Éditions Anacaona
La question de la race fait aujourd'hui l'objet de polémiques virulentes : si le racisme s'exprime de manière décomplexée, on s'oppose également à l'antiracisme, aux études intersectionnelles, post et décoloniales, et l'on discrédite en permanence l'expérience des personnes racisées. Or la race n'existe pas. Elle n'en définit pas moins les relations entre groupes et entre sujets. Quels effets psychiques ces rapports sociaux, le plus souvent démentis, ont-ils alors sur les sujets et leur inconscient ? Comment aborder les impensés de la race, leur impact subjectif et leurs conséquences sur la pratique et la théorisation de la psychanalyse ? Comment écouter la race sur le divan ? La visée de cet ouvrage est d'analyser les productions de subjectivité en contexte de racialisation, en combinant à la fois le psychique et le politique, le subjectif et le social, l'individuel et le collectif. L'objectif est de définir une psychanalyse située, interdisciplinaire et indisciplinée, soucieuse de renouveler ses outils théoriques et de repenser l'analyse du transfert dans une perspective intersectionnelle. Thamy Ayouch pratique la psychanalyse, est professeur à l'université Paris-Cité, et a été professeur invité à l'université de São Paulo. Ses recherches portent sur les effets psychiques des discriminations et des rapports sociaux de domination, et analysent les interactions de la psychanalyse avec la philosophie, la théorie politique, les études de genre, les études critiques sur la race, et les études post et décoloniales.
Traversée par la poétique de son peuple, Geni Núñez, activiste autochtone guarani et psychologue, nous aide à repenser l'exclusivité dans les relations affectives. Elle rappelle les relations entre hommes et femmes chez les peuples originaires avant l'invasion européenne, et le besoin pressant des colons et missionnaires de reconfigurer ces relations et d'imposer la monogamie occidentale. S'appuyant sur sa cosmovision autochtone, l'autrice déconstruit ainsi certaines idées fausses sur la monogamie, la non-monogamie, le polyamour, l'amour libre, et partage ses réflexions pour accueillir les personnes qui souhaitent expérimenter d'autres façons de créer des liens et des affects, et d'aimer. Profondément enracinée dans la tradition de son peuple guarani, Geni Nuñez porte en elle un esprit libre. Liberté de vivre sans maître, avec ses propres modèles de sociabilité, où les affects ne sont pas cristallisés en propriété. « En langue guarani, au lieu de dire que nous possédons quelque chose, nous disons que nous sommes en sa compagnie. Cette idée de propriété, si présente dans la société dominante, ne fait pas partie de nos perspectives autochtones. Bien vivre, c'est vivre sans possession. »
LA PLACE DE LA PAROLE NOIRE questionne qui a droit à la parole dans une société où la masculinité, la blanchité et l'hétérosexualité sont la norme. S'appuyant sur les réflexions de féministes historiques comme Simone de Beauvoir et de féministes noires modernes, Djamila Ribeiro révèle la position critique de la femme noire : elle est l'autre de l'autre, à la marge du débat sur le racisme centré sur l'homme noir, et à la marge du débat sur le genre centré sur la femme blanche. Le féminisme noir ne crée pas de scissions, bien au contraire : il rompt avec la scission créée par une société inégale et réfléchit à la façon dont les oppressions de race, de genre, et de classe s'entrecroisent. Djamila Ribeiro, chercheuse en philosophie politique, est la référence du mouvement féministe noir, antiraciste, pro-LGBT et antimachiste au Brésil. Chroniqueuse pour la presse papier et TV, elle donne aussi des conférences dans le monde entier. Avec un million de suiveurs sur les réseaux sociaux, c'est une activiste de poids. « Un excellent objet de débat entre les différentes interprétations du féminisme » (Folha de São Paulo) « Faut-il lire Djamila Ribeiro ? Évidemment ! » (Folha de São Paulo) « Avec l'émancipation des femmes noires, c'est toute la société qui évoluera et se rapprochera de fait vers l'éradication de ses problèmes les plus aigus. » (librairie Vivement Dimanche, Lyon)
