumer sous le poids des secrets et des trahisons.
Exilé sous les pluies tropicales, Renaud affronte ses souvenirs d'enfance et les mystères d'une communauté d'Européens en déchéance.
Dans l’URSS des années 1980, Varenka, jeune harpiste prodige, défie la grisaille du régime par sa passion pour la musique et un amour interdit.
Découvrez Malac, ce village où dix-sept pendules s’affranchissent du temps et où chaque habitant cache une folie douce. Entre humour et poésie, Daniel Apruz signe une chronique tendre et décalée, à mi-chemin du rêve et de la réalité.
Paris, printemps 1956. Les autobus sont encore à « plate-forme » ; à la radio, on commente les « événements » d'Algérie. Dans une boîte de Saint-Germain-des-Prés, Roland fait la connaissance d'Ève Fanel, dont le mari est le plus gros producteur français de cinéma. Pourquoi ce visage et cette voix fascinent-ils à ce point Roland ? Un soir, au théâtre, à l'occasion d'une répétition, il rencontre Colette Corot. Colette est la star. Belle, entourée d'une cohorte d'amants, elle règne sans partage sur la scène. Par sa liaison avec Roland, elle se trouvera mêlée au destin de la famille Simon, originaire de Pologne et sur laquelle pèse un douloureux secret. Ces personnages que tout devrait séparer, les uns célèbres, les autres obscurs, les uns épargnés par la vie et les autres traversés par l'Histoire, vont être réunis le temps d'un spectacle. Le rideau se lève, mais ce n'est pas sur la pièce que l'on attendait...
« Manu et Yvan dormirent avec l'enfant entre eux, niché comme un petit paquet de douleur qui les soudait. Ils regardèrent durant des heures des jeux télévisés qui les faisaient rire ou bâiller. L'ennui semblait une composante même de la proximité qui se créait entre eux. Yvan se sentait piégé et bien. Il se situait au-delà du mensonge dans la mesure où celui-ci avait tellement enflé qu'il vivait maintenant à l'intérieur, protégé par sa propre logique. C'était irréel et délicieux. »
Edmée, femme fatale des années folles, défie les conventions d’une bourgeoisie provinciale étouffante.
Cela fait des années que je porte ce livre en moi. Des années que je veux raconter la vie d'un homme tout simple qui n'a jamais été sous les feux de la rampe, qui n'a jamais défrayé la chronique, qui n'a jamais eu les honneurs de l'écran. Un homme, mais pas n'importe lequel. Celui qu'encore aujourd'hui j'admire le plus au monde : mon père, Alfred Gélin. Saurai-je dire justement ce que je lui dois ? Sans lui, je ne serais pas ce que je suis. Sans lui, Dieu sait comment j'aurais mené ma vie. Il connaissait les secrets du digne, de l'honnête, du travail, de la simplicité et de la vraie bonté. Un père peut se contenter de vous engendrer et puis tirer sa révérence. Mais s'il choisit de vous apprendre votre métier d'homme, alors, vous ne marcherez jamais à tâtons dans les chemins de la vie.
Le couteau ? J'y tiens beaucoup, parce que c'est un souvenir. Un Algérien me le donna au temps où j'accomplissais - à Oran - mon service militaire... mais enfin, puisque tu le veux, le voici. Il me tendit l'objet que je désirais depuis longtemps, et que je saisis, sans pouvoir dissimuler le plaisir que ce troc me causait, puis, le coq d'Inde pendu au poing gauche, la main droite enfouie dans la poche de sa veste, il me tourna le dos pour regagner sa demeure...
"Les rossignols aveugles chantent le mieux... parce qu'ils ne peuvent voir les barreaux de leurs cages... Mon chant à moi ne sera ni doux, ni trompeur. Je veux crier la vérité, hideuse et discordante, telle qu'elle est. Je ne veux pas être un écrivain aux yeux crevés, à l'âme sourde, à la voix douce. Je choisis le silence." Passage d'un article censuré, écrit pour la Revue des fondations royales, octobre 1947.