FeniXX réédition numérique (ARCAM)
La ville, ses rues en lisière des portes cousues, ses chambres, où la pensée se rabâche dans la mélancolie, l'ennui, le désir, la ville où l'être n'est que passage, ombre qui se referme au delà des étages. La nuit. Le désir et l'espoir qui mûrissent soudainement au soleil nocturne de Floemme, le compagnon androgyne, l'Oiseau-Serpent, le dieu, le dévoyeur dont l'imprégnation conduit à la folie. Alors, il faut reconnaître qu'ailleurs quelque chose est grand à se soumettre, à contempler, à se souvenir, à réamorcer la genèse d'un monde. Dans cette trame, évoluent les textes du recueil, que je soumets à la sensibilité du lecteur en posant l'insoluble question : en deçà de nous-mêmes, qui nous regarde ?
À quatre-vingt-deux ans, Claude Fromentier offre avec Don du jour un recueil de sonnets et poèmes intimes, nés entre captivité et liberté.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Voici un premier recueil, dont le ton est déjà très affirmé. L'auteur, malgré sa jeunesse (23 ans), ne subit l'influence littéraire de personne. La forme qu'il emploie est originale, en vers qui semblent suivre le souffle de l'auteur, et osciller au bord d'un poème en prose non extériorisé, mais cédant au lyrisme ses éléments les plus forts. Car il y a beaucoup de force dans ce recueil, où passent des anges plus proches d'Hlderlin que de Rilke. Pascale Reboul lutte avec le désir d'absolu, appelle et réprime d'un même mouvement son tempérament visionnaire, dans son écriture miroir noir : miroir dressé en face de toi comme un canon.
La tradition s'accorde avec les dictionnaires pour voir en l'élégie un « poème lyrique », dont le ton est le plus souvent tendre et triste » (Lexis). Ce que l'on ne dit pas, c'est que l'élégie, dont la prosodie peut être plus souple que celle des poèmes à forme fixe, requiert une maîtrise d'autant plus grande qu'elle est plus discrète. Il s'agit d'y suivre la sensibilité dans ses mouvements et non de l'y corseter. C'est alors que la sûreté du métier libère le poète au lieu de le contraindre, comme le démontre parfaitement ce nouveau recueil, dans lequel Hermine Venot-Focké semble maintenir - sans effort - le cours limpide de son lyrisme. L'équilibre de la forme et du fond, est ici pleinement assuré, car il est en vérité « vécu ». Le lecteur se laisse alors conduire par une évocation, qui a le pouvoir de l'universalité et qui l'atteint au coeur sans artifice. L'émotion naît dans la douce clarté d'une pensée toujours élevée, à l'expression de sentiments dont la fraîcheur lamartinienne, et l'intacte vivacité, se confortent d'une éthique digne de Vigny.
On l'avait presque oublié : que la simplicité séduit le plus sûrement, que seule l'émotion profonde vient éveiller l'émotion de l'autre, au niveau même ou elle est née. Dans ces temps d'inflation du langage, cette fécondité du coeur a une grâce de source oubliée. Sylvie Reff-Stern Ringendorf le 27 février 1980.
Assoupi et meurtri par l'éprouvant naufrage, l'être au teint cramoisi, double du Magimage, le plus souvent transi par des marées d'orages, braque vers l'infini son regard de nuages. Et son coeur bien endurci, en boule de billard, échappe à la furie des aveugles pillards.
Dans son troisième livre de poèmes, « Masques et Bergamasques », Claude Imberti nous montre à la fois la solidité de son métier et la diversité de son inspiration. Il sait jouer de tous les mètres, mais il ne joue pas avec ses sentiments. C'est pourquoi on peut apprécier sans réserve l'étendue de son registre expressif où passent aussi bien la tendresse de Musset que la dignité de Moréas et l'élégance de P.J. Toulet.
Découvrez La charrue enchantée, un recueil où la terre et les mots se mêlent sous la plume d’Émile Raguin, poète authentique de Franche-Comté.
De même que l'on dit : « question de point de vue », tout est question d'angle. D'où l'importance de se tenir à l'écoute et de savoir aussi, avec Claudel, que « l'oeil écoute »... C'est la démarche originale du poète : Irène de Saint Christol se met à l'écoute du peintre Annibel et sait se déplacer subtilement autour du donné à voir. Le « support de méditation » que proposait Albert Gleizes se trouve dans ce livre en situation privilégiée. L'image provoque et incite, libère dans le mental du poète tout un jeu d'inspirations - au sens subit de ce mot - puis le déplacement crée le corps du poème, développe la trame lyrique dans un espace qui répond (sans que jamais le poète illustre le peintre) aux tensions qui fondent l'art d'Annibel, de l'enfermement à l'explosion. Mais Irène de Saint Christol, parmi tous ces angles, ne perd pas le fil de son imaginaire le plus personnel, dont on trouve ici les thèmes majeurs et le souci, trop rare aujourd'hui, d'une oralité chaleureuse et opérative. Gérard Murail
Et si l'amour se dansait comme une mélodie légère ? Au fil d'aimer d'Yves Gouroux vous invite à une ballade poétique et souriante, où chaque note effleure la carte du Tendre.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
« D'ivoire et de craie » nous convie à la magie du blanc : la neige fascine, le clown émeut, l'écume jette ses éblouissantes mousselines. L'abécédaire s'inverse afin de s'achever par la lettre A. Blanc est amour. Le temps, eau-forte, lui creuse des ailes.
Entre ballades mélancoliques et récits envoûtants, Errances et contes du ménestrel vous transporte au cœur d’une poésie où chaque mot résonne comme une note de luth.