Racisme et machisme à la télévision, métisses et carnaval, Serena Williams, féminisme, quotas raciaux, mobilisation sur les réseaux sociaux, blackface... Rien n'échappe au regard aiguisé de la philosophe, féministe et activiste Djamila Ribeiro. Dans ces chroniques originellement publiées dans la presse, Djamila Ribeiro réagit à chaud sur des situations du quotidien, à partir desquelles elle aborde des concepts comme le patriarcat, les droits LGBT+, l'autonomisation des femmes, et évoque des auteures de référence pour le féminisme comme Angela Davis ou Simone de Beauvoir. Parce que l'exemple brésilien nous aide aussi à penser la situation française, son regard critique est plus que jamais nécessaire. Djamila Ribeiro, chercheuse en philosophie politique, est la référence du mouvement féministe noir, antiraciste, pro-LGBT et antimachiste au Brésil. Chroniqueuse pour la presse papier et TV, elle donne aussi des conférences dans le monde entier. Avec un demi-million de suiveurs sur les réseaux sociaux, c'est une activiste de poids. « Djamila Ribeiro démystifie le féminisme noir » (Globo) « Faut-il lire Djamila Ribeiro ? Évidemment ! » (Folha de São Paulo)
Treize histoires, treize femmes dans un portrait magistral de la « sororité noire », la fraternité entre femmes noires. Fil directeur de ces portraits pleins d'empathie : une narratrice en visite, qui toque aux portes pour écouter des histoires. Elle rencontre ces femmes qui acceptent de se conter et de se confier, librement, parfois pour la première fois. Et nous découvrons Shirley, Régina, Maria... Aux prises avec leurs rêves, angoisses, sexualités, défis et amours... La résignation ne trouve aucune place dans les vies de ces femmes : elles résistent, insoumises aux pressions et aux agressions du racisme, du sexisme et des conventions sociales d'une société encore patriarcale. Conceição Evaristo est la plus importante voix de la littérature afro-brésilienne, et plus particulièrement féminine. Ses deux précédents romans L'histoire de Poncia et Banzo, mémoires de la favela, se sont vendus à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires au Brésil. "Tout simplement magnifique" (Blog Lectures gourmandes")
Années 1780, Guadeloupe. La jeune métisse Solitude est demoiselle de compagnie. Relativement favorisée, elle ne remet pas en question l'ordre colonial et esclavagiste jusqu'à ce que des rencontres décisives lui fassent rejoindre la lutte pour l'abolition de l'esclavage. Car un vent de révolte souffle dans les Caraïbes... Entre les Neg' Marrons qui s'enfuient et s'organisent collectivement, les insurgés de Saint-Domingue, et la Révolution en France, l'Histoire est en marche. En 1789, tous les hommes sont proclamés libres et égaux en droits. Mais la France des Lumières oublie une partie de l'humanité : dans les colonies, l'esclavage est maintenu... Solitude se bat pour la liberté générale avec ses soeurs et frères révolutionnaires, avec succès : l'esclavage est enfin aboli en 1794. Mais l'euphorie est de courte durée car rien n'est pensé pour intégrer les anciens Esclaves, sans terres, analphabètes, traumatisés par des années d'asservissement. Lassée de la violence de cette société prédatrice et exploitatrice, Solitude crée alors une communauté utopiste clandestine, basée sur la sororité et l'entraide - qui ne survivra cependant pas au rétablissement de l'esclavage par Bonaparte en 1802. Solitude, la flamboyante décrit la complexité des relations dans les colonies : entre maîtres et Esclaves, Esclaves et Affranchis, Métis clairs et Noirs foncés de peau. Il raconte également la résistance spirituelle et culturelle de ces femmes et hommes soumis à une brutalité perverse. C'est cette résilience, puisée dans une force ancestrale, qui les a maintenu·e·s en vie. Librement inspiré de la vie de cette grande héroïne guadeloupéenne, ce roman révèle une Solitude bienveillante et généreuse. Menant avant l'heure un combat antiraciste, écologiste, féministe et décolonial, elle apparaît dans toute sa modernité. En racontant son histoire à la première personne, l'autrice mêle volontairement histoire et mémoire pour renverser la perspective du récit dominant.
Maria Brandão naît à la fin du XIXe siècle dans la campagne de Bahia. Autant dire que, quelques années à peine après l'Abolition de l'esclavage, pas grand-chose n'a changé pour la population noire du Brésil, et l'impératif de la survie a remplacé les chaînes de jadis. Femme noire et paysanne, le destin de Maria Brandão semblait tout tracé dans sa petite ville. Jusqu'à ce que la Colonne Prestes, un mouvement utopique révolutionnaire, s'arrête dans son village et sème les graines de la révolte sur une terre déjà fertile. En conflit ouvert avec les puissants de sa terre, Maria est forcée de fuir et part s'installer à Salvador, la capitale de Bahia - suivant ainsi les millions de migrant·es qui tentent d'échapper à la misère et à l'injustice des campagnes et viennent tenter leur chance en ville. À Salvador, Maria mettra des mots sur son désir de justice sociale, aiguisera sa conscience politique et s'engagera dans le parti communiste et le mouvement féministe. Le récit de sa vie parcourt ainsi les décennies du XXe siècle, dans un Brésil tiraillé entre passé colonial et industrialisation naissante. Mais face à la domination des seigneurs de la terre et des patrons, la solidarité sororale unit les femmes dans la pauvreté et l'oppression. Le destin de Maria est à la fois exceptionnel et commun : cette héroïne du quotidien n'était pas seule. Dans cette histoire collective, sa voix fait aussi écho à celle d'une multitude de femmes qui ont, généreusement, fait bouger les lignes, créant des brèches dans le système pour rendre leur présent et notre futur plus dignes. Maria Brandão, femme oubliée de la mémoire officielle des mouvements féministe et communiste, est la preuve que nos pas viennent de loin.
L'Europe et l'Amérique vivaient de part et d'autre de l'océan, chacun ignorant l'existence de l'autre, jusqu'à leur rencontre en 1492, quand Cristobal Colón découvre les Antilles. Anacaona règne alors sur un des royaumes d'Haïti. Elle et son peuple Taïno accueillent les Espagnols avec cordialité, amitié, respect. Mais les Espagnols mettent en place leur projet colonisateur : ils déstructurent la société Taïno, détruisent ses lieux de culte, lui imposent un nouveau mode de vie... Délibérément, ils exterminent un peuple et sa culture. Moins d'un siècle après cette Rencontre, les Taïnos ont totalement disparu d'Haïti et des Caraïbes - entraînant la déportation massive d'Africains pour servir de main d'oeuvre. La mémoire enfouie de cette extermination n'a cependant pas disparu. Par la voix d'Anacaona, revivez l'histoire des Taïnos, premier peuple des Antilles - Guadeloupe, Martinique, Cuba, Porto Rico, et bien sûr Haïti... On a déjà beaucoup parlé de cette conquête - mais par la voix des colons. Écoutons cette fois les colonisés : leurs tentatives d'adaptation, leur désespoir, leurs résistances. En racontant l'histoire d'Anacaona, de Caonabo, d'Ixil, de Chilam, c'est tout un peuple qui revient à la vie et entre dans les mémoires. Cinq siècles plus tard, l'esprit de résistance et la détermination d'Anacaona restent une source d'inspiration pour les peuples du monde entier.
Dans cette favela d'une autre époque, Tite-Maria, négrillonne pleine de rêves et d'espoirs, raconte. Entre misères et grandeurs, pauvreté et solidarité, elle crée une histoire plus grande, celle de la favela. Le deuxième roman de Conceição Evaristo, é
Dans ce village fictif du Nordeste brésilien, le temps s'écoule lentement, la routine ne gêne personne, et la vie suit son cours sans grande turbulence. Mais dans ce trou perdu habitent des femmes à poigne, des hommes sans peur, des artistes itinérants, des béats, des jeunes rêveurs et des prêtres progressistes qui retroussent la soutane dans les luttes agraires... Comme le monde de ce petit village est vaste ! Avec un regard généreux et tendre, dans une langue simple et savoureuse, voici l'histoire d'une terre, mythique et mystique, dont la richesse se dévoile à chaque page.