Plongez dans l’univers poétique de Jeux de balance, un recueil où chaque vers explore l’équilibre fragile entre émotion et raison. Une œuvre intemporelle, rééditée pour les amateurs de poésie contemporaine et de réflexion subtile.
C'était au temps qu'arbres fleurissent, Bocages feuillus, prés verdissent, Et les oiseaux en leur latin Doucement chantent au matin, La joie enflamme l'univers. (Perceval ou le Conte du Graal) - Chrétien de Troyes
Découvrez La fontaine aux charmes, un recueil de poèmes où Marie-Louise Druilhet mêle délicatesse et profondeur, explorant les mystères de la nature et les émotions humaines.
Choisir de publier en premier des poèmes sur les îles est sans doute caractéristique. En effet, traditionnellement, l'île est le domaine réservé aux marins, et qui a un peu navigué ressent, tout naturellement, le caractère particulier de leur découverte. L'île apparaît alors comme la matérialisation du rêve flottant sur le miroir de la mer, comme la récompense d'un espoir et, pendant quelque temps, comme un paradis protégé par les vagues. C'est donc le domaine de la poésie. Cette poésie a été traduite ici par thèmes classés synthétiquement, de façon aussi logique que possible. Il est apparu souhaitable de conserver les indications sur les dates et lieux de composition, lien romantique, démodé, et pourtant essentiel pour baliser le parcours le long d'une quarantaine d'années de vie d'homme, un peu à la manière d'une exposition rétrospective des oeuvres d'un peintre. Les poèmes sont écrits au rythme de la houle du vent ou du ciel. Ils sont donc nés dans la communion avec la Nature, ce qui est à l'opposé d'un académisme livresque, dans lequel ce siècle voudrait bien enfermer la poésie de forme régulière. La forme régulière, c'est la vague marine, c'est le fondement de chaque espèce vivante, dans son tout aussi bien que dans l'hélice génétique ; c'est le Parthénon, c'est la tour Eiffel, ce sont les Pyramides. C'est le langage devenu musique parce que soumis à l'impératif du rythme de la rime et de l'harmonie. Un langage que le poète voudrait plus intérieur que les apparences, plus vrai que la réalité, où les racines des mots, en puisant dans le fond des choses, dévoileraient un monde secret, intime mais universel, où le sens s'unit aux formes et aux couleurs pour chanter l'Éternité qui passe à travers chacun de nous dans l'éclair de l'instant, pour dire la joie de l'avoir aperçu et la douleur de ne pouvoir la retenir.
Ce port, mentionné dans le titre, est celui de Bordeaux, qui fut ainsi surnommé à cause de ses quais en croissant. L'auteur y rôde à la recherche de ses souvenirs. « Copyright Electre »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Dans la succession des instants saisis au ras des choses et liés par le pouvoir d'une incantation intime, sans jamais solliciter les éclats d'un lyrisme facile, Luce Guilbaud accomplit son expérience poétique quotidienne, simultanément par la poésie, le dessin et la peinture. J'étale le temps dans le champ de mes fenêtres... Sa manière de procéder pas à pas, par notations qui traversent le descriptif et en retirent des images justes et profondes, nous fait souvent songer à Reverdy. Poésie qui sait émouvoir par la discrétion de sa vive sensibilité. Dire contourne la plaie, polit la cicatrice.
Les fils qui déploieront des surfaces, François Garros les tire, pour la trame, des sensations immédiates qui ne supportent que l'infime retard des déclics actionnés de l'extérieur. La chaîne est nouée sous la vision de l'oeil intérieur qui reste le seul à déchiffrer le vocabulaire préparé par la hâtive mémoire de la trame. « La toile est le tissu de l'armure la plus simple » confirme le dictionnaire. Cette simplicité capture le vent pour les voiliers, l'espace du tableau pour le peintre. Elle impose des exigences aux poètes qui, comme François Garros, évacuent de leur écriture les déchets de l'essentiel.
Tout acte est emblématique, surtout quand il s'agit de bouleverser l'harmonie des siècles dans ces villes danubiennes où l'innocence s'épuise si vite dans la quête figée des silènes. Raymundus Beyelerus est un homme gothique aux paupières cousues d'or baroque. Car il y a bien longtemps, dans la pénombre ptolémaïque des seringas de Vanves, de Buenos Aires, de Villeparisis ou d'Alger, semblance olfactive des chemins frayés, sur le marché aux chevaux de Zamo´s´c, entre les cyprès carrelés de lagunes du cimetière de S. Michele in Isola, que les persiennes ont fini de claquer au grand vent archétypique de la mémoire. Alors, il ne lui reste plus qu'à brandir sa détresse comme un cheval disséqué, à l'insérer, coûte que coûte, dans la durée lacuneuse et pourtant vraisemblable du vol de l'ibis. Guy Malouvier
Découvrez Fleurs de nuage, un recueil de poèmes où Jean-Luc Sarazin maîtrise l'art du sonnet, du triolet et du madrigal avec une virtuosité rare.
Par l'auteur de L'Ecole sur la colline « Copyright Electre »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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L'AMOUR est un SOLEIL rayonnant. Après avoir créé la Nature et les esprits, il les fait persévérer dans l'être et il leur permet d'être, à leur tour, des créateurs de vie et de beauté. L'artiste et le poète ressemblent à Dieu éternellement généreux et fécond. Telle est la conception d'Yvonne BERNARD pour qui l'eau, le vent, la terre et le feu sont des messagers de l'Invisible. Son âme rustique et franciscaine ne cesse de s'émerveiller et de renouveler le regard que nous portons sur le monde ; en poèmes classiques et parfois en prose, elle dit sa foi lumineuse en l'harmonie universelle.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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