Entre fiction et réalité, un recueil pour lire, sentir, appréhender la favela moderne. 18 nouvelles Des histoires qui montrent une favela libérée des préjugés, consommatrice, hyper active, amoureuse, débrouillarde, mais toujours violente, exclue. Je suis toujours favela est un mélange de genres, de styles, de talents et de regards. Lisez les nouvelles dans l'ordre que vous voulez ! Ce recueil de nouvelles, titre phare des éditions Anacaona, est le 2e sur la favela, après Je suis favela (2011) et avant Je suis encore favela (2018). Chaque volume est totalement indépendant - parce que la favela change constamment - et est le reflet d'une époque. Un collectif d'auteurs Ils sont favelas mais pas muets. Engagés, dissidents, confirmés ou débutants : la parole leur est donnée. 7 articles et entretiens Le Brésil a changé ces dix dernières années. Croissance du PIB, réduction des inégalités... Les avancées économiques ont eu des retombées sociales dans la favela. Cette société brésilienne émergente perdurera-t-elle ? Pour comprendre le Brésil d'aujourd'hui, des articles sur : la pacification des favelas, les manifestations de 2013, la nouvelle classe moyenne, les Noirs au Brésil, la littérature dans les favelas.
Toute la violence amazonienne est dans le récit de ce triangle amoureux (roman brésilien) « Un roman sublime et séducteur... Beauté, brutalité, sensualité et poésie. Toute la violence amazonienne est dans le récit de ce triangle amoureux ». Cauby vit avec Lavinia, femme mariée, séductrice et instable, une relation érotique et accidentée. Un bonheur qu'il sait sans avenir. Cette histoire d'amour, de sexe et de passion charnelle naît déjà malade dans un climat hostile à toute manifestation de délicatesse, entre chercheurs d'or et société minière toute-puissante, en Amazonie brésilienne. Mais l'humidité et les pépites ont raison de l'âme de ces damnés venus y tenter leur chance. La tension générale qui règne dans cette petite ville croît parallèlement aux drames individuels de chaque personnage, entre amours passionnels ou serviles, folie et violence. « Je veux savoir combien de personnes ont eu le courage d'aller jusque-là. À la rencontre de la fin. Je l'ai eu ». Cauby n'est ainsi qu'une aberration de plus dans un Far West où il en pousse à chaque coin de rue. Dandy épileptique, tueur à gages et foule lyncheuse... Touché par la grâce de la tourmente, Cauby décide d'accomplir son destin avec le fatalisme des héros tragiques. Aucune vie n'est complète sans un grand désastre, affirme-t-il. Il ne regrette rien.
« Il est temps que je me venge, ma faim s'est transformée en haine » Au Brésil, dans la favela, Régis, Magicien, Lúcio la Foi, Neguinho et Aninha planifient le braquage parfait. Sans perspective de futur, tombés dans l'engrenage cruel de la haine, poussés par une faim ultime, ils tuent, aiment ou meurent dans des proportions démesurées. La violence, hors de contrôle, explose et s'impose dans cette oeuvre brute. Entre révolte et faim, dans un univers de l'action et de la réaction, dans un univers primaire de tensions et de peur perpétuelles, les assassinats s'accumulent... Écrit par Ferréz, une des voix marginales les plus prometteuses de la fiction urbaine brésilienne contemporaine, le Manuel Pratique de la Haine, roman original, marginal et vertigineux, révèle sans fard la brutalité des favelas de São Paulo. Paulo Lins, auteur de la Cité de Dieu a préfacé l'édition française du Manuel pratique de la haine : « Il n'y a pas de héros, pas de méchants, seulement des perdants aux prises avec un jeu sans règle, sans limite et terriblement meurtrier. Ferréz écrit avec la virtuosité des grands romanciers brésiliens. J'aime sa prose, rapide, précise, réaliste et profondément poétique. » Une plongée vertigineuse dans le monde du crime de Sao Paulo.
Deux histoires, qui correspondent à deux moments distincts de la vie. Sept ans : l'empressement des découvertes et le frémissement face à la vie. Quarante ans : l'heure des bilans et la réflexion sur ce qui reste à faire. L'enfant entrevoit l'adulte qu'il sera, et l'adulte voit l'enfant qu'il a été. Au fur et à mesure, la personnalité et le caractère de l'enfant se développent. Après avoir publié plus de dix recueils de nouvelles, JA. Carrascoza livre son premier roman, vertige émotionnel à la prose dense et épurée, qui apparaît comme l'oeuvre de la maturité. Il y décrit avec subtilité et poésie les gestes et situations du quotidien, soulevant une profonde réflexion sur le temps qui passe et ce qu'il en reste. Sa poésie est couplée à une structure narrative et une mise en page innovante. Les titres des chapitres synthétisent les éléments qui composent ces deux moments de la vie du personnage, dans un jeu de contraste : au chapitre « Fin », succède le « Recommencement », au « Silence » répond le « Bruit », et après « Plus jamais » vient « Pour toujours ». A sept et à quarante ans a été nominé pour le prix Portugal Telecom 2014, le prix Jabuti 2014, le prix São Paulo 2014 et a été choisi au programme du baccalauréat (vestibular) dans l'état du Minas Gerais.
Le Brésil aime le football passionnément. Famille, amitié, amour, joie, tristesse : le ballon est présent dans tous les moments de la vie. Onze auteurs brésiliens contemporains parmi les plus talentueux s'en inspirent. Onze contes, qui parlent d'enfants, d'adultes, d'hommes, de femmes ; qui prennent une tournure nostalgique, adoptent un ton ironique, parfois triste ... tous plus divers les uns que les autres, avec un point commun : le ballon brésilien. CRITIQUES PRESSE L'Equipe Magazine : "Un recueil électrique, cinglant, tout à fait réjouissant. A l'image de la nouvelle, L'importance relative des choses, où l'on comprend à quel point le football peut s'immiscer dans les têtes et dans les vies. Jusqu'au divorce." Metro : "Foot de plage et de rue, de supporter et de dragueur, le sport y révèle sa dimension sociale et par-dessus tout émotionnelle."
Vieillissant, un dramaturge à succès de São Paulo décide d'entreprendre un voyage de quatre mille kilomètres pour ramener le corps de son amant, à sa famille, dans la campagne profonde du Brésil. "Allons à São Paulo, Carlos passait son temps à m en persuader, on fera du théâtre ensemble là-bas, il connaissait des troupes, Recife, c est mort pour les gens qui ont du talent comme toi, là-bas ils reconnaîtront tout de suite ta valeur, ton humour hors du commun, mon amour, il n y a personne comme toi, tu sais, aussi drôle. J étais follement amoureux, avec Carlos je me sentais capable de reprendre un cirque en faillite, de courir au bout du monde, mais je n avais jamais pensé à abandonner ma mère, mon père, mes frères ont besoin de moi, je suis le c ur de la famille... " Marcelino Freire s'empare ainsi des histoires de ceux qui quittent leur supposé paradis rural à la recherche d une utopie urbaine et atterrissent au milieu des junkies et des prostitués. Le personnage, en quête de purification, décide de vivre le rêve à l'envers. Marcelino Freire explore la ville de São Paulo, ses personnages marginalisés, et mélange les références dans ce roman mi-urbain mi-rural. Il confirme ici son talent, avec cette écriture orale qui lui a valu les plus grandes récompenses littéraires au Brésil.
En 1915, le Nordeste du Brésil est ravagé par une des pires sécheresses de son histoire. Ce roman, un classique au Brésil, raconte l'histoire d'une famille en exode qui a abandonné sa ferme et avance entre des collines caillouteuses, des plateaux hérissés de cactus et des carcasses de vaches tombées de soif. L'âme du sertão et de son peuple transparaît dans cette littérature de la terre natale. La terre de la grande soif a été publiée une première fois en 1986 sous le titre de L'année de la grande sécheresse (Stock). Cette nouvelle édition est une nouvelle traduction du livre de Rachel de Queiroz par Paula Anacaona. « Un style si parfait qu'il passerait presque inaperçu, une phrase ductile qui s étire quand il faut, se faufile dans les recoins de l'âme et, d'un mot, éclaire un frisson ou une angoisse... » --Le Monde
Trois hommes dans une ville minière au Brésil. Un pompier, un employé dans un crématorium, un mineur. Entrer dans un immeuble en feu, défoncer des portes à la hache et sauver des vies. Brûler des corps à 800°C et les passer au broyeur. Travailler dans une mine à deux cents mètres de profondeur et ne connaître du soleil que l'aube et le crépuscule. Des hommes qui ont le courage de tout faire, compétents mais ignorés. Des anti-hé
Poncia Vicêncio, petite-fille d'esclaves, habite sur les terres de son ancien maître de plantation. Mais malgré l'abolition de l'esclavage, la liberté est une vaine promesse et Poncia décide de partir en ville, où elle vient grossir les rangs des favelas. Dépossédée de ses racines et de sa famille, Poncia Vicêncio cherche à retrouver son histoire et son identité. Dans une écriture poétique dialoguant entre passé et présent, entre les souvenirs et la vie, ce roman multi-primé retrace la vie de nombreuses femmes noires invisibilisées - leurs douleurs, leurs angoisses, leur solitude. Mais ce qui frappe surtout, c'est leur détermination à vivre et à se reconstruire. A l'image d'une Toni Morrison aux Etats-Unis, l'oeuvre de Conceição Evaristo est la parfaite illustration de la façon dont la littérature peut aider à mieux comprendre un pays et la lutte de tout un peuple pour sa reconnaissance.... L'histoire de Poncia a été inscrit au programme du baccalauréat au Brésil dans de nombreux Etats.
Victoria est franco-brésilienne, métisse noire, et présidente d'une multinationale. Femme brillante ayant brisé tous les plafonds de verre, elle s'est hissée au sommet par les études, le travail, et une faim dévorante. En guerre contre le monde entier et surtout contre elle-même, elle a l'exigence d'être première en tout -il lui faut être plus, avoir plus, toujours plus... Aujourd'hui, elle suffoque. Sa carapace est trop lourde. Prisonnière de sa vie de socialite et incapable d'en trouver la sortie, Victoria se met en tête d'écrire un roman, et s'imagine déjà en nouvelle Toni Morrison. C'est un échec - son premier, qui la remet totalement en cause. Questionnant de nombreux aspects de sa vie, notamment l'ambition et la réussite matérielle à tout prix, elle en vient à sa blessure intime, cette épine dans son coeur : l'abandon de son père, sa moitié noire. Roman engagé, écrit dans une langue rythmée, cynique et truffée de références à la culture brésilienne et afro-américaine, Victoria dépose les armes. Sans concession envers ses deux pays et ses deux couleurs, elle se met à nu avec franchise. "Victoria la superwoman décrypte avec un franc-parler réjouissant la société brésilienne, matérialiste, obsédée par l'enrichissement ; narratrice ironique, dupe ni d'elle-même ni des autres, elle souligne les clichés et leur omniprésence, en joue. Égocentrique assumée, elle désigne les autres par des surnoms génériques. À la recherche de son identité sous l'image, elle passe par la littérature, s'invente des doubles de fiction qui se débattent comme elle avec leur couleur de peau et l'absence de père. Une réflexion originale, vigoureuse, optimiste, pétrie d'un humour cinglant mais bienveillant, sur la condition de femme noire aujourd'hui, au Brésil - et ailleurs." (Union nationale Bibliothèques et Culture pour tous)
Rio de Janeiro par celles et ceux qui y vivent, qui la vivent. Des nouvelles pour découvrir les multiples visages de Rio, entre beauté naturelle et chaos urbain, au-delà de la carte postale. Poésie, soleil implacable, carnaval, rêves d'avenir, amour, désillusions, violences sociales... Des nouvelles pleines de vie, qui tantôt dénoncent les inégalités et la dureté de la vie à Rio de Janeiro, tantôt racontent les espoirs de sa jeunesse et de ses habitant-es... Un collectif d'auteurs et d'autrices éclectique issu-es des favelas ou des beaux quartiers, novices ou confirmé-es, et réuni-es autour d'une ville, paradis pour certain-es, cauchemar pour d'autres - mais mythique, sans aucun doute. À l'image du Christ Rédempteur qui surplombe la ville, Rio vous tend les bras.
22 contos Nessas variações sobre uma miséria urbana banalizada, a favela aparece como uma imagem inédita. Alternadamente realistas, irônicas ou desesperadas, essas histórias retratam seu quotidiano. Mães solteiras, adolescentes, trabalhadores, bandidos e policiais corruptos... A situação é explosiva. Eles são favela mas não são mudos Os nove escritores engajados nesse coletivo se exprimem e chamam para a tomada de consciência, o despertar, o grito. Precisava de alto-falantes. Este livro é. « Eu reflito. Tô com fome, mas reflito » Artigos 60 páginas de artigos de imprensa e de entrevistas para demonstrar a relação perturbante entre ficção e realidade. Para saber mais sobre a polícia, a violência urbana, o tráfico de drogas, o funk : - Vítima e cúmplice do tráfico - Polícia mortífera - Do céu ao inferno - Favela execrada, favela exaltada
Vingt-deux nouvelles, comme des courts-métrages littéraires : dans ces variations sur une misère urbaine banalisée, la favela apparaît sous un visage inédit : vue sur la colline, ses débrouilles et ses légendes. Tour à tour réalistes, ironiques ou désespérantes, ces histoires révèlent son quotidien. Mères célibataires, adolescents, travailleurs, bandits et policiers corrompus... la situation est explosive. Et soixante pages d'articles de presse et d'entretiens : après l'immersion, l'analyse. Pour démontrer la relation troublante entre fiction et réalité, quatre grands articles pour en savoir plus sur la police, la violence urbaine, le trafic de drogues et le funk.
« La police a été conçue et organisée pour combattre le crime. Aujourd'hui à Rio, elle est le crime. » (CE LIVRE EST INDEPENDANT DE TROUPE D'ELITE 1. Il peut être lu de manière autonome) Voici une immersion du côté de la police, du maintien de l'ordre public et de la loi. En théorie. Les milices, ces groupes paramilitaires, sont le thème de ce nouvel opus. Dépositions, comptes-rendus d'enquête, récits d'interpellation... les pièces du puzzle s'assemblent. Cette troupe d'élite n'a rien d'une élite. En 420 pages et 25 chapitres, les narrateurs - un policier hors service en chaise roulante, un député incorruptible en lutte contre les milices et un flic d'élite - démontent cet écran de fumée : une police criminelle, assassine, pourrie... ça oui. Ce roman consacré aux mafias brésiliennes décrit le fonctionnement des milices et des hommes de l'ombre de la police : leurs pratiques, leurs valeurs, leurs émotions. Leurs certitudes se brouillent. Le champ de bataille est l'âme des personnages, qui cherchent l'illusion rédemptrice ou se troublent devant la remise en cause de leurs idéaux... Troupe d'élite 2 est le film le plus vu de l'histoire du cinéma brésilien, devenu culte dès sa sortie. Voici le livre qui a inspiré le film.
Rio de Janeiro comme vous ne l’avez jamais vue : à travers les yeux d’une mumpreneur qui jongle entre vie de famille, ambitions professionnelles et réalités sociales